Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Séli’hot & Torah

+ "Vous vous tenez aujourd'hui, vous tous, devant Hachem, votre D." (Nitsavim ch.29 ; v.9)

Certains ont pour coutume de commencer la lecture des Séli'hot à partir du Shabbath précédent Roch Hachana.
Est-ce qu'on trouve une allusion à cela dans la Torah (dans la paracha de la semaine par exemple... :-)! )?

La valeur numérique des 1ers mots de notre paracha : "atem nitsavim ayom" ('Vous vous tenez aujourd'hui') est de 694, ce qui équivaut aux mots : "laamod léSéli'hot" (se lever pour les Séli'hot).

 

Source : traduction personnelle  b"h  de l'anglais du commentaire "védibarta bam" de Rabbi Moshe Bogomilsky

On n’a rien sans rien

+ Bulletin météo : forte pluie pour les 30 jours à venir ...

Bienvenue à tous et à toutes dans le mois d'Elloul, mois plein de bérah'a, de proximité avec D.

Le Rabbi Menachem Mendel Schneerson expliquait qu’une béra’ha, c’est comme de la pluie.
En effet, la pluie n’a d’utilité que si au préalable : le sol a été labouré, la terre sillonnée et les graines plantées.
Ensuite, si D. fait tomber de façon abondante de la pluie, on peut s’attendre à une récolte importante.

Mais l’agriculteur, qui néglige sa terre, et qui prie uniquement pour la pluie, agit de manière stupide car rien ne peut pousser/se développer sans effort.

=> En cette période de fortes pluies (de béra'ha), n’hésitons pas à redoubler d’efforts en arrachant les mauvaises herbes, labourant, plantant, ... dans notre jardin intérieur, afin que poussent de belles plantes.

Psaumes 145;18 : "D. est proche de tous ceux qui L'appellent, de tous ceux qui L'appellent sincèrement."

+ Le 9 Av :
- Au temps de Moshé, les juifs ont accepté le rapport calomnieux des 10 explorateurs.
Suite à celà, il a été décrété que cette génération n'entrerait pas en Israël (en -1312 de l'ère Goy).
- le 1er Temple a été détruit par les Babyloniens (avec à leur tête Nabuchodonosor).
100 000 juifs ont été tués et 1 000 000 ont été éxilés (en -586 de l'ère Goy).
Il me semble que la population mondiale de l'époque était de d'environ 100 000 000 de personnes.
- le 2e Temple a été détruit par les romains (avec à leur tête Titus)
2 000 000 juifs ont été tués et 1 000 000 ont été éxilés (en 70 de l'ère Goy).
Il me semble que la population mondiale de l'époque était de d'environ 190 000 000 de personnes.
Rien qu'en ce qui concerne les juifs, Titus a ainsi massacré plus de 1% des habitants de la terre!!!
- la révolte de Bar Ko'hba a été écrasée par l'empereur romain Hadrien.
Suite à celà, la ville de Bétar (dernier lieu de résistance du peuple juif à l'Empire romain) a été conquise et plus de 100 000 juifs ont été tués (en 135 de l'ère Goy).
- le général romain Turnus Rufus a effacé toute trace de Jérusalem (dont le Temple) et a construit à la place une ville païenne, s'appellant Aelia Capitolina, dont l'accés était interdit aux juifs.

Pour chacun de ces barbares, il reste au mieux des vestiges de leur passage (comme le cardo dans la vieille ville de Jérusalem), mais seul le peuple juif reste debout et vivant.
Quel miracle! Merci D. !!!

+ Eloul = sortir du sommeil

+ Eloul = sortir du sommeil :

Rabbi Yits'hak Valdstein racontait, pendant le mois d'Eloul, un triste épisode survenu dans sa ville :

Un violent incendie s'était déclaré, une nuit, dans une maison d'habitation.
Tous les occupants furent rapidement évacués mais, dans la panique, une mère remarqua qu'une de ses filles manquait.
Elle était certainement encore endormie dans la maison en flammes.
Affolée, la mère voulut y pénétrer pour la sauver, mais les pompiers lui barrèrent le passage. Il était impossible de traverser la cage d'escaliers.
La mère se tint alors sous la fenêtre de la chambre de son enfant et se mit à hurler : "Ma fille! Réveille-toi! Saute par la fenêtre, je t'accueillerai dans mes bras! Vite, le feu avance!"
On entendit alors la voix endormie de l'enfant : "Laisse moi, maman! Je veux continuer à dormir!"
"Non, réveille-toi!" cria la mère de toutes ses forces.
"Sauve-toi tant qu'il est encore temps! Tu pourras dormir après!"
"Non maman! Je suis fatiguée, je veux dormir maintenant!" répondit la fillette, qui devint rapidement la proie des flammes ...

Le choffar d'Eloul nous secoue, nous réveille, mais l'homme, dans sa paresse dit : "Laissez-moi continuer à dormir ..." jusqu'à ce que le Jour du Jugement arrive, le jour de Roch Hachana qui, comme dit le Zohar : "brûle comme du feu" ...

+ L'effort en vaut la peine :
La paresse nous dit le "Messilat Yécharim" est un défaut qui guette tous les êtres humains.
Et bien, justement! C'est parce que nous sommes paresseux de nature, disait le Maguid de Doubno, que l'effort en vaut la peine.

Fournir des efforts pendant le mois d'Eloul, souffrir d'un peu d'inconfort, de fatigue, de peine peut nous faire mériter une année entière de bonheur et de bénédiction.
Quiconque s'en abstient par paresse, risque de devoir souffrir davantage en subissant épreuves et malheurs, à D. ne plaise!
Mieux vaut se secouer maintenant pour jouir ensuite d'une vie calme et sereine au service de notre Créateur.

C'est la dernière ligne droite avant Roch Hachana, mettons à profit ce temps qui est très court pour faire une Téchouva de qualité.
Ouvrons notre cœur en toute honnêteté et sincérité à D., même quelques minutes chaque jour, afin d'être un minimum prêt pour Roch Hachana.
Bon courage!!

Sources  : du livre"Torat Yits'hak" (p196) + du livre "Ohel Yaakov" (Paracha Nitsavim - livre du Maguid de Doubno) compilés dans le livre "Les portes du parlais" de Chalom Méir Wallach

Jeûne du 9 Av

"A Yom Kippour, alors que tout être humain est jugé pour toute l'année à venir : Qui veut manger?
Le 9 Av, alors que le Temple a été détruit : Qui peut manger?".

Le Ohev Israel d'Apta

"J’ai pardonné selon ta parole" (Chéla'h Lé'ha 14,20)

-> On peut expliquer ce verset de la façon suivante. Lorsqu’un homme faute, et qu'il prie et s’épanche auprès de Hachem pour se faire pardonner, Hachem le prendra en miséricorde et lui pardonnera ses fautes.
Plus il est sincère, plus il a de la ferveur, plus il abonde en prières et supplications, et plus Hachem lui pardonnera.

C’est cela le sens de : "J’ai pardonné selon ta parole" = le pardon de Hachem est directement lié à la parole de l'homme qui Le supplie et implore Son Pardon.
[Boutsina Dinhora]

+ "La terre observera un repos de Shabbat pour D." (Béhar 25,2)

-> accordez un repos à la terre = au matérialisme ; imprégnez-la du Shabbat = de spiritualité et de sainteté.
[Baal Chem Tov]

"Un homme craindra sa mère et son père, et mes Shabbat vous respecterez (véét shabétotaï tichmorou)" (Kédochim 19,3)

=> Pourquoi la mère précède ici le père? Et pourquoi il est dit : "Mes Shabbat" au pluriel?
Enfin, quel lien entre la crainte des parents et le respect du Shabbat?

-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch explique :
Chaque Shabbat, Hachem donne à chaque juif une âme supplémentaire. Cette âme a 2 dimensions, une féminine que l'on reçoit le vendredi soir, et une masculine que l'on reçoit le Shabbat dans la journée.
En effet, la Torah évoque 2 termes par rapport à Shabbat : "Chamor (observe)" et "Zakhor (souviens-toi)".
Chamor correspond à la sainteté du vendredi soir, de dimension féminine. Et Zakhor, au niveau de la journée de Shabbat, de dimension masculine (Zakhar – masculin).
La nuit étant liée au féminin, et le jour au masculin. Ainsi, puisque la sainteté du vendredi soir précède celle de la journée, c'est pourquoi la Torah dit : "L'homme craindra sa mère et son père", la mère (féminin) avant son père (masculin).

Cet ordre correspond à la sainteté de l'âme supplémentaire que l'homme reçoit le Shabbat, la dimension féminine du vendredi soir, avant la dimension masculine du jour.
Ainsi, le verset poursuit : "Et Mes Shabbat vous respecterez", allusion aux deux aspects de la sainteté de Shabbat, la féminine avant la masculine.

A moins qu'une personne ne se repente, longtemps après avoir oublié sa faute, son mal restera attaché à elle et la contaminera, comme il est écrit : "Leurs péchés étaient sur leurs os" (Yé'hezkiel 32,27).
[Ben Ich 'Haï - Adéret Eliyéhou - Kora'h]

La fête de Pourim

-> 'Hazal : "lorsqu'arrive le mois d'Adar, la joie augmente" (Ta'anit 29a)  - à l'inverse : "lorsqu'arrive le mois d'Av, la joie diminue" (Ta'anit 29a).

Ainsi, un certain niveau de joie doit être toujours maintenu, comme l'enseigne Rabbi Na'hman de Breslev : "c'est une grande mitsva que d'être toujours joyeux" (Lekouté Moharan, Tinyanah 24), le roi David : "Servez H. avec joie ; venez devant lui avec des chants" (Téhilim 100;2), ...

Selon le Rambam, la joie fait tellement partie de notre vie que servir D. sans elle, est considéré comme une faute impardonnable pouvant entraîner notre propre destruction (cf.Dévarim 28;24 : "parce que vous n'avez pas servi H., votre D., avec joie et contentement de coeur ..." ; la présence divine ne se dévoila pas à Yaakov pendant les années où le moral était plus bas en raison de la disparition de Yossef, ...).

<--->

-> "Il est une nation (yéchno am é'had)" (méguilat Esther 3,8)
Haman dit à A'hachvéroch : "Allons détruisons cette nation!"
A'hachvéroch dit à Haman : "Je crains que leur D. ne me fasse ce qu'Il a fait à mes prédécesseurs (qui ont voulu s'attaquer à ce peuple)."
Haman rétorqua : "Ils sont endormis (ils négligent) dans les commandements (yachnou min amitsvot)."
Le roi répondit : "Il y a des rabbanim parmi eux (qui observent les commandements et qui prieront pour eux)."
Haman ajouta : "Ils forment une seule nation (les rabbanim agissent comme le reste du peuple)."
[guémara Méguila 13b]

-> Pour calmer les appréhensions du roi A'hachvéroch, qui n'osait pas émettre un décret contre les juifs par peur de représailles du Ciel, Haman le rassure.
Il lui dit qu'ils sont endormis (yachnou) dans leur pratique des mitsvot, c'est-à-dire qu'ils accomplissent sans enthousiasme, sans intention (kavana) et mécaniquement (par habitude), à l'image d'un homme endormi dont l'esprit se retire de lui.
Leurs mitsvot accomplies de cette façon ne pourront donc pas les protéger, et tu n'as donc pas à craindre de sanction du Ciel.
[Divré Mordé'haï]

-> Le Ktav Sofer explique que le problème n'était pas qu'ils n'accomplissaient pas les mitsvot ; au contraire, ils les observaient assidûment. Mais, en réalité, ils ne les accomplissaient pas avec enthousiasme, empressement et joie, mais plutôt comme si elles étaient un poids sur leurs épaules (comme forcés).
D'ailleurs, la guémara (Méguila 11a) précise qu'une des causes du décret contre les juifs était leur inertie et leur paresse dans l'accomplissement des mitsvot et l'étude de la Torah.

-> Au début du verset (3,8) d'Esther, Haman aurait dû dire au roi : yéch am (il existe un peuple) ; s'il a dit : yéchno am, c'est pour faire allusion au mot : "chinouï" (changement - שנוי) qui se compose des mêmes lettres que "yéchno" (il existe - ישנו).
L'intention d'Haman était donc d'adresser le message suivant au roi A'hachvéroch : Les juifs ont changé les mitsvot et les valeurs de la Torah et ils ne vivent plus selon la halakha, donc tu n'as rien à craindre
[Maharcha]

<--------------------------------------------------------------->

+ Pourim est-il réellement le jour le plus heureux de l'année?

Ta'anit (chapitre4, michna 8) : "il n'y a jamais eu de meilleurs jours pour Israel que le 15 du mois de Av et Yom Kippour".
Pour Kippour:
- Moshé est descendit ce jour là avec les 2e Tables de la Loi;
- chaque année, c'est ce jour-là uniquement que les fautes du peuple juif sont totalement pardonnées par D.

'Hazal : le nom "Yom haKippourim" peut être interprété comme "Yom kéPourim", c'est-à-dire un jour "comparable" à Pourim.
Par conséquent, comme Yom Kippour  est quasiment comme Pourim, donc Pourim est le plus grand jour de bonheur de l'année.

<--->

+ Qu'a donc Pourim de si joyeux au point de mériter ce titre?

Les événements de Pourim nous rappellent que bien que nous soyons en exil, et qu'en apparence il puisse nous sembler que D. est absent, D. est toujours là, veillant sur nous, nous protégeant et s'assurant que même le plus infime détail de notre vie soit organisé pour notre bien.
Inversement, Haman (comme Amalek) agit en se conformant au principe que tout arrive par hasard (il se basa sur le caprice du hasard à l'aide d'un tirage au sort = "Pour" en perse, Goral en hébreu).
D. leur démontra le contraire ('Hazal : "en mazal léyisrael" - Israel n'est pas soumis aux aléas du hasard/ de la chance).

Pourim (terme pluriel désignant 2 sortes de Pour) est ainsi, le symbole du changement de perception entre la vision d'Haman, basée sur le hasard/chance et celle où la seul certitude c'est qu'à chaque instant tout vient de D. et que c'est ce qu'il y a de mieux pour moi.

Si nous chuchotons lorsque nous prions, c'est bien parce que D. ne se trouve pas à des kilomètres de nous, qu'Il est juste là, près de nous, constamment.
La fête de Pourim nous renforce dans la perception qu'on n'a pas à s'en faire pour quoi que ce soit, jamais, parce qu'il y a toujours Quelqu'un, juste là, Qui veille sur nous et nous soutient. Et ce Quelqu'un, c'est H., le Maître de l'Univers.
Quelle joie!!
Rien ne procure de plus grande joie que cette certitude !!

Source : adapté du livre "au coeur de Pourim" d'Aryeh Pin'has Strickoff