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Le ‘Amen Yéhé chémé raba’ amène la guéoula

Yaakov voulait révéler à ses fils le moment où le machia'h viendrait, et la Chékhina le quitta. Cela l'amena à croire qu'il y avait peut-être un défaut subtil caché parmi ses fils. Ils affirmèrent qu'ils étaient tous pleinement soumis à Hachem en récitant ensemble le Shéma et en acceptant à l'unisson le joug du Royaume céleste.
Yaakov répondit joyeusement : "Yéhé chémé raba". En leur répondant ainsi, il leur révéla que la rédemption (guéoula) viendrait rapidement grâce au mérite de "Yéhé Chémé raba".
Lorsque le peuple juif dit "Yéhé chémé raba", nous demandons que le Grand Nom d'Hachem remplisse rapidement le monde ; cela apporte du réconfort à la Chékhina qui est en exil.
Cela ouvre également la voie à la révélation de la Chékhina parmi nous, en purifiant tous les mondes qui ont été corrompus par nos fautes.
De plus, cela prépare le terrain pour que nous puissions recevoir la lumière intense de la venue du machia'h.
[Shomer Emounim - maamar Pit'hou Chéarim]

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[ainsi, plus nous répondons avec force 'Amen Yéhé chémé raba', plus nous avons d'impact pour provoquer la venue du machia'h. ]

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-> Rabbi Yéhochoua ben Lévi dit : "Quiconque répond "Amen yéhé chémé raba" de toutes ses forces, le (mauvais) jugement prononcé contre lui sera annulé.
[guémara Shabbath 119b]

-> Tossafot (Shabbath 119b) précise que lorsque les juifs se rendent à la synagogue et disent "yéhé chémé raba" à haute voix, cela annule tout décret difficile.
Le Zohar (Tikouné Zohar 4b) ajoute à la guémara que dire Amen yéhé chémé raba de toutes ses forces annule un jugement sévère, même un jugement (décrété) pour 70 ans.

-> Le Gaon de Vilna (Tikouné Zohar 4b) dit que les 70 ans font référence aux 'hévlé machia'h (douleur de l'enfantement) qui précèdent l'arrivée du machia'h et qui dureront 70 ans. Ainsi, celui qui dit Amen yehei Shmei rabba de toutes ses forces sera sauvé de 'hevlé machia'h.

Le kadich = ascenseur de notre prière

-> Le Kadich est récité en araméen. Le Kadich a le pouvoir de briser les forces puissantes de la sitra a'hara (forces du mal) et de les soumettre. Les klipot (forces extérieures représentant le mal) comprennent l'araméen. Lorsqu'elles entendent les louanges que le Kadich adresse à Hachem et à Son Saint Nom, elles sont immédiatement maîtrisées.

C'est pourquoi le Kadich est récité à chaque transition dans nos prières, lorsque nous passons d'un monde kabalistique à un autre (les quatre mondes : Atsilout, Yétsira, Béria et Assiya correspondent tous à différentes sections de Cha'harit, et à chaque transition de monde, le Kadich est récité) dans le but de soumettre les klipot et de les empêcher de prendre pied dans le monde supérieur et de s'élever ainsi au niveau suivant.

Le même principe s'applique dans le sens inverse, lorsque l'abondance céleste descend dans le monde. Nous récitons le Kadich après la Amida lorsque nous commençons notre descente avec l'abondance fournie par le Ciel. [la prière suit une progression jusqu'à un pic dans la Amida où nous sommes dans le monde céleste le plus élevé, en tête à tête avec Hachem (même les anges n'y ont pas accès), puis ensuite nous faisons le voyage inverse pour retourner dans ce monde. ]
Lorsque nous passons d'un monde à l'autre dans les deux sens, le Kadich empêche les klipot de prendre pied.

Le Kadich contient également 28 mots, commençant par "amen yéhé chémé" jusqu'à "daamiran béalma". [la guématria de koa'h (force - כח) est de 28]
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Bidgé haSerad ]

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-> b'h, voir également : https://todahm.com/2024/02/28/la-amida

Répondre Yéhé chémé rabba

+ Répondre Yéhé chémé rabba :

-> En répondant à Yéhé chémé rabba "de toutes ses forces" (Rachi explique cela avec une concentration intense), on peut renverser les mauvais décrets (guémara Shabbos 119b), et en particulier être sauvé des souffrances liées à la naissance du machia'h (Gaon de Vilna - introduction au Tikouné Zohar).
Le but de ces douleurs liées à la naissance du machia'h est de nous pousser à crier vers Hachem. Par conséquent, quelqu'un qui crie (littéralement, ou de tout son cœur et de toute son âme) pour que l'honneur d'Hachem et Son royaume soient révélés, ce serviteur d'Hachem n'a pas besoin de réveils "externes" pour l'amener à crier vers Hachem, puisqu'il le fait déjà.

Celui qui dit Yéhé chémé rabba avec une grande concentration provoque à la fois une sanctification du nom divin dans ce monde et dans les mondes supérieurs, et démontre en même temps que le cœur de son âme aspire véritablement à cette sanctification.
Une telle personne mérite que les mauvais décrets qui pourraient peser sur elle en raison de certains méfaits personnels soient annulés, car son âme ayant déjà atteint un niveau si élevé, elle n'a plus besoin de punitions ou de purifications de son âme. [voir rav Yossef Yéhouda Leib Bloch - Shiouré Daat - vol.2]
De plus, son aspiration même à la sanctification du nom divin est le témoignage le plus clair de son désir ardent d'être témoin du royaume glorieux d'Hachem à l'arrivée du machia'h.
Une telle personne n'a certainement pas besoin d'être réveillée pendant la période des 'hevlé machia'h pour sortir de son sommeil : elle est déjà très éveillée.

Le 'Hafets 'Haïm déplorait le fait que les gens dépensent de l'argent et du temps pour toutes sortes de ségoulot, mais négligent la meilleure ségoula de toutes : dire Yéhé chémé rabba.
Dans une lettre publiée au début de la 1ere guerre mondiale (Mikhtav haRav 'Hafets 'Haïm - section 167), qu'il considérait comme faisant partie des douleurs de la naissance du machia'h, il exhortait les gens à se rassembler en grand nombre dans chaque ville pour les 3 prières et à répondre à Yéhé chémé rabba.
De cette façon, écrivait-il, des milliers de personnes seraient certainement sauvées de la mort, et ce serait un grand mérite pour ceux qui pourraient organiser cela, puisqu'ils apporteraient leur propre salut privé ainsi que celui de la nation juive tout entière.
[rav Moché Sternbuch]

Le pouvoir de répondre Amen au kadich

+ Le pouvoir de répondre Amen au kadich :

En introduction, on peut peut citer la grandeur de répondre Amen, et la gravité de ne pas le faire.

-> Le Zohar (III,285b) affirme :
"Lorsque les Bné Israël sur terre répondent Amen et concentrent correctement leur cœur, de nombreuses portes de bénédiction s'ouvrent pour eux dans les Cieux. Les bienfaits sont nombreux dans tous les mondes. Une grande joie les envahit tous.
Tout cela est dû aux juifs, qui en sont récompensés dans ce monde et dans l'autre."

-> Ailleurs, le Zohar (286a) met en garde :
"Dans ce lieu du Guéhinam descendent tous ceux qui ont méprisé de répondre Amen, en raison des nombreux 'Amen' qu'ils ont manqués.
Comme ils ont négligé de répondre Amen, ils sont jugés dans le Guéhinam, descendant dans la chambre la plus basse d'où il n'y a pas d'issue. Ils sont perdus et ne remonteront jamais de là, comme il est écrit : 'Comme le nuage se disperse et disparaît, ainsi descend-il dans l'abîme et n'y remonte-t-il pas' (Iyov 7,9)".

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+ Annuler les jugements sévères :

-> Lorsque le Kadich est récité par un minyan, les portes du Ciel s'ouvrent et une abondance de bénédictions descend des mondes les plus élevés du Ciel, à l'humanité sur la Terre, et en particulier aux juifs.

Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Chaaré Téchouva 22) écrit qu'une indication à cela peut être trouvée dans le verset : "Je Te remercie, car j'ai été affligé, et Tu as été mon salut" (odé'ha ki anitani vatéhi li lichoua - Téhilim 118,21).
Le mot "anitani" (עֲנִיתָנִי) signifie également : répondre, de sorte que nous pouvons interpréter ce verset comme signifiant : "Depuis que j'ai répondu (Amen au Kadich), Tu as été mon salut" = lorsque nous répondons Amen au Kadich, Hachem sauve le peuple juif en déchirant les décrets sévères qui ont été adoptés à notre encontre.

"Je Te remercie, Hachem" (odé'ha ki anitani), de m'avoir accordé le don de pouvoir répondre au Kadich.
"Tu as été mon salut" (vatéhi li lichoua) = puisque ce don est la clé de mon salut contre les décrets sévères.

-> Lorsque nous écrivons pleinement les lettres de Kadich (קדיש), on a : קוף דלת יוד שין, ce qui a une guématria de 1 000, la même que la phrase : "Avec Amen, un décret sévère de 70 ans est renversé" (béAmen ou yévatel din achiv'im chana - באמן הוא יבטל דין השבעים שנה).
Le mérite de réciter le Kadich et de répondre Amen est si grand qu'il peut annuler une sentence de punition à vie.

[ selon la guémara (Shabbath 119b), celui qui répond au kaddich de toutes ses forces a un mérite immense qui lui ouvre les portes du Gan Eden. Et même s'il était décrété sur lui 70 ans de souffrances et de mauvais décrets, il peut ainsi les annuler. ]

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-> Les sommets de sainteté que l'on peut atteindre en répondant Amen sont illustrés par le verset : "Ils regarderont vers Lui et brilleront, et leur visage ne sera pas couvert de honte" (ibitou élav vénaarou ouféné'ém al yé'héparou - Téhilim 34,6).

Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Alef Bina - Téhilim 34) explique :
"Ils regardent vers Lui et brillent" (ibitou élav vénaarou) = il s'agit des personnes qui prêtent attention à la récitation du Kaddish, afin de pouvoir répondre à Amen avec kavana. Ils mériteront de briller de gloire dans le monde à venir.
"Leur visage ne sera pas honteux" = par opposition à ceux qui n'ont pas répondu Amen au Kadich. Ils doivent revenir à la téchouva, de peur d'avoir honte dans le monde à venir.

De même, le Arizal (Pri Ets 'Haïm - chaar hakavanot) enseigne que si une personne agit comme si elle était muette, en ne répondant pas à Amen, elle en aura honte dans le monde à venir.

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-> Répondre Amen est un mérite en soi, mais la manière dont une personne répond à Amen peut ajouter à ce mérite de manière incommensurable.
Nos Sages (Shabbath 119b) nous disent que si une personne répond Amen [au kadich] de toutes ses forces, c'est-à-dire d'une voix forte et avec toute sa kavana, alors même si un décret de 70 ans d'épreuves a été pris à son encontre, il est annulé et déchiré.
Même si une personne a été inscrite dans le livre des réchaïm, elle peut être retirée et réinscrite dans le livre des justes, grâce au mérite de répondre Amen de toutes ses forces.

Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Alef Bina - Téhilim 34) ajoute :
Même une personne qui n'a pas de Torah et de mitsvot à son actif, si elle appelle simplement Hachem en répondant Amen [au kadich] de toutes ses forces, alors Hachem répondra à son appel et la bénira par une abondance spirituelle et matérielle.
De plus, même si un décret d'épreuves lui a été imposé par le Ciel, l'obligeant à endurer des souffrances dans ce monde ou dans l'autre, ce décret sera annulé par le mérite de la réponse à Amen.

Cependant, répondre à Amen ne peut effacer les fautes d'une personne si elle continue à les commettre. Cela n'est efficace qu'en complément d'une téchouva sincère.

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-> Selon rabbi Yaakov Abou'hatséra (Guinzé haMélé'h - tikoun hatéchouva 30), lorsqu'on répond : "Amen, yéhé Shémé rabba", il faut prononcer chaque mot avec soin, sans en bafouer une seule lettre et sans se laisser distraire par des pensées parasites.
Les 28 mots de "yéhé Shémé rabba" à bé'alma (qui conclut le demi-Kadich) correspondent aux 28 lettres du premier verset de Bereishis.
28 est la guématria de כח (koa'h), qui signifie force. Hachem a accordé le grand pouvoir du Kadich aux juifs. Il a parlé de cette force aux juifs, la cachant à toutes les autres nations.
Le Kadich est composé de 42 mots, en parallèle avec le Nom d'Hachem de 42 lettres, avec lequel les autres nations n'ont aucun lien. (voir Arizal - chaar hakavanot - drouché haKadich 1)

Les 42 mots du Kadich sont divisés en deux sections : 14 jusqu'à yéhé Shémé rabba, et 28 de yéhé Shémé rabba jusqu'à la fin.
Les 14 mots correspondent à la guématria de יד (yad - main) et les 28 mots à la guématrie de כח (force), pour nous enseigner que chaque juif a la force en main pour sanctifier le Nom d'Hachem, répandre la sainteté dans les Cieux et sur la Terre, et élever la Chékhina en récitant le Kadich et en répondant aux yéhé Shémé rabba.

En récitant les 42 mots du Kadich, nous renforçons les forces de la sainteté. Cela attire à son tour une grande quantité de force sainte sur nos propres âmes.

Le verset dit : "Car il n'y a pas d'actes à accomplir dans l'abîme (chéol) vers lequel vous vous dirigez" (Kohélét 9,10). Cela nous apprend qu'en récitant les 42 mots du Kadich, l'âme est sauvée de l'abîme du Guéhinam (le chéol).
La purification que le Guéhinam est censé apporter devient inutile lorsqu'une personne s'est déjà élevée de son vivant en récitant le Kadich et en répondant correctement à Amen.

Nous disons (Haazinou 32,3) :
"ki chem Hachem ékra" (lorsque j'invoque le nom d'Hachem) = il s'agit de la récitation du Kadich
"avou kodél l'Elokénou" (attribuez de la grandeur à notre D.) = il s'agit de répondre Amen au Kadich, ce qui donne du pouvoir à la Chékhina.

Les premières lettres de "kodel l'Elokénou" (גֹדֶל לֵאלֹהֵינוּ) ont une guématria de : 33.
Il s'agit des 28 mots de la 2e partie du Kadich, plus les 5 fois où l'on répond Amen.
En récitant le Kadich et en répondant Amen, nous révélons la grandeur d'Hachem dans le monde, apportant la perfection au Ciel et à la Terre.

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-> Le kadich offre une occasion unique de s'améliorer pour le baal téchouva qui cherche à corriger son passé et à se rapprocher de son Créateur. Il ouvre les portes du Ciel par lesquelles sa téchouva est acceptée.
Nos Sages (Shabbath 119a) nous disent que si une personne répond Amen de toutes ses forces, les portes du Ciel s'ouvrent devant elle et tous les jugements sévères à son encontre sont annulés.
Il est clair qu'il ne s'agit pas d'une personne qui continue sur la voie de la faute qui a entraîné ces jugements en premier lieu. Nos Sages font plutôt référence à une personne qui s'est repentie de son comportement pécheur et qui frappe aux portes de la téchouva.

Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Chaaré téchouva 22) écrit qu'une indication à ce sujet peut être trouvée dans le verset : "zé achaar l'Hachem tsadikim yavo'ou vo" (c'est la porte d'Hachem, les justes la franchiront - Téhilim 118,20).
Le pouvoir du kadich peut ouvrir les portes de la téchouva et renverser les jugements sévères qui ont été prononcés à l'encontre d'une personne pour ses fautes.
"C'est la porte d'Hachem", mais pas pour ceux qui continuent dans leur mauvaises actions. Seuls les "justes" qui sont revenus à la téchouva "la franchiront" en répondant "Amen".

Un autre indice peut être trouvé dans le mot תשובה (téchouva) qui peut être lu comme un acronyme de : "Fais attention (à ne pas pécher à nouveau) et dis le Kadich avec une kavana complète " (tichamèr vétomar akadich békavana chéléma).

Le fait de répondre Amen a également le pouvoir de guérir les fautes de la brit. Cependant, cela aussi nécessite du faire une téchouva sur cette faute ...
Quelqu'un qui a souillé sa brit, s'il garde sa brit à partir de maintenant (suite à sa téchouva), alors il peut être transformé en tsadik par le mérite de répondre Amen comme il le faut.

Une autre indication à ce sujet se trouve dans le mot אמן (amen), dont l'acronyme est : אות מילה נתקן (ot mila nitékan - le signe de la brit est réparé).
De plus, la guématria de הברית (haBrit) a la même guématria que תענה אמן (taané Amen - répondre Amen - après avoir ajouté 1 du kollel). Cela aussi nous enseigne que les fautes de la brit peuvent être corrigés par la téchouva en répondant correctement Amen.

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+ Faire taire les Accusateurs avec Amen :

-> Répondre Amen procure un grand avantage spirituel non seulement à la personne qui le récite, mais aussi à la nation juive tout entière.
Le fait de répondre Amen fait taire les Accusateurs qui parlent contre le peuple juif devant la Cour céleste, et affaiblit la capacité du yétser ara à entraîner le peuple juif dans la faute.

Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Chaaré téchouva 22) écrit qu'une indication à ce sujet peut être trouvée dans le verset : "ouva léTsion goél oul'chavé pécha béYaakov néoum Hachem" (il viendra en rédempteur pour Sion et pour les fauteurs repentants de Yaakov ; telle est la promesse d'Hachem - Yéchayahou 59,20).
Les lettres de נְאֻם (néoum) peuvent être réarrangées pour former : אמן (Amen).
Lorsque le peuple juif revient à la téchouva, le catalyseur de la venue de machia'h sera de répondre correctement Amen. Grâce aux mérites combinés de la téchouva et du fait de répondre Amen, le peuple juif deviendra digne de la guéoula.
[...]

En répondant Amen, nous sommes transformés en tsadikim et devenons dignes d'hériter de la terre de la vie éternelle.

De plus, le fait de répondre Amen sert à briser le pouvoir du yétser ara sur le peuple juif et à faire taire les accusations de Satan à notre encontre.

-> Ailleurs, rabbi Yaakov Abou'hatséra (Chaaré Aroukha - 'hét) enseigne :
Le fait de répondre Amen apporte le feu et la destruction sur les forces du mal, les rendant incapables de se lever à nouveau pour nous nuire. Répondre Amen au Kadich a le plus grand pouvoir à cet égard, brisant les chaînes d'acier avec lesquelles le yétser ara entraîne les gens dans la faute (Zohar II,129b).

La puissance du Yéhé Chémé raba

+ La puissance du Yéhé Chémé raba :

-> La phrase : "Yéhé Chémé rabba mévara'h léalam léal'mé almaya" est la réponse la plus importe du kaddich.
La guémara (Shabbath 119b) enseigne que lorsque l'on répond cette phrase [du kaddich] de tout notre pouvoir (au maximum de notre ferveur), alors cela a le capacité d'annuler un décret néfaste, prévu pour une durée de 70 ans.

-> Un midrach (Heikhalot rabbati 6:3) décrit la rencontre entre Rabbi Yichmaël (l'un des grands tanaïm qui vivaient à l'époque de la destruction du 2e Temple) et l'un des anges Célestes, qui pleurait abondamment et dont les larmes coulaient de ses yeux. L'ange le conduisit dans les chambres cachées du Ciel pour lui montrer ce qui attendait le peuple juif et lui montra un carnet contenant une liste de terribles décrets. L'ange lui répondit qu'il devait revenir le lendemain et qu'il lui montrerait alors des châtiments encore plus terribles et effrayants.
L'ange lui dit alors "Chaque jour, bien d'autres souffrances, encore pires que celles-ci, sont décrétées, mais s'ils entrent dans leurs synagogues et répondent "yéhé chémé raba", nous ne permettons pas à ces décrets de quitter ces chambres."

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+ Arrêter la guerre :

-> Le 'Hafets 'Haïm,, dans une lettre publique publiée au début de la Première Guerre mondiale (imprimé à la fin du 'Hafets 'Haïm al haTorah) écrit ce qui suit :
"Le tumulte qui a éclaté dans le monde est effrayant. Il affectera le monde entier et tous les juifs, à la fois physiquement et spirituellement. Il ne fait aucun doute qu'il s'agit d'un message du Ciel pour nous réveiller et nous inciter à revenir à Hachem ...
Nous devons crier à Hachem et lui demander de nous sauver ... Et chaque personne doit aller à la synagogue avec ses fils afin de faire la prière du matin, de l'après-midi et du soir spécifiquement avec un minyan, afin de répondre à "yéhé chémé raba", "kédoucha", et "baré'hou" parce qu'en faisant cela, de nombreux décrets sévères contre les enfants de l'école et les jeunes filles.
Ainsi, de nombreux décrets difficiles à l'encontre du peuple juif sont annulés chaque jour, comme nos Sages nous l'ont enseigné.
On ne peut imaginer le nombre de sauvetages qui seraient apportés au peuple juif si seulement tout le peuple, hommes et enfants, se réunissait chaque jour à la synagogue pour les 3 prières quotidiennes afin de répondre à "baré'hou" et "yéhé chémé raba" en public (minyan), et certainement, grâce à cela, plusieurs milliers d'hommes seraient épargnés de la mort ..."

=> Nous devons avoir à l'esprit que tout juif à un pouvoir énorme en récitant quelques mots.
On peut sauver de mauvais décrets sur la collectivité du peuple juif, mais aussi individuellement, par exemple au Etats-Unis on pourra éviter qu'un juif ne perde son emploi, ou bien permette qu'en Angleterre un juif guérisse d'une maladie mortel.
[on nous montrera après notre mort tous les impacts incroyables de ces quelques secondes, quelques mots ... ]

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-> Le Shomer Emounim écrit que la possibilité d'annuler des décrets sur le peuple juif en répondant "yéhé chémé raba" (que Son Nom soit grandi) signifie que la vie d'un autre juif peut dépendre du fait que vous l'ayez dit avec kavana.
Si vous l'avez fait, et que grâce à cela, il a été sauvé de la mort décrétée, vous avez une part dans toutes les bonnes actions qu'il accomplira pour le reste de sa vie, car il n'a pu les faire que grâce à votre mérite.
Non seulement vous avez une part dans toutes ses bonnes actions, mais vous pouvez également revendiquer une part dans toutes les actions de ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants pour toutes les générations, car ils n'ont vu le jour que grâce à vous.
La récompense que vous pouvez obtenir est littéralement infinie!

-> Le Yessod véChorech haAvoda ajoute que c'est également un mérite pour les âmes dans le monde à Venir, qui grâce à notre prière sincère, sont autorisées à atteindre des niveaux plus élevés dans les Cieux et à se rapprocher d'Hachem.

De plus, le fait de répondre "yéhé chémé raba" est un accomplissement de la mitsva de sanctifier le Nom d'Hachem (vénikdachti béto'h bné Israël).
Puisque la récompense pour l'avoir dit apporte de l'aide à d'autres juifs, c'est aussi un acte de 'hessed, qui est une réalisation de la mitsva d'aimer son prochain juif (véaavta léréa'ha kamo'ha).
Le Shomer Emounim ajoute que l'on accomplit également la mitsva d'effacer le souvenir d'Amalek et d'aspirer à la guéoula finale (où le Nom d'Hachem sera pleinement grandi).

-> En outre, la guémara (Béra'hot 3a) rapporte que lorsque Hachem entend le peuple juif entrer à la synagogue et déclarer "yéhé chémé raba", Il secoue la tête et soupire, métaphoriquement parlant : "Heureux le Roi qui est loué de cette façon dans Sa maison, [ce qui fait référence au Temple] ; Qu'y a-t-il pour le père qui a exilé ses fils, et malheur aux fils qui ont été exilés de la table de leur père?"

Cela signifie qu'Hachem aspire à nouveau à la reconstruction du Temple, afin que "le père et le fils" soient réunis et que nous puissions proclamer Sa gloire.
"yéhé chémé raba" devient ainsi une raison pour Hachem de hâter l'arrivée du machia'h et la reconstruction du Temple.

Nos sages n'ont décrété de dire le Kaddich qu’à cause des ignorants, mais le fait d’étudier la Torah, aura sept fois plus d’effet sur l’élévation de l’âme.
En particulier, si le fils fait des ‘hidouchim (interprétation originale des textes) dans la Torah, l’honneur dont bénéficiera son père, dans l’assemblée d’en haut (yéchiva chel ma’ala), sera incommensurable.

[Séfer ‘Haïm va’héssèd (p.155)]

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-> b'h, issu du divré Torah : https://todahm.com/2020/09/21/15210

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-> "La récitation du kaddich a le pouvoir de sauver l'âme du défunt de l'enfer ; pas seulement, elle le fait aussi rentrer dans le gan eden tout en s'élevant de niveau en niveau."
[Arizal - Chaar haKavanot - drouch haKaddich]

-> Le fils, à chaque kaddich qu'il récite, délivre son père des mains de ceux qui lui veulent du mal et le fait entrer au gan eden.
[Responsa Tsits Eliézer - part.14,14]

=> Si le kaddich a des effets si bénéfiques, à combien plus forte raison l'étude de la Torah.
Combien nous devons être heureux d'étudier la Torah car à chaque seconde nous honorons et amenons beaucoup de bonnes choses à nos parents décédés.

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-> La raison (de la récitation du Kaddich) n'est pas ce que beaucoup de gens pensent, à savoir qu'elle ne sert qu'à sauver l'âme du défunt du guéhinam [ainsi, nous lisons le kadich même à Shabbath, alors qu'en ce jour on n'est pas puni au Guéhinam ].
Il y a plutôt un avantage supplémentaire, qui est que le kadich fait entrer l'âme dans le gan Eden et l'élève d'un niveau à l'autre.
[rabbi 'Haïm Vital - chaar haKavanot - drouch haKaddich ]

-> Lorsqu'un enfant dit le Kaddich pour son père ou sa mère, c'est comme s'il leur envoyait ses salutations. Lorsqu'il apprend un chapitre de la Michna pour eux, c'est comme s'il leur avait envoyé une lettre. Lorsqu'il accomplit des mitsvot et de bonnes actions pour le bien de leur âme, c'est comme s'il leur avait envoyé un paquet entier.
[ rabbi Aharon de Karlin ]

Kaddich de l’endeuillé – 3 explications

+ Kaddich de l'endeuillé - 3 explications :

-> Bien que nous puissions ne pas comprendre pourquoi la mort du défunt a été aussi rapide ou sa vie si difficile, nous reconnaissons que D. est juste.
En effet, nous disons dans le kaddich : "Que Son grand Nom soit exalté et sanctifié ... Que Son grand Nom soit béni à tout jamais".

Ainsi, en réalité nous disons : "J'éprouve du réconfort de la perte de mon parent terrestre parce que son destin est une manifestation de la volonté de mon Père céleste, et cette volonté est juste ; par conséquent, la disparition de mon parent et mon acceptation de ce fait sont une sanctification du Nom".

Ainsi, les morts trouvent le pardon à travers leurs héritiers vivants.

[rav 'Haïm ben Bétsalel - Séfer ha'Haïm]

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-> Dans une armée humaine, la perte d'un seul soldat passe complètement inaperçue.
Quant des centaines de milliers de soldats disparaissent, on ressent un vide et il faut enrôler de nouvelles recrues, autrement il serait impossible de poursuivre la stratégie élaborée par l'Etat, mais enfin on peut se permettre de perdre un soldat individuel.

Hachem a lui aussi Ses plans. Son Nom doit être sanctifié et chaque juif est un soldat dans l'armée qui lutte pour atteindre ce but.
La perte d'un seul soldat n'est pas négligeable pour D., et nous non plus n'avons pas le droit de la considérer comme telle, car Son royaume s'en est trouvé pour ainsi dire diminué.
C'est pourquoi ses héritiers doivent combler le vide en annonçant à une communauté juive que le Nom de D. doit être sanctifié (yéhé chémé raba mévara'h).

Les Sages enseignent : "Les enfants d'Israël sont aimés parce qu'ils sont appelés enfants de D." (Pirké Avot 3,14).
Un juif est mort. Ses enfants ont perdu un parent ; Hachem a perdu un fils.
Il y a un vide dans Son armée. Comblons-le.

[rabbi Sim'ha Bounam de Pschischa]

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-> Le frère du Maharal (dans son Séfer ha'Haïm - partie 'Haïm Tovim) enseigne :
On ne meurt pas sans faute et la plupart des gens meurent à cause de la profanation du nom de D. (qui avec tous ses dérivés est une faute très vaste), pour la quelle, seule la mort permet d'être pardonné.
Lorsque Hachem fait payer le fauteur (au moment de sa mort), le nom de D. est sanctifié.
C'est pour cela que le fils du fauteur se met (à la synagogue) devant la Téva et récite : "Yitgadal véyitkadach ...", à savoir, je me console de la mort de mon père par le fait que le nom de D. est grandi et sanctifié par sa mort, et aussitôt la faute de la profanation du nom de D. qu'il a commise est pardonnée.

Cela correspondrait à l'image d'un accusé qui a été jugé dans un tribunal. Les proches de ce dernier doivent se présenter à la salle d'audience et proclamer : "Le jugement que vous avez fait est juste!"
Ceci, afin de faire savoir qu'ils n'ont rien contre le tribunal.
Cela concorde aussi avec la fin d'une phrase du kaddich où l'on dit : "De notre vivant et de nos jours", à savoir : vous êtes le peuple juif, faîtes attention à vos actions pour ne pas causer la mort de vos âmes, vivez donc avec la crainte de D.

[ Le mot : "yécharim" (יְשָׁרִים - les justes) est l'acronyme de : Yéhé Chémé rabba mévara'h.]

Le Kaddich

+ Le Kaddich (par le Méam Loez) :

"Dans la multitude se trouve la gloire du Roi" (Michlé 14,28)

Nos Sages enseignent que D. éprouve plus de plaisir en entendant la prière en commun (minyan), et la récitation du kaddich, qu'en écoutant les louanges quotidiennes chantées par des millions d'anges.

Ainsi après une étude, quand les juifs répondent au kaddich : "Amen, que Son Nom glorieux soit béni à tout jamais" (yéé chémé raba), Hachem appelle tous les anges et leur dit : "Venez, entendez le merveilleux chant de mon peuple que j'ai créé." (Réchit 'Hokhma - Chaar Aava 7)
[...]

Lorsque les juifs répondent avec ferveur "Amen" (à une bénédiction ou au kaddich), les portes de la miséricorde s'ouvrent dans les cieux, et ils sont amplement récompensés en ce monde et dans celui à venir.
Lors d'une période troublée, une annonce est faite dans les cieux : "Ouvrez les portes et laissez la nation des justes (les juifs) entrer, car ils s'empressent d'écouter le kaddich et de répondre : "Amen". Ils ouvrent [ainsi] les portes et apportent le bien en ce monde, c'est pourquoi ils sont dignes de voir leurs prières acceptées et d'être libérés de leurs malheurs."
[...]

Nous ne connaissons pas le sens véritable du kaddich, car ses mystères sont extrêmement profonds, et dépassent de très loin notre entendement.
Cependant, nous pouvons tirer certaines leçons du nombre de mots de cette prière unique.
Il débute par les 4 mots : "Yitgadal véyitkadach chémé rabba" = ces 4 mots sont similaires aux 4 lettres du Nom Divin (Tétragramme), [et c'est pourquoi nous répondons Amen].

La phrase : "Yéhé Chémé rabba mévara'h léalam léal'mé almaya" est la réponse la plus importe du kaddich
Elle contient 7 mots, et 28 lettres, comme le 1er verset de la Torah : "Au commencement, D. avait créé le ciel et la terre" (Béréchit 1,1), et comme le verset introductif aux 10 Commandements (Yitro 20,1).
[le rav Nathan Scherman dit qu'il y a une allusion à notre conviction que l'Histoire mène à un temps où la Création et son but ne feront qu'un.]

La guémara (Shabbath 119b) enseigne que lorsque l'on répond cette phrase [du kaddich] de tout notre pouvoir (au maximum de notre ferveur), alors cela a le capacité d'annuler un décret néfaste, prévu pour une durée de 70 ans.
En hébreu, "pouvoir" correspond au mot : "koa'h", dont la valeur numérique est de 28. Cela fait allusion à ces 7 mots qui contiennent 28 lettres.
Ce principe nous indique qu'il ne suffit pas de répondre "Amen", mais qu'il faut au moins réciter les 7 mots suivants.
[selon le Avodat Israël, les 7 mots évoquent les 7 cieux (chiv'a réki'im).
Le Gaon de Vilna explique que les "7 cieux" sont 7 niveaux de sainteté qui séparent l'homme de D.
Ainsi, il se peut que cette allusion représente notre espoir que la grandeur de Hachem soit reconnue dans tous les espaces qui Le séparent de nous, afin que Sa sainteté soit apparente même sur terre.
Dans Kohélét (3,2-8), le roi Salomon note 28 "temps" qui représentent toute l'expérience humaine : "Un temps pour naître et un temps pour mourir, un temps pour planter et un temps pour déraciner ce qui était planté, ..."
Selon le rav Nathan Scherman, le thème sous-jacent est qu'à chaque étape de la vie et dans chaque forme d'existence, l'homme doit chercher la façon de tout mettre au service de D.]

[Méam Loez - Vayéra 18,31-32]

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-> Le Zohar (Térouma) nous enseigne que :
Le Yéhé Chémé rabba a un pouvoir spirituel énorme, qui surpasse toute autre reconnaissance de la sainteté de D.
Quand on le récite avec concentration et la force nécessaire, il peut détruire les forces mauvaises qui résultent des fautes de l'homme et empêchent la splendeur de D. d'être révélée à Ses enfants.
C'est pourquoi il a été composé en araméen, langue qui n'a pas la sainteté de l'hébreu et peut par conséquent être utilisée par les forces du mal. En exaltant Hachem en araméen, nous apportons la sainteté dans les recoins obscurs de la terre où elle ne pourrait pas pénétrer autrement.

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-> La guémara (Sota 48a-49a) écrit :
[Selon] Rabbi Yéhochoua : Du jour où le Temple a été détruit, il n'y a eu de jour sans malédiction, ni de rosée avec bénédiction, et les fruits ont perdu leur goût [extraordinaire].
Rava dit : Chaque jour qui passe la malédiction empire.
[...]
Par quel mérite le monde va-t-il donc survivre?
Celui de la récitation du kadoch kadoch kadoch (kédoucha dessidra - dans le Ouva létsion) et du Yéhé Chémé rabba [dans le kadich] qui suit une étude publique portant sur la Aggada.

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-> Le kaddich est une louange solennelle instituée par les Sages de la Grande Assemblée, après la destruction du 1er Temple.
Le Nom Divin ayant été profané par ces événements douloureux, qui causèrent la ruine de la terre d'Israël et la dispersion du peuple juif aux 4 coins du monde, nous demandons dans le kaddich que Son Nom soit à nouveau élevé et sanctifié. (Choul'han Aroukh 55,1 ; et Kaf ha'Haïm 55,1).

Il a été composé en araméen afin que les anges ne le comprennent pas et ne nous accusent pas. De plus, l'araméen était la langue parlée après la destruction du Temple de Jérusalem et de nombreux fidèles ignorants n'utilisaient plus l'hébreu (en araméen tous pouvaient le comprendre).

Le Zohar (Térouma 129b) dit que le kaddich, qui est formulé en araméen, réduit l'emprise des forces du mal, et l'honneur de Hachem s'élève.
Alors Hachem se souvient de Son nom profané par les non-juifs et de Ses enfants en Galout (exil).

Le kaddich comporte 10 expressions de louanges : Itgadal (grandit), veïtkadach (sanctifié), itbara'h (béni), véïtpaar (glorifié), véïtromam (exalté), véïtnassé (élevé), véïchtaba'h (loué), véïthadar (vénéré), véïtalé (magnifié), véït'halal (célébré), qui sont en allusion aux 10 paroles avec lesquelles Hachem créa le monde (Beit Yossef au nom du Chibolé haLékét).

-> Selon nos Sages (guémara Shabbath 119b) celui qui répond au kaddich de toutes ses forces a un mérite immense qui lui ouvre les portes du Gan Eden. Et même s'il était décrété sur lui 70 ans de souffrances et de mauvais décrets, il peut ainsi les annuler.

Les Richonim (décisionnaires du moyen âge) expliquent que "de toutes ses forces" veut dire avec toute la ferveur (kavana - Rachi) = en pensant que l'on souhaite vivement que le nom de Hachem soit béni et glorifié à tout jamais, et qu'Amalek soit anéanti afin que le Trône céleste et Son grand Nom retrouvent leur unicité.

-> Dans la michna (Dérekh Erets), il est raconté qu'un jour rav 'Houna rencontra Eliyahou haNavi accompagné de milliers de chameaux qui portaient les souffrances et les punitions provenant de la colère et de la fureur de Hachem.
Lorsqu'il le questionna quant aux destinataires de ces souffrances, il lui répondit que c'était ceux qui parlent pendant le kaddich.

-> Celui qui répond "Amen" dans ce monde méritera de le dire également dans le monde futur.
[Séfer 'Hassidim (883)]

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-> Le midrach rapporte (Dévarim Rabba 2,35) que lorsque Moché monta au ciel pour recevoir la Torah, il entendit les anges dire : "Que le Nom de la gloire de Son royaume soit béni à jamais!"
Il retint ces merveilleux mots d’éloge pour les enseigner aux enfants d’Israël. Toutefois, afin d’éviter d’éveiller la jalousie des anges, ils veillèrent à les prononcer en araméen, langue que les créatures célestes ne comprennent pas (Yéhé Chémé rabba mévara'h léalam léal'mé almaya).
Lorsque nous les disons en hébreu, dans la récitation du Chéma (shéma Israël Hachem Elokénou Hachem é'had), nous les prononçons silencieusement.

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-> Rabbi Yaakov Abi'hsira (Chaaré Téchouva - 22) dit que l'essentiel lorsqu'on récite un kaddich est la ferveur que l'on a lorsqu'on prononce les mots.
Rav Yé'hezkel Levinstein affirme que lorsque quelqu'un récite un kaddich sans se concentre correctement sur ce qu'il dit, l'âme du défunt lui en veut.

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-> Rabbi Yaakov Abi'hsira (le Abir Yaakov) écrit également (dans son Chaaré Téchouva - 22) :
La valeur du kaddich est d'une grandeur incommensurable ...
En effet, nos Sages ont dit (guémara Shabbath 119b) : Celui qui répond au kaddich de toutes ses forces, on annule tous les décrets pris à son encontre pour les 70 ans à venir.
La raison à cela est que grâce au kaddich, s'adoucit la Katnout, représentant la rigueur de D., Katnout à laquelle s'accrochent les forces du mal.
Par la récitation du kaddich, ces forces du mal perdent leurs forces et de ce fait ne peuvent plus porter d'accusation et empêcher la prière récitée de monter. Ainsi la prière monte directement au ciel et nul ne peut la retarder ou l'empêcher de monter.

Lorsque les Sages enseignent que celui qui récite le kaddich, on annule les mauvais décrets pris à son encontre, de toutes évidence on parle de quelqu'un qui (d'abord) s'est repenti, et là, l'un et l'autre se complètent pour l'annulation des décrets.
En revanche, s'il ne se repent pas et ne regrette pas les différentes fautes qu'il a commises, le kaddich n'y change rien car à quoi sert-il de rentrer dans un bain rituel (mikvé) tout en tenant un reptile dans la main : tant qu'il a le reptile dans la main, le bain rituel ne sert à rien.
[...]

Les mots "kaddich" et "amen" ont la même valeur numérique que : "nédivout lev" (le fait de se préparer émotionnellement [à la fois avec joie et crainte]), pour nous signifier que le principale du Kaddich et du Amen est lorsqu'on se concentre comme il le faut, et c'est cela la Nédivout Lev.
De plus, Amen a pour valeur numérique : Hakavana, pour nous rappeler que la concentration (hakavana) est la valeur centrale du Kaddich.
Amen a la valeur numérique de : Bélev Nadav, pour nous dire que le cœur que l'on met pour le réciter est essentiel.

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-> Rabbi Yéhochoua ben Lévi enseigne que pour celui qui répond : "amen Yé Chémé Raba mévarakh" de toutes ses forces, le Tribunal céleste déchire et annule les décrets promulgués à son encontre.
Rabbi 'Hiya ajoute au nom de Rabbi Yo'hanan que même si un homme est tombé dans d'idolâtrie, cette faute lui sera pardonnée.
Rech Lakich enseigne que tout celui qui répond amen de toutes ses forces verra les portes du Gan Eden s'ouvrir devant lui.
Que signifie amen? Rabbi 'Hanina enseigne qu'il s'agit des acronymes de : "El Mélé'h Nééman" (Roi puissant et digne de confiance - אל מלך נאמן).
[guémara Shabbath 119b]

-> Rachi (Shabbath 119b) explique que l'expression "de toutes ses forces" signifie "avec toute sa kavana".

-> Tossefot apporte quant à lui deux explications : la première suit l'avis de Rachi et la seconde va d'après Rabbi Ichmaël ben Elicha qui soutient que lorsqu'Israël entre dans les synagogues, il doit prononcer : "amen Yé Chémé Raba mévarakh" d'une voix élevée et annule ainsi les mauvais décrets.

-> Le Maran Rabbi Yossef Karo a tranché la loi dans le Choul'han Aroukh : "il faudra avoir la kavana durant la récitation du kadich de répondre en élevant la voix."
[il tranche donc la halakha suivant l'opinion de Rachi, mais également de Tossefot. ]

-> Le Rif apporte une autre explication : "de toutes ses forces" ne signifie pas élever sa voix mais plutôt multiplier la prononciation du mot amen. À chaque fois que l'homme aura une opportunité de répondre amen, il le fera.

-> Le Maharal de Prague (Nétivot Olam - chap.11) explique ce passage de la guémara différemment :
Nous ne pouvons pas expliquer l'expression de nos Sages "de toutes ses forces" par le fait d'élever la voix car si cela avait été le cas, cela aurait été écrit explicitement dans le Talmud. Il en est de même pour l'explication de Rachi. Si les Sages insinuaient qu'il s'agissait de l'intention à avoir lors de la prononciation du mot amen, il aurait été écrit dans le Talmud : "avec toute sa kavana ".
Lorsque les Sages utilisent les termes "de toutes ses forces ". il s'agit de l'élocution qui doit être claire et bien articulée. De plus, lorsqu'il répond au kadich l'homme doit avoir foi de tout son cœur dans le Maître de l'univers.

-> Le Tikouné Zohar (hakdama 13a) explique qu'il faut répondre au kadich avec 7 mots qui sont composés de 28 lettres : יְהֵא שְמֵהּ רַבָא מְבָרַךְ לְעָלַם וּלְעָלְמֵי עָלְמַיָא (Que Son Grand Nom soit béni pour l'éternité dans tous les mondes).
En effet. les 28 lettres qui composent cette louange font allusion au mot force (koa'h - כח) dont la valeur numérique est de 28 et c'est le secret de notre enseignement talmudique : "celui qui répond Yé Chéma Raba Mévarakh ... de toutes ses forces".
C'est-à-dire que l'on doit répondre la totalité des 28 lettres du kadich sans omettre ou avaler une seule lettre.

[ ce passage du Zohar traite de la capacité de Bétsalel à pouvoir unir les lettres avec lesquelles le ciel et la terre furent créés. En effet, le premier verset de la Torah qui traite de la création du ciel et de la terre contient 7 mots composés de 28 lettres tout comme le kadich.
Celles-ci renferment des Noms divins qui ont été dissimulés à cause de l'exil. Ainsi, lorsque nous répondons avec les 28 lettres du kadich, nous soutenons la Chékhina qui est en exil. ]

-> Le Matok miDvach explique au nom de Rabbi Moché Kordovéro que lorsque l'homme répond "amen Yé Chémé Raba mévarakh", il doit se concentrer à éveiller les forces de tous les membres de son corps au point de le faire trembler. En éveillant ainsi la force de la matière, il éveillera par conséquent la force des mondes supérieurs qui n'est autre que sa néchama.

-> Le Matok miDvach apporte également les paroles du כתם פז qui écrit :
"Combien de bonté procurent les juifs qui sont vivants aux réchaïm qui sont morts et qui se trouvent encore au guéhinam! Car le kadich a la propriété d'attirer de l'abondance et de la miséricorde sur les réchaïm, ce qui leur accorde du repos au point même qu'il a la force de les sortir du guéhinam avant même que leurs punitions ne soient terminées."

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-> Le Zohar haKadoch (Térouma p129,2) écrit :
"Viens et observe, cette kédoucha (la récitation du kaddich) n'est pas comme les autres kédouchot, car cette kédoucha défie tout, le ciel et la terre, les recoins de la émouna, elles brisent les portes en métal fermées et les couches du mal, pour que le respect d'Hachem soit au-dessus de tout.
On doit le réciter dans le langage de la Sitra A'hra, soit l'araméen, répondre à haute voix à ce dernier : Amen Yéhé Chémé rabba ... afin que les forces du mal soient brisées et que le respect d'Hachem soit au-delà de tout.
Lorsqu'on les annule avec la kédoucha (le kaddich), D. s'élève à travers l'honneur qui Lui est fait, (et à son tour) Il se souvient de ses enfants, de Son Nom, et c'est la raison pour laquelle on ne peut le réciter qu'avec un minimum de 10 personnes."

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-> "La récitation du kaddich a le pouvoir de sauver l'âme du défunt de l'enfer ; pas seulement, elle le fait aussi rentrer dans le gan eden tout en s'élevant de niveau en niveau."
[Arizal - Chaar haKavanot - drouch haKaddich]

-> Le fils, à chaque kaddich qu'il récite, délivre son père des mains de ceux qui lui veulent du mal et le fait entrer au gan eden.
[Responsa Tsits Eliézer - part.14,14]

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-> Tout celui qui répond Amen est considéré comme l'associé de D. dans la Création du monde.
[haKol bo - 7]

-> Il n'y a pas plus grand devant D. que le Amen que répond Israël.
[midrach rabba - Ki Tavo]

-> Il faut s'efforcer de courir pour aller écouter un kaddich.
[Choulkhan Aroukh 56,1]

-> Lorsque le peuple d'Israël en bas prête attention à bien répondre au Amen avec toute la concentration requise, différentes portes de bénédictions s'ouvrent en-haut. Combien alors de bien et de joie se diffusent à travers les mondes.
Le rav Safra a sauté d'un toit pour pouvoir entendre un kaddich et par cela ils ont pu avoir qu'il serait un grand homme.
[d'après le Zohar II 166,1]

-> Le kaddich est un éloge à travers lequel D. est élevé plus qu'à travers tous les autres éloges car il entraîne l'annulation des forces du mal et que l'honneur de D. soit élevé au-delà de tout.
[Zohar II 129b]

-> Le kaddich brise les couches de l'impureté.
[Zohar III 129b]

-> Cela vaut le coup d'être créé et supporter les supplices de Iyov pendant 70 ans ne serait-ce que pour répondre à un seul Amen.
[Téfilat 'Hanna]

-> Le Chla haKadoch (traité Tamid) écrit que ceux d'en-haut et d'en-bas dépendent du mot Amen car il est le socle de tous les mondes.

-> Celui qui répond Amen est plus grand que celui qui récite la prière.
[guémara Béra'hot 53b]

-> Il n'y a pas plus grand devant D. que le Amen qu'Israël répond. Tout celui qui répond Amen dans ce bas monde aura le mérite de répondre Amen aux temps du machia'h.
[midrach Dévarim rabba 7]

-> Celui qui sanctifie le nom de D. en se concentrant comme il faut en répondant Amen avec toute la concentration nécessaire, monte de niveau en niveau dans ce monde ...
Celui qui ne se concentre pas lorsqu'il répond Amen, c'est comme s'il méprisait D.

[Zohar III 285-286]

-> Pour un seul Amen que répondent les réchaïm dans le guéhinam, ils seront sauvés de ce dernier.
[midrach Yalkout Yéchayahou 429]

-> Ceux qui méprisent le fait de répondre au Amen descendent dans un guéhinam s'appelant Avadon et ils n'y remontent jamais.
[Zohar I 285,2]

-> Les ignorants qui ne savent ni lire, ni étudier et qui entrent dans les synagogues et les centres d'étude et répondent à un Amen, même s'ils n'ont que le mérite de ce Amen, cela leur suffit.
[Aggadat Béréchit 79]

-> Le Yaavets (Amoudé Chamayim - p.25a) rapporte un témoigne d'un non-juif romain qui écrit avoir vu de ses propres yeux à Jérusalem, à l'époque du Temple, que depuis la veille de Yom Kippour jusqu'à la fin de celui-ci, le son de la voix des très nombreux juifs était si puissant que lorsqu'ils répondaient Amen, les oiseaux volant au-dessus d'eux s'écrasaient au sol.

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Puisqu'en répondant Amen, on annule des mauvais décrets et on sauve des gens de la mort, il s'avère que leur sang et le sang de leur descendance dépend de toi, celui qui répond au Amen.
Le fait que tu l'as sauvé et lui as permis de vivre, tu as une partie du mérite dans chaque mitsva que ces gens font continuellement jusqu'à la fin des générations
comme les Sages (guémara Sanhédrin 37) ont dit : "Tout celui qui maintient en vie une âme d'Israël, c'est comme s'il maintenait en vie un monde entier".
[Chomer Emounim]

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-> Le 'Hafets 'Haïm (Ahavat 'Hessed 2,5) s'étonne des gens qui cherchent des Ségoulot, et sont prêts à dépenser de grosses sommes d'argent, chacun selon ses moyens, alors que cet argent se gaspille pour des Ségoulot étrangères qui ne marchent pas et n'amènent pas de délivrance.
Au lieu de perdre ses forces de cette façon, il est bien mieux d'appliquer les Ségoulot que l'on retrouve chez nos Sages.
Il y a une Ségoula extraordinaire à portée de main que l'on peut faire des dizaines de fois par jour et pour laquelle nos Sages disent clairement qu'elle permet d'être pardonné et d'annuler les mauvais décrets : prêter attention à bien répondre au kaddich et à haute voix ; par ceci, il acquiert une muraille le protégeant qui est entouré d'anges-gardiens.

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+ L'importance du "Amen yéhé chémé raba" :

-> Dans la guémara (Béra'hot 21b), nos Sages disent : Même s'il est investi dans les secrets de la Torah, il s'arrête pour répondre "Amen yéhé chémé raba".

-> Dans la guémara (Béra'hot 57a), ils ont dit : Celui qui répond "Amen yéhé chémé raba" dans son rêve, est sûr de rentrer au gan eden.

-> Dans la guémara (Sota 49a), nos Sages disent : Sur quoi le monde tient-il? Sur la kédoucha de "ouva létsion" et sur "Amen yéhé chémé raba" qui vient après un cours de Aggada.

-> Dans le midrach (Michlé chap.10) enseigne : Lorsqu'un érudit s'assied et enseigne la Torah, D. pardonne à Israël ses fautes ; mais pas seulement, car au moment où ils répondent "Amen yéhé chémé raba", même s'il a été décidé pour eux de mauvais décrets, D. leur pardonne leurs fautes.

-> L'importance de dire "Amen yéhé chémé raba" est si grande que certains sont allés jusqu'à dire de manière sous-entendue qu'elle équivalait (en terme de grandeur) au Don de la Torah et à la Création du monde.
La preuve en est que le nombre de lettre qui composent : "Amen yéhé chémé raba mévarakh lé'alam oul'almé almaya" correspond au nombre de lettres du verset "béréchit bara Elohim ét hachamayim véet haarets", et au nombre de lettres du verset dans la paracha Yitro précédant le Don de la Torah : "Vayédaber Elohim ét kol hadévarim aélé lémor"
[cf. Alénou léChabéa'h - Chémot p.98]

-> Le Séfer ha'Harédim (mitsva téchouva chap.7) écrit que le fait de répondre "Amen yéhé chémé raba" est l'une des choses pour lesquelles D. est prêt à pardonner toutes les fautes.

-> Selon le midrach Konen : l'ange Sandalfon fait des couronnes de "kadoch", de "baroukh kévod" et de "Amen yéhé chémé raba", que répondent les Bné Israël.
Les Sages concluent à partir de cela que celui qui se passe de "Amen yéhé chémé raba" diminue le nombre de couronnes et est passible d'excommunication.

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-> b'h, sur le Amen voir également : https://todahm.com/2014/10/23/la-puissance-dun-amen

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+ Principe du placement des kadich dans la prière :

-> La prière a été instituée pour la réparation et l'élévation des mondes.
1°/ le début de la prière jusqu’à "Baroukh Chéamar" correspond au Monde de la "Assyia" (l’action),
2°/ puis jusqu’au "Yotsère" on se trouve dans le monde de la "Yétsira" (Formation),
3°/ puis jusqu’à la Amida dans le monde de la "Bria" (Création),
4°/ et enfin la Amida elle-même correspond au monde de la "Atsiloute" (Emanation), qui est le monde spirituel le plus élevé.
5°/ Ensuite, on redescend progressivement, puisque, pendant les jours de la semaine, on ne peut se maintenir que provisoirement à un tel niveau. Ainsi, de “Achré” à “Téfila Lédavid”, on redescend dans le monde de la “Bria”,
6°/ puis jusqu’à "Ene Kadoche KaChem" (Kavé) au monde de la "Yétsira",
7°/ et enfin jusqu’à "Alénou Léchabbéa’h" au monde de la "Assyia".

Le Kaddich a été institué à chaque passage d’un monde à un autre. En effet, cette prière comporte un nombre précis de mots et de lettres ayant une signification kabbalistique spécifique, qui permet que l’ascension des mondes s’opère parfaitement et entièrement.

-> C’est la raison pour laquelle le Kaddich est rédigé en araméen, afin que les forces impures ne s’élèvent pas elles aussi lors de l’ascension des mondes, en s’y accrochant pour y puiser de la vitalité.
Ces forces comprennent l’araméen, et lorsqu’elles entendent les saintes et redoutables louanges contenues dans le Kaddich, elles se soumettent et ne peuvent s’élever.

De plus, grâce â la ferveur avec laquelle nous récitons le Kaddich, les étincelles de sainteté qui sont la source de vitalité de ces forces impures se détachent d’elles et s’élèvent pour se lier avec la Sainteté, ce qui provoque un affaiblissement de ces forces et leur dispersion.
C’est pourquoi le Zohar qualifie le Kaddich comme "brisant des chaînes de fer".
[d'après le Kitsour Choul'han Aroukh du rav Ich Maslia'h ]