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Les rêves

Rabbi El'azar énonce la règle : "Tous les rêves se réalisent selon leur interprétation".
[...]

Rav 'Hisda dit :
"Un rêve qui n'a pas été interprété est comme une lettre que l'on n'a pas lue ...
[Rachi : un rêve non interprété par une tierce personne demeurera "neutre", ni bon ni mauvais : il ne se réalisera pas, car il n'a pas reçu de signification, à l'image d'une lettre non lue, dont on ignore le contenu.]

Un bon rêve ne se réalise pas totalement ; un mauvais rêve ne se réalise pas totalement ; un mauvais rêve est préférable à un bon rêve ...
Le trouble où vous jette un mauvais rêve suffit à l'annuler ; la joie que vous procure un bon rêve suffit aussi à la dissiper ...
Faire un mauvais rêve est plus dur que recevoir 40 coups de fouet"
[...]

Rabbi Berkhia a dit : "Bien qu'un rêve puisse se réaliser partiellement, il ne se réalisera jamais totalement.
Comment le sait-on? Grâce à la vente de Yossef (Béréchit 37,9) : "Voici j'ai vu le soleil et la lune et 11 étoiles se prosterner devant moi".
Or, à cette époque, la mère de Yossef n'était plus en vie."

[guémara Béra'hot 55a]

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-> Le rêve en lui-même ne contient que des éléments véridiques, mais c'est l'imagination de celui qui rêve qui intervient lors d'un rêve, et qui introduit des éléments mensongers ou n'ayant aucun rapport avec ce rêve.
[Torat 'Haïm]

-> Alors que la prophétie (névoua) provient d'un monde qui est au-dessus du libre arbitre, le rêve provient du monde du libre arbitre lié à la volonté de l'individu.
Comme le libre arbitre consiste à choisir entre le bien et le mal, il est obligatoire que dans le rêve se mêlent le bien et le mal sous les formes du vrai et du faux, afin que le mensonge et les paroles vaines viennent cacher la vérité, et à l'homme de faire le tri.
[rav Dessler - Mikhtav méEliyahou (tome 4, p.165)]

-> Dans la majorité des rêves se mêlent des éléments relatifs aux pensées, aux visions ou aux activités de la journée de la personne qui rêve, et qui n'ont rien à voir avec le rêve lui-même.
[Pitrone 'Halomot]

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-> A propos de l'enseignement de rav 'Hisda, le Zahav Seiva en tire les conseils suivants :
- lorsqu'une personne a un mauvais rêve, il est recommandé de s'en attrister afin qu'il ne se réaliser pas ;
- lorsqu'une personne a un bon rêve, il est recommandé de ne pas s'en réjouir, car cela pourrait empêcher sa réalisation.

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-> La crainte annule les décrets sévères :
La guémara (Béra'hot 55a) enseigne que, de manière contre-intuitive, les mauvais rêves peuvent être bénéfiques et les bons rêves peuvent être nuisibles.
Lorsqu'un homme rêve de quelque chose de positif et de joyeux, gagner la loterie par exemple, il se lève heureux, satisfait et de bonne humeur. Mais s'il rêve de quelque chose de terrible, il se réveille angoissé et inquiet. Cette peur peut en elle-même faire expiation pour lui et annuler un décret sévère.
À l'inverse, l'euphorie qui suit un bon rêve peut être elle-même une récompense, et le rêveur ne mérite plus que son rêve se réalise.

De même, expliquait le Steïpler, un diagnostic effrayant peut avoir pour effet d'annuler un décret sévère.
Par exemple : un docteur informe son patient qu'il a trouvé quelque chose de suspect qui demande une biopsie. Le patient subit cette biopsie puis attend anxieusement les résultats, pour finalement apprendre que tout est normal.
Le Steïpler enseigne que cette peur n'est pas vaine; il existait un danger réel, mais l'angoisse du patient fut une punition suffisante qui a annulé le décret et a assuré sa bonne santé future.

[issu de : Impact réel de nos craintes et peurs : https://todahm.com/2024/10/06/impact-reel-de-nos-craintes-et-peurs ]

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