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Bonne (re)naissance à tous …

+ Bonne (re)naissance à tous ...

Grâce à D., il est connu que les 1eres lettres de : 'ani lédodi védodi li' (אני לדודי ודודי לי = "Je suis à mon bien aimé, et mon bien aimé est à moi.") forment : Elloul (אלול).
Maintenant, observons les dernières lettres ...

... nous avons 4 youd, nous donnant un total de 40.

De même qu'il faut 40 jours à l'embryon pour se former avant que ne se mette en fonction le cerveau (siège où l'âme pénètrera alors, et commencera à vivre), D. a donné 40 jours à l'homme pour qu'il forme son projet et se repente (du 1er Elloul à Yom Kippour).

Roch Hachana et yom Kippour sont alors 2 moments forts, couronnant la décision de retourner vers D., permettant l'enfantement d'un renouveau qui prendra corps au fur et à mesure de l'année à venir.

Après ces 40 jours de réflexion, nous devons être en état d'unir notre corps à notre âme renouvelée et former ainsi un nouvel être, plein de "l'envie de D." !!

Source (b"h) : compilation personnelle de dvar Torah du rav Menahem Berros sur les fêtes de Tichri

+ Elloul = faire un pas en avant pour la vie ...

Le mois d'Elloul (אלול = guématria 67), c'est le moment privilégié pour faire un pas en avant vers D., afin de mériter le top dans la vie ( = חיים = guématria 68 = les 67 du mot : 'Elloul' + 1 pour le pas en avant).

Durant tout le mois d'Elloul, D. est plus accessible/proche que jamais, alors profitons à fond de chacun des 30 jours à venir en allant vers D., afin de mériter une vie plein de joie, de santé, de shalom, ... pour nous, nos proches et tout Israël (b"h) !!

Il faut juste faire le 1er pas vers D.  ...

+ Produit indispensable ...

En ce mois d'Elloul, un "produit" est indispensable, c'est le : "tahiti" = dire à D. et à autrui : "J'ai fauté envers toi ..."
Produit indispensable afin de pouvoir se laver de toutes avérot/fautes, et arriver ainsi tout propre à Roch Hachana.

N'hésitons pas à utiliser le : 'Tahiti' ...  🙂

Source (b"h) : traduction du mot : 'tahiti' en français (littéralement : "je me suis égaré ...")

 

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Sainteté du Shabbath & terre d’Israël

+ La sainteté du Shabbath & de la terre d'Israël ...   (pensée hassidique)

Chaque fois que le rabbi menachem mendel de Rodomyn souhaitait parler de la terre d'Israël (peuplement et aménagement), il se paraît des vêtements de Shabbath, ordonnait qu'on disposât sur la table le chandelier de Shabbath et qu'on y allumât les bougies.
Son visage rayonnait de sainteté, ses yeux étincelait de joie.

A ceux qui l'interrogeaient sur le sens de cette cérémonie, il répondait : "Nul ne peut parler de ce qui concerne la terre d'Israël sans s'être préalablement imprégné de l'atmosphère sacrée du Shabbath!

Ce que le 7e jour est dans le temps, la terre d'Israël l'est dans l'espace."

Le 9 Av …

--> "Vous, nos frères, la Maison d'Israël, écoutez!
Aujourd'hui, voici 1946 années que fut détruit notre saint et splendide Temple ;
elle est tombée, la couronne de notre tête ;
malheur à nous, car nous avons fauté."

 

--> "A cause de la dévastation de Tsion, je demeure dans la nuit" (Michlé 7;8)

 

--> "Pour cela notre cœur est malade ; pour cela s'obscurcirent nos yeux.

Pour la dévastation de notre ville sainte, en cette nuit nous sommes affligés.
Ils se sont transformés en pleurs, nos chants.
Pour cela s'obscurcirent nos yeux (Eikha 5,17)

Pour la cité merveilleuse, transformée en ruine ;
A la Torah et à ses préceptes nous avons fermé nos oreilles.
Pour cela s'obscurcirent nos yeux ..."

 

--> Souvenir de toutes les souffrances collectives du peuple juif => sur la Shoa par le rav Chimon ben Yéhouda (extrait) ...

"Souviens-toi de leurs gémissements, du tumulte de leurs clameurs, quand ils furent menés à la mort!
Les fleuves de leurs sangs, les larmes de leurs visages jamais ne seront oubliés!

Chaque douleur, chaque plainte, chaque pleur, chaque hurlement de ces êtres saccagés par les hordes de chiens,
Souviens-toi, compte-les, conserve-les dans ton sac, jusqu'au moment de la vengeance des affronts!"

Le jeûne de Guédalia

-> Lorsque Guédalia ben A’hikham a appris que quelqu'un voulait l'assassiner, il n'a pas écouté. Il a même dit : "Tu mens!".
Son erreur était qu'il ne pouvait pas soupçonner quelqu'un d'autre de faire quelque chose de mal.
Pourquoi? Parce qu'il ne pouvait pas se soupçonner lui-même de faire le mal.
A cause de son erreur, le dernier espoir a été perdu, les derniers juifs vivant en terre d'Israël ont été exilés, et il n'y a plus eu de juifs en terre d'Israël.
Si Guédalia avait vécu, les juifs seraient restés en terre d'Israël. Névou'hadnétzar n'était pas intéressé à les tuer. Il voulait simplement régner sur eux, et il faisait confiance à Guédalia pour diriger le peuple et ne pas se rebeller contre lui.

La tragédie de la mort de Guédalia s'est transformée en un jeûne (taanit) pour toutes les générations, car elle constitue une leçon importante pour nous.
Nous devons savoir que, le jour qui suit Roch Hachana, nous avons un 'hechbon hanéfech à faire pour le reste de l'année.
Et quelle est l'idée la plus importante que nous devons garder à l'esprit? "Al ta'amin bé'atsmé'ha" (ne te fais pas confiance).
[rabbi Nathan Watchfogel]

Le Shofar

+ Le Shofar :

-> Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 1ere partie - drouch 5) nous enseigne que l'histoire de Balak et de Bilam, qui voulaient maudire le peuple d'Israël, s'est déroulée pendant les 10 jours de repentir. Balak a appelé Bilam durant cette période, en pensant éveiller le souvenir de la faute d'Adam Harichon, qui était à Roch Hachana.
De ce fait, Hachem avait de bonnes raisons de se mettre en colère et la malédiction aurait alors prise sur les enfants d'Israël. Mais Hachem a contrecarré ses projets et n'a pas exprimé Son courroux ces jours-là.

-> Comment transformer le jugement et la colère en clémence? Par le Shofar.
Nos Sages (midrach Vayikra rabba 29,4) nous enseignent :
Rabbi Yochiya écrit : "Heureux soit le peuple qui connaît la Téroua", les nations du monde ne savent-elles pas sonner? Les Bné Israël savent séduire leur Créateur avec leurs sonneries. Il se tient sur le trône de justice et passe à celui de la miséricorde. Il s'emplit de clémence à leur égard.
Le jugement se métamorphose et quand cela se produit-il? Le septième mois.

Le Shofar permet à l'attribut de justice de devenir l'attribut de miséricorde et Hachem ne se met pas en colère ces jours-ci. Ces jours ont été consacrés éternellement au repentir. Ce sont des jours d'agrément.
C'est ce que Bilam a dit : "Comment pourrai-je les maudire et 'Il n'aperçoit point d'iniquité en Yaakov, Il ne voit point de mal en Israël. Hachem son Dest avec lui et l'amitié d'un Roi le protège'." (Balak 23,21)
Rachi commente : Il n'aperçoit point d'iniquité = lorsqu'ils transgressent Ses paroles, Il n'est pas pointilleux avec eux, en regardant leurs mauvais agissements. Hachem son D. est avec lui = même s'ils Le mettent en colère, Il ne s'éloigne pas deux. Il fait preuve d'amitié envers eux.

Hachem pardonne à celui qui reconnaît ses péchés entre les sonneries du Shofar

+ Hachem pardonne à celui qui reconnaît ses péchés entre les sonneries du Shofar :

-> Le rav de Kamarna (séfer Zohar 'Haï) écrit que seul Hachem a le pouvoir de nous pardonner nos fautes, car aucun beit din n'est capable de le faire.
Il dit qu'entre les tékiot, il faut se taire et confesser nos fautes dans son cœur, et que si l'on fait cela, Hachem lui-même dira : "Sala'hti" (Je te pardonne!).

[on devra faire attention que notre confession des fautes ne nuit pas à une bonne écoute des sonneries. ]

Selon la halakha, lorsqu'on revoit un ami après une séparation de plus de 12 mois, on récite la bénédiction de : Mé'hayé HaMétim (qui fait revivre les morts).
La Michna Béroura discute du fondement et de la justification de cette bénédiction. Elle cite le Maharcha, qui explique que puisque lors de chaque Roch Hachana, une personne est jugée pour la vie ou pour la mort, chaque année, à cette occasion, son existence est en péril.
Donc, ne pas voir son ami pendant 12 mois signifie que celui-ci a été jugé et a survécu au din de Roch Hachana, ce qui est comparable à la résurrection des morts. Par conséquent, puisque cet ami a vécu une forme de résurrection des morts, il convient de réciter la bénédiction de Mé'hayé HaMétim.

"Et vous compterez pour vous-mêmes" (Emor 23,15)

-> À Pessah, la Divinité d'Hachem a été révélée par des miracles et des prodiges, et nous avons pris conscience qu'il convenait de L'adorer.
Cependant, même si Hachem nous réveille d'en-Haut pour que nous prenions conscience qu'il est approprié de Le servir, D. voulait que nous désirions ce réveil.

Tel est donc le secret sous-jacent du compte du Omer. En effet, au cours de la première semaine, nous exprimons notre désir de L'aimer ; au cours de la deuxième semaine, nous exprimons notre désir de L'admirer ; au cours de la troisième semaine, nous désirons qu'Il puisse être fier de nous, comme un père est fier de son enfant ; au cours des quatrième et cinquième semaines, nous exprimons notre désir d'avoir une foi consommée en Dieu ; au cours de la sixième semaine, nous devons nous attacher et être attachés à Son service ; au cours de la septième semaine, nous devons Le couronner en tant que Roi du monde entier et de nous-mêmes également.
[le rabbi de Berditchev aligne les 7 semaines du Omer avec les expériences internes des 7 séfirot d'émotion : 'hessed-> amour, guévoura-> crainte, tiféret-> fierté, nétsa'h et od -> foi (émouna), yessod-> lien, connexion, mal'hout-> souveraineté. ]

Par conséquent, étant donné que les attributs susmentionnés émanent de D. pendant les jours de séfira, une personne doit s'isoler pendant ces jours et servir Hachem, car c'est pendant ces jours que ces qualités vertueuses sont attirées et mises à la disposition de la nation juive.
En particulier pendant cette période de séfira (compte du Omer), une personne doit se réjouir et s'attacher à ces caractéristiques vertueuses, car lorsqu'une personne désire ces qualités louables, elles seront attirées vers elle, comme le déclarent nos Sages (guémaraMakot 10a) : "Sur le chemin qu'une personne désire emprunter, elle sera guidée".

À Pessah, Hachem a révélé et éveillé en nous des qualités émotionnelles et intellectuelles élevées. Mais pendant les jours du compte du Omer (séfira), nous prenons l'initiative. En d'autres termes, nous désirons et exprimons notre attente de l'éveil Divin qui s'est manifesté à Pessah.
En conséquence, nos émotions bénéficient d'une plus grande illumination et d'un plus grand raffinement de la part d'En-Haut, en réponse à notre désir et à notre volonté exprimés.

C'est pourquoi nous devons compter le Omer avec amour et crainte, et être prêts et désireux d'utiliser correctement le flux Divin d'en-Haut qui en découle pendant ces jours de séfira.
[ une partie de la liturgie qui accompagne le compte de l'Omer consiste à demander que l'émotion spécifique sur laquelle nous avons mis l'accent au cours de cette semaine soit raffinée. ]

Telle est donc la signification du commentaire du Zohar (3,97b) sur le verset "Et vous compterez pour vous-mêmes" (Emor 23,15), c'est tout spécialement pour vous-mêmes. En d'autres termes, les efforts investis dans l'éveil de ces bons traits de caractère au cours de la séfira sont "pour vous", c'est-à-dire pour notre propre bénéfice.
À Pessah, il y a eu un éveil d'en-Haut, et pendant le compte du Omer, nous exprimons notre désir de cet éveil (l'éveil est d'en-bas, c'est nous qui initions le premier pas).

=> C'est le sens profond de l'expression "comptez pour vous-mêmes" = pour vous-mêmes explicitement, c'est-à-dire pour votre propre bénéfice. Ainsi, pendant les jours du Omer, un flux est provoqué d'en-Haut, comparable à celui qui a été suscité à Pessah ; mais pendant les jours du Omer, le flux que nous suscitons est plus raffiné et beaucoup plus lumineux (car nous en sommes à l'initiative, par notre éveil d'en-bas).

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Emor 23,15 ]