Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"L'orgueilleux n'est pas un pécheur, mais un insensé, car un homme n'a vraiment aucune raison de s'enorgueillir."

[le 'Hafets 'Haïm]

-> Le 'Hafets 'Haïm se déplaça un jour dans la ville de Grodno pour des problèmes liés à l'organisme de soutient des yéchivot, et des milliers de notables de la ville vinrent l'accueillir à la gare et les policiers durent lui frayer un chemin à travers la foule jusqu'à la voiture mise à sa disposition.

Il demanda la raison de ce grand rassemblement, et on lui répondit que tous ces gens étaient venus en son honneur, pour s'approcher de lui et le contempler.

Il a alors dit : "En quoi suis-je différent de n'importe qui d'autre?
Ai-je des cornes sur la tête?"

-> Un homme déclara à un célèbre rabbin : "Les Sages affirment que les honneurs poursuivent celui qui les fuit (guémara Erouvin 13b) ; pourtant, moi je les fuis depuis des années et ils ne me poursuivent pas encore."

Le Rabbin lui répondit : "C'est de ta faute, car tu te retournes sans cesse pour voir si les honneurs te poursuivent, et eux ils s'enfuient dès qu'on les regarde."
Un soir du Séder, le 'Hafets 'Haïm attira l'attention des convives sur le fait que la Haggada ne mentionne pas le nom de Moché.
En raison de sa grande modestie, on fait silence sur son rôle principal dans le miracle de la sortie d'Egypte, car "Il accomplit la volonté de ceux qui Le craignent."

"Le véritable croyant est celui que l'angoisse empêche de dormir : qu'ai-je fait aujourd'hui pour soulager mon prochain? "

[Rav Arié Lévine]

"On ne peut pas toujours être joyeux, au moins faut-il prétendre l'être.
Même au plus profond de la dépression, fatalement, la vraie joie suivra."

[Rabbi Na'hman de Breslev]

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+ Supplément : importance & cadre de la joie ...

-> "La joie est sans doute l'expérience spirituelle la plus difficile d'accès.
Si elle nécessite un geste stupide, qu'à cela ne tienne."

"Rien ne libère autant que la joie."

[Rabbi Na'hman de Breslev]

-> "Toute joie sans conscience n'est qu'une frivolité."
[le Maguid de Mézéritch]

-> "Le culte requiert la joie, mais la joie sans culte n'est rien."
[le Rabbi Avraham de Sokhatchov]

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"Lorsque l'homme fait une action dans la joie, il s'ouvre au miracle et délivre les étincelles de sainteté retenues prisonnières en lui"
[rabbi Na'hman de Breslev]

"Les gens disent que les contes sont faits pour endormir, les miens sont faits pour réveiller."

[Rabbi Na'hman de Breslev]

Il prodiguait ses enseignements par le biais de contes extraordinaires.

"On ne peut avoir une part dans la Torah de Moché Rabbénou tant que l'on ne croit pas que tout ce qui nous arrive est miracle et qu'il n'y a rien de naturel dans la marche du monde, du point de vue collectif comme du point de vue personnel."

[Ramban - fin de la paracha Bo]

+ "Rien de ce qu'on dit ne se perd et tout est enregistré.
Des anges sont dépêchés auprès de chaque être humain pour consigner toutes ses paroles et ils ne le quittent jamais ...

Pour chaque instant où l'on garde sa langue, on acquiert un mérite que les anges eux-mêmes ne peuvent imaginer."

[le Gaon de Vilna]

Le 'Hafets 'Haïm disait (Chemirat Halachon chap.11) que l'observance des lois du langage donne plus de poids à nos prières, assure la protection divine et permet la réalisation de toutes les bénédictions que D. désire nous envoyer.

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+ Supplément :

-> La Torah nous apprend que D. a fait l'homme : "créature parlante" (Traduction de Onkelos sur Béréchit 2,7).
C'est donc la parole qui distingue l'homme des autres espèces vivantes.

-> La Torah nous enseigne également que c'est au moyen de la parole que D. a créé le monde : "Et D. dit : Que la lumière soit. Et la lumière fut."

Pour nous aussi, la lumière est créatrice.
La force d'une parole est gigantesque.

Une parole élogieuse, par exemple, peut encourager ou rendre confiance.
Donner de l'importance à quelqu'un, c'est une manière de lui dire : "Ton existence est nécessaire.
C'est un moyen de donner du sens et de la valeur à la vie.

En revanche, on sait combien les mots peuvent détruire.
Des paroles telles que : "Tu n'es un bon à rien" anéantissent l'estime de soi.
Contrairement à l'adage, les paroles ne s'envolent pas. Elles peuvent se graver dans le cœur des gens et avoir des conséquences sur des années.

=> Sachons prendre du recul, de la hauteur, car la vie est très très courte, et c'est dommage de se prendre la tête pour si peu de temps, et souvent pour des choses qui sont objectivement très futiles ...

"Il n'y a aucun bonheur que l'on peut retirer de la matière : celui-ci ne peut que se retrouver dans la spiritualité.

Quiconque a une vie spirituelle intense est véritablement heureux et il n'existe pas d'autre forme de bonheur dans l'existence."

[Rav Dessler - Mikhtav MéEliyahou - dans une lettre à son fils]

Le Rav Chakh, à qui un très grand donateur demandait qui des 2 aurait le plus grand monde futur, répondit qu'il n'en savait rien mais qu'une chose était sûre, c'est que des 2, il avait certainement eu le plus de plaisir, dans ce monde-ci, par le biais de l'étude de la Torah ...

A la recherche de la vérité …

"Si on te prouve que tu as raison, tu gagnes peu.
Si on te prouve que tu as tort, tu gagnes beaucoup car tu apprends la vérité."

[Séfer 'Hassidim - Rabbi Yéhouda ha'Hassid]

La guémara Baba Métsia (84a) nous rapporte l'histoire de 2 géants : Rabbi Yo'hanan et de son compagnon d'étude Rech Lakich.
Ils étudiaient ensemble depuis de longues années quand Rech Lakich tomba malade et mourut.
Rabbi Yo'hanan fut complètement effondré par cette disparition et ses étudiants essayèrent de le consoler en lui disant : "N'ayez crainte Rabbi, nous allons vous amener un nouveau compagnon d'étude, l'homme le plus brillant de toute la ville."

Une semaine plus tard, on vit Rabbi Yo'hanan marcher dans la rue l'air accablé.
Ses élèves lui dirent : "Rabbi! Qu'y a-t-il? Nous vous avons envoyé le plus brillant compagnon d'étude de toute la ville. Pourquoi cette tristesse?"

Rabbi Yo'hanan répondit : "Certes, cet homme est un véritable érudit. A tel point qu'il est capable d'amener 24 preuves que ce que je dis est juste.
Mais quand j'étudiais avec Rech Lakich, il me donnait 24 preuves que ce que je disais était faux.
C'est cela qui me manque.

Le but de l'étude n'est pas d'être confirmé.
Je veux être critiqué, questionné et me voir prouver que j'ai tort.
C'est cela l'étude de la Torah."

"Un rav dont la communauté ne souhaite pas le départ n'est pas un rav.
Et un rav qui a été renvoyé par sa communauté n'est pas un homme."

[Rav Chakh au nom du Maharil Diskin]

Habituellement, les gens n'aiment pas recevoir de remontrances, et c'est pour cela qu'ils préfèrent avoir un rav de communauté qui les laisse "tranquilles" dans leurs agissements.

De son côté, un rav doit réellement aimer D., pour accomplir Sa volonté en toutes circonstances, notamment lorsqu'il doit redresser certaines personnes qui prennent un mauvais chemin.

+ "Quel est le meurtre qui ne se voit pas et dont le châtiment est très grand, alors que la faute paraît légère mais est en réalité très grave en-haut?
C'est l'humiliation.

Celui qui humilie son prochain en public ou lui cause de la peine alors qu'il est sensible et se vexe facilement, il vaut mieux encourir la mort que de lui faire honte."

[Rabbi Yéhouda ha'Hassid - Séfer 'Hassidim - 54]

Nos Sages nous enseigne : "Il vaut mieux pour l'homme qu'on le fasse tomber dans une fournaise ardente plutôt que de faire honte à son prochain en public." (guémara Baba Métsia 59a)

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-> "Quiconque fait honte à son prochain en public n'a pas de part au monde à venir" (guémara Baba Métsia 59a)

-> "C'est mon D. et je L'embellirai" (Chémot 15,2)
La guémara (Shabbath 133b) commente : "embellis-toi devant Lui par les mitsvot, fais devant Lui une belle Soucca, aies un beau loulav et un beau shofar, des beaux tsitsit, un beau Séfer Torah, et écris dedans en Son honneur avec une belle encre, une belle plume, une écriture artistique et un manteau de belle soie.
Abba Chaoul dit : "Je L'embellirai" = cherche à Lui ressembler, de même qu'Il est miséricordieux et bon, sois toi aussi miséricordieux et bon".

Le Pardess Yossef dit qu'il a vu beaucoup de gens qui ne lésinent pas sur l'achat d'un bel étrog ou choses de ce genre, mais quand on en arrive à la mitsva de tsédaka, ils deviennent de pierre.
C'est ce que Abba Chaoul vient ajouter : bien qu'il soit souhaitable d'avoir une belle soucca, ce n'est pas tout. L'essentiel est d'être miséricordieux comme lui.

Le Pardess Yossef ajoute qu'il est écrit : "Je suis un ver et non un homme" (Téhilim 22,7).
L'explication en est que parmi les ennemis du roi David, beaucoup étaient très pointilleux sur les mitsvot entre l'homme et D., et avant de mettre de la nourriture à la bouche, ils vérifiaient qu'elle ne contenait pas d'insectes.
[bien faisons-nous attention à la cacherout de ce qui rentre dans notre bouche, par rapport à ce qui en sort!]
Mais en ce qui concerne les mitsvot envers le prochain, ils les négligeaient tant et plus, et ne cessaient de persécuter le roi David, en lui rendant la vie amère.
Le roi David les interpelle : "Moi aussi je suis un ver et non un homme", et vous faites attention aux vers, alors faites attention à moi aussi!

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-> "Du moment qu'on a fait une faute et qu'on l'a répétée, elle devient comme permise" (guémara Kidouchin 20a)

Nous commettons tellement facilement et fréquemment des fautes avec notre bouche, nous piétinons le respect dû à notre prochain, au point de se convaincre que c'est une mitsva que nous faisons (c'est pour son bien!), qui procure de la satisfaction à notre Créateur (Hachem).