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‘Hanoucca & ramener ceux qui se sont égarés spirituellement

+ 'Hanoucca & ramener ceux qui se sont égarés spirituellement :

-> Le Magen Avraham (Ora'h 'Haïm 670) écrit qu'il existe une coutume selon laquelle les enfants des personnes pauvres vont collecter des fonds de porte en porte pendant Hanoukka.

Le Sifté Tsadik écrit que lorsque le Magen Avraham fait référence aux enfants, cela peut être compris comme une référence à ceux qui sont "jeunes" dans le sens où ils ne possèdent pas beaucoup de mitsvot, parce qu'ils ont quitté le bon chemin. Ils sont pauvres dans le sens où ils manquent de sagesse pour faire ce qui est juste.

À l'occasion de Hanoucca, ils peuvent se présenter à la porte. Avec la mézouza d'un côté de la porte et la ménora ('Hanoukia) de l'autre, Hachem ouvre grand la porte pour ramener ceux qui se sont égarés.

Cette idée est illustrée par l'explication du 'Hidouché haRim sur les mots de la guémara (Shabbath 21a) selon lesquels les types de mèches et d'huile qui ne peuvent être utilisés pour Shabbath peuvent l'être pour Hanoucca. Il entend par là que même si certaines personnes ne peuvent être ramenées par la grande sainteté du Shabbath en raison de leur égarement, elles peuvent être ramenées par l'incroyable pouvoir de la lumière de 'Hanoucca.
C'est pourquoi 'Hanoucca est une période vraiment propice pour ramener ceux qui sont loin d'une vie de Torah (kirouv ré'hokim).

Don de la Torah – les anges tirent leur pouvoir de l’avoda des juifs

+ Don de la Torah - les anges tirent leur pouvoir de l'avoda des juifs :

-> Le rav Barou'h de Mézhibozh nous donne une idée de l'immense influence des Juifs dans les mondes Supérieurs :
Selon la guémara (Shabbath 88b) : "À chaque parole qui sortait de la bouche d'Hachem, le peuple juif reculait de peur de 12 mil, et les anges l'aidaient à retourner vers la montagne (de Sinaï), comme il est dit : "Les armées des anges yidodoun, ne lisez pas le mot comme yidodoun, mais plutôt yédadoun", ils les aidaient à marcher."

Et rav de Mézhibozh s'écria : Comment les anges osent-ils toucher les corps sacrés du peuple juif?
Il répondit : la sainteté des anges provient de ce qu'ils s'alimentent en énergie des juifs. Ainsi au moment du don de la Torah, lorsque les juifs reculèrent (leur âme les quittant entendant les Commandements d'Hachem), les anges perdirent leur pouvoir, c'est pourquoi ils aidèrent les juifs à revenir à leur niveau antérieur, afin que les anges puissent recevoir leurs pouvoirs d'eux.
[en un sens, lorsque nous accomplissons une mitsva, nous donnons de la force à Hachem Lui-même, comme nous disons dans nos prières du matin : "Donnez de la force à Hachem" (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,3). A plus forte raison, les créatures célestes sont dépendants et alimentés par les juifs.
Au don de la Torah, non seulement Hachem s'est dévoilé pleinement à nous (avec Son amour pour nous), mais on a pu prendre conscience d'à quel point chaque juif importe les mondes Supérieurs, dont les anges. ]

Quand on réalise à quel point les anges d'en-Haut dépendent de nos actions, toute notre attitude change ; on court avec enthousiasme accomplir les mitsvot d'Hachem de la manière la plus parfaite possible.

[dvar Torah du rav David Abou'hatséra ]

Kislev – Le mois du bita’hon

+ Kislev - Le mois du bita'hon :

-> Le mois de Kislev est une période où l'on peut s'améliorer dans la mida du bita'hon en Hachem.

Le rav Tsadok de Lublin (Pri Tsadik - Roch 'Hodech Kislev - ot 2) écrit que le nom "Kislev" vient du verset : "Si je mets mon espoir (kisli - כִּסְלִי) dans l'or" (Iyov 31,24), ainsi que dans : "Car Hachem sera votre confiance (kislé'ha - כִסְלֶךָ)" (Michlé 3,26).
Dans les deux cas, le mot signifie confiance ; ainsi, "Kislev" signifie avoir du bita'hon. Cela indique que le mois de Kislev est une période où nous devons travailler à améliorer notre bita'hon.

Il ajoute que le Arizal a dit que les 12 mois sont symboliques avec les 12 tribus (Shévatim) dans l'ordre dans lequel elles ont campé. Le mois de Kislev symbolise Binyamin, au sujet duquel il est dit : "Le bien-aimé d'Hachem habitera en sécurité (avec bita'hon)" (Vézot haBéra'ha 33,12).
Il est la tribu qui représente le bita'hon.

C'est au cours de ce mois que s'est produit le miracle de 'Hanoucca (la fête commence el 25 Kislev). Il s'agit d'un miracle surnaturel, contrairement au miracle de Pourim qui était plus proche d'un événement "naturel".
Le miracle de Hanoucca n'était pas du tout naturel. Quelques hommes ont gagné une guerre contre une immense armée. Leur arme était leur bita'hon, leur confiance en Hachem.

Rabbénou Saadya Gaon dit qu'il y a 2 types de téchouva :
1°/ les remords pour le passé ;
2°/ la téchouva des tsadikim, qui signifie faire téchouva pour ne pas avoir fait une avodat Hachem hier comme on le fait aujourd'hui. En effet, chaque jour, une personne est censée se rapprocher d'Hachem, et par conséquent, chaque jour, son avodat Hachem doit être meilleur que le jour précédent.
Même une personne sainte doit faire téchouva, chaque personne, à son niveau, doit chercher à se rapprocher d'Hachem (qui est infini).

‘Hanoucca – Pourquoi pas un festin comme à Pourim?

+ 'Hanoucca - Pourquoi pas un festin comme à Pourim?

-> Nous récitons que les 8 jours de 'Hanoucca ont été établis "léhodot oul'allel" (pour Le louer et Le glorifier).
Le rav Henoch d'Alexander demande pourquoi la fête de 'Hanoucca a été instituée comme une période de louanges et de glorification d'Hachem, alors que Pourim a été instituée comme une période de festins et de réjouissances.

Il répond qu'à Pourim commémore la façon dont nous avons été sauvés d'un décret de destruction physique. Étant donné que ce décret s'appliquait à tous les juifs de la même manière, nous commémorons le salut par des festins et des réjouissances, ce qui est également possible pour tous les juifs.
[on se réjouit avec de physique (ex: nourriture), à l'image de notre sauvetage physique. ]

À 'Hanoucca, en revanche, nous commémorons la façon dont nous avons été sauvés d'un décret de destruction spirituelle. Ce décret ne s'applique pas de la même manière à tous les juifs, car il concerne chaque individu à son propre niveau de spiritualité.
C'est pourquoi nous célébrons avec le hallel et la hodaa (louange, remerciement à Hachem), ce qui est fait par chaque individu à son niveau.

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-> Le 'Hidouché haRim répond à la question ci-dessus en disant que 'Hanoucca a été établi comme un moment pour le Hallel et la hodaa parce que c'est la principale force du peuple juif.
Plus une personne déploie d'énergie pour louer et glorifier Hachem, plus elle peut influencer tous ceux qui l'entourent à louer Hachem également.

[Pourim renvoie à notre sauvetage d'une destruction physique, et 'Hanoucca a un sauvetage d'ordre spirituel.
A 'Hanoucca, on met en avant le message que chaque action spirituelle a un impact sur tous les juifs.
En effet, chacune de nos louanges et remerciements à Hachem, peut allumer le coeur d'autre juif ailleurs dans le monde, l'influençant à louer également Hachem (effet domino garanti!).]

Les Cohanim ont gardé le secret de ‘Hanoucca

+ Les Cohanim ont gardé le secret de 'Hanoucca (selon le Yisma'h Moché) :

-> Le rav de Satmar (dans son Divré Yoel - 'helek 2 - ot 129) écrit que même si la guémara dit que 'Hanoucca n'a été établie comme fête que l'année suivant le miracle, les Cohanim avaient déjà accompli la mitsva des bougies de 'Hanoucca cette même année lorsque le miracle s'est produit.

Il s'appuie pour cela sur les paroles de son ancêtre, le Yisma'h Moché (paracha Térouma).
Le Yisma'h Moché cite le verset : "Mordé'haï savait tout ce qui s'était passé" (Esther 4,1), et explique que Mordé'haï était l'un des chefs de la Torah de la génération et qu'il savait à l'avance tout ce qui allait se passer, y compris le décret et les miracles. Il connaissait l'intégralité de la Méguilat Esther, telle qu'elle lui avait été transmise depuis le Sinaï, et l'incertitude et l'inquiétude ne provenaient que du reste de la nation.

Il en va de même pour 'Hanoucca. Les Cohanim savaient à l'avance tout ce qui allait se passer.
Ils avaient une tradition à ce sujet depuis Aharon haCohen. En fait, ils ont gardé les mitsvot de 'Hanoucca en privé pendant toutes les générations, même avant que les miracles de 'Hanoucca n'aient lieu.
Ils l'ont toutefois gardée cachée jusqu'à ce que l'histoire de 'Hanoucca se produise réellement.
Lorsqu'ils virent que le miracle de la fiole d'huile s'était enfin produit, ils comprirent que le temps était venu pour tous de faire savoir ce qu'ils avaient toujours su. C'est pourquoi, bien qu'ils n'aient institué la fête que l'année suivante, ils l'avaient toujours célébrée en privé, et cette année-là, ils l'ont célébrée en public.
Pour la première fois, ils ont allumé les bougies en plein air afin de faire connaître les miracles, ce qui est le but principal de la mitsva.

Nous pouvons utiliser cette idée pour expliquer les mots que nous récitons : "Allumer les bougies (nérot) dans la cour sainte". Nous pouvons dire que cela ne fait pas référence aux bougies de la Ménora dans le Temple.
Ils étaient retournés au Temple et avaient recommencé toutes les différentes parties de la avoda. Par conséquent, il est évident qu'ils ont rallumé la Ménora, et il n'y a aucune raison de mentionner spécifiquement qu'ils ont fait cette partie de la avoda.
En réalité, il s'agit plutôt des boguies de 'Hanoucca, qui ont été allumées en public, "dans la cour", pour la première fois.

Lorsqu'une personne se rend compte qu'elle a fauté et qu'elle demande à Hachem de lui pardonner, elle est consciente de sa propre infériorité.
Cette prise de conscience lui sert d'avocat défenseur devant Hachem.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Roch Hachana ]

Même si une personne se rend à la synagogue à l'entrée de Kippour, si son ami l'arrête et lui demande de marcher avec lui afin qu'il puisse décharger son cœur de quelque chose qui le tracasse, la personne doit accepter et y aller.

L'objectif de Yom Kippour est la téchouva et l'accomplissement de la mitsva de "tu aimeras ton prochain comme toi-même" (véaavta léréa'ha kamkha), qui est un klal gadol baTorah, est un mérite extraordinaire et aidera à réparer toutes les fois où, au cours de l'année, nous avons ignoré les gens au lieu de les aider.
En ce moment, nous avons besoin de tous les mérites possibles.
[rav Yé'hezkel de Kouzmir]

"C'est dans l'exil que le peuple juif a les plus grandes opportunités de croissance spirituelle".
[Sfat Emet - Vaéra 5646]

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-> Le Ram'hal (Daat Tévounot 40), le Kli Yakar (Béréchit 30,1) et le rav Shamshon Raphael Hirsch (Béréchit 2,17) font tous écho au thème selon lequel, puisque l'exil apporte la kappara (l'expiation de nos fautes), nous devrions être reconnaissants pour cette opportunité d'obtenir le pardon et de grandir positivement.

=> L'exil renvoie à une période de difficulté/obscurité spirituelle, ainsi la souffrance afférente génère une expiation de nos fautes et de grandes opportunités de croissances spirituelles.

Chémini Atséret est un jour d'amour intense entre Hachem et le peuple juif, où nous sommes si proches d'Hachem, que toute demande faite ce jour-là sera exaucée.
[ rav 'Haïm Palaggi - Moéd léKol 'Haï - siman 25]

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-> Le midrach (Yalkout Chimoni - paracha Pin'has) décrit la fête de Chémini Atsérét en citant le verset : "Le Roi m'a amené dans Ses chambres privées ; nous exulterons et nous nous réjouirons avec Toi" (Chir haChirim 1,4). Ce jour-là, Hachem nous fait entrer dans Ses appartements privés (du palais Royal) et veut que nous soyons simplement avec Lui et que nous nous réjouissions.
C'est pourquoi il n'y a pas d'autres mitsvot le jour de Chémini Atséret, pas de loulav ni d'etrog, pas de soucca. Il n'y a que nous et Hachem.
[aucune autre nation au monde n'a le droit à une telle proximité (d'être seuls dans les endroits privés du Roi des rois!), aucune autre nation n'a le droit à un tel amour d'Hachem.
On peut prendre un petit moment, en s'imaginant les non-juifs vivant une journée comme une autre, tandis qu'on a l'immense chance d'être juif(ve), d'être dans la Vérité du monde, de bénéficier d'une relation épanouissante avec papa Hachem. ]