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"Quiconque n'observe pas volontairement le Shabbat pendant qu'il est [sur terre], l'observera ici [après sa mort] contre son gré"
[midrach Béréhit raba 11,10 ]

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-> "Tous ceux qui profanent de manière flagrante le Shabbat et les fêtes, sans aucun égard pour l'honneur de leur Créateur, tout comme ils n'ont pas observé le Shabbat dans ce monde, ils ne l'observeront pas dans le monde futur et ils n'auront pas de paix dans le Guéhinam.
Rabbi Yehudah dit : Ils observent le Shabbat contre leur gré."
[Tikouné Zohar - vol.2,150b ]

Le Shabbath agit pour notre guérison

+ Le Shabbath agit pour notre guérison :

-> "Celui qui qui rend visite à un malade le Shabbath doit lui dire : "Shabbath hi miliz'ok ouréfoua kérova lavo" (à Shabbath, on s'abstient de s'épancher en suppliques, et la guérison est proche).
Rabbi Méir dit : il (le Shabbat) est en mesure d’attirer la miséricorde". [guémara Shabbath 12a ]

-> Rachi explique : "[Le Shabbat] est en mesure d’attirer la miséricorde si vous le respectez en vous abstenant de vous mettre en peine."

-> Le Chem MiChmouel (Chéla'h 5677) écrit à ce sujet :
"J’ai entendu au nom de mon père (le Avné Nézer) que cette conduite est valable pour n’importe quel domaine. Même celui qui a un malade chez lui, s’il est en mesure de se retenir et de ne pas se mettre du tout en peine (à Shabbat) et de ne pas penser à son malheur, il est certain que cela provoquera sa guérison."

-> Le rav Its'hak Pra'hi (dans son Matok MiDvach) écrit :
"De nos propres yeux, nous avons vu des gens qui étaient accablés par un malheur, jusqu’à l’entrée de Shabbat. Et durant le Shabbat lui-même, ils détachaient leur esprit de ce qui les tourmentait et ressentaient la joie du Shabbat comme il se devait, sans y mêler aucune anxiété ni tristesse à cause de leur malheur. Alors, ils méritèrent que leur tourment se transforme en joie et que leur délivrance se manifeste miraculeusement."

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-> b'h, voir : Honorer le Shabbath, permet de payer moins de frais médicaux : https://todahm.com/2025/06/04/honorer-le-shabbath-permet-de-payer-moins-de-frais-medicaux

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-> "Le Shabbath, on n’implore pas mais la guérison est proche". Rabbi Méir dit : "Le Shabbath a le pouvoir de t’amener la miséricorde" [Shabbath 12a ]

-> L’Admour de Zanz dit que cela signifie que le jour du Shabbath produit le même effet que la prière et les implorations. La sainteté du Shabbath a la capacité d'amener le rétablissement d'un malade.

-> Le Méor Enayim demande : Pourquoi est-ce qu'on n'implore pas durant Shabbath?
Car notre besoin d'implorer réside dans le fait que nous nous sommes séparés d'Hachem (D. souhaite alors que nous crions de tout cœur vers Lui, afin de revenir au plus proche de Lui).
Or le fait d'observer le Shabbath a le pouvoir de nous amener très proche de D., faisant que le rétablissement est à portée de main.

-> Le Méoré Ohr rapporte l'explication suivante :
Selon le midrach, Hachem a déclaré que le Shabbath et le peuple juif sont mariés l'un à l'autre : le Shabbath étant le mari et Israël la femme.
La michna (Kétoubot 51a) dit que si une femme subit une blessure, son mari a l'obligation de lui fournir les traitements médicaux.
Ainsi, le Shabbath, dans le cadre de ses obligations en tant que mari, se doit de guérir les malades d'Israël.

-> "Shabbath hi milize’oq ouréfoua quérova lavo"
Rabbi Hillel de Paritz d'expliquer : Si le Shabbath ne se lamente pas (par le fait qu'on l'observe correctement - Shabbath hi miliz'ok), alors la guérison est proche (réfoua kérova lavo).

La bénédiction du Shabbath

+ La bénédiction du Shabbath :

"Souviens-toi du jour du Shabbat pour le sanctifier ; six jours tu travailleras et tu accompliras tout ton labeur, et le septième jour sera un Shabbat en l’honneur d’Hachem ton D. ; car six jours, Hachem fit les cieux et la Terre, la mer, et tout ce qu’ils contiennent, et Il se reposa le septième jour ; c’est pourquoi Hachem bénit le septième jour et le sanctifia" (Yitro 20,8-11)

-> L’Admour d'Ozerov fait remarquer que le terme employé pour exprimer qu’Hachem se reposa est וינח (vayana'h - litt. "Il a fait se reposer"] et non le terme exact ונח (véna'h - "Il se reposa"), ce qui suggère ici qu’Hachem fit se reposer autrui.

Pour expliquer cet emploi apparemment incorrect grammaticalement, il rapporte ce qu’écrit le kabbaliste rabbénou Yossef Gikatilla (dans son Chaaré Ora - chaar 2) :
"Lorsqu’un homme respecte le Shabbat suivant ses lois, il devient un siège et un char pour Hachem, c’est pourquoi le Shabbat est appelé מנוחה (ménou'ha - "repos") qui se rapporte à נח (na'h - "poser" [lanou'ah]) car le Nom d'Hachem se pose sur cet homme et réside sur lui comme un Roi sur son Trône."

D’après cela, l'Admour d'Ozerov écrit qu'on peut expliquer pourquoi le verset emploie le terme וינח (vayana'h ) et non pas נח :
"L’intention est que [ceux qui respectent le Shabbat] entraînent qu'Hachem fasse reposer son grand Nom béni sur ceux qui respectent le Shabbat suivant ses lois, et c’est le sens des paroles du chantre (dans le chant de Shabbat "Barou'h E-l Elione") : "Heureux sont les gens intègres s’il est respecté (le Shabbat), une couronne de diamants Il fera sur leur tête, le Rocher des mondes (Hachem) sur eux Il fera reposer son esprit" (ואשרי לתמימים אם יהיה נצור כתר הלומים על ראשם יצור צור עולמים בם נחה).
Car si le Shabbat est respecté et gardé comme il se doit, alors ils seront heureux, les gens intègres qui le respectent, car Hachem formera une couronne de diamants sur leur tête en faisant reposer son Esprit sur eux, et ils mériteront ainsi d’être (si on peut s’exprimer de cette manière) un char pour la présence Divine."

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-> Le Zohar pose, à propos du verset : "C’est pourquoi Hachem bénit le septième jour et le sanctifia" (Yitro 20,10), la question suivante : "Quelle bénédiction y a-t-il le Shabbat puisque la manne ne tombait pas le septième jour?"
Le Zohar y répond ainsi : "C’est comme cela qu’il faut comprendre : toutes les bénédictions d’En-Haut et d’ici-bas dépendent du septième jour, et c’est pourquoi la manne ne tombait pas en ce jour, car tous les six jours puisent leur bénédiction de ce jour-là."

-> Le Ohr ha'Haïm hakadoch fait remarquer que dans le verset, il n’est pas écrit : "en six jours, Hachem fit les cieux et la Terre", mais "six jours, Hachem fit les cieux et la Terre" et il en demande la raison :
"C’est une allusion au fait qu'Hachem ne créa le monde que pour six jours, et chaque Shabbat, la création se renouvelle grâce au Shabbat pour six nouveaux jours".
Il s’étend ensuite sur le passage "vayé'houlou" de la Torah (Béréchit 2,3) en disant que s’il se passait ne fût-ce qu’un Shabbat qui ne serait observé par aucun juif, le monde serait annulé et reviendrait au néant.

Il explique par cela l’enseignement de la guémara (Shabbat 119b) : "Celui qui récite le soir de Shabbat la prière de "vayé'houlou" (le kidouch) la Torah lui compte comme s’il était associé dans la création du monde."
A priori, comment comprendre, en effet, que l’on puisse être associé dans l'œuvre de la création alors que le monde a déjà été créé (en apparence depuis des milliers d'années!)?
C’est qu’en fait, grâce au respect du Shabbat et à la récitation du "vayé'houlou", la force est donnée au monde de se renouveler et l’homme devient réellement l’associé dans cette création.
La règle est, dès lors, celle qui régit toute association : selon sa part d’investissement dans l’association, l’associé recevra les bénéfices. Il en est de même pour le Shabbat : selon la manière dont on s’investit dans le Shabbat et dans le respect de sa sainteté, on recevra les bénéfices promis par celui-ci.

-> On raconte que lorsque l’on mentionnait des noms de personnes nécessitant une guérison devant le rav Itzikel de Pshevorsk, si l’une d’elles devait subir une opération, il recommandait que l’on vienne lui en parler après Shabbat. Cela se comprend selon l’enseignement du Or ha'Haïm mentionné plus haut, puisqu’après Shabbat, le monde est créé de nouveau.

=> Ainsi, le Shabbat est la source de la bénédiction. Il est comme une fontaine dont émanent toutes les bonnes influences spirituelles comme matérielles dans tous les mondes supérieurs et inférieurs.

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-> Le jour du Shabbath est appelé "jour de joie" (Sifrei - Béaaloté'ha), "jour de repos" (dans la prière) , "un goût du monde à Venir (olam aba)" (Mékhilta - Ki Tissa) , "la source des bénédictions" (Zohar II 88a), "le jour de l'âme" (Zohar 205a) et "le jour où les mondes s'élèvent [spirituellement]" (rav Avraham Kluger - Yi'houd haShabbath).

Le Shabbath

+ Le Shabbath :

-> Le fait que nous lisions 5 montées de la Torah] le jour de Yom Tov nous informe que Yom Tov est plus sacré que Roch 'Hodech, où nous ne lisons que 4 montées (aliyot).
De même, le jour de Yom Kippour, nous lisons 6 montées, ce qui nous indique qu'il est plus sacré que Yom Tov. Et le jour du Shabbat, nous en lisons sept, ce qui nous indique qu'il est plus sacré que tous les autres, car il est le chef (à la tête) de tous les jours de fête (yom tov), et [celui qui le viole] intentionnellement est passible de lapidation.
[Lévouch 423:1 ]

-> Le Shabbat est si grand qu'il équivaut à toutes les mitsvot de la Torah.
Hachem dit à Israël : "Si vous méritez de préserver le Shabbat, je considérerai que vous avez préservé toutes les mitsvot de la Torah.
Si vous le profanez, je considérerai que vous avez profané toutes les mitsvot."
[midrach - Chémot rabba 25,12 ]

-> "Shabbath équivaut à toutes les mitsvot de la Torah. "
[guémara Yérouchalmi Nédarim 3,9 ]

-> "Et tu le sauras aujourd'hui et tu le graveras dans ton cœur" (Vaét'hanan 4,39).
Cela peut s'expliquer selon le midrash (Chémot rabba 25,12), qui dit que le Shabbat équivaut à toute la Torah. Le yétser ara vient vers une personne et lui dit : "Tu es incapable de commencer à accomplir toute la Torah".
De même, pour une personne qui a commis une grande faute, le yétser ara l'éloigne [d'Hachem] en lui disant : "Tu ne peux pas rectifier les fautes que tu as commises!"
À cela, Moché répondit : "Et tu sauras aujourd'hui", en référence au Shabbat, comme il est écrit : "Car c'est aujourd'hui le Shabbat" (Béchala'h 16,25).
Prêtez-lui attention [au Shabbat] et grâce à lui, vous corrigerez votre cœur, car il équivaut à toute la Torah.
Cette déclaration de Moché contredit les deux affirmations [du yétser ara] et renforce le concept selon lequel on peut à la fois rectifier ce qui a déjà été fait et s'efforcer d'atteindre la plénitude de son âme, car observer le Shabbat équivaut à respecter les 613 mitsvot.
[Ohr ha'Haïm haKadoch - Vaét'hanan 4,39 ]

-> Jérusalem n'a été détruite que parce qu'ils ont profané le Shabbat.
[guémara Shabbat 119b ]

-> Honorer le Shabbat vaut mieux que mille jeûnes.
[midrach Tan'houma - Béréchit 3 ]

-> Le Shabbat, il n'y a pas de souffrance. Un seul instant du Shabbat peut accomplir plus que tous les autres moments. Le plaisir du Shabbat apporte un héritage sans limites.
['Hatam Sofer - drachot - partie1, p.36 ]

Le Sfat Emet (Vayétsé 5653) écrit que si l'on nie sa souffrance le jour du Shabbat afin de profiter pleinement de cette journée, Hachem annulera entièrement nos souffrances.

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-> Pourquoi est-il approprié de dire qu'un non-juif qui observe le Shabbat est passible de mort?
Rabbi 'Hiya bar Abba dit au nom de Rabbi Yo'hanan : la coutume du monde veut que si un roi et une matrone s'assoient et conversent ensemble, quiconque les dérange est passible de mort.
De même, le Shabbat est entre Israël et Hachem, comme il est dit : "Entre moi et les Bné Israël" (béni oubèn Bné Israël - Ki Tissa 31,17).
Par conséquent, tout non-juif qui vient nous interrompre est passible de mort.
[midrach - Dévarim rabba 1,21 ]

-> Le Shabbat est un signe entre nous et Hachem. C'est le jour d'Hachem.
Personne ne devrait s'assimiler à Hachem [et se joindre à Son jour de repos] sans que Hcshem ne le désire [spécifiquement].
Par conséquent, un non-juif qui observe le Shabbat est passible de mort, car il ne devrait pas utiliser le sceptre du roi.
['Hatam Sofer drachot - p.86 - bé'ha ]

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-> Tous ceux qui accomplissent [l'obligation de manger] trois repas le jour du Shabbat (les 3 séoudot) seront sauvés de trois tragédies : les douleurs de l'enfantement du machia'h, le jugement du Géhinam et la guerre de Gog et Magog.
Tous ceux qui prennent plaisir à Shabbath reçoivent un héritage sans limites ... [et] sont sauvés de la servitude de l'exil.
Tous ceux qui prennent plaisir à Shabbat voient leurs désirs les plus chers exaucés.
Quiconque respecte le Shabbat selon la halakha, même s'il est idolâtre comme ceux de la génération d'Enoch, est pardonné.

Rabbi Yossi dit : Que ma part soit avec ceux qui prennent trois repas le jour du Shabbat.
Rav Na'hman dit : Donne-moi [une bonne récompense], car j'ai respecté les trois repas le jour du Shabbat.
Quiconque prie à érev Shabbat et récite le "vayé'houlou" (kidouch) devient comme un partenaire d'Hachem dans la Création ...
Les deux anges de Service qui l'escortent posent leurs mains sur sa tête et lui disent : "Ton iniquité a disparu, et tes fautes ont été pardonnés" (Yéchayahou 6,7).
[guémara Shabbat 118a-119b ]

-> Outre les trois repas du Shabbat, celui qui participe au repas de Mélavé Malka après le Shabbat reçoit également une grande récompense.
Le rav David de Dinov (Tséma'h Tsédek) écrit que le Mélavé Malka génère d'énormes forces positives pour une personne, plus particulièrement dans le domaine financier.
Le rav 'Haïm Palagi écrit que quiconque mange le Mélavé Malka, même lorsque c'est difficile, se protège contre le besoin de prendre des médicaments amers.
Une histoire raconte (Tossefet Maassé Rav) que la femme du Gaon de Vilna s'était imposé un jeûne qui devait durer de la fin du Shabbat jusqu'au début du Shabbat suivant.
Immédiatement après Havala, elle s'est endormie. Lorsque le Gaon de Vilna a appris ce que faisait sa femme, il lui a envoyé un message : "Avec tout ce jeûne, tu n'as pas compensé la perte
d'un seul Mélavé Malka".

-> "Tous ceux qui prennent plaisir à Shabbath" :
Le Yocher Divré Emet écrit : "Le sentiment du Shabbat et du Yom Tov n'est pas le même pour tout le monde.
Pour une personne juste, le sentiment de plaisir est un attachement intellectuel à Hachem et une joie de la présence de Hachem, qui est un sentiment de joie sans limite.
Quelqu'un qui n'est pas à ce niveau ressentira néanmoins une joie matérielle, un élargissement du cœur, en mangeant et en buvant, cela aussi est sacré".

-> "devient comme un partenaire d'Hachem dans la Création" :
Le Anaf Yossef explique que lorsqu'Hachem a créé le monde, il ne l'a créé qu'avec le potentiel d'exister pendant six jours. Lorsqu'il a créé le Shabbat, il a insufflé au monde le potentiel de durer six jours supplémentaires.
Selon cela, lorsque nous témoignons au début du Shabbat, nous participons à la recréation de la semaine à venir.

Le Zohar (I,5b) enseigne que chaque Shabbat, lorsque la sainteté du Shabbat s'installe, Hachem nous tend la main pour nous aider à ressentir Sa présence impressionnante.
Le Shabbat, dans le domaine du temps, est la demeure d'Hachem, tout comme le Temple l'était dans le domaine de l'espace.

Chaque Shabbat, chaque juif devient un Cohen et nous sommes autorisés à entrer dans la sainteté tranquille du Temple du temps.
Tant que nous y sommes, nous avons la possibilité de nous accrocher à la Chékhina et de ressentir l'élévation et l'inspiration que la présence d'Hachem apporte dans nos vies.
[rav Tsadok haCohen - Pri Tsadik - Emor]

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-> La sainteté du Shabbat est comparable à celle du Temple : le Temple est [saint] dans l'espace, tandis que le Shabbat est [saint] dans le temps.
[rav Tzadok HaCohen - Pri Tsadik - Kédouchat Shabbath ]

=> lorsque rentre le Shabbath on doit s'imaginer rentrant dans le saint Temple de Jérusalem. Quel attitude y aurons-nous?

"Esther revêtit les atours royaux" (Esther 5,1).
Quand elle se présenta devant le roi A'hachvéroch et qu'il vit ses vêtements rayonnants à l'image de sa personne, elle lui apparut comme un ange de D., et il s'évanouit.
[Zohar 3,169b]

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-> "Lorsque le roi aperçut la reine Esther" (Esther 5,2).
A'hachvéroch était devenu temporairement aveugle, mais lorsqu'il la vit, il recouvra la vue (Yalkout Shimoni - Esther 1056).

Pessa’h = tout est un séder bien ordonné par D.

-> Le Maharal explique que la raison pour laquelle on appelle le soir de Pessa'h un "Séder" est que les miracles et les prodiges qu'Hachem a accomplis lorsqu’Il nous a délivrés d’Egypte l’ont tous été selon un "Séder" (ordre) bien précis.
De même, les miracles qu’Il accomplira pour nous à l’avenir le seront tous selon une Providence divine exacte. Ils ne se produiront pas de manière naturelle. Tous les miracles se produiront exactement de la manière dont Hachem aura choisi qu’ils se produisent.

[d'où la nécessité de compter à 100% sur Hachem, car il n'y a pas de place au hasard, à l'imprévu (rien ne pouvant se passer, ou bien exister un seul instant, sans un décret du Ciel). ]

Sortir chaque jour d’Egypte

Nos Sages nous disent que c’est une mitsva de considérer notre vie comme si nous étions sortis d’Égypte chaque jour. Comment faire cela?
Beaucoup d’entre nous souffrent tellement qu’il semble impossible de créer réellement dans nos cœurs le sentiment de la sortie d'Egypte.
Cependant, nous devons croire que cette mitsva est tout à fait à notre portée. Tout ce que nous avons à faire, c’est de prendre un peu de temps chaque jour pour nous rendre dans un endroit calme, de préférence dans la nature, et remercier Hachem avec nos propres mots pour toutes Ses merveilles incroyables et les bénédictions qu’Il nous accorde.
En réalité, chacun d’entre nous est témoin d’incroyables délivrances à tout moment. Chaque jour, Hachem accomplit des miracles impressionnants pour nous faire sortir de notre "Égypte", mais "Pharaon" tente de nous empêcher de les reconnaître.
Ainsi, en exprimant notre gratitude à Hachem dans l’intimité chaque jour, nous prenons l’habitude de nous attacher à Sa compassion et d’échapper à la souffrance et à l’esclavage de ce monde.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Na'halot 4 ]

Quiconque récite la Haggadah avec joie, sans colère, sans paresse et sans la considérer comme un fardeau, alors la Chékhina déploie Ses ailes sur lui, le protégeant partout où il va, et il mérite des miracles.
[le Yessod Yossef ]

Savoir apprécier la nuit du Séder

+ Savoir apprécier la nuit du Séder :

-> Comme le suggère d’emblée la Haggadah, il est sage de commencer les préparatifs dès Roch 'Hodech (Nissan), afin de disposer de suffisamment de temps pour approfondir l’histoire de la sortie d’Égypte et les mitsvot que nous accomplissons en cette nuit. De cette manière, la grande lumière qui descend du Ciel la nuit du Seder reste concentrée, et n’est ni dispersée ni perdue.
Chaque année, la lumière de la sortie d'Egypte brille à nouveau sur le peuple juif, et il est important de s’y préparer à l’avance. En apprenant la signification profonde qui se cache derrière, nous attachons nos âmes à cette grande lumière de la manière la plus profonde.

Tout comme les Bné Israël ont été rassemblés et libérés d’Égypte en cette nuit il y a bien longtemps, de même les étincelles de sainteté qui ont été dispersées en exil sont rassemblées et élevées vers les plus hautes sphères chaque année, la nuit du Seder.
Les forces de rigueur sévère sont soumises, les enveloppes d’impureté sont balayées, et les âmes enchaînées dans les ténèbres sont libérées. Plutôt que d’être esclaves du Pharaon, nous devenons esclaves d'Hachem.
En acceptant sur nous le joug de la Royauté du Ciel, nous sommes libérés du joug de toutes nos épreuves et de tous nos malheurs.
[rabbi David 'Haï Abou'hatséra - introduction Haggada chel Pessa'h Milta 'Hadta ]

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+ Un moment au-delà de la normalité :

-> A Pessah, chaque juif, quel que soit son état spirituel, peut mériter de se rapprocher de notre Père céleste (Hachem). Tout au long de l’année, il existe un ordre de croissance spirituelle, selon lequel une personne doit d’abord se purifier de ses mauvaises actions avant de pouvoir s’élever dans la sainteté, comme le suggère le verset : "Détourne-toi du mal et [ensuite] fais le bien" (Téhilim 34,15).
Dans la Béraïta de Rabbi Pin'has ben Yair (sur laquelle se fonde le Messillat Yécharim du Ram'hal), nous trouvons un ordre d’ascension très clair, dans lequel nous gravissons échelon après échelon l’échelle du service de Hachem, jusqu’à ce que nous parvenions enfin à un état de sainteté.

Mais lors de la nuit du Seder, ces règles ne s’appliquent pas. Même si une personne ne s’est pas encore purifiée, elle peut tout de même mériter un flux de sainteté venant du Ciel.
On trouve un indice à ce sujet dans l’ordre du Séder, Kadech-Ourchatz. Nous pouvons nous sanctifier (Kadech), avant même de nous laver (Ourchatz) de nos impuretés.
Nous devenons comme les anges, qui sont intrinsèquement saints et n’ont besoin d’aucune préparation pour atteindre leur sainteté.
[rabbi David 'Haï Abou'hatséra - Haggada chel Pessa'h Milta 'Hadta ]

-> Comme l'explique le Béer Mayim 'Haïm (Yitro 19,1) :
"C'est pourquoi nous disons lors du Séder de Pessah par : "Kadech-Ourchatz", pour indiquer que ce jour est fondamentalement différent de tous les autres jours. Normalement, lorsqu’une personne cherche à atteindre la sainteté, elle doit d’abord se laver et se purifier, et ce n’est qu’alors que la sainteté peut reposer sur elle, comme il est écrit : "Détourne-toi du mal et fais le bien" (Téhilim 34,15).
Mais lors de la nuit du Seder, la sainteté précède la purification. Nous proclamons les louanges de cette nuit, c’est-à-dire Kadech-Ourchatz, d’abord la sainteté, puis le lavage (pour purifier)."

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+ Toutes les portes sont ouvertes :

-> Telle est la leçon du "fils qui ne sait pas comment demander" (lo yodéa lich'ol), pour lequel il nous est dit : "tu dois lui ouvrir". Cela fait référence à une personne qui trouve tout si sombre et si confus qu’elle ne sait même pas comment demander de l’aide. Elle erre, perdue, en dehors des frontières de la sainteté, et ne sait pas vers où se tourner.
Pour lui, la Haggadah conseille : "Vous devez lui ouvrir" = rappelez lui que cette nuit-là, Hachem nous a ouvert les portes de l’esclavage et nous a rapprochés de Lui avec la plus grande affection.
"Je vous ai portés sur les ailes des aigles et je vous ai amenés vers Moi" (Yitro 19,4) en référence aux ailes des anges.
Dans Son amour pour nous, Hachem nous a élevés au-dessus du niveau des anges. Et tout cela alors même que nous n’avions pas les mérites pour en être dignes.

Et il en a toujours été ainsi à travers les générations. Où qu’un juif se trouve, quelle que soit la profondeur (spirituelle) dans laquelle il puisse sombrer, Hachem est toujours là pour lui, pour le porter sur les ailes des aigles et le ramener.
Cette reconnaissance est la porte de la sainteté, que nous devons ouvrir pour le "fils qui ne sait pas comment demander", afin qu’il puisse lui aussi mériter toutes les bénédictions saintes qui descendent en cette nuit.
[une force du yétser ara est de nous faire douter, de nous faire croire que nous ne sommes pas si importants, aimés, par Hachem (ex: t'as vu tes actes!). A Pessa'h nous devons fermer la bouche à de telles paroles, et nous renforcer dans la réalité de notre relation avec papa Hachem. ]
[rabbi David 'Haï Abou'hatséra - Haggada chel Pessa'h Milta 'Hadta ]

-> Le Imrot Téhorot citant le rabbi Barou'h de Mézhibouzh (Likouté Maamarim) :
"Lorsque Hachem vit les Bné Israël enfoncés dans les profondeurs de la klipa en Egypte, dans Sa grande miséricorde et Sa bonté, Il n’attendit pas qu’ils provoquent un réveil d'en bas. Au contraire, Il bondit en avant (passa'h) pour leur ouvrir une brèche (pessa'h). Tout comme Il a délivrés nos ancêtres, ainsi Il nous délivrera d’un rachat éternel, bientôt et de nos jours, Amen."

-> Le rabbi Yaakov Abou'hatséra (Bigdé Hasrad) commente le verset : "Je vous ai portés sur les ailes des aigles" (Yitro 19,4).
Il explique que les "aigles" dans ce verset font référence aux anges, comme le Zohar (Chémot 4b) le commente à propos du verset : "Les Bné Israël partirent de Ramsès, dans la direction de Souccot ; environ 600 000 voyageurs à pied" (Bo 12,37).
Pourquoi le verset dit-il : "environ 600 000" ? Pourquoi ne pas être précis sur le nombre?
En réalité, cela ne fait pas référence aux Bné Israël. Cela fait référence aux anges.

Il écrit :
"Lorsque les Bné Israël descendirent en Égypte, les anges descendirent avec eux. Et lorsque les Bné Israël sortirent d’Égypte, tout comme 600 000 juifs sortirent, 600 000 anges sortirent avec eux.
Ces anges formaient le Camp de la Chékhina (présence Divine), qui servait à enseigner aux BnéIsraël qu’ils étaient eux aussi devenus le camp de la Chékhina, tout comme les anges.

De plus, lorsque nous réfléchissons à ce sujet, nous voyons que les Bné Israël sont encore plus grands que les anges, puisque les anges ont été contraints de descendre et de souffrir en Égypte pour eux. C’est là le sens du verset : "Je vous ai portés sur les ailes des aigles" : en référence aux anges, qui ont des ailes semblables à celles des aigles. Ils étaient avec vous en Egypte, et de là, vous devriez prendre conscience de votre propre grandeur, et reconnaître que Je vous ai fait devenir un camp de la Chékhina, tout comme les anges.

On peut comprendre ce verset comme assimilant la grandeur des Bné Israël à celle des anges, mais on peut aussi l’interpréter comme signifiant que les Bné Israël sont "sur les ailes des aigles", c’est-à-dire au-dessus d’eux, comme le montre le fait que les anges ont dû descendre en Égypte pour souffrir avec les Bné Israël.

La suite du verset, "Et je vous ai amenés vers Moi", peut être comprise comme une analogie avec une personne qui rend visite à un ami cher avec lequel elle aime passer du temps. C’est ainsi que Hachem est apparu devant les Bné Israël, face à face, révélant Sa gloire et Sa grandeur.
Tout cela avait pour but de leur montrer qu’Il avait éliminé les klipot qui les séparaient de Lui. Ces klipot n’avaient plus aucun pouvoir sur eux."

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+ Pessa'h - Un éveil venu d’en-Haut :

-> La source des opportunités spéciales offertes cette nuit-là (du Séder) provient de la sortie d’Égypte, qui a elle-même transcendé l’ordre normal des événements. Sans attendre que nous fassions nos preuves, Hachem nous a bénis d’un "éveil venu d’en-Haut".
Le verset dit : "Quand Israël sortit d’Égypte ... Yéhouda devint Son saint" (Téhilim 114,1).
Dès que nous avons quitté l’Égypte, nous avons été immédiatement sanctifiés en tant que saints de Hachem. Nous avons été propulsés vers les plus hautes sphères, sans aucune préparation de pureté de notre part.

Cela est devenu un précédent pour les générations à venir. Le même réveil se produit chaque année lors de la nuit du Séder, même sans préparation suffisante de notre part.
C’est pour cette raison que l’ordre de la nuit est Kadech puis Ourchatz. Nous pouvons nous sanctifier (Kadech), avant même de nous être lavés (Ourchatz). Cette nuit-là, nous pouvons compter sur Hachem pour nous aider à nous transformer d’un extrême à l’autre.
[rabbi David 'Haï Abou'hatséra - Haggada chel Pessa'h Milta 'Hadta ]

-> Le Pri Eitz 'Haïm (Shaar 'Hag Hamatsot - chap.1) écrit que pendant le reste de l’année, la croissance spirituelle se fait lentement, pas à pas : vient d’abord une phase de petitesse (spirituelle), puis une phase de croissance, suivie d’une autre période de petitesse, et ce n’est qu’ensuite qu’un niveau supérieur de grandeur apparaît.
Mais à Pessa'h, tout se passe d’un seul coup. En un seul instant, toute la transformation spirituelle est activée.
C’est là le sens du verset : "Car vous êtes partis en hâte", pour briser le pouvoir de l’impureté. Cela est propre à Pessa'h, car le reste de l’année, la croissance (spirituelle) ne peut se faire que par étapes.

-> Les Bné Israël ne méritaient pas vraiment d’être délivrés à cette époque en Egypte. Nos Sages nous rapportent (Chémot rabba 21,7) que Satan s’était opposé à l'ouverture de la mer en déclarant : "Ceux-ci [les enfants d’Israël] sont des idolâtres, tout comme ceux-là [les égyptiens]".
De plus, la grande lumière spirituelle qui s’est soudainement répandue sur eux n’est pas le fruit d’un processus naturel et progressif, mais d’un élan soudain et puissant.

En effet, si les Bné Israël étaient restés en Égypte ne serait-ce qu’un instant de plus, ils seraient tombés dans la 50e porte de l’impureté, au-delà de laquelle il n’y a pas de retour. Mais dans Sa bonté infinie et Son amour profond pour Israël, et afin d’accomplir Sa promesse aux Avot (Patriarches), Hachem a fait briller une lumière rapide, soudaine et puissante sur la racine même de leurs âmes pour les arracher de l’emprise écrasante de la klipah.
[Voir également le Sidouro shel Shabbath 1:7:2, qui enseigne de même. ]