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"Lorsqu'une personne regrette ses fautes et qu'elle est remplie d'un sentiment de tremblement et de crainte d'Hachem, elle est immédiatement pardonnée."
[Toldot Yaakov Yosef - Vayichla'h - citant le Baal Shem Tov ]

Le Shalom Alé’hem le vendredi soir

+ Le Shalom Alé'hem le vendredi soir :

-> Le chant du Shalom Aleichem, qui est habituellement chantée après la synagogue avant de sanctifier le vin lors du repas du Shabbath, vendredi soir. Ce chant a été composée par les kabbalistes au 17e siècle, bien que son auteur exact soit inconnu, il a été acceptée par toutes les communautés.

La raison de son adoption repose sur une description talmudique (Shabbath 113b) de la veille du sabbat. Chaque vendredi soir, deux anges, l'un positif et l'autre négatif, accompagnent une personne qui rentre chez elle après la synagogue. Lorsqu'ils arrivent à la maison et trouvent les bougies allumées, la table dressée et les lits faits, l'ange positif dit : "Que cela soit ainsi la semaine prochaine", ce à quoi l'ange négatif doit concéder et répondre "Amen".
Cependant, l'inverse est également vrai. Si, à leur retour à la maison, ces éléments sont en désordre, l'ange négatif dit : "Puisse-t-il en être ainsi la semaine prochaine ", et l'ange positif est contraint d'admettre et de dire "Amen".
Le chant de Shalom Alé'hem est une salutation chantée pour accueillir ces anges ministériels.

-> En général, ce chant comporte quatre strophes. Les deux premières accueillent les anges, la troisième leur demande leur bénédiction et la quatrième les renvoie.
Le 'Hatam Sofer n'avait pas pour coutume de chanter cette chanson, car il disait qu'aujourd'hui, nous ne sommes plus à un niveau spirituel digne d'être accompagné par les anges.

Certains sages omettent cette 3e strophe, qui demande aux anges de nous bénir. [comme Rabbi Yaakov Emden (Sidour Beit Yaakov), le Gaon de Vilna, son élève rabbi 'Haïm de Volozhin, ainsi que rabbi Soloveitchik et le père de rabbi Moché Feinstein (Téchouvot Igrot Moché - OH vol.5) ]
Selon eux, il s'agit d'une demande inappropriée, car elle s'apparente à une prière adressée aux anges, ce que le judaïsme interdit.
Cependant, la plupart des autres sages juifs affirment qu'il ne s'agit pas d'une prière adressée aux anges.
[ en fait, notre Yaakov demande deux fois la bénédiction des anges. Lorsqu'il bénit ses petits-enfants, Ménaché et Efraïm, il demande que "que l'ange qui m'a délivré de tout mal, bénisse ces jeunes gens" (Vayé'hi 48,16). De plus, après avoir lutté avec l'ange, Yaakov déclare : "Je ne te laisserai pas partir avant que tu ne m'aies béni" (Vayichla'h 32,27), et la Torah rapporte que "[l'ange] bénit [Yaakov] là" (Vayichla'h 32,30).
Le sens simple de ces versets semble soutenir la récitation de la 3e strophe (baré'houni léshalom - que les 2 anges me bénissent pour la paix).
De plus, il existe une autre différence entre prier les anges et demander une bénédiction. En priant les anges, on sous-entend qu'Hachem n'est pas la seule entité à qui il convient de prier. Cependant, pour celui qui demande une bénédiction, une telle implication n'est pas présente. ]

-> Par ailleurs, certains sages omettent de dire la quatrième strophe (de shalom alé'hem - en demandant aux anges de nous laisser, de partir), car pourquoi voudrait-on renvoyer les anges? ['Hatam Sofer ; Divré 'Haïm ; rav de Satmar ... ]
D'autres sages suggèrent des raisons pour lesquelles cette strophe est appropriée :
- Le rabbi Yaakov Emden suggère que, puisque nous sommes sur le point de prendre un repas et que les gens ne se comportent pas toujours parfaitement pendant un repas, il est préférable que les anges partent en paix plutôt que de partir plus tard avec dégoût.
- Le précédent Rabbi de Loubavitch écrit que, puisque les anges ne mangent pas, il n'est tout simplement pas agréable de les laisser debout pendant que nous mangeons.
- Le Sfat Emes suggère qu'il existe en fait deux groupes d'anges, un pour les jours de semaine et un pour le Sabbath. Nous saluons d'abord les anges du Sabbath, puis nous faisons nos adieux aux anges des jours de semaine.
- Le rav Tsadok HaKohen de Lublin offre une autre perspective. Il répond qu'à Sabbath, nous sommes comme des mariés avec Hachem. Au début du Sabbath, les anges viennent se joindre aux festivités du mariage. Cependant, lorsque nous prenons notre repas, c'est un moment privé, notre yih'oud avec Hachem.
Lorsque nous, les mariés, nous rendons dans la chambre du yi'houd, en toute intimité avec notre bien-aimé, nous y allons seuls. Nous sommes tellement aimés d'Hachem qu'au moment où nous sommes sur le point d'atteindre une connexion aussi élevée avec Lui, les anges ne peuvent pas nous accompagner.

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[ b'h, issu du dvar Torah sur les anges : https://todahm.com/2015/12/08/les-anges-partie-n2 ]

La prière non faite convenablement est expulsée, descend et plane dans le firmament le plus bas ... où elle reste jusqu'à ce que cette personne fasse téchouva ... si elle revient correctement vers son Maître et offre une autre prière comme il le faut, comme cette bonne prière qui s'élève, l'ange qui supervise fait monter la prière non fait convenablement pour qu'elle rejoigne la bonne prière : ainsi, elles se mélangent, s'élèvent ensemble et entrent devant Hachem.
En d'autres termes, ce qui était à l'origine déficient peut être rectifié et élevé par une intention correcte.
[d'après Zohar II:245b ]

Le Shofar comme rappel

+ Le Shofar comme rappel :

-> Hachem est allé de nation en nation pour demander si l'une d'entre elles accepterait la Torah. Aucune nation n'a accepté (Avoda Zara 2b).
Mais nous, le peuple juif, nous avons accepté la Torah avec joie et avec grand plaisir. Nous avons déclaré : "Nous ferons et nous écouterons" (Michpatim 24,7). Nous avons accepté le joug du Royaume céleste et nous avons couronné Hachem comme Roi sur nous, en acceptant ses commandements et sa sainte Torah.
Mais maintenant, nous avons pu fauter et nous nous sommes rebellés contre Lui.

C'est pourquoi, à Roch Hachana, nous redoutons le jour du jugement, car le jugement est rendu sur toutes nos actions, même celles dont nous ne sommes pas conscients.
Chacun d'entre nous est condamné en fonction de nos actes.
C'est pourquoi nous soufflons dans le Shofar, revêtant ainsi les mêmes "vêtements" que ceux que nous portions lors du don de la Torah, lorsque nous avons accepté la Torah et couronné Hachem en tant que roi en soufflant dans le Shofar. Comme il est dit : "Le son du shofar s'intensifiait progressivement" (Yitro 19,19).
[selon le Pirké déRabbi Eliézer (chap.31), la corne de gauche du bélier de la Akéda Its'hak a servi sur le mont Sinaï, et la corne de droite plus grande que celle de gauche sonne au moment de la guéoula et du retour des exilés. ]
Nous soufflons dans le shofar pour rappeler à Hachem ce mérite, afin qu'Il nous pardonne nos transgressions et nos fautes, que nous soyons exonérés lors du jugement et qu'Il nous inscrive immédiatement pour une longue et bonne vie. Amen. Qu'il en soit ainsi!
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Roch Hachana]

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=> En sonnant le shofar, nous rappelons à Hachem que nous seuls, le peuple juif, avons suivi Son chemin, alors qu'Il proposa Sa Torah à toutes les nations (seule la nation juive l'accepta). Cela nous rappelle de bons souvenirs, et Il nous inscrit pour toutes sortes de bienfaits.

"Celui qui s'imagine que le monde est durable et important en vient facilement au péché.

Par conséquent, pour se préserver de la faute, nous devons d'abord enraciner dans notre cœur l'idée que le monde est provisoire et éphémère.

Ainsi, pour nous éviter de retomber dans le péché après le jour du pardon, la Torah nous ordonne de nous convaincre de la précarité de ce monde en résidant dans la Soucca."

[le Saba de Kelm]

À l'avenir, le corps se délectera du repas du Léviathan (Baba Batra 75a).
Le cœur (l'âme), quant à lui, n'apprécie que le plaisir spirituel, c'est-à-dire en étant informé que nos fautes sont pardonnées et en accomplissant de nombreuses mitsvot.
Selon nos Sages (Yoma 86b) : "Grand est le repentir (téchouva), car il transforme les fautes délibérées en mérites véritables".
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Na'hamou]

=> A l'avenir, lorsque nos anciennes fautes auront été transformées en mérites par notre téchouva (de notre vivant), le corps et l'âme se délecteront, le corps se délectera du Léviathan, et l'âme de ses mérites nouvellement trouvés (qu'on a pas fait, mais provenant de notre téchouva).

Adam & Shabbath …

+ Adam & Shabbath ...

-> "L'expulsion d'Adam du Gan Eden aurait du avoir lieu le vendredi, le jour même où il a fauté.
Cependant, le Shabbath l'a protégé et il n'a été renvoyé qu'une fois le Shabath fini."

[Zohar II,138a]

On peut noter que les lettres du mot Shabbath (שבת) permettent de former :
-> "Tachouv" (Fais téchouva - תשב).
[Il est écrit : "Adam s'est repenti de sa faute et a amené un sacrifice à D. L'animal qu'il a sacrifié avait une corne." (guémara 'Houlin 60a) ]

-> "Bochét" (l'humilité - בשת)
[Shabbath est en souvenir de la Création du monde (zé'her lémaaché béréchit) et de la sortie d'Egypte (zéh'er litsi'at mitsra'im). Cela conduit à insuffler beaucoup d'humilité, de gratitude et d'espérances pour l'avenir.
Le propre de l'humilité, n'est pas de se considérer comme un moins que rien, c'est connaître ses forces/faiblesses, savoir qu'elles viennent de D., et agir en les utilisant au mieux.

=> Shabbath est ce moment hors du temps, qui nous permet un retour vers D., vers soi-même.
J'efface le passé, et je fonce vers un futur au top en connaissant ma place et ce que j'ai à faire.

Sur le même thème, retrouvez l'article : Shabbath & Téchouva, ci-après : https://todahm.com/2014/10/23/2110

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-> "Après [le 1er] Shabbath, D. a donné à Adam la faculté de comprendre qu'il faille frapper 2 pierres ensembles afin de faire du feu"

[midrach Téhilim 92]

Rabbi Na'hman nous explique que : "D. a donné à Adam cette connaissance spécialement après Shabbath, afin de lui montrer comment amener la lumière de Sabbath dans les jours de la semaine" (Likouté Halakhot III,189a-378)

[Est-ce à comprendre que frotter la kédoucha, la spiritualité que l'on a atteinte à Shabbath avec le jour de la semaine que l'on est en train de vivre, dans sa matérialité, permet de faire des étincelles dans notre vie?
Notre Shabbath serait alors notre phare, nous éclairant à tout moment dans l'obscurité, le désordre de ce monde.]

Au commencement … le Shabbath …

+ Au commencement ... le Shabbath ...

-> "Les lettres du mot Béréchit (au commencement - בראשית) peuvent également former : yaré Shabbath (un observant du Sabbath - ירא שבת)."

[Tikouné Zohar 9,24b]

-> "Le Shabbath est venu, et avec lui le repos. Alors seulement l’œuvre de création a été terminée et menée à bonne fin."
(Rachi - Béréchit 2,2)

-> "Par le mérite d'observer le Shabbath, une personne mérite de craindre D." (Rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Halakhot 3,1a)

-> Nos Sages ont dit : "Shabbath est équivalent à la Torah entière"
[guémara Yérouchalmi Shabbath 1,8]

-> Selon le midrach : "la Torah a précédé la création du monde de 2 000 ans" (Béréchit Rabba 8,2).

Rabbi Na'hman de Breslev de commenter :

"Puisque Shabbath est comparé à la Torah entière, nous pouvons dire qu'il a aussi précédé le monde de 2 000 années.

Ces 2 000 ans, sont représentés par la limitation de 2 000 amot en dehors des limites de la ville, jusqu'où une personne peut marcher pendant Shabbath.

Cette limite/barrière, correspond aussi à une délimitation de l'esprit, qui doit conduire à mettre une limite à ce que nous pouvons comprendre, à ce qui nous dépasse, et à partir d'où nous devons renforcer notre émouna (comme on dit : "la émouna commence là où la raison s'arrête").

Grâce à cette limite, nous pouvons amener l'intellect de la Torah et la sainteté du Shabbath, afin de reconnaître la Création comme venant totalement de D."

(Likouté Halakhot 3,102)

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-> "Les 6 jours de la semaine sont divisés en 3 paires" (midrach Béréchit Raba 11,8).

Rabbi Na'hman de compléter : "De même pour le Shabbath, qui va de pair avec les juifs.
Une personne qui respecte le Shabbath, peut se réjouir avec son ami, pour ainsi dire." (Likouté Moharan I,277)

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-> "Le commencement (רֵאשִׁית) de la sagesse, c’est la crainte de D." (Téhilim 111,10 -> réchit 'hokhma, yir'at Hachem)

[d'où le fait que la Torah commence par le récit de la Création, plutôt que par une série de commandements, car elle génère en nous de la crainte et de la l'amour (fruit de la gratitude) en D., qui vont nous permettre de fleurir, de nous épanouir dans notre pratique des mitsvot ... ]

-> "Rabbi Akiva a dit à ses étudiants : "De même qu'un bâtiment témoigne de l'existence de son constructeur, et qu'un habit témoigne de celui qui l'a tissé ... de même le monde témoigne/atteste de l'existence du Créateur (D.)" "

[Otsar Midrachim - Temoura 7]

Téchouva & Torah

+ Téchouva & Torah :

-> Il est écrit (Pirké déRabbi Eliézer - chap.3) :
"Avant que le monde ne fût créé, il n'existait que D. et Son Nom.
Il est monté dans Sa pensée de créer le monde, Il l'a façonné devant Lui mais [l'univers] ne tenait pas.
A quoi cela est-il comparable?

A un roi qui veut se construire un palais.
S'il ne creuse pas [la terre pour enfouir] ses fondations, sa construction ne tiendra pas.
Ainsi, D. a voulu créer le monde mais il ne tenait pas debout jusqu'à ce qu'Il ait créé la téchouva."

-> Il est également écrit (Zohar - Térouma 161a) :
"Lorsque D. créa le monde, Il consulta la Torah et créa [basé sur ce qui y est écrit].
C’est à travers la Torah que le monde a été créé."

==> Le monde a été créé par la force de la Torah, mais c'est la téchouva qui assure sa pérennité.

La Torah et la téchouva maintiennent le monde à elles deux car sans elles l'univers ne pourrait exister.

Selon le Zohar, il est encore possible d'annuler un mauvais décret de Hochana Raba (donc de Yom Kippour & Roch Hachana), en nous réjouissant à Sim'hat Torah.

[5 minutes éternelles n°60 - Spécial Souccot]