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Avoir la crainte du jugement

+ Roch Hachana - Avoir la crainte du jugement (par le rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot) :

-> "Chaque année qui est pauvre à son début devient riche à sa fin" (Roch Hachana 16b).

Cela signifie que si nous faisons preuve de soumission et d'humilité à Roch Hachana, par crainte du Jugement [impitoyable], nous acceptons sur nous-mêmes la Royauté d'Hachem.
Lorsque nous faisons cela, nous avons un lien avec le Roi et nous devenons dignes de mériter un bon jugement et une bonne année.

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-> Le Alter de Kelm a dit qu'en réalité nous n'avons qu'un seul objectif, qui est d'accepter Hachem comme Roi, d'accepter Sa Royauté (Malkhout Chamayim).
C'est pourquoi nous récitons le Shéma deux fois par jour. Cependant, la "Royauté" est quelque chose que nous ne connaissons que dans notre esprit ; nous ne la ressentons pas dans notre corps et dans notre cœur. Il nous manque donc quelque chose.

C'est pourquoi Hachem, dans Sa grande sagesse et Sa bonté, nous a donné deux jours de Jugement : Roch Hachana et Yom Kippour. Ces jours sont destinés à nous effrayer et à nous faire ressentir la Malkhout Chamayim.
Nous devons ensuite porter ce "sentiment" de Malkhout Chamayim avec nous pendant le reste de l'année.

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-> Quelqu'un a demandé au rav Wachtfogel : "Pourquoi n'ai-je pas peur de Roch Hachana?"
Le machia'h lui répondit : "Si vous pensez à ce que vous dites dans les prières : 'Oupoked kol yétsouré kédem, mi lo nifkad kéhayom hazé" (et Il juge chaque créature, qui n'est pas jugé en ce jour?), vous aurez peur, et vous commencerez alors à faire ce que vous êtes censé faire.

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-> Quelqu'un s'est plaint un jour au rav Wachtfogel : "Lorsque je pense à ces choses (jugement de Roch Hachana), je ressens de la peur, mais cela ne dure qu'une seconde. Puis elle disparaît et je me sens comme avant".
"Ne dépréciez pas ce sentiment de peur. Même si cela ne dure qu'une seconde, cela vaut beaucoup!" lui répondit le rav.

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-> Nous devons nous rappeler que tout se décide à Roch Hachana : toute notre matérialité, nos besoins physiques, et toute notre spiritualité, notre réussite dans la Torah, absolument tout.
Si nous avons peur du Jugement, nous agirons différemment et deviendrons de nouvelles personnes.

-> Lorsque nous pensons vraiment à la façon dont nous nous tenons devant Hachem, le Roi des rois, et que nous imaginons ne serait-ce qu'un peu ce que cela signifie, nous devrions être soudainement envahis par la peur.

-> Nous devons vraiment réfléchir et imaginer comment notre Jugement est écrit à Roch Hachana et scellé à Yom Kippour, comment il est décidé combien de personnes quitteront le monde.
Absolument tout est contrôlé par Hachem. Pensez à tout ce qui s'est passé l'année dernière, tout a été décidé l'année dernière, à Roch Hachana.
Lorsque nous y pensons, nous craignons vraiment la Royauté d'Hachem.

"Une fois que nous avons été jugés par Hachem à Roch Hachana, c'est comme si nous étions un être nouvellement créé".
[midrach Yalkout Pin'has 782]

-> Le rav Hutner (Pa'had Its'hak - Roch Hachana - maamar 6,3) explique qu'à Roch Hachana, si nous prions et avons les bonnes intentions, la force même de la Création habite notre être intérieur, lui permettant non seulement de changer, mais aussi d'être recréé une fois de plus.
Telle est la force cachée à laquelle chacun d'entre nous peut accéder le jour de sa naissance, Roch Hachana.

"Ils confesseront leur faute" (Bé'houkotaï 26,40)

-> Le 'Hafets 'Haïm a dit un jour :
"A quoi bon réciter ces supplications (les séli'hot), en racontant à Hachem que nous avons fauté, alors qu'Il connaît chacune de nos pensées et chacun de nos gestes.
Ces prières n'ont de sens que si elles nous incitent à prendre la ferme résolution de ne plus jamais réitérer nos écarts."

[il faut taper contre sa poitrine pour se réveiller et changer, et non comme pour tasser un sac de farine pour pouvoir encore davantage le remplir (de fautes)! ]

Absence d’Hallel pendant les Yamim Noraïm

+ Absence d'Hallel pendant les Yamim Noraïm :

-> La guémara (Roch Hachana 32b) dit que les anges ont demandé à Hachem pourquoi le peuple juif ne récite pas le Hallel à Roch Hachana et à Yom Kippour.
Hachem a répondu qu’il est inconvenant de réciter le Hallel alors que Je suis assis sur Mon trône de jugement pour décider qui vivra et qui mourra.

-> Le Zera Shimshon (Emor 23,24) pose la question suivante à propos de cette guémara.
Pourquoi les anges sont-ils dérangés par le fait que les juifs ne récitent pas le Hallel, alors que ce n’est pas une obligation de le faire?
De même, la réponse d'Hachem doit également être comprise. Au contraire, ce devrait être le moment le plus approprié pour réciter le Hallel, comme le dit le verset : "Lève ton arc" (Téhilim 101,1), ce que la guémara (Béra'hot 54a) explique en disant qu’une personne doit chanter les louanges d'Hachem pour le mal comme elle le fait pour le bien.
Si tel est le cas, le fait même qu'Hachem décide qui vivra et qui mourra est une raison supplémentaire de réciter le Hallel, car quel que soit le résultat, il faut chanter les louanges d'Hachem.

Le Zéra Shimshon explique qu’une question répond à l’autre. Étant donné qu’une personne est tenue de chanter pour Hachem, que quelque chose lui semble mauvais ou non, comme la guémara ci-dessus le déduit du verset susmentionné, la question des anges est justifiée : pourquoi le peuple juif ne récite-t-il pas le Hallel?

La réponse d'Hachem aux anges est que le verset implique que ce n’est qu’après l’exécution du décret que l’on est tenu de louer Hachem, même si cela semble mauvais pour soi.
Cependant, ici, le décret n’a pas encore été prononcé et, en chantant le Hallel, on pourrait croire que les juifs tentent de "soudoyer" Hachem en chantant pour Lui avant qu’un décret apparemment mauvais ne soit prononcé, afin d’essayer d’éviter tout décret potentiellement mauvais.
Cela, souligne le Zéra Shimshon, est interdit de le faire à un juge, même de soudoyer un juge avec des mots (voir Choulkhan Aroukh - 'Hochen Michpat 59,1).

"A la fin, ce n'est pas les années de ta vie qui comptent, mais plutôt la vie dans tes années!"

[rav Avraham Linkener]

"Un homme échange sa vie entière pour le sifflet d'un jouet [que lui fait miroiter son yétser ara], et à la fin, il découvre que le sifflet ne fonctionne même pas."

[rav Israël Salanter]

"Tout celui qui a le potentiel de tomber très bas, a forcément en lui le potentiel de monter très haut"

[le Divré Chmouël - Rabbi Chmouël Weinberg]

=> Lorsque notre yétser ara nous a fait tomber bien bas, plutôt que de déprimer, d'être défaitiste sur nous-même, il faut en tirer la conclusion que nous avons de sublimes potentialités qui n'attendent qu'à être exploitées!

"Là-Haut, il n'y a que le Vrai qui compte.
Il vaudra donc mieux se présenter avec un peu de vrai qu'avec beaucoup de faux."

[Rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan 61]

"Pourquoi est-ce que l'homme a peur de mourir? Ne rejoint-il pas à ce moment Son Père (Hachem)?

[En réalité,] Ce dont un homme à peur, c'est le moment dans le monde à venir, où l'on examinera dans les moindres détails tout ce qu'il a pu vivre sur cette terre."

['Hidouché haRim]

[A ce moment, nous aurons un regard sur notre vie avec une compréhension totale, sans capacité de se cacher derrière des excuses, et nous pourrons éprouver une honte folle face à nos nombreux regrets!]

-> Prendre le deuil est en partie une expression d'empathie avec l'âme du mort qui doit passer en jugement [avec une quantité de hontes potentielles relative à ses actions dans ce monde].
[Rav Sim'ha Zissel de Kelm]

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-> "Au moment où l'heure de quitter [ce monde] est arrivée, ... l'âme en raison de sa joie, de son amour et de son intense désir envers la présence divine, va quitter le corps pour saluer la présence divine."
[Zohar - Métsora]

[selon nos Sages (comme le Yaarot Dvach), le plus nous aurons vu ce monde comme temporaire, comme un bref passage menant à notre emplacement éternel, et bien le plus notre mort sera facile : comme lorsque l'on retire un cheveu du lait.
Et inversement, si nous développons trop de liens, d'attaches avec la matérialité.]

-> En ce sens, pour le 'Hafets 'Haïm, la mort consistait à échanger un habit sale pour un pur ; et le monde à venir est semblable à un retour impatient d'un enfant à son père.

"Les gens ne seront pas égaux au moment de la récompense [finale].
Ils atteindront différents niveaux en fonction de leur travail pour atteindre leur perfectionnement dans ce monde."

[Ram'hal - Déré'h Hachem part.1 - 3,10]

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-> "Où serons-nous dans 100 ans? Avec Hachem
Où serons-nous dans 500 années? Avec Hachem.
Où serons-nous dans 5000 années? Toujours avec Hachem.
Où serons-nous dans 5 millions d'années? Il n'y aura pas de changement : avec Hachem.
=> C'est cela la signification d'une vie éternelle : pour toujours nous serons avec Hachem!

A quel point serons-nous proches de D.?
Cela va dépendre de combien de Torah nous aurons étudié [dans ce monde].
[Par exemple,] chaque page de guémara nous permettra d'être un peu plus proche [de Hachem]."

[le 'Hafets 'Haïm - au rav Schwab]

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-> "Une fois que l'âme quitte le corps, elle monte pour prendre plaisir à la lumière, à l'énergie, aux mondes de la sainteté, qui auront été formés à partir de ses bonnes actions [sur terre]"
[rav 'Haïm de Volozhin]

-> La guémara (Shabbath 152) compare cela à un roi et à ses serviteurs qui entrent dans un ville par la même porte, mais ensuite chacun va recevoir le logement qui convient à son statut.

[tout juif a une part dans le monde à venir, mais son contenu va dépendre de ce que nous faisons dans ce monde.
Chacune de nos actions a le pouvoir d'impacter notre résidence éternelle.]

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-> "[Dans le monde futur, ] le niveau de chacun dépendra des choix et des réalisations qui auront été faits [sur terre], et personne ne se plaindra d'injustice."
[Ram'hal - Déré'h Hachem part.2 - 2,7]

-> "Tout celui qui se prépare la veille de Shabbath, mangera à Shabbath"
[guémara Avoda Zara 3]

[ce monde-ci pour préparer, et le monde futur pour en profiter. ]