« Hachem les a arrachés de leur terre, avec colère, avec courroux et avec une grande fureur, et Il les a jetés vers un autre pays comme ce jour » (Nitsavim 29,27)

-> « Les juifs ont été exilés parce que la terre d’Israël leur a été accordé à la condition qu’ils observent la Torah.

« Il leur a donné des terres occupées par des peuples : ils héritèrent du labeur d’autres nations, afin qu’ils gardent Ses statuts et observent Ses enseignement (torotav) » (Téhilim 105,44-45)
=> Lorsque les juifs ont fauté, D. les a chassé de leur terre. »

[Méam Loez]

« Lorsque le Sanhédrin a été exilé, la Présence Divine n’est pas partie en exil avec lui ; lorsque les gardes de Cohanim ont été exilées, la Présence Divine n’est pas partie en exil avec elles ; mais lorsque les juifs ont été exilés, la Présence Divine est partie avec eux. »

[midrach Eikha 1,32 –
sur : « Ses enfants sont partis en captivité, toute Sa splendeur à quitté Sion » (Eikha 1,5-6)]

-> « A chaque fois que le peuple juif a été exilé, la présence divine les a accompagné »
[guémara Méguila 29a]

« 40 années avant que le Temple n’ait été détruit, des signes de sa destruction imminente étaient évidents »
[guémara Yoma 39b]

=> Pourquoi particulièrement 40 années?

Hachem a transmis comme allusion au peuple juif que s’ils faisaient attention à la Torah, qui a été donnée [à Moché] pendant 40 jours [au Ciel], et qu’ils l’étudiaient de façon désintéressée, alors le mérite de la Torah allait annuler le dur décret contre eux.
Comme l’enseigne le midrach (Béréchit rabba 65,20) : « Lorsque le peuple juif étudie la Torah, Essav ne peut pas régner sur eux et détruire leurs lieux saints »

[Ben Ich ‘Haï – Bénayahou – Yoma 39b]

=> On voit à quel point la Torah, a le pouvoir de sauver des décrets même les plus difficiles.

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-> Ce n’est pas Nabuchodonosor ou Titus qui détruisirent le Temple, ils n’ont « fait que moudre une farine qui l’était déjà ».
[guémara Guittin 56b]

Divers sur la période du 9 Av – Le saviez-vous?

+ Divers sur la période du 9 Av – Le saviez-vous? :

-> « Ainsi parle Hachem : Le jeûne du 4e mois et le jeûne du 5e, le jeûne du 7e et le jeûne du 10e mois seront changés pour la maison de Yéhouda en joie et en allégresse et en fêtes solennelles. » (Zé’haria 8,19)

=> Pourquoi le prophète ne donne-t-il pas de façon explicite la date exacte des jours de jeûne?

Le Min’ha ‘Hinoukh (301,7) enseigne qu’avant la destruction du 2e Temple, pendant le mois désigné, chaque personne avait la possibilité de choisir la date de son choix pour jeûner.
C’est uniquement ensuite, que nos rabbanim ont uniformisé la pratique en fixant une date particulière pour chaque jeûne.

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+++ Comment se passait-il le 9 Av dans le Temple?

-> Selon le Rambam (michna Roch Hachana 1,3), pendant la période du 2e Temple, il n’était pas obligatoire de jeûner, mais la pratique était de jeûner en raison des nombreuses tragédies qui sont arrivées ce jour aux juifs.

-> Le Tashbatz, ainsi que le ‘Hida (Ma’hazik Bra’ha – Ora’h ‘Haïm 550,2), ne sont pas d’accord avec le Rambam, argumentant que la guémara dit clairement que pendant la période du 2e Temple, les juifs ne jeûnaient pas le 9 Av, ni à aucun autre jeûne.
Au contraire, ils fêtaient ces jours de jeûnes avec de la grande joie.
[le ‘Hida rapporte même un Tossafot (Taanit 12a) en ce sens)]

-> Le rav Yaakov Kamenetsky (Emet léYaakov – Avot 1,1) est d’avis que le 2e Temple n’a jamais été considéré comme un remplacement du 1er Temple (de nombreuses choses y étaient manquantes), mais c’était plutôt une aide afin d’atténuer la douleur du peuple juif dans leur période d’exil.
Pour cette raison, il n’a pas été construit selon les instructions de la prophétie de Yé’hezkel pour le Temple final.

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+ Réactions lors de la construction du 2e Temple :

Au moment de la construction du 2e Temple, il y avait 2 types de réaction :
-> 1°/ la grande majorité était fou de joie comme jamais, car après des dizaines d’années en exil, ils avaient la possibilité de nouveau d’avoir le Temple.

Il est écrit : « Lorsque les maçons jetèrent les fondations du sanctuaire de Hachem, on disposa les prêtres, revêtus de leurs habits [pontificaux], avec des trompettes … avec des cymbales, pour célébrer Hachem … Ils entonnèrent des hymnes et des actions de grâces en l’honneur de l’Eternel, [chantant] « car il est bon ; car sa bienveillance s’étend éternellement sur Israël ».
Et tout le peuple poussait de grandes acclamations, au moment où l’on rendait gloire à Hachem pour la fondation de Son temple. » (Ezra 3,10-11)

-> 2°/ le restant était composé de personnes suffisamment âgées pour avoir connues le 1er Temple.
Ces gens ne se réjouissaient pas, mais plutôt ils pleuraient car le 1er Temple était tellement meilleur!

Ils ne voyaient le 2e Temple que comme une maigre consolation de leur glorieux passé, et la contraste était flagrant.
Le 2e Temple leur rappelait la grandeur du 1er, et c’était trop difficile à supporter …

D’ailleurs, pour se rendre compte de leur douleur, Ezra rapporte que leurs cris étaient si puissant que l’on ne pouvait entendre les expressions de joie du restant du peuple.

Il est écrit : « Mais beaucoup de prêtres, de Lévites et de chefs de famille, avancés en âge, qui avaient encore vu l’ancien temple, lorsqu’ils furent témoins de la fondation de ce [nouveau] temple, pleurèrent hautement, tandis que beaucoup d’autres faisaient retentir des cris de triomphe et de joie.
Les gens ne pouvaient distinguer les clameurs joyeuses des sanglots bruyants du peuple ; car le peuple poussait de grands cris, dont l’écho se faisait entendre au loin. » (Ezra 3,12-13)

=> On peut comprendre que le jeûne du 9 Av ne soit pas obligatoire à cette époque.
En effet, pour certains, le 2e Temple était un moment de grande joie, et pour d’autres un moment de grande tristesse (remuant le couteau dans la plaie de la perte du précédant).

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+ Punition pour ceux qui ont causé la destruction des Temples :

Hachem a puni :

-> 1°/ Névou’hadnétsar pour avoir détruit le 1er Temple, qui avait nécessité 7 ans pour être construit.
Il a été contraint d’errer parmi les animaux durant 7 années.

En effet, il est écrit dans Daniel (4,29) : « On va t’expulser de la société des hommes, et ta demeure sera avec les bêtes des champs ; on te fera manger de l’herbe comme aux bœufs, et 7 époques passeront sur toi, jusqu’à ce que tu reconnaisses que Hachem est le maître de la royauté des hommes et qu’Il la donne à qui il veut. »

-> 2°/ Titus a exilé le peuple juif qui est comparé a une colombe, et il a ainsi été puni par un moucheron lui mangeant le cerveau jusqu’à devenir de la taille d’une colombe. [Séfer ‘Hassidim 1,151]

Le Zohar ‘Hadach (Chir haChirim 75a) dit que le Temple est comparé à la tête et au cerveau.
Puisque Titus a détruit la tête et le cerveau de la nation juive (le 2e Temple), il en a été de même pour sa tête et son cerveau.

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+ Les bâtisseurs du Temple :

-> La Pessikta rabbati (6) enseigne que tous les travailleurs impliqués dans la construction du Temple ont été bénis par des réussites miraculeuses.
C’est ainsi que durant toute la période de sa construction aucun travailleur n’a été malade, ni n’est mort, et aucun outil n’a été endommagé, même légèrement.

-> Le Baal haTourim (Dévarim 22,7-8) dit que toute personne qui est impliquée dans la construction du futur Temple, bénéficiera d’une longue vie.

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+ Perte du Temple = perte de l’honneur de Hachem :

-> La guémara (Béra’hot 3a) rapporte qu’à chaque fois que les juifs en exil répondent pendant le Kadich : « Amen yéhé chémé rabba », Hachem [métaphoriquement] secoue Sa tête et dit : « Heureux est le Roi qui est loué de cette façon dans Sa maison. Que reste-t-il pour le Père qui a exilé Ses enfants, et malheur aux enfants qui ont été exilés de la Table de leur Père. »

Le Maharcha note que Hachem ne fait référence à Lui, comme un Roi, uniquement lorsque le Temple existe, mais après sa destruction, Son statut est diminué à celui de Père.

-> Le Gaon de Vilna enseigne que bien que la royauté de Hachem est éternelle, la destruction du Temple a énormément diminué l’honneur qu’on porte à Sa royauté.

Il écrit que l’on trouve une allusion à cela dans la guémara (‘Haguiga 3b), qui dit : « Pendant que le Temple existait les anges possédaient 6 ailes, mais après sa destruction 2 de leurs ailes ont disparu. »
=> Pourquoi cela?

Le Gaon de Vilna explique que les 6 ailes correspondent aux 6 mots : ברוך שם כבוד מלכותו לעולם ועד (« Béni soit le Nom dont la gloire du royaume est à jamais »).

En exil, le : כבוד מלכותו (la gloire du royaume – kévod mal’houto) est manquante, puisque Hachem a des émissaires qui font Sa volonté d’une telle façon que nous avons l’impressions de ne plus Le voir, faisant que Sa gloire est cachée.
[à l’époque du Temple, la présence Divine était palpable et il y avait constamment de très nombreux miracles (ex: cf.Pirké Avot 5,7). ]

D’ailleurs en ce sens, dans la prière de moussaf (Yom Tov) nous demandons à Hachem : « Révèle la gloire de Ton royaume sur nous ».

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+ Les larmes :

-> Le Zohar (Chémot 12b) dit que la délivrance des juifs de l’exil dépend uniquement de leurs larmes.
Si les nombreuses larmes versées durant notre exil ne suffisent toujours pas à apporter la délivrance, c’est parce qu’Hachem doit tout d’abord finir de payer à Essav la récompense pour les larmes qu’il a versé.
=> A quoi cela fait-il allusion?

Le midrach (Téhilim 80 et Tan’houma Toldot 24) relate qu’au moment où Essav a découvert que son frère Yaakov lui a pris en cachette les bénédictions de son père, il a pleuré 3 larmes.

Une larme s’est écoulée de l’œil droit, un 2e larme de l’œil gauche, et enfin une 3e qu’il a retenu.
Ces 3 larmes ont réveillé la miséricorde de Hachem, et en conséquence, Essav a mérité de régner dans ce monde entier en toute tranquillité, entraînant pour le peuple juif des larmes amères liées à leur exil.

Les juifs ont imploré Hachem : « Maître du monde, si Tu as été immédiatement rempli de compassion lorsque le racha Essav a pleuré 3 larmes, à plus forte raison doit-il en être pour nous qui pleurons constamment dans notre exil ».

Hachem a répondu qu’une fois qu’Essav aura reçu toute la mesure de sa récompense, viendra lors le temps pour la nation juive d’être éternellement élevée.

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+ Un deuil à l’excès :

-> Les règles de deuil pour la destruction du Temple sont plus strictes que celles concernant un endeuillé ayant perdu des proches de chair et de sang.
En effet, alors que le Rambam dissuade des manifestations trop excessives pour un mort, il considère comme un acte de piété de s’endeuiller à l’excès pour la destruction du Temps.
[Rambam – Michna Torah Avel 13,11 ; Taanit 5,9]

-> Pendant le 9 Av, nous récitons des lamentations qui suscitent des émotions de tristesse et de larmes, ce qui n’a pas de parallèle lorsque l’on perd une vie humaine (les hespédim rappellent la grandeur et le vide laissé par le mort afin de nous consoler, alors que les lamentations ont pour but de nous faire pleurer).

-> Selon le Hararé Kédem, le fait de pleurer à l’excès fait partie de la réparation de la faute des explorateurs, provoquant les pleurs des juifs sans raison.

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+ A la recherche du Temple :

-> Les idoles et les temples non juifs sont en général placés sur l’endroit le plus haut afin d’être visibles.
A l’opposé, le Temple n’était pas situé sur le sommet le plus élevé de Jérusalem (guémara Zéva’him 54b), comme la Torah le demande : « Que vous chercherez Sa présence et tu t’y rendras » (Réé 12,5).

Rabbi Yérou’ham Lévovitz explique que le « chercher » et un prérequis pour le : « t’y rendre ».
C’est une allusion au fait qu’on ne peut trouver la présence Divine que si nous l’a recherchons, que si nous la désirons ardemment.

Le : « t’y rendre » (parce que c’est tendance, pour le regard des autres) ne doit pas précéder le : « chercher ».
=> Le Temple doit être le fruit d’une démarche très personnelle et désintéressée (c’est parce que j’ai sincèrement envie d’être proche de D., que je mis rends!).

-> « Elle s’appelle Tsion, et personne ne la recherche » (Yirmiyahou 30,17)
La guémara (Roch Hachana 30a) commente : elle nécessite que nous la recherchions.

=> Ainsi, rabbi Binyamin Wurburger enseigne que de nos jours, par le fait de rechercher le Temple (ex: en pleurant, en faisant téchouva, en s’améliorant, … afin d’accélérer sa venue), alors cela va nous aider à créer une connexion, un lien avec ce lieu.

Pourquoi est-ce que le Shabbath précédant le 9 Av s’appelle-t-il : ‘Hazon (une vision)?

Cela ressemble à un homme qui achète un costume à son enfant, mais au lieu de prendre soin de ce nouveau vêtement, celui-ci va le couvrir de boue.
Le père lui achète alors un 2e costume, mais l’enfant le traite de la même manière.

Le père achète alors un 3e costume à son enfant, mais cette fois-ci, il ne le lui donne pas. Il le cache dans le placard, et de temps en temps, il permet à l’enfant d’y jeter un coup d’œil, lui disant : « Lorsque tu auras appris à [bien] te comporter alors tu auras le costume. »

[les 3 costumes sont en allusion aux 3 Temples]
C’est cela la signification de ‘Hazon (une vision). Hachem nous donne un aperçu de ce qui doit nous revenir, si seulement nous nous comportions comme il le fallait [surtout en se respectant/s’aimer les uns les autres].

[rav Lévi Its’hak de Berditchev – Likouté Kédouchat Lévi]

[il en résulte que le costume (Temple) est déjà prêt dans le placard, et papa Hachem n’attend plus que nous pour le sortir et nous le donner!]

9 Av : faire le plein d’espoirs pour l’année à venir

+ 9 Av : faire le plein d’espoirs pour l’année à venir :

-> Le rav Yaakov Meïr Schechter écrit que le 9 Av est le jour le plus difficile de l’année juive.
Cependant, malgré ce sentiment de deuil sur la perte des 2 Temples, le 9 Av est véritablement un jour plein d’espoirs.

Tout le monde sait que pleurer sur le passé n’a pas d’intérêt. Si quelque chose de précieux a été perdu, pleurer ne va pas le ramener.
Cependant pour le 9 Av, nos Sages nous demandent de pleurer.

Ainsi, le fait de se lamenter sur le Temple atteste de notre croyance qu’un jour nous serons délivrés.
Ces larmes ne sont pas des larmes de désespoir sur notre perte, mais plutôt des larmes d’espérance positive pour le futur, que notre délivrance arrive.
=> Au cœur de notre peine, il y a en réalité un espoir énorme.

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-> Selon Rabbi Na’hman de Breslev, le terme : « békhia » (pleurer – בכיה) est l’acronyme de : « béshim’ha yéguiloun kol ayom » (« A cause de Ton Nom, sans cesse ils sont en joie » – Téhilim 89,17).

[une situation difficile, nous fait se tourner et vider notre cœur à Hachem, et c’est alors que nous réalisons : « A cause de Ton Nom, sans cesse ils sont en joie » = de même que tout n’est venu que par la Volonté de D., alors de même tout peut partir en une seule seconde par Sa Volonté.
Nous réalisons que : Mon Père c’est le boss de ce monde, Il n’agit que pour mon bien ultime, et Il peut absolument tout faire! Ainsi, pourquoi m’attrister, puisque tout est sous contrôle!

=> C’est alors que du fond de notre douleur, ressort notre amour, notre confiance totale en la toute puissance de D.

C’est en ce sens qu’on parle de : « Ména’hem Av », puisque ce mois est le père (Av) de notre consolation (ména’hém) pour l’année à venir. Et proportionnellement à notre lamentation en jour, s’y développe notre confiance en Hachem pour le restant de l’année.

Symboliquement, toute la journée du 9 Av, nous sommes assis par terre, en allusion au fait que nous avons touché le fond, mais déjà dans l’après-midi nous pouvons nous relever et s’asseoir plus normalement.
=> Cette période de deuil est un moment où l’on se baisse/s’accroupit pour mieux sauter pendant le restant de l’année vers Hachem!]

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-> On raconte sur le saint rabbi Pin’has de Koritz, que dans les profondeurs de ses larmes du 9 Av, ceux qui étaient proches de lui pouvaient discerner un cri de joie.

-> Le rav Mordé’haï de Slonim écrit que lorsque la fille de Pharaon a trouvé Moché bébé flottant sur le Nil, la Torah rapporte : « La fille de Pharaon … vit l’enfant et voici qu’un jeune pleurait » (Chémot 2,6).

Le verset laisse entendre que rien qu’à partir de ses pleurs on pouvait deviner qu’il était un enfant juif.
Pourquoi cela?

C’est parce ses pleurs étaient remplis d’espoirs.

[certes la situation est horrible, mais le fait que le boss est Hachem vient réduire à néant nos inquiétudes, ne laissant place qu’à de l’espérance!
C’est pour cela qu’un pleure juif, est un pleure qui est rempli d’espoir et non pas de désespoir! ]

« Roch Hachana a le Shofar, Souccot a le loulav et l’étrog, Pessa’h a la matsa, ‘Hanoucca a la ménora, et le 9 Av a les larmes.
C’est la principale préoccupation du jour, car ce n’est qu’avec des larmes que la guéoula viendra. »

[Rav Yé’hiel Spéro]

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-> Le Maharcha explique que Hachem a lié les âmes des juifs avec la terre d’Israël.
Lorsque les explorateurs sont revenus de leur exploration de la terre en ramenant un mauvais rapport, les juifs se sont assis et ils ont pleuré.
Ces larmes ont alors rompu la relation entre le peuple juif et avec sa terre.
L’unique moyen de restaurer cette connexion est par le biais de larmes de nostalgie et de désir d’y retourner.

Il est écrit : « [D. dit : ] Vous avez pleuré sans raison ; J’établirai pour vous une raison de pleurer [ce jour là : le 9 Av] pour les générations à venir. » [guémara Taanit 29a]

Ainsi, ce n’est que par le fait de pleurer que nous pouvons nous réunir avec notre maison et véritable source de la sainteté : le Temple.
Nos larmes sont le ciment et la colle qui scellent le lien.

-> Le ‘Hatam Sofer écrit que Hachem rassemble toutes nos larmes, et littéralement les utilise afin d’unir les pierres de l’édifice du 3e Temple.
[à l’image du ciment avec des briques!]

-> Le Chla haKadoch continue en expliquant que c’est pour cette raison qu’il est interdit de pleurer sur la destruction du Temple pendant Shabbath.
En effet, la construction du Temple est interdite à Shabbath, et une personne qui pleure transgresse alors l’interdit de construire (la méla’ha de boné).

[chacune de nos larmes compte et permet de générer du ciment nécessaire pour rassembler les pierres nécessaires à la construction du Temple!
Par ailleurs, imaginons notre fierté lorsque l’on se rendra compte dans le futur, de ce que nos larmes auront permis de construire au sein du 3e Temple!!]

[Source : b’h, traduction et adaptation personnelle d’un divré Torah du livre : « Torah Tavlin on 9 Av » du rav David Hoffman ]

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-> Le rav David Hoffman rapporte que nous avons pleuré ne sachant pas apprécier la véritable valeur du magnifique cadeau de Hachem : la terre d’Israël.
C’est pourquoi nous devons apprendre à apprécier Ses cadeaux dans notre vie, même lorsque nous ne les aimons pas particulièrement.

Le rav Avigdor Miller disait : « Hachem m’a donné tellement de bienfaits. Aujourd’hui, Il a fait quelque chose que je n’apprécie pas particulièrement. Mais est-ce que cela signifie que je dois arrêter de l’aimer? »

[le 9 Av, nous pleurons sur tous les malheurs du peuple juif collectivement et personnellement, et au sommet de notre douleur, nous nous rappelons qu’en comparaison Hachem nous a octroyé tellement de bontés que notre amour pour Lui ne peut jamais être entaché.
D’ailleurs, vu comment D. nous comble en permanence de bienfaits/d’amour, nos difficultés ne sont qu’une incompréhension passagère de bontés que D. nous fait!
Nos larmes de douleur se transforment en larmes d’appréciation des bienfaits Divins, expiant alors celles des explorateurs, et grâce à cela notre lien avec Hachem se resserre, entraînant la venue du Temple, très bientôt, b’h!]

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-> b’h, un autre cours sur la notion des larmes & du 9 Av : https://todahm.com/2018/08/08/les-larmes