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Si un homme ressent qu'il n'est rien, aucune accusation, aucun démon ne peut le juger ni n'avoir d'emprise sur lui.
Si on vient l'accuser, Hachem dit : "Que voulez-vous de lui, il n'est rien, peut-on juger rien".
C'est seulement lorsque l'individu ressent qu'il vaut quelque chose qu'on le juge.
[rabbi Nissim Yaguen - Nétivé Or]

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[d'où l'importance de proclamer la royauté d'Hachem (comme à Roch Hachana), surtout en nous-même! ]

Bien que notre conduite laisse à désirer, nous pouvons susciter les bontés de D. en étant bons et généreux envers nos prochains.
[Méam Loez - Eikha 3,22]

+ A Roch Hachana et à Yom Kippour, nous disons : "A celui qui contrôle Sa colère dans le jugement" (לכובש כעסו בדין).

Le Imré 'Haïm dit que ces mots font allusion au fait que celui qui contrôle sa colère a la possibilité de se tenir en jugement devant Hachem.
Il peut demander que Hachem ne se mette pas en colère contre lui, de même que lui ne s'est pas mis en colère contre autrui.

Pourquoi désespérer?

On demanda au Rav Nathan Meïr Vakhtfoïgel comment faire lorsqu'on se sent en proie à des sentiments de désespoir à l'approche de Roch Hachana.
Le Rav s'étonna : "Désespoir? Mais il est écrit que l'on ne juge l'homme que selon ses actes du moments présent! Si au même moment, il est Tsadik, il méritera tout le Bien du monde, il n'y a donc aucune raison de désespérer!"
[Léket Réchimot]

"Tous les gains d’une personne sont prédéterminés d’un Roch Hachana à l’autre"
[guémara Beitsa 16a]

-> Un riche marchand s'adressa au 'Hafets 'Haïm pour qu'il bénisse le succès d'une entreprise commerciale.
Le tsadik répondit : "Que la volonté de D. fasse que tu jouisses de l'argent qui était inscrit dans ton registre céleste à Roch Hachana et qui y a été scellé le jour de Kippour".
L'homme riche fut déçu : "Qui a besoin d'une telle bénédiction puisque Hachem l'aurait accordé de toute façon?"

Le 'Hafets 'Haïm expliqua : "Te souhaiter plus qu'il ne te fut alloué à Roch Hachana et Yom Kippour est impossible. Mais prier pour que tu jouisses de ta part exacte est une grande chance.
Certains hommes sont mus par l'avidité et l'ambition d'augmenter leurs richesses ... ils s'arrangent pour gagner beaucoup plus qu'il ne leur a été alloué à Roch Hachana.
Mais il ne leur est pas possible de le garder, car il ne leur a pas été donné par D.
Ils penseront que leur fortune leur cause bien du souci, car ils sont condamnés à de lourdes pertes pour être débarrassés de toutes les sommes qu'ils ont gagnées en trop et sans autorisation.
C'est pourquoi, la meilleure bénédiction est de gagner le montant exact, déterminé au début de l'année, pour pouvoir jouir de chaque centime, sans avoir à subir la plus petite perte financière!"

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-> Le 'Hafets 'Haïm dit également : "Quand quelqu'un me dit qu'il gagne sa vie, mais que ça ne lui ferait pas de mal de gagner un peu plus, je lui demande : "Comment sais-tu que ça ne te ferait pas de mal?"
Hachem a évidemment le pouvoir de donner plus d'argent à un homme. S'Il ne le fait pas, c'est que d'avoir plus d'argent ne ferait qu'empirer les choses!"

Lorsque nous ne sommes pas stricts sur la façon dont Hachem se comporte avec nous, alors de la même façon Hachem ne sera pas strict en agissant à notre égard, et ce ni dans ce monde, ni dans le monde à venir.

[rabbi Moché de Kobrin]

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[plus on a confiance en D., en étant constamment persuadé qu'Il nous comble de ce qu'il y a de mieux pour nous, alors plus Hachem se comportera de façon cool, avec une grande largesse avec nous! ]

Le signe/constellation du mois d’Elloul : la Vierge (bétoula)

+ Le signe/constellation du mois d'Elloul : la Vierge (bétoula) :   [selon le Sfat Emet]

-> Selon l'ancienne tradition juive, les 12 constellations célestes correspondent aux 12 mois de l'année.
Plus précisément, le mois d'Elloul est représenté par la constellation (mazal) qui ressemble à une vierge (bétoula).
Le lien entre le concept d'une vierge et Elloul renvoie au fait que quelle que soit la distance parcourue par un juif [en s'éloignant d'Hachem, quelques soient la gravité des fautes qu'on a pu faire], il reste [toujours en chaque] une étincelle de bonté pure et intacte qui n'est pas affectée par les valeurs étrangères du monde non-juif.
Cette étincelle, le "pintele yid" (l'âme juive, partie d'Hachem), s'éveille à chaque mois d'Elloul et pousse et inspire l'individu à se repentir.
La "bétoula", une jeune femme vierge qui ne s'est liée à personne, est le symbole parfait pour dépeindre cette pureté inhérente qui réside dans chaque âme juive.
[Sfat Emet - Elloul 5647]

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-> En utilisant la métaphore de l'amour pour décrire la relation d'Israël avec Hachem, le roi Shlomo fait allusion à l'étincelle intérieure latente en chaque juif (nékouda apénimit) qui n'a jamais perdu le contact avec son Créateur.
Quel que soit le degré d'éloignement d'un juif, quelque chose au plus profond de son âme n'a jamais cessé d'aimer Hachem.
Chaque Elloul, cet amour profond émerge, inspirant le juif à se repentir.
De même, Hachem a toujours éprouvé un attachement particulier pour Israël védodi li - "et mon Bien-aimé est pour moi"), sentiments qui reviennent au premier plan à chaque Elloul.

Concrètement, notre "Bien-Aimé", Hachem, réaffirme Son alliance avec nous en chaque mois d'Elloul en s'engageant à être guidé par les 13 Attributs de la miséricorde. Comme l'écrit le liturgiste : "Tu nous as appris à réciter les 13 [Attributs de la miséricorde], alors souviens-toi pour nous aujourd'hui de l'alliance de ces 13 [attributs]" (El oréta lanou lomar chéloch ésré zé'hor lanou ayom bérit chéloch ésré).
[Sfat Emet - Elloul 5647]

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-> Le lien entre la "bétoula" et Elloul peut être poussé encore plus loin si nous percevons une jeune femme célibataire comme un symbole de pureté et de liberté, une femme qui n'est pas liée par des liens de mariage.
Cette liberté est une condition préalable essentielle à l'un des thèmes centraux de Roch Hachana : le couronnement d'Hachem (malkhout). Comme l'affirme le Zohar (Béhar 108a), une personne liée et attirée par les tentations du mauvais penchant (yétser ara) est incapable de proclamer la souveraineté d'Hachem.
En nous libérant du mal, tout comme une vierge n'est liée à aucun homme, nous serons libres d'accepter la Royauté d'Hachem à Roch Hachana.
[Sfat Emet]

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-> Le Ramban (dans Shaar haGuémoul) écrit que le mazal du mois Elloul est la bétoula, pour nous enseigner l'effusion d'amour qu'Hachem a pour nous, comme l'amour d'un marié pour sa nouvelle épouse.
Hachem nous a donné ce mois de miséricorde pour nous préparer et nous rapprocher de Lui, ce qui l'amènera à nous aimer encore plus. Il nous incombe en ce moment d'utiliser ce don et de profiter de ce mois de miséricorde destiné à la croissance.

L'une des meilleures façons de s'améliorer est d'accepter quelque chose de nouveau pour nous-mêmes et de nous engager à le faire le mieux possible.
Le fait de savoir qu'en faisant cela, nous apporterons de la satisfaction à Hachem devrait nous motiver à commencer le plus tôt possible.
[rav David Ashear]

Revenez vers moi, même la veille de Roch Hachana

+ Revenez vers moi, même la veille de Roch Hachana :

-> La guémara (Roch Hachana 2b) dit que si un roi est couronné la veille de Roch Hachana, ce jour est considéré comme sa 1ere année, et Roch Hachana est le début de sa 2e année de règne.
La guémara appelle cela : "yom é'had bachana 'hachouv chana" (un jour dans l'année est compté comme une année).
Ainsi, même s'il devient roi la veille de Roch Hachana, même quelques secondes avant la fin de la journée, cela correspond à sa 1ere année, et Roch Hachana est le début de sa 2e année.

-> En se basant sur ce principe, le 'Hidouché haRim enseigne que si nous prenons sur nous-même le joug Divin, même la veille de Roch Hachana (même dans les derniers instants), alors Hachem considère cela comme si nous avions porté le joug Divin pendant l'année toute entière.

Cela signifie que même si quelqu'un n'agit pas comme il le faut pendant toute l'année, tout peut être rectifié, réparé jusque dans les derniers instants de l'année.

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-> Le Arizal dit que toutes les prières de l'année qui n'ont pas réussi à s'élever, peuvent monter au Ciel grâce à min'ha de la veille de Roch Hachana.

"Vous vous tenez aujourd'hui, vous tous, devant Hachem votre D." (Nitsavim 30,9)

-> Le Sfat Emet explique que Moché disait au peuple juif : "vous vous tenez devant Hachem, et moi je ne peux pas m'y tenir, car vous êtes tous des baalé téchouva, et : "Les tsadikim parfaits ne peuvent se tenir là où se tiennent les repentis (baalé téchouva)" (guémara Béra’hot 34b).

=> lorsque quelqu'un fait téchouva, il atteint des niveaux supérieurs aux plus grands tsadikim.

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-> Nos Sages (guémara Roch Hachana 16b) enseignent qu’à Roch Hachana 3 livres sont ouverts : celui des tsadikim, celui des réchaïm, et celui des personnes moyennes (bénonim).

Le Likouté Maharil demande : pourquoi doit-il exister spécialement un livre pour les bénonim?
S'ils font téchouva, alors ils doivent être inscrits dans le livre des tsadikim, et s'ils ne font pas téchouva, alors ils doivent être inscrits dans le libre des réchaïm.
=> Pourquoi doivent-ils avoir leur propre livre?

Le Likouté Maharil répond que si les bénonim se repentent, ils deviennent plus importants que les tsadikim, et c'est pour cela qu'ils sont écrits séparément.
Ils sont inscrits dans le livre des bénonim en tant que baalé téchouva, ce qui est un plus grand honneur que d'être inscrits dans le livre des tsadikim.

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-> Le Toldot Yaakov Yossef explique que notre inscription dans le livre des tsadikim ou des réchaïm n'est pas basée sur le passé, mais plutôt sur nos plans actuels pour l'année à venir.
Quoiqu'on a pu faire de notre année passée, si à Roch Hachana nous exprimons à Hachem un sincère ambition de tendre autant que possible vers le tsadik qui est en nous, alors nous serons inscrit dans le livre des tsadikim.
=> Nous ne devons pas avoir de complexes, car le Jugement n'est pas sur ce que l'on a été, mais plutôt sur ce que nous voulons être.
Ainsi, plus nous développons notre envie de grandir Hachem par nos belles actions pendant l'année à venir, plus Hachem les comptant pour déjà parfaitement réalisées, nous considérera à Roch Hachana comme un incroyable tsadik.

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-> Le mot "ouv'hen" (ובכן) est répété à plusieurs reprises dans la Amida de Roch Hachana et de Kippour.
Le Aboudraham écrit que ce mot provient du verset : "et ainsi je me présenterai au roi" (ouv'hen avo el amélé'h - Esther 4,16).
Le rabbi Yéhochoua de Belz dit que la leçon principale provient de la suite de ce verset : "et ainsi je me présenterai au roi, de façon non convenable (acher lo kadat)".

A Roch Hachana et à Kippour, nous disons "ouv'hen" (ובכן) pour signifier : "Je vais me présenter au Roi bien que je ne le mérite pas" en raison de mes nombreuses fautes, car à Roch Hachana et à Yom Kippour Hachem prend dans "Ses bras" tous ceux qui font téchouva.

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-> Dans le moussaf de Roch Hachana, nous disons : "ki ata choméa (שומע) kol Shofar oumaazin (מאזין) troua vé'en domé la'h" (car Tu entends le son du Shofar et Tu écoutes le téroua, et il n'y a rien pas comme toi).
=> On remarque l'utilisation de 2 mots pour une même notion. Pourquoi cela?

Le Pri Mégadim (592,1) écrit : "maazin" est le fait d'écouter de près, tandis que "choméa" est le fait d'écouter de loin.

Le "kol Shofar" (son du Shofar), est un son régulier de tékiya, et il représente les tsadikim parfaits qui ne tombent pas. [tout est constamment parfait chez eux!]
La téroua qui est un son agité, représente les personnes qui luttent contre leur yétser ara.
Parfois ils agissent bien, et parfois mal.
Hachem est proche de ceux qui combattent. C'est pourquoi, pour la téroua, s'appliquant aux gens qui ont des hauts et des bas, il est employé : Hachem les écoute de près (maazin téroua).

Cependant, en comparaison d'eux, Hachem écoute les tsadikim de loin (choméa kol Shofar).
En effet : "Les tsadikim parfaits ne peuvent se tenir où se tiennent les repentis (baalé téchouva)" (guémara Béra’hot 34b).

Cette bénédiction du moussaf de Roch Hachana se termine par : vé'en domé la'h" (il n'y a rien comme Toi).
En effet, personne n'est comparable à Hachem qui désire les personnes imparfaites.
Un roi humain qui veut nommer un ministre va rechercher la personne qui sera la plus adaptée pour cette tâche.
Hachem est Unique, puisqu'il a plaisir des juifs imparfaits qui Le servent.

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-> Hachem se réjouit [énormément] lorsque nous nous renforçons pour faire Sa volonté.
[Yessod véChorech haAvoda]

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=> Pourquoi la paracha de Nitsavim est-elle lue habituellement le Shabbath qui précède Roch Hachana?

-> La guémara [Méguila 31b] enseigne : "Ezra a instauré que les juifs lisent les malédictions du Torat Cohanim (de la paracha de Bé’houkotaï) avant Atséret (Shavouot), et celles du Michné Torah (de la paracha de Ki Tavo) avant Roch Hachana. Pourquoi? ... Afin que l’année se termine avec ses malédictions (ceci expliquant pourquoi nos Sages n’ont pas plutôt instauré de lire la paracha de Béréchit le premier Shabbath de l’année – voir Maharcha)" [et "que l’année commence avec ses bénédictions" – Prière du premier soir de Roch Hachana].
(A noter que la lecture des malédictions de Ki Tavo, avant Roch Hachana, réveillent les juifs à la téchouva, opérant ainsi une purification de leur âme, réceptacle de la Présence Divine, nécessaire pour recevoir la lumière de la nouvelle année, source de la vitalité de tous les jours – Likouté Si’hot).

Tossefot précise que l’on insère la paracha de Nitsavim entre Ki Tavo et Roch Hachana (au même titre que l’on insère la paracha de Bamidbar entre Bé’houkotaï et Chavouot), afin de ne pas trop rapprocher les malédictions du "jour du jugement", car dans un tel cas, on "ouvrirait la bouche" au Satan pour qu’il nous accuse [voir Choul’han Aroukh Ora’h ‘Haïm 428,4].

-> Les malédictions de "Ki Tavo" se réfèrent aux "châtiments" de l’exil du Second Temple (tandis que celles de "Bé’houkotaï" correspondent aux «châtiments» de l’Exil du Premier Temple - Ramban).
En ce sens, elles doivent être lues avant Roch Hachana (moment propice à la Délivrance finale annoncée au Son du Chofar), car les Juifs seront délivrés par l’intermédiaire de la Téchouva, comme indiqué dans la paracha de Nitsavim : "Et tu retourneras" (VéChavta - ושְַׁבתְ) vers Hachem, ton D., ... Hachem, ton D., te prenant en pitié (VéChav - ושְָׁב), mettra un terme à ton exil" (Dévarim 30,2-3) [Maharcha].

Malheur aux gens!
Hachem est lié et attaché avec nous en exil.

Or, il est dit qu'un prisonnier ne peut pas se libérer tout seul de sa prison.
La délivrance de Hachem est ainsi dépendant de notre téchouva.
Hachem regarde par la fenêtre ... [les fenêtres de la synagogue, dans l'attente de notre téchouva] ...

La Présence Divine attend à la fenêtre et pleure, et le Shofar symbolise Ses pleurs ...
La Présence Divine regarde pour voir si quelqu'un fait téchouva afin qu'elle puisse se libérer de Son emprisonnement ...
Mais personne ne fait [véritablement] téchouva. Tout le monde étant préoccupé par ses propres besoins et sa parnassa, et ils s'efforcent d'hériter de ce monde-ci [et non de celui à venir].

[Zohar - Tikounim p.22]