« Je briserai le génie de votre puissance » (Bé’houkotaï 26,19)

-> Selon Rachi, il s’agit de la destruction du Temple.

-> Cette malédiction qu’Hachem brisera le génie du peuple d’Israël comporte, comme toutes les autres malédictions, un point positif.
En effet, quand une personne faute, l’impact et les conséquences de cette faute, dans ce monde matériel ainsi que dans tous les mondes spirituels, sont tellement graves et terribles, que si ce pêcheur en avait conscience, il ne pourra plus continuer à vivre comme avant, car il en serait détruit.

Cependant, Hachem, dans Sa bonté, annonce qu’Il brisera le génie des Juifs. Ainsi, leur intelligence et leur niveau de perception une fois réduits, le pêcheur ne saura plus mesurer l’impact de sa faute qui lui en sera complètement caché. Cela lui donnera la possibilité de continuer à vivre de façon sereine et équilibrée, même après sa faute. Il pourra la supporter.

[Rabbi Tzvi Elimelech de Dinov (le Bné Yissa’har) – dans son Agra DéKalla]

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[c’est une malédiction lorsque nous en venons à oublier les conséquences graves de nos mauvaises actions (ex: qu’est-ce que ça peut bien faire à D. si je porte une simple feuille dehors pendant Shabbath?, alors qu’en réalité cet acte en apparence banal détruit ce monde et les mondes supérieurs, car contraire à la volonté de D.).

Mais c’est une bénédiction lorsque nous savons faire téchouva et aller de l’avant en gardant un moral plein de joie et d’espoirs positifs!]

« Il l’a appelé : moéd » (kara alaï moéd – Eikha 1,15)

-> Le rav ‘Haïm Yossef Kofman explique que le 9 Av est appelé un : « moéd (une convocation – מועד).
En réarrangeant ces lettres, on a le mot : « madoua » (pourquoi? – מדוע), et également : « oméd » (marquer un arrêt – עוֹמֵד).

La raison est qu’en ce moéd (מועד), nous devons marquer une pause dans notre routine quotidienne (עוֹמֵד), pour prendre du recul et réfléchir sur מדוע = pourquoi le Temple a-t-il été détruit?

[A chaque génération où le Temple n’est pas reconstruit, c’est comme s’il avait été détruit.
S’il n’y a pas de Temple, ce n’est pas qu’à cause de nos ancêtres, c’est principalement de notre faute (sinon il aurait été reconstruit!).
=> Cette année, qu’est-ce qui ne va pas dans ma vie au point d’être personnellement responsable de la destruction du Temple?

De plus, à partir du moment où j’affirme désirer le retour du Temple, la venue du machia’h, … alors cela implique : Que puis-je concrètement améliorer dans ma vie quotidienne pour contribuer à sa reconstruction?]

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-> Madoua – Pourquoi?
Selon nos Sages, c’est parce que nous vivons une vie de mensonges (shéker – שקר), où au lieu de rester chacun à notre place, nous laissons notre égo envahir le monde, et donc la place d’autrui, causant de la haine gratuite (sinat ‘hinan).

En réarrangeant les lettres de : שקר (mensonge), on obtient : « kécher » (un lien – קשר).
En travaillant principalement à améliorer nos relations avec autrui, en générant de l’amour gratuit (aavat ‘hinam), nous contribuons à permettre la reconstruction du Temple, et donc le retour de ce lien d’intense proximité avec notre Père à tous : Hachem.

« Personne ne convoitera ta terre quand tu monteras pour paraître devant Hachem, ton D., 3 fois par an » (Ki Tissa 34,24)

Ceci est l’un des plus grands miracles cachés promis explicitement par la Torah.
b’h, regardons cela plus en détail.

-> La guémara (Pessa’him 8b) affirme que cela s’applique également aux animaux sauvages qui ne convoiteront pas nos possessions pendant notre absence au Temple : « Ta vache va brouter dans le pâturage et aucun animal sauvage ne l’attaquera. Tes poulets seront libres dans leur poulailler et aucune fouine/belette ne leur fera de mal. »

-> A ce sujet, le midrach rabba (Chir haChirim 7,1) rapporte les histoires suivantes :

1°/ Une fois un juif est parti à Jérusalem pour Yom Tov, et par inattention il avait oublié de fermer sa maison à clé.
A son retour, il a trouvé un serpent enroulé autour de la poignée de sa porte, décourageant toute personne à essayer d’y entrer.

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2°/ Une fois un juif est parti pour les Yom Tov, et il avait oublié par mégarde sa récolte de blé empilée dans le champ.
C’est ainsi que tout le fruit de son difficile travail, toute sa fortune à venir pouvait être prise par chacun des passants à proximité.
A son retour de Jérusalem, il a été accueilli par une patrouille de lions qui avaient surveillé sa récolte en son absence.

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3°/ Une fois, un juif qui était parti pour les Yom Tov, avait oublié de rassembler ses poulets dans le poulailler, les laissant libres et sans aucune protection.
A son retour de Jérusalem, il a retrouvé des carcasses de chats sauvages à proximité, sans aucune explication si ce n’est que Hachem surveille ceux que Le servent.

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4°/ Il y avait 2 frères juifs vivants à Ashkelon, qui avaient des voisins non-juifs qui attendaient l’occasion de se remplir les poches en prenant la richesse de leurs voisins juifs.
Ils ont ainsi comploté entre eux : « Lorsque les juifs iront à Jérusalem pour prier, nous viderons leurs maisons de tous les objets de valeur ».

A leur retour du pèlerinage pour la fête, les 2 frères ont rendu visite à leurs voisins non-juifs afin de leur donner des cadeaux qu’ils avaient ramener pour eux de Jérusalem.
Leurs voisins semblaient alors confus : « D’où viennent ces cadeaux? Vous êtes partis quelque part? »
Les juifs de répondre : « Bien sûr! Nous nous rendons toujours à Jérusalem pour la fête ».

Les non-juifs leur ont demandés : « A quelle date êtes-vous partis? Quand êtes-vous revenus?  »
Suite à leur réponse, ils étaient perplexes, et ils ont dit : « Mais alors pourquoi durant toute cette période nous vous avons vu entrer et sortir de chez vous comme à l’accoutumée? »

La vérité devient claire : Hachem avait envoyé des anges qui ressemblaient et qui agissaient comme ces 2 frères juifs, faisant paraître qu’ils étaient toujours présents chez eux, protégeant leurs biens de leurs voisins jaloux.

Les non-juifs se sont alors exclamés : « Béni est le D. des juifs. Vous ne L’abandonnez pas et Il ne vous abandonne pas. Vous avez mis votre confiance en Lui, et Il a envoyé Ses anges pour vous protéger. »

=> Avec la perte du Temple, nous avons perdu de tels miracles aussi évidents aux yeux de tous : juifs et non-juifs.

« Le travail (avoda) des 9 jours (allant jusqu’au 9 Av) est de développer notre « force d’imagination ».
Un juif doit utiliser toute son imagination créative pour se représenter ce que Jérusalem et le Temple étaient pendant leurs temps glorieux.
Comment les Cohanim étaient habillés de leurs vêtements de prêtes, comment la ville étincelait de beauté et de sainteté, comment les Lévi’im chantaient leurs mélodies entraînantes, comment la terre d’Israël brillait de toute sa splendeur et magnificence.

Si on est capable dans son cerveau de se recréer une telle image, alors la pensée de la destruction du Temple va nous briser/fracasser, et nous serons alors prêts à prendre correctement le deuil de cette destruction. »

[rav Nathan Meïr Wachtfogel – Lékét Réchimot]

[pour pleinement se lamenter sur Jérusalem, nous devons travailler à pleinement prendre conscience de ce que nous avons perdu …]

Le Temple

+ Le Temple d’En-Haut :

-> La guémara (‘Haguiga 12b) décrit qu’au Ciel, il a une ville céleste construite sur le modèle de la Jérusalem sur terre, et ainsi il y a un Temple, dans lequel les sacrifices sont apportés quotidiennement par l’ange Michaël.

-> Le Temple d’En-Haut n’a été créé que pour correspondre à celui d’en-bas.
En effet, Hachem aime tellement le Temple construit par les juifs, qu’Il a créé une copie En-Haut, dans le monde spirituel.

Les anges n’ayant pas de libre arbitre, le plaisir que ressent Hachem à voir les juifs peiner pour faire Sa volonté est incomparablement plus élevé.
Lorsque notre Temple a été détruit et que le service y a été interrompu, Hachem a juré de ne plus entrer dans le Temple d’En-Haut tant que celui d’en-bas ne sera pas restauré.
[midrach Tan’houma – Pékoudé 1]

-> La destruction du Temple sur terre, a entraîné une diminution du nombre de serviteurs Célestes d’Hachem, ce qui implique une réduction de l’honneur de D. également dans le Ciel.
[selon la guémara ‘Haguiga 13b]

Le Maharcha commente que depuis que les chants de Louange ont cessé dans le Temple sur terre, les anges ont arrêté de chanter leurs chants (qui sont secondaires par rapport à ceux des hommes).

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+ Le Temple : l’honneur d’Hachem

-> « Comme elle se dresse magnifique, joie de toute la terre, la montagne de Sion [Jérusalem], aux flancs dirigés vers le Nord, la cité d’un Roi puissant! [Hachem] » (Téhilim 48,3)

Rabbi Avraham, le fils du Gaon de Vilna, dans son Rav Péalim, rapporte les données suivantes pour illustrer la splendeur du Temple :

-> il y avait des rideaux recouvrant chacune des 7 Portes de la Court (azzara).
Ils étaient décorés d’or et de motifs.
12 000 kikars d’or ont été filés et tissés pour élaborer ces rideaux (soit environ 550 tonnes d’or!).

-> Les récipients utilisés pour contenir le sang étaient tous réalisés en métaux précieux. Il y en avait : 650 000 en or, et 1 200 000 en argent.

-> Le Temple avait des dizaines de milliers de ménorah en or, chacune incrustée de pierres précieuses qui valait chacune une fortune.
Il y avait des tables en or, des ustensiles en or, dont certains étaient incrustés de pierres précieuses.

-> les murs (et plafond) du Heikhal étaient recouverts d’épaisses plaques d’or, sur lesquelles étaient incrustées des milliers de pierres précieuses.
[le rav El’hanan Hoberman, dit qu’il y en avait pour plus de 450 tonnes d’or (en se basant sur les commentaires de Divré haYamim I – 29,4)]
[il est à noter que le 2e Temple n’avait pas d’or sur ses murs, mais du marbre sublime laissant apparaître des vagues de l’océan. Cette beauté était exceptionnelle/inégalée au point où nos Sages (Baba Batra 4a) disent : « Celui qui n’a pas vu le Temple d’Hérode (le 2e) n’a jamais vu un édifice véritablement magnifique ». ]

-> Une grande partie de ces pierres précieuses et de cet or, a été préparée par le roi David, dans l’attente de la construction du 1er Temple (survenue après sa mort).
Il y a consacré plus de 1,1 million de kikar d’or (environ 50 000 tonnes d’or!).

Par la suite, le roi Chlomo et le restant du peuple juif ont également apporté leur contribution.

=> Le Temple était un palais unique dans sa magnificence, éveillant les cœurs à la Suprême grandeur de Hachem.

Pourquoi prenons-nous le deuil de Jérusalem et du Temple?
Ce n’est tant à cause de la gloire que nous avons perdue.
Mais plutôt, nous pleurons car nous avons perdu l’opportunité d’être proches de Hachem.
De plus, nous nous lamentons pour la profanation du Nom de D. qui résulte de notre exil, et de l’état actuel de Jérusalem.

[Rabbi ‘Haim Friedlander]

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-> Rabbi Mendel de Kotsk enseigne :
Durant les 3 semaines (du 17 Tamouz au 9 Av), tout celui qui recherche Hachem, le trouvera.

Le travail de cette période triste, est d’utiliser nos peines pour se connecter avec Hachem, plutôt que d’en être accablés.

Le mois de Av est appelé : « Ména’hem Av », car à ce moment notre rôle est de réconforter (ména’hem) notre Père (av) [Hachem].
Cela ne se fait pas tant par des paroles ou des actions, mais plutôt en essayant de ressentir Sa douleur.

Lorsque nous ressentons la souffrance de Hachem (tsaar haChékhina) sur la perte de Sa maison (il est SDF!), nous pouvons alors véritablement Le consoler.

Ce n’est qu’à partir du moment où nous Lui montrons à quel point nous prenons à cœur son honneur, que nous sommes concerner par Sa situation (Il est en exil, Son honneur dans ce monde est absent, et Il s’impose de ressentir nos souffrances!), alors Il désirera à nouveau reconstruire [le Temple].

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Lorsque ‘Hanna, la mère du prophète Shmouël, a vidé son cœur à Hachem, lui demandant un enfant, le verset dit : « vatitpallel al Hachem » (et elle a prié SUR Hachem » – Shmouël I 1,10).

=> Pourquoi y a-t-il une utilisation inhabituelle de l’expression : « sur Hachem » (al Hachem)

C’est parce que ‘Hanna ne se focalisait pas sur sa propre souffrance (celle d’une femme ne supportant plus de ne pas avoir d’enfant depuis 19 années!).
Mais plutôt, elle s’est dit à elle-même : « Si cela me fait si mal, et que Hachem m’aime tellement, alors il est certain que la peine qu’Il a à me voir souffrir est bien pire que la mienne. »

C’est pourquoi, elle a supplié Hachem de lui accorder un enfant, afin que Lui n’ait plus à subir une telle souffrance. Et Il l’a écoutée.

=> Il en découle que la période des 3 semaines (17 Tamouz au 9 Av) est une période où nous devons nous lamenter sur tout ce qui ne va pas dans notre vie, et le canaliser vers notre désir de revoir le Temple construit au plus vite, puisqu’avec une Présence Divine éclatante il en découle un déversement énorme de bénédictions individuellement et collectivement.

Lorsque nos souffrances personnelles se transforment en préoccupation de l’honneur, de la douleur de D., alors à l’image de ‘Hanna, elles sont agrées.
==> En ce sens, les 3 semaines sont une occasion unique de nous attacher à Hachem par nos peines recanalisées.

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-> « Prendre le deuil sur la perte du Temple est basé sur la conscience du potentiel [phénoménal] d’élévation possible grâce [à la présence] Temple. »
[rav Shlomo Harkavi – Maamaré Shlomo]

-> Le rav Lévi Its’hak de Berditchev dit que si une personne ne prend pas le deuil sur la terrible destruction du Temple, alors sa pratique du judaïsme ne l’est que par habitude, ses actions n’étant pas réellement accomplies dans une optique de sans cesse se rapprocher davantage de Hachem.
En effet, si une personne aime véritablement D. et aspire à Sa proximité, alors comment peut-elle ne pas se lamenter sur la perte terrible du Temple, puisque c’est seulement en la présence du Temple que l’on peut remplir une telle aspiration.

Le Temple était un lieu où la Présence Divine résidait de façon claire et perceptible, duquel il émanait une sainteté se propageant dans tout Israël.
Il permettait de ressentir la Présence Divine, un sentiment de proximité avec Hachem qui entraînait une paix intérieure, une véritable joie et un sentiment de satisfaction/réalisation personnelle.
Il permettait de se laver totalement des conséquences de chacune de nos fautes, …
Un simple passage au Temple transformait positivement un juif, le purifiant et le rapprochant énormément de Son papa Hachem.
=> Comment peut-on ne pas être désolés que cela ne soit plus le cas? Comment peut-on se satisfaire d’être si éloignés de D., de ne quasiment ressentir Sa Présence?

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-> C’est en ce sens que selon nos Sages si l’on n’est pas vraiment capable de pleurer sur la perte du Temple, alors nous devons pleurer sur notre manque de spiritualité, notre incapacité à se connecter à notre Créateur.

[nous devons nous lamenter d’être arrivés à un stade de notre vie, où la destruction de notre attachement/proximité avec Hachem, ne nous génère aucun sentiment. Nous sommes tellement pris dans notre train-train quotidien, dans notre routine de ce monde matériel, qu’il n’y a plus de place pour prendre le temps d’inclure Hachem dans notre vie.
Les 3 semaines sont ce moment de l’année où nous crions : Stop à cet état de fait! Ce n’est pas normal d’avoir la tête uniquement à nos soucis quotidiens, et d’en oublier notre relation avec notre papa Hachem!
Le mois d’Av s’appelle : « Ména’hem Av », car nous réconfortons (ména’hem) notre Père (av) en se rappelant de Lui et en revenant vers Lui.]

Allusions au 9 Av dans la Torah

+++ Allusions au 9 Av dans la Torah :

+ 1°/ Le déluge :

-> La période entre le 17 Tamouz et le 9 Av est prédisposée pour les tragédies, depuis le début de l’histoire.

Tossefot dit qu’après le Déluge, Noa’h a ouvert la fenêtre de l’Arche le 17 Tamouz.
En ce jour, Noa’h a envoyé la colombe, mais elle n’a pas trouvé de lieu où se poser.
=> Depuis, chaque année, en ce même jour, un scénario similaire se reproduit avec le peuple juif, qui est comparé à une colombe.

Le 17 Tamouz a commencé une période d’exil dans laquelle les juifs : « sont incapables de trouver un lieu pour poser leurs pieds ».
[Daat Zékénim miBaalé Tossefot – Béréchit 8,3 et 9]

-> Le Malbim affirme que Noa’h a ouvert le fenêtre de l’Arche après le déluge le 10 Av.
Selon son avis, cela signifie que tout de suite après une grande destruction, commence une nouvelle ère de reconstruction et de renouvellement.

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+ 2°/ Le guid anaché :

-> Le Zohar (Vayichla’h 170a-b) écrit qu’il y a dans la Torah 365 mitsva négatives correspondant aux 365 jours de l’année solaire.

La mitsva (commandement) qui correspond au jour du 9 Av est l’interdiction de consommer du « guid anaché » (principalement le nerf sciatique)
Cette mitsva provient de l’épisode où l’ange d’Essav « vit qu’il ne pouvait le [Yaakov] vaincre et frappa au creux de sa hanche ; le creux de la hanche se luxa tandis qu’il luttait avec lui » (Vayichla’h 32,26).

Le Zohar de conclure : ceci est un fait annonciateur du 9 Av, comme jour de mauvaise augure pour les juifs, qui y tomberont dans les mains de Essav.

-> « [L’ange d’Essav] lutta avec lui [Yaakov], jusqu’au lever de l’aube » (Vayichla’h 32,25)

De même que l’ange d’Essav a pu faire mal à Yaakov mais sans parvenir à le vaincre jusqu’aux 1ers rayons de soleil (l’aube) qui l’ont guéri, de même, le soleil du machia’h brillera pour nous, et il nous guérira de toutes nos souffrances de l’exil.
[basé sur le Séfer ha’Hinoukh 3]

-> Selon le rabbi Yonathan Eibeschetz (Yaarot Dvach), puisqu’un animal a un nerf sciatique sur chacune de ses cuisses : il y en un a un qui correspond au 9 Av, et un autre qui correspond au jeûne de Guédalia, puisque la mort des tsadikim est équivalant à la destruction du Temple.

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+ 3°/ Quelques autres allusions :

-> « La colère de D. s’est enflammée ce jour-là [du 9 Av suite au rapport des explorateurs] » (Mattot 32,10)

Les mots : « Ce jour là » signifient que dans le futur le 9 Av sera un jour propice aux catastrophes (cf. guémara Sanhédrin 104b).

-> Le peuple juif a pleuré la nuit du 9 Av suite au rapport des explorateurs.
« [D. dit : ] Vous avez pleuré sans raison ; J’établirai pour vous une raison de pleurer [ce jour là] pour les générations à venir. » [guémara Taanit 29a]

La Torah mentionne que les explorateurs sont allés en Israël en passant la frontière de Edom.
=> La destruction du Temple, résultante de leur faute, va se faire par les mains d’Edom (Rome).

-> Certains commentateurs rapportent que le seul personnage pour lequel la Torah rapporte son mois de mort est : Aharon.

Aharon, dont descendront tous ceux qui serviront dans le Temple par la suite, est mort durant le mois d’Av, en allusion au fait que le service du Temple prendra fin durant ce mois.

[Aharon qui représente la recherche ultime de la paix entre les juifs, symbolise l’attitude vers laquelle nous devons tendre pour reconstruire au plus vite le Temple : l’amour gratuit (aavat ‘hinam) entre nous!]