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Quiconque frappe les juifs cause dommage à la prunelle de ses yeux (à lui-même).

[guémara Guittin 57a]

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-> De même que celui qui frappe la prunelle de ses yeux peut provoquer la perte de la vue, celui qui frappe Israël pour lui causer du mal provoque l'extinction de la lumière [du monde] (oro chel olam).
C'est ainsi que dans la guémara (Baba Batra 4a), Bava Bar Bouta dit à Hérode qui avait tué les sages de sa génération : tu as éteint la lumière du monde.
[Maharcha]

-> Le midrach (Bamidbar rabba 20,6) relate que lorsque Bil'am est parti pour "frapper" le peuple juif en le maudissant, il a été frappé de la cécité d'un de ses 2 yeux, en accord avec le verset : "Quiconque vous touche, touche à la prunelle de ses yeux" (Zékharia 2,12) ...
Quiconque frappe les juifs, frappe la prunelle de ses propres yeux, c'est-à-dire se fait du tort à lui-même.
[Iyoun Yaakov]

"Heureux les enfants d'Israël! Tant qu'ils font la volonté d'Hachem, aucun peuple ne peut les dominer ; mais lorsqu'ils ne respectent pas Sa volonté, ils deviennent soumis à une nation sans importance et même aux animaux de cette nation!"

[rabbi Yo'hanan - guémara Kétouvot 66b]

"Une alliance a été contracté avec les lèvres"
[guémara Moéd Katan 18a]

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-> Toute parole prononcée par les lèvres d'un homme, même sans mauvaise intention, est apte à se réaliser.
Ainsi, la parole est créatrice et elle possède un pouvoir de réalisation, quelle que soit l'intention de celui qui émet cette parole.
C'est pourquoi, nos Sages nous conseillent : "N'ouvre pas ta bouche au Satan".
[Séfer 'Hassidim]

Un homme doit multiplier les paroles de paix avec ses frères, ses proches, et toutes personnes, même un non juif au marché, afin d'être aimé dans le Ciel [aux yeux d'Hachem].

[Abbayé - guémara Béra'hot 17a]

Les élèves de rav Adda lui ont demandé : "Par quoi as-tu le mérite de vivre si longtemps?

Il répondit : "... je ne me suis jamais réjoui de l'échec (ou du malheur) de mon prochain".

[guémara Taanit 20b]

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-> "Lorsque ton ennemi tombe, ne te réjouis pas ; s'il est en échec, que ton cœur ne jubile pas" (Michlé 24,17)

"Tout celui qui est miséricordieux là où il faut être cruel, finira par être cruel là où il faut être miséricordieux."

[midrach Kohélet rabba 7,16]

"Quand un tsadik disparaît, ce n'est que pour sa génération qu'il a disparu"
[guémara Méguila 15a]

-> La guémara poursuit par une comparaison : lorsqu'un homme perd une pierre précieuse, où qu'elle se trouve, elle conserve son nom de pierre précieuse ; elle n'est perdue que pour son propriétaire.

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-> La guémara (Béra'hot 19b) nous enseigne que "même après leur mort, les tsadikim sont considérés comme vivants".

-> Le Zohar (III - 70b) affirme que sans les prières des tsadikim, le monde ne pourrait pas perdurer un seul instant. Les tsadikim protègent le monde, plus encore après leur mort que pendant leur vie terrestre.

-> Lorsque Kalev est venu à Hévron : "Il alla se prosterner sur les tombes des Patriarches. Il dit : Pères du monde, priez pour moi afin que je sois sauvé du mauvais conseil des autres explorateurs." (guémara Sota 34b).

-> Le midrach (Berechit rabba 49,7) rapporte que notre Matriarche Ra'hel fut enterrée sur la route à Bet Lé'hem afin que ses enfants (les juifs à travers l'histoire) en exil puissent prier sur sa tombe et qu’elle puisse prier pour eux [à Hachem].
Par exemple, le Méam Lo’ez (Berechit 37,36),décrit que Yossef vendu par ses frères, versa de chaudes larmes sur la tombe de sa mère [lors de son chemin vers l'Egypte].

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[on ne prie pas directement le tsadikim, mais que par son mérite, qu'il puisse être notre intermédiaire auprès de Hachem, pour qu'Il accepte nos prières.
Les tsadikim sont des très très proches de D., et ils ont cette capacité de demander facilement des bénédictions avec largesse, pour nous..

Par ailleurs, le fait d'être dans un cimetière (on est tous mortels, de bref passage dans ce monde!) et de se rendre compte d'à quel point ce tsadik a pu réussir à remplir positivement sa vie (malgré toutes ses difficultés), cela génère en nous des pensées de téchouva et d'humilité, qui donnent également de la force à nos prières. ]

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Il est une raison importante pour laquelle les tadikim sont comparés aux étoiles.
Nos Sages enseignent que les tsadikim ne meurent pas : même après leur mort, on les considère vivants.
Ils continuent à vivre parce que leur âme se trouve sous le Trône de Gloire Divin (kissé haKavod).
C'est en cela qu'ils ressemblent aux étoiles. Bien que les étoiles soient invisibles de jour, elles continuent à exister là où elles sont. Si nous ne pouvons les voir, c'est à cause de la clarté du Ciel.
Il en est de même des tsadikim : ils continuent à exister après leur mort mais nous ne pouvons les voir à cause de nos péchés. Pourtant, ils demeurent à leur place.

De même qu'il est impossible de voir la lumière des étoiles le jour, il est impossible de se rendre compte de la grandeur des saints en ce monde. Elle n'est visible qu'après leur mort.
Ainsi que nos Sages (guémara 'Houlin 7b) l'enseignent : "Les tsadikim sont plus grands après leur mort qu'ils ne l'étaient dans cette vie".
[Méam Loez - Chémot 1,5]

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"Les tsadikim sont plus grands après leur mort que durant leur vie"
[guémara 'Houlin 7b]

=> On peut s'interroger : pourquoi y a-t-il en apparence autant de mauvaises choses qui se passent dans le monde, alors que nous avons des millions de juifs au Ciel qui prient pour nous?
Qu'en est-il des millions de morts dans d'atroces souffrances, des milliers d'énormes tsadikim, ... qui prient pour nous avec davantage de forces que de leur vivant!

-> Le Maguid de Mézéritch est apparu après sa mort au Noam Elimélé'h, et il lui a dit :
"Lorsque j'étais toujours en vie dans ce monde, je voyais les choses avec un regard humain. Tout apparaissait tellement angoissant et douloureux, et c'est pour cela que je pouvais prier pour devancer les décrets.

Mais maintenant que je suis dans le monde de Vérité, je peux voir que tout n'est que bonté.
Je peux constater à quel point Hachem est impliqué dans le monde, à quel point ce qui est négatif en apparence, n'est en réalité qu'un composant des plans Divins menant à notre bien ultime.

Ainsi, puisque depuis le monde de Vérité [où je suis pour l'éternité], je ne vois que des bontés de D., comment veux-tu que [je prie] pour annuler [ce qui est perçu à tord comme des décrets négatifs sur terre]? En effet, je retirais alors de la bonté aux juifs!"

[Ohel Elimélé'h]

"Que l'un fasse beaucoup et l'autre peu, seules importent pour le Ciel les intentions du cœur"

[guémara Ména'hot 110a]

[ex: 2 personnes peuvent avoir des capacités différentes, et ainsi étudier une quantité de Torah très différente. Cependant, Hachem désire le cœur, la qualité intérieure de l'étude, qui se manifeste dans les efforts investis, la joie ressentie, ...]

Hachem "aime" 3 sortes de gens : ceux qui ne se mettent pas en colère, ceux qui ne s'enivrent pas et ceux qui ne sont pas intransigeants.

[guémara Pessa'him 113b]

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-> Le Ben Ich 'Haï y voient des allusions justifiant l'amour d'Hachem :

1°/ Le mot : ko'ess (כועס), associé au coléreux (kaas), a pour guématria 156.
D'autre part, le mot : "aava" (amour - אהבה) a pour guématria 13.
Les 12 formes d'amour d'Hachem, qui se manifestent en chacun des 12 mois de l'année totalisent donc le nombre de : 13*12 = 156, de même guématria que : ko'ess
=> Ainsi, en retenant sa colère, même une colère légitime pour défendre l'honneur d'Hachem, l'homme bénéficiera de tout l'amour d'Hachem envers lui.

2°/ La boisson alcoolisée enivrante : ché'har (שכר) a pour guématria : 520.
Or, l'amour (de guématria 13) d'Hachem se manifeste dans les 10 sphères de chacun des 4 mondes (atsilout, bria, yétsira et assia, dans l'ordre décroissant de niveau), donc 40 fois, ce qui correspond au nombre : 13*40 = 520.
=> Ainsi, il y a ici une allusion au fait que si un homme s'écarte de l'ivresse (de valeur numérique 520), ce nombre se transformera pour son bien, en un amour infini d'Hachem dans les 40 sphères (40*13= 520).

3°/ Tout homme intransigeant ne supporte pas la moindre contrariété ou la moindre déconsidération d'autrui ; ainsi il est souvent soucieux du moindre mépris que son prochain pourrait lui manifester.
Mais s'il est indulgent, il n'aura donc plus dans son cœur le souci de ce mépris, petit ou grand.
=> Alors, il aura le mérite de transformer le nombre 13, dont il s'est écarté, en un amour (aava de même guématria 13) d'Hachem envers lui.

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-> "Et qu'exultent en Toi tous ceux qui aiment Ton Nom!" (Téhilim 5,12).

Ce verset fait allusion aux qualités citées, qu'Hachem aime.
Le mot : chémé'ha (Ton Nom - שמך) est formé de 3 lettres qui sont les initiales respectives des 3 mots : chikhrout (ivresse - שכרות), midot (qualités, comme l'indulgence - מדות) et kaas (colère - כעס), auxquelles font attention ceux qui aiment Hachem, et c'est un signe qu'Hachem aime ces personnes.
[Péta'h Enaïm]

Rav Yossef, fils de rabbi Yéhochoua ben Lévi, tomba malade dans un état comateux, puis reprit conscience.
Il répondit à son père qui lui demandait ce qu'il avait vu : "J'ai vu un monde à l'envers : les gens importants (notables et riches) ici-bas (mais peu appréciés aux yeux d'Hachem) sont insignifiants dans le monde d'en-haut"
Son père lui lui dit alors : "Mon fils, c'est un monde ordonné (clair) que tu as vu!"

[guémara Pessa'him 50a]

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-> Le Ben Ich 'Haï commente de la façon suivante :
Le fils de rabbi Yéhochoua était étonné de la hiérarchie inversée qu'il a vue dans le monde à venir.
Les riches donateurs, honorés dans ce monde-ci, qu'il connaissait pour distribuer l'argent de tsédaka à des pauvres, étaient moins considérés que les pauvres dans le monde à venir.

Son père lui répond : tu n'as pas vu un monde inversé, mais un monde clair, ordonné, dont la hiérarchie est logique.
En effet, selon la stricte justice, le pauvre en fait plus pour le riche que le riche pour le pauvre, par le mérite que le pauvre donne au riche l'occasion de faire de la tsédaka.
Le pauvre, déconsidéré dans ce monde-ci, retrouve sa véritable place dans le monde à venir, car son mérite absolu est supérieur à celui du donateur.