-> Selon le 'Hida (Haggada Marbé léSapèr), le chant du 'Had Gadya est "yessoudato béar'ré kodéch" , il est fondé dans la sainteté.
Il réprimande quiconque ne respecte pas ce piyout, et le 'Hida va jusqu'à déclarer qu'il convient que quiconque le ridiculise soit placé en 'hérem (excommunication).
Catégorie : Fêtes
Se réjouir à Shabbath
-> En observant le Shabbat avec joie, nous proclamons qu'Hachem a créé le monde ; Il a créé le monde en six jours et s’est reposé le septième.
Enoch et d’autres croyaient qu'Hachem avait créé le monde avec un but et une raison, puis qu’Il avait confié la gestion du monde aux constellations.
En quoi l’observance du Shabbat avec joie réfute-t-elle la position d’Enoch?
Il nous a été demandé de nous réjouir le jour du Shabbat, et de nombreuses raisons ont été avancées.
L’une d’elles est que la planète Shabtaï (Saturne) exerce une influence sur le Shabbat, suscitant des sentiments de mélancolie et de tristesse.
C'est pourquoi il nous est commandé de nous réjouir et d'être heureux le Shabbat afin de montrer que Shabtaï ne dirige pas le monde. Au contraire, Hachem recrée et dirige constamment le monde.
Ainsi, lorsque nous observons le Shabbat avec une grande joie, nous proclamons l'implication constante de Hachem dans la gestion du monde.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvash 2,10 ]
La Torah = une rétractation du divin
+ La Torah = une rétractation du divin :
-> "Rabbi A'ha enseigne : "Tu dois apprendre d'Hachem Lui-même. En effet, lorsqu'Hachem a voulu transmettre la Torah à Israël, Il l'a d'abord prononcée à quatre reprises vis-à-vis de Lui-même, avant de la transmettre et de la prononcer à Israël."
[midrach Chémot raba 40,1]
=> Nous pouvons comprendre aisément que l'oubli soit fréquent chez un homme de chair et de sang, à tel point qu'il a le devoir de réviser les paroles de Torah qu'il a apprises avant de pouvoir les exposer au public. Mais comment est-il possible d'en dire autant pour Hachem, dont le pouvoir est infini?
A-t-Il eu besoin, si l'on peut s'exprimer ainsi, de réviser la Torah à quatre reprises, avant de la transmettre aux Bné Israël?
-> Cette question a été posée par le Maguid de Doubno (Ohel Yaakov - Yitro), à laquelle il répond ainsi :
"Nous savons que la Torah inclut quatre dimensions : le sens littéral, l'allusion, la recherche et les secrets. Au niveau d'Hachem Lui-même, la Torah est totalement spirituelle et composée uniquement de secrets inscrits en lettres de feu noir sur fond de feu blanc. Toutefois, la volonté du Créateur était de la transmettre aux hommes, êtres de matière, aussi était-il nécessaire d'habiller la Torah pour qu'elle puisse être accessible aux hommes afin qu'ils la reçoivent.
Ainsi, le Créateur a rétracté la Torah, de niveau en niveau, jusqu'à ce qu'elle puisse avoir un sens littéral.
Tel est le sens de notre midrach qui relate qu'Hachem a prononcé la Torah à quatre reprises, vis-à-vis de Lui-même, avant de la transmettre à Israël. Sa volonté était d'enclencher un processus de rétractation de son niveau, du haut vers le bas, en passant ainsi par le secret, la recherche, l'allusion et le sens littéral
jusqu'à ce qu'elle parvienne entre les mains de l'homme."
-> Cette explication du Maguid de Doubno peut être appuyée par un passage de la guémara (Shabbath 88b ; Sanhédrin 38b) qui débute ainsi : "Au moment où Moché Rabbénou s'est élevé dans les hauteurs afin de recevoir la Torah".
Nous pouvons en déduire qu'il s'agit d'une élévation de l'homme vers D. (Hachem). En d'autres termes, lorsque la Torah était composée uniquement de combinaisons de lettres situées au stade du sod, ceci constitua l'argument principal des anges qui refusèrent et s'opposèrent à ce que la Torah, dans la dimension qui était la sienne, soit donnée aux hommes : cela leur semblait tout simplement incompatible avec des êtres de matière que sont les hommes.
Ce n'est que lorsque Moché descendit du mont Sinaï pour annoncer au peuple qu'Hachem allait s'exprimer par les 10 Commandements, qu'Hachem prononça à quatre reprises la Torah, afin de lui donner la dimension du sens littéral, accessible aux hommes, comme nous l'avons vu dans le midrach cité plus haut.
-> Dans son introduction au livre de Béréchit, le Ramban explique que toute la Torah est composée de Noms divins d'Hachem. Tous les mots et lettres se divisent pour s'associer et former des Noms divins.
La Torah n'est en fait qu'une multitude de combinaisons mathématiques de Noms divins. Les associations des lettres en mots ne sont en réalité apparues que pour l'entendement humain et pour nous décrire les mitsvot qu'Hachem a données à Moché. [Ramban - hakdama Béréchit]
Hachem transmit oralement à Moché sa lecture originelle par les Noms divins.
La source de cet enseignement du Ramban est rapportée dans le Zohar (Michpatim 124a) : toutes les lettres de la Torah constituent en réalité des Noms divins d’Hachem.
-> Cela nous permet de comprendre les paroles de rabbi 'Haïm Vital (chaar hakavanot - kriat séfer Torah) : "Lorsque le Séfer Torah est ouvert et montré à toute la communauté, alors le Arizal prenait soin de regarder les lettres du Sefer Torah et affirmait que lorsque l'homme s'approche suffisamment près pour pouvoir lire nettement les lettres, ceci attire une très grande lumière sur lui."
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+ Les juifs ont les outils pour atteindre la Torah cachée :
-> L'âme [d'un juif] provient d'un zivoug des mondes Supérieurs, le plus élevé qui soit, surpassant même le niveau des anges.
[Arizal - Ets 'Haïm - chaar ט"ל - pérék ד ]
-> Bien que la nature profonde de l'être humain soit enracinée dans la matérialité du corps, puisqu'il est conçu de chair de sang, tout juif est néanmoins directement relié au Trône de Gloire, origine des âmes des Justes (tsadikim) qui sont rattachées au tsror Ha'haïm.
Par conséquent, le juif a également la capacité de recevoir des enseignements spirituels et d'intellectualiser des principes cachés ...
Ainsi, Moché a argumenté aux anges (au moment de chercher la Torah au Ciel - cf. Shabbath 88b) que le peuple d'Israël était doté de la capacité de recevoir la Torah cachée et qu'il convenait parfaitement de lui donner la Torah, bien plus encore qu'aux armées célestes car la dimension dévoilée de la Torah est tout à fait adaptée aux juifs, contrairement aux anges.
Ainsi, les anges de service ont immédiatement reconnu que les Bné Israël étaient aptes à recevoir la Torah.
[d'après le Maharcha - 'Hidouché Aggadot - guémara Shabbath 88b]
Lors de la sortie d'Egypte, les Bné Israël se sont fiancés à Hachem.
[Sfat Emet - Souccot 5634 ]
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-> Rabbi Shlomo Carlebach enseignait que, tout comme Roch Hachana marque le commencement du monde, Pessa'h est le commencement, le premier moment déterminant et le point de départ de notre histoire d’amour avec le Maître de l’univers. En tant que nation, nous rencontrons Hachem pour la première fois. Et tout comme les âmes sœurs oublient tout le monde lorsqu’elles se rencontrent pour la première fois, nous oublions et sommes purifiés de toute forme subtile d’avoda zara que nous aurions pu porter en nous lors de notre "première rencontre" avec Hachem.
Or, avoda zara ne signifie pas nécessairement adorer une image taillée. L’avoda zara signifie en réalité un culte qui est zara, "étranger" à moi, car il ne me correspond pas tout à fait.
Lorsque je pourrais vivre à un niveau plus élevé mais que je me contente de moins, il y a un élément d’aliénation dans ma vie. Je ne suis pas celui que je suis capable d’être, ou que je suis censé être. 205
[rabbi Shlomo Carlebach - Soulmates - Nissan 5748]
-> Le soir du Seder, Hachem se révèle à chacun de nous d’une manière nouvelle et sans précédent. C’est le coup de foudre, un aperçu de la meilleure version de ce que nous pourrions être. Nous sommes appelés à revêtir notre forme ultime, et cela devient le nouveau départ de notre judaïsme.
[rav Yéhouda Mischel]
Bédikat & bitoul ‘hamets
+ Bédikat & bitoul 'hamets :
-> "Le soir du quatorze [Nissan], on recherche le 'hamets. [ohr (אור - le soir, signifie aussi : lumière) léarbaa, bodkin ét ha'hamets - michna Pessa'him 1,1]
-> En cherchant, une bougie à la main, nous accomplissons la vision du roi David : "Le feu marche devant Lui, consumant Ses ennemis de tous côtés" (éch léfanav télé'h, outéla'ét saviv tsarav - Téhilim 97,3).
La bougie, qui incarne cette énergie spirituelle ardente (la hitlahavout), le feu et la lumière de notre observance de la Torah et des mitsvot, a le pouvoir de consumer toute négativité.
['Hidouché haRim ]
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-> "La maison de Yaakov sera un feu, et la maison de Yossef une flamme, et la maison d’Essav sera de la paille ; ils la brûleront et la dévoreront" (Ovadia 1,18).
"La maison de Yaakov sera un feu" (véaya beit Yaakov éch). Lorsque nous activons et utilisons ce pouvoir, alors "la maison d’Essav", métaphore de notre négativité intérieure, sera "consumée comme de la paille".
En brûlant tout le 'hamets de nos maisons, de nos récipients et de nos possessions, nous avons l’occasion de brûler l’influence d’Essav, les impuretés de nos cœurs et de nos esprits qui se sont accumulées tout au long de l’année.
[...]
Le processus éclairant de la bédikat hamets attire notre attention sur notre quête de rédemption personnelle et nous donne un aperçu de la vision du prophète concernant la guéoula, lorsque Hachem "recherchera" tous ceux qui ont peiné et déployé des efforts au service d'Hachem pendant [l'obscurité] de nos exils.
"À ce moment-là, Je fouillerai Jérusalem à la lueur des bougies" (véaya baét ahi, a'hapéch ét Yérouchalayim banérot - Tséfania 1,12).
[rav Yéhouda Mischel]
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-> La coutume universellement adoptée consistant à disposer 10 petits morceaux de pain dans toute la maison et à les rassembler lors de la bédika est attribuée au Arizal.
Ces dix morceaux correspondent aux dix Sefirot, les dix attributs divins et canaux qui créent toute la réalité. En les identifiant, en les recherchant, en les rassemblant et en les éliminant, nous purifions les dix aspects de la naturalité, dérivés des dix Sefirot, qui peuvent devenir du 'hamets.
Ces aspects de notre expérience personnelle peuvent devenir stagnants et anciens, fermentés et gonflés d’une manière qui entrave notre émouna, notre liberté et notre proximité avec Hachem.
La bédika 'hamets nous invite à approfondir notre intimité avec Hachem en nous engageant dans le 'hechbon ha'nefech (un examen de conscience personnel).
La halakha nous demande de placer ces dix morceaux de 'hamets "là où ils seront faciles à trouver" (ché yimtsa'im habodek). De plus, les enfants ne doivent pas cacher le 'hamets si bien que celui qui le cherche ne parvienne pas à le trouver.
Tout comme Hachem nous donne la capacité d’identifier nos différents types de 'hamets intérieur (tout mauvais caractère, attitude, qui a gonflé), Il nous donne la capacité de les trouver, de les surmonter, de nous en débarrasser et de les éliminer.
A la lueur des bougies, nous mettons en lumière nos défis et affrontons nos tentations au grand jour, en parcourant pièce par pièce nos maisons, en fouillant les recoins de notre cœur.
"lev yodéa marat nafcho" ( seul le cœur sent l'amertume qui l'envahit - Michlé 14,10) = ce qui doit être corrigé dans nos vies spirituelles n’est pas un secret.
La pratique de la bédika (qui demande un effort de chercher dans les moindres recoins) stimule notre quête (interne), nous permet de trouver, nous donne la volonté de peiner, instille en nous la force de surmonter nos tentations et d’affiner nos midot, nous empêche d'échouer, nous donne le pouvoir de purifier les dix Sefirot de la Création qui se reflètent dans ce monde, et ensuite, Hachem nous récompense par la joie de la liberté et de la proximité (avec Lui).
[rav Yéhouda Mischel]
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-> L'interdiction stricte du 'hamets s'applique dès la moindre quantité ; même une quantité "infime", quasi négligeable, est interdite.
Cependant, "mida tova mi midat pour'anout" (la mesure du bien divin est toujours plus grande que celle du châtiment divin - guémara Yoma 76a).
En réfléchissant à cela, nous devrions également reconnaître que chaque effort spirituel, même le plus infime, une quantité "infime" d'acte selon la volonté d'Hachem, est un catalyseur de transformation et de rédemption (délivrance).
La bédikat 'hamets nous donne le pouvoir de mettre en lumière ce qui est véritablement important et précieux dans la vie.
Rabbi Nathan de Breslov explique que notre recherche minutieuse de chaque miette de 'hamets devrait attirer notre attention sur le fait que chaque petite chose que nous faisons compte. En nous concentrant sur chaque grain de 'hamets en notre possession, nous apprenons à honorer la valeur infinie de chaque petit grain (un machéhou) dans la spiritualité.
-> En ce qui concerne la bédikat 'hamets, le Rambam et le Shoul'han Aroukh nous enseignent de chercher et de nettoyer au mieux de nos capacités : "jusqu’à la limite de la portée de la main ... tout ce qui reste [hors de notre portée] doit être annulé dans notre cœur".
C’est l’une des significations de "ce n’est pas à toi d’achever la tâche" (lo alé'ha ha'méla'ha ligmor - Pirké Avot 2,16).
Tout en faisant de notre mieux, nous devons savoir ce que nous pouvons gérer et ce que nous ne pouvons pas. Hachem voit notre sincérité et ne nous met pas à l’épreuve au-delà de nos capacités.
Se surmener dans le perfectionnisme est en soi une manifestation d'orgueil qui doit être éliminée.
"La Torah n’a pas été donnée aux anges" (Yoma 30a).
Et pourtant, dans la pratique, une fois que notre maison est enfin autant purifiée et débarrassée du 'hamets que cela est humainement possible, nous plaçons délibérément dix morceaux de pain (plus petits que le volume d’une olive) dans la maison. C’est comme si nous admettions qu’il y a toujours plus à trouver. Il y a toujours plus à découvrir dans notre avodat ha'midot, notre travail intérieur. Il y a toujours plus à rectifier, plus à apprendre, plus sur quoi travailler.
[rav Yéhouda Mischel]
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+ Le silence du bitoul :
-> Rabbi Shmouel Bourstein de Tsfat enseigne que le mot 'hamets (חמץ) représente trois niveaux de la Création et trois étapes de la vie humaine.
La lettre 'hét (ח) correspond à 'haï, les créatures vivantes ; la lettre mem (מ) correspond à médaber, le niveau des êtres humains, qui peuvent parler ; et la lettre tsadi (צ) à tzome’ach, la végétation. Ces éléments correspondent aux trois étapes de la vie.
À notre naissance, nous sommes 'haï (vivants) ; en grandissant et en apprenant à parler, nous devenons "médaber" ; une fois arrivés à maturité, nous nous marions et avons des enfants, qui sont comparés à des fruits, nous appartenons alors à la catégorie "tsoméa'h".
Parmi les quatre éléments, le seul qui manque est le "domem", les éléments inanimées ou "silencieux", telles que les minéraux et l’eau. Ce "silence" est atteint la veille de Pessa'h lorsque nous annulons le 'hamets ou l’ego et le déclarons "k'afra d'ara", sans propriétaire comme la poussière de la terre.
Un tel silence est le prélude au plus haut niveau de maturité humaine : une humilité sans ego imprégnée d'émouna. Alors, les quatre éléments forment un tout harmonieux, et ils évoquent les quatre lettres du Nom divin (יהוה), qui sont les quatre coupes de la rédemption.
Par le bitoul 'hamets, l’annulation de l'ego (ce 'moi je' qui fermente en nous), le Nom divin se révèle, et nous devenons véritablement délivrés (libres).
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-> Une coutume très répandue consiste à brûler non seulement le 'hamets, mais aussi la bougie, le sac en papier, la plume et la cuillère en bois qui ont servi à rechercher le 'hamets.
Le Sfat Emet souligne qu’il s’agit là d’une coutume curieuse.
La bougie n’est pas du 'hamets ; elle n’a certainement pas « reçu d’impureté » d’aucune manière.
Elle n’a fait que diffuser de la lumière et n’a même jamais touché le hamets ; le but de la bougie était simplement d’indiquer où le 'hamets était caché.
Il y a là une leçon significative : si nous voyons et signalons le 'hamets chez les autres, nous nous rendons nous-mêmes semblables au 'hamets!
Cette coutume (de brûler aussi ce qui a participé à trouver le 'hamets) est l’occasion de brûler notre obstination à nous concentrer sur la négativité, de cesser de chercher les défauts, et de plutôt rechercher les points positifs (nékoudot tovot) en nous-mêmes et chez les autres.
C'est le feu guérisseur de la 'hassidout et la lumière et la perspective positives des véritables tsadikim. Lorsque nous brûlons notre 'hamets, nous espérons aussi allumer cette positivité dans nos cœurs.
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-> Si notre attention portée à la lutte entre la lumière et les ténèbres, le bien et le mal, est souvent reléguée à un domaine métaphorique et métaphysique, et si nous recourons à un symbolisme qui met l’accent sur les questions spirituelles, notre combat contre le mal n’a rien de théorique.
Le Shem miShmouel décrit notre mission de rechercher et de détruire le 'hamets comme une allusion au commandement d’exterminer Amalek ; après la bedikat hamets.
En ce sens, le rabbi Aharon de Belz distribuait des oreilles d'Haman destinés à être brûlés lors du biour 'hamets.
[à Pessa'h, nous parlons et agissons, dans un but que ces actions extérieures viennent impacter notre intériorité, comme en renforçons notre émouna. ]
"Chaque fois qu'Hachem prononçait l’un des 10 Commandements, les âmes des juifs les quittaient. À l’aide de la rosée de la résurrection, Hachem ramenait les juifs à la vie" (guémara Shabbath 88b).
=> Pourquoi Hachem n’a-t-Il pas pu faire en sorte que les âmes des juifs ne les quittent pas dès le départ?
Lorsque les juifs quittèrent l’Égypte, ils étaient encore remplis d'impuretés et de fautes, et leurs corps n’étaient pas assez purs pour recevoir la Torah. C’est pourquoi il fallait que leurs âmes les quittent.
Lorsque leurs âmes revinrent, ils renaquirent et, ainsi, ils étaient désormais spirituellement prêts à recevoir la Torah.
Cela s’apparente à l’interprétation que fait le Zohar de l’expérience de Moché devant le buisson ardent.
Hachem informa Moché qu’il devait retirer ses sandales. On comprend que cela signifie que le corps de Moché, qui avait vécu dans le palais du Pharaon, n’était pas apte à recevoir les prophéties d'Hachem.
C’est pourquoi, en un sens, Moché a dû se débarrasser de son ancien corps et en recevoir un nouveau.
Il en fut ainsi au mont Sinaï, et il en sera de même avec la venue du machia'h.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,10 ]
La matsa
+ La matsa :
-> Le rabbi Na'hman de Breslev illustre l'éveil spirituel que connaît notre âme à l'approche de la consommation de la matsa (au séder).
Il a levé un morceau de matsa, et tremblant de respect et d'émotion, a proclamé : "Quand on tient la matsa entre ses mains, c'est si l'on peut dire, comme si l'on tenait la Divinité entre ses mains!"
-> La fête de Souccot concerne le "ohr hamakif", la lumière d'Hachem qui nous entoure. C’est pourquoi nous entrons dans la soucca, le réceptacle de l'ohr hamakif d'Hachem.
Pessa'h concerne le "ohr hapénimi", la lumière d'Hachem qui nous remplit. C’est pourquoi, lors de la nuit du Séder, nous mangeons la matza, et celle-ci pénètre en nous.
[d'après séfer Avodat P'nim 145 ]
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-> Une autre connotation de la matsa en tant que "lé'hem oni" (pain de la pauvreté), est "le pain au sujet duquel on répond à beaucoup de choses".
En ce moment sacré, tout ce pour quoi nous prions trouve "réponse" ; même nos prières qui n’ont pas été exprimées tout au long de l’année sont élevées et montent devant le Maître de tout.
[Yisma'h Israël - Haggada shel Pessa'h 106 ]
-> Israël goûtera à la guérison, et tandis qu'il mange [intériorise] sa guérison, aucune autre nourriture ne doit se présenter devant lui.
Ainsi, lorsqu'il mange la matsa, qui est un remède, la connaissance du secret de la émouna lui sera révélée. C'est-à-dire que la matsa est un remède contre la maladie du manque de émouna.
[Zohar - Tétsavé 183b ]
La nuit du Séder = les chéva brakhot
+ La nuit du Séder = les chéva brakhot :
-> Il est interdit de manger de la matsa la veille de Pessa'h. Le Talmud (Yérouchalmi Pessa'him 10,1) compare celui qui mange de la matsa la veille de Pessa'h à celui qui a des relations sexuelles prématurées avec sa femme, après les fiançailles, mais avant le mariage (les nissouin).
Cet acte est puni de malkout (flagellation). Cet interdit n'est pas mentionné dans le Talmud Bavli, mais les Richonim qui commentent celui-ci y font référence.
La Michna discute du fait qu'il n'est pas permis de manger tard dans la journée la veille de Pessa'h.
Tossefot (Pessa'him 99b) se demandent quels aliments sont interdits à la consommation. Ils affirment que la matsa ne peut pas être mangée tout au long de la veille de Pessa'h, pas même le matin, comme on nous l'enseigne dans le Yérouchalmi.
Tossefot acceptent clairement la décision du Yérouchalmi comme halakha définitive : il est donc interdit de consommer de la matsa la veille de Pessa'h.
Le Rokéa'h soutient que cette interdiction est de la Torah (issour déOraïta), d'après le verset : "ba'érev tokhélou matsot" (le soir vous mangerez des matsot (Bo 12,18).
La consommation de matsa est limitée au soir, au Séder, et ne peut être consommée avant.
[Bien que beaucoup aient pour habitude de s'abstenir de manger de la matsa à partir d'une date antérieure, comme Roch 'Hodech Nissan ou même Pourim, l'interdiction halakhique ne commence qu'à la veille de Pessa'h. ]
=> Comment comprendre l'analogie du Yérouchalmi?
-> Le Yad Yossef établit un lien entre le fait de manger de la matsa avant le temps prescrit et le fait d'avoir des relations avec une femme avant l'étape finale du mariage.
L'un des éléments nécessaires de la cérémonie de mariage est la récitation des chéva brakhot, les 7 bénédictions, qui sont accordées aux mariés, comme le préconise la Massékhet Kalla (1,1) : "kala bélo béra'ha assoura lébaala kénida".
Le Yad Yossef enseigne de manière étonnante que la matsa exige également la récitation de chéva brakhot (7 bénédictions) avant d'être consommée. De même qu'une femme n'est autorisée à son mari qu'après les chéva brakhot, il est interdit de manger de la matsa avant d'avoir prononcé chéva brakhot.
-> Le Séfer HaMakné enseigne que la sortie d'Egypte constitua le début de la cérémonie de mariage qui unit Hachem et le peuple juif en tant que mari et femme.
Dans le processus de délivrance du peuple juif de l'Egypte, Hachem nous fit don d'un grand trésor.
L'or, l'argent et les bijoux que le peuple juif reçut pendant la sortie d'Égypte servirent de kessef kidouchine, l'objet de valeur requis pour la première étape de la cérémonie de mariage.
Le don de la Torah qui suivit fut les nissou'in, mais la cérémonie du mariage aurait été incomplète sans les chéva brakhot.
Pour cette raison, avant de manger la matsa le soir du Séder, nous récitons également 7 bénédictions.
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+ Identifier les chéva brakhot :
-> Une analyse du texte de la Haggada jusqu'à Motsi Matsa donne les bénédictions suivantes.
1°/ "boré péri aguégen" = la bénédiction sur le vin ;
2°/ kédouchat ayom = la bénédiction du Kidouch ;
3°/ chéé'héyanou ;
4°/ boré péri aadama (sur le Karpass) ;
5°/ acher guéalanou ;
6°/ boré péri aguéfen (sur le 2e verre) ;
7°/ al nétilat ayadayim ;
8°/ amotsi lé'hem min aarets ;
9°/ al a'hilat matsa.
Ainsi, nous récitons 9 bénédictions avant de consommer de la matsa.
Lesquelles de ces bénédictions composent les cheva berakhot? Quelles sont les sept bénédictions constituant des conditions préalables nécessaires à la consommation de la matsa?
Il existe un certain nombre d'approches pour identifier ces 7 bénédictions qui agissent comme des chéva brakhot.
-> L'approche du Gaon de Vilna :
Le Gaon de Vilna souligne une similitude entre la matsa et une mariée qui nous donnera un aperçu des bénédictions à inclure dans les chéva brakhot.
Tout comme une kalla porte un voile, la matsa est également couverte lorsque nous récitons les bénédictions sur elle. Ainsi, seules les bénédictions récitées pendant que les matsot sont couvertes sont incluses dans les chéva brakhot.
Les bénédictions "amotsi lé'hem min aarets" et "al a'hilat matsa" ne doivent donc pas être comptées, car on découvre les matsot et on les tient en récitant ces bénédictions.
Selon le Gaon de Vilna, les chéva brakhot sur la matsa sont donc :
1°/ "boré péri aguégen" ;
2°/ kédouchat ayom = la bénédiction du Kidouch ;
3°/ chéé'héyanou ;
4°/ boré péri aadama (sur le Karpass) ;
5°/ acher guéalanou ;
6°/ boré péri aguéfen (sur le 2e verre) ;
7°/ al nétilat ayadayim.
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+ La nuit du Séder représente les nissou'in :
-> En établissant un parallèle entre le mariage et la consommation de la matsa, nous constatons que les chéva brakhot sont nécessaires pour les deux, car manger de la matsa est une sorte de nissou'in.
Sur la base de ce concept, le Sia'h Its'hak explique que, de même que les chéva brakhot lors d'un mariage doivent être récitées en présence d'un minyan, là aussi, un quorum de dix hommes est requis lors du Séder.
Bien que nous n'ayons pas adopté cette règle (même quelqu'un tout seul peut s'acquitter), il est clair que le Sia'h Its'hak soutient que la consommation de la matsa est plus qu'une simple analogie avec les nissou'in.
Nous allons voir que la consommation de la matsa représente notre lien profond au Hachem.
-> Sonner du chofar ou tenir les 4 Espèces (arbaa minim à souccot) avant le moment prescrit n'est pas approuvé, ni ne remplit l'obligation de l'auteur de ces actes, mais cela n'est jamais critiqué avec rigueur comme l'est la consommation prématurée de la matsa.
Quel est le lien plus profond entre la matsa et le mariage qui incita le Yérouchalmi à réprouver ainsi le fait de manger de la matsa la veille de Pessa'h?
Le séfer Chemen Roch explique que la matsa est exceptionnelle en ce qu'elle crée un lien spécial, une connexion unique, entre nous et le Maitre du monde. En fait, la matsa, une fois mangée et digérée, devient une partie de notre être, physiquement incorporée à notre essence même.
Ce lien profond et étroit n'est comparable qu'à un couple consommant un mariage.
Le Maharal explique que "hadam hou hanéfech" (le sang est en fait la force vitale).
Dam (le sang), est le conduit par lequel la néchama, l'âme spirituelle, se connecte au gouf, le corps physique qui l'abrite. Dam pessa'h et dam mila sont la colle liant le le Maître du monde au peuple juif.
Ils sont collectivement appelés : 'hatan damim lamoulot (le sang versé du marié [était] du fait de la circoncision - חֲתַן דָּמִים לַמּוּלֹת - Chémot 4,26).
Le terme חֲתַן ('hatan), ou 'hatouna, est également une façon de décrire le lien.
Manger de la matsa s'inscrit également dans ce lien entre Hachem et le peuple juif, car la matsa avalée est digérée et reconstituée dans le sang d'une personne. Par conséquent, la manger avant l'heure prescrite revient à se rapprocher prématurément de son épouse.
[avec nos yeux d'humain on pourrait croire que lors du Séder il ne se passe rien de spécial, mais en réalité au niveau des âmes, de la réalité spirituelle, c'est notre mariage, on s'unit avec le boss des boss, Hachem. ]
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+ La 'houpa :
-> Ainsi, les chéva brakhot ont lieu au Séder, suivies des nissou'in.
Le processus des nissou'in comprend la 'houpa, mais où, pendant le Séder de Pessa'h, trouvons-nous une 'houppa pour que les nissou'in puissent être effectués?
Le Beit Efraïm (hakdama léshut Even aEzer) enseigne que la 'houpa est "le 'hatan qui amène la kala chez lui".
La Torah déclare : "Vous avez vu ce que J'ai fait à l'Egypte, et que Je vous ai portés sur les ailes des aigles et vous ai amenés à Moi" (Yitro 19,4).
Le Targoum Yonatan explique : "Vous avez vu ce que J'ai fait aux égyptiens, et que Je vous ai portés sur les nuages comme sur les ailes des aigles de Pilousine, pour vous emmener au lieu du Sanctuaire, pour y apporter le korban Pessa'h ; et la même nuit, Je vous ai ramenés à Pilousine, et de là Je vous ai rapprochés pour [recevoir] la doctrine de Ma loi."
Hachem emmena le peuple juif dans Sa Maison, au Temple, afin qu'ils puissent apporter le korban Pessa'h. Ainsi, la 'houpa, représentée par l'arrivée dans la Maison de Hachem, se produit au moment où le korban pessa'h est mangé.
Nous devons nous considérer comme vivant personnellement la sortie d'Egypte chaque année. Cela comprend tous les événements de la nuit, y compris le fait que Hachem nous place sous la protection de Sa 'houppa dans le Temple alors que nous nous unissons à Lui dans l'harmonie.
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+ La nuit du Séder: le mariage de Hachem avec le Klal Israël :
-> Le Chla HaKadoch (Pessa'him matsa assira - drouch 3) affirme que le concept selon lequel le peuple juif et Hachem sont unis par le mariage sous-tend tout le Séder.
La nuit du Séder est un moment spécial, une nuit d'amour et d'affection profonds entre Hachem et le peuple juif. Hachem Se réjouit du Klal Israël comme un marié célèbre sa nouvelle épouse.
La nuit culmine avec la récitation de Chir HaChirim, ajoute le Chla, qui témoigne de l'intensité du lien émotionnel et amoureux qui existe entre Hachem et chaque juif.
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+ Bonus : l'approche du rav 'Haïm Palagi :
-> Le rav 'Haïm Palagi ('Haïm léRoch al Haggada chel Pessa'h) reconnaît qu'il y a bien neuf bénédictions à réciter avant de manger de la matsa, et affirme que cela correspond néanmoins parfaitement aux bénédictions d'un mariage. En effet, pour qu'une mariée soit autorisée à son mari, un total de neuf bénédictions doit être récité.
La cérémonie de mariage commence par Boré Pri HaGuéfen, suivie par les birkhot éroussine, puis par les cheva berakhot. Ainsi, la cérémonie de mariage comprend neuf bénédictions.
Les neuf bénédictions du Séder sont donc un parfait corollaire des neuf bénédictions d'un mariage. Il n'y a pas de bénédictions supplémentaires.
Le Or'hot 'Haim, le Kol Bo et le Séfer HaMikhtam souscrivent tous à cette idée.
Le séfer Chémen Zayit Zakh (rav nissim dayan) conteste cependant cette approche.
Selon Rav 'Haïm Palagi, les neuf bénédictions du Séder correspondent à la fois aux éroussine et aux nissouine.
La guémara, toutefois, compare le fait de manger de la matsa avant le moment prescrit à l'individu ayant des relations après les éroussine. De même, au Séder, il ne manque à la matsa que les cheva berakhot des nissouine. Étant donné que les éroussine doivent avoir déjà eu lieu pour que l'analogie soit appropriée, les berakhot (bénédictions) du Séder conduisant au moment approprié pour la consommation de la matsa ne sont que des bénédictions des nissouine et non des éroussine.
Le Chémen Zayit Zakh explique que les éroussine concernant la matsa ont lieu lors de la préparation. La récolte du blé, la mouture de la farine, le pétrissage de la pâte et la cuisson de la matsa se combinent pour constituer le processus des éroussine. Le fait qu'aucune berakha ne soit récitée sur la préparation de la matsa n'est pas un problème, puisque nous savons que le fait de ne pas réciter les birkhot éroussine n'invalide pas le mariage; celui-ci peut prendre pleinement effet même sans ces bénédictions.
"La lecture de la Méguila a un double objectif : louer Hachem pour les grandes bontés dont Il nous a comblés pendant ces jours, et nous rappeler sans cesse que nous ne devons jamais abandonner l'espoir, ni baisser les bras, quoi qu'il nous arrive pendant les jours difficiles."
[Ktav Sofer - sur Esther 9,28]
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-> Pourim nous enseigne que non seulement Hachem est impliqué dans nos vies et se soucie de nous à tous égards, mais qu'Il organise, manipule et contrôle l'univers afin que Son peuple soit protégé et soutenu chaque fois qu'il a besoin de Lui.
Le rav Tsadok HaCohen de Lublin (Ressissé Layla 9) nous encourage à nous concentrer sur la hachga'ha pratit (providence Divine) d'Hachem dans nos vies (même dans les petites choses).
Plus nous éveillons en nous le fait qu'Hachem est si impliqué dans nos vies, bien que cela nous soit généralement complètement caché, plus cela est une source de grande consolation et de joie.
-> "Hachem, Tu as relevé mon âme du monde inférieur ; Tu m'as préservé ('hiyitani) de ma descente dans la fosse (miyardi bor)" (Téhilim 30,4).
Le Haflaah comprend que le roi David nous enseigne que notre 'hiyout, notre existence même, ne vient pas du fait d'avoir été élevé de la fosse, mais de la "descente dans la fosse elle-même". C'est la prise de conscience qu'Hachem est avec nous même dans les moments les plus difficiles; "Je suis avec toi dans ta douleur", qui nous procure la plus grande joie.
[rav Its'hak Zilberstein - Baé'hi Nafchi - Bamidbar - p.378 ]
-> "Nous serons comme des rêveurs. Alors nos bouches seront remplies de s'hok (rire)" (Téhilom 126,1-2).
L'Alter de Kelm explique que lorsque le machia'h viendra, toutes les souffrances des siècles passés sembleront être un rêve, toutes nos questions trouveront instantanément une réponse et nous serons en paix. C'est le rire ultime, celui qui rit de ce qui nous a autrefois fait pleurer.
Dans le cas de Pourim, toutes les machinations maléfiques d'Haman, qu'il a comploté, ont été réduites à néant, car c'était le plan d'Hachem de retourner chacun de ses complots à notre avantage.
C'est le s'hok de Pourim, tel que défini par vénahafo'h hou, le fait de renverser tous les événements et nous rappeler que même si nous pensons voir (on pensons comprendre ce qui se place), en réalité nous ne savons rien tant qu'Hachem ne nous ouvre pas les yeux.
Le rav Hutner (Pa'had Its'hak - Pourim - Inyan 9) considère également le s'hok (rire) de Pourim comme une capacité surnaturelle à transformer et à comprendre ce qui était jusqu'alors incompréhensible.
[cela doit nous aider à en venir à piocher dans ce rire ultime, même dans nos moments difficiles (tellement confiant et certain que cela finira pour le bien). ]
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+ Haman = nous faire croire qu'Hachem dort actuellement :
-> Le rav Yonatan David (Inyan 13) enseigne que Haman avait répandu la rumeur selon laquelle, bien que Hachem ait été autrefois puissant, actuellement Il était endormi et ne protégeait plus Son peuple (Méguila 13b).
Cela se base sur les mots "yechno am é'had" (Esther 3,8), qui signifient littéralement "il y a une nation", mais contiennent le mot yachèn, qui signifie "endormi".
Le rav David souligne que nos Sages nous enseignent que derrière le mot "yechno", qui implique la faiblesse ou l'abandon, il se cache le puissant antidote "yéch", qui proclame "mais Il (Hachem) est!".
La source de cette dracha est la déclaration de nos Sages (voir Rachi - Béchala'h 17,8) dit que l'attaque d'Amalek est survenue à la suite de notre moment de doute apparent : "Hachem est-il parmi nous ou non?", qui est formulé par le mot "hayéch" (est-il?)". ( הַיֵּשׁ ה' בְּקִרְבֵּנוּ אִם אָיִן)
L'incapacité du peuple juif à croire qu'Hachem est toujours avec nous a permis à Amalek de nous attaquer en nous raillant et en nous disant que nous avions été abandonnés (voir midrach Chémot raba 26,2).
Parfois, Hachem nous met à l'épreuve pour voir si notre foi est si forte que même lorsque nous sommes endormis dans notre émouna, notre foi transparaît (amour et confiance en Hachem).
Bien qu'à Réfidim, Amalek nous ait attaqués parce que nous nous étions affaiblis dans la Torah, nous avons quitté Refidim après avoir fait une téchouva complète (Rachi - Yitro 19,2).
Au moment de Pourim, Hachem nous a testés de la même manière. Le moment de la rédemption était arrivé, les 70 ans promis étaient écoulés, mais Amalek semblait ascendant. On aurait pu penser que Hachem était endormi (yachen).
Au lieu de cela, Mordé'haï et Esther ont enseigné au peuple juif qu'Hachem est yéch : Il est avec nous, comme toujours, surtout lorsque les choses semblent aller de mal en pis. Les dés sont jetés, le décret a été promulgué, et nous semblons perdus, mais nous sommes néanmoins des amoureux d'Hachem.
C'est là la plus grande source de notre joie de Pourim. Hachem est avec nous quand il y a de la lumière et surtout quand il y a des ténèbres. Il est le D. dont nous disons "lo yanoum vélo yichan" (Il ne dort jamais - Téhilim 121,4).
Même si nous sommes "ad délo yada" (au-delà de notre connaissance), que nous ne savons pas ce qui se passe ni pourquoi cela se passe, tout ce que nous devons savoir, c'est qu'Il sait et comprend (tout est 100 % sous contrôle dans Ses mains, pour notre bien).
C'est l'essence même de notre émouna et de notre bita'hon.
La Torah = plus indispensable que l’oxygène
+ La Torah = plus indispensable que l'oxygène :
-> La montagne sur laquelle fut donnée la Torah s'appelle le mont Sinaï (סני) au nom des miracles (נסים - nissim) qu'ont vécus le peuple d'Israël. [guémara Shabbath 89a]
-> Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada) explique ce passage talmudique au nom du Arizal :
en effet, un des grands miracles dont bénéficia le peuple d'Israël au mont Sinaï fut qu'au moment du don de la Torah, l'espace où se tenait le peuple se vida de son air et de l'oxygène qu'il contenait.
D'après les lois de la nature, il est impossible de survivre dans de telles conditions ne serait-ce que quelques instants.
Le Ben Ich Haï explique que le peuple d'Israël se tenait debout face au mont Sinaï sans oxygène de façon miraculeuse.
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-> Si tu considères la Torah comme l’air que tu respires, tu finiras par oublier les difficultés. Tu percevras ainsi la Torah comme une perfusion qui te maintient en vie.
[rav Yossef Shalom Eliyachiv]
-> "La Torah est l’oxygène du monde, ainsi qu’il est dit : "Si ce n’était pour Mon alliance jour et nuit, Je n’aurais pas placé de lois au ciel et à la terre"(Yirmiyahou 33,25) = le monde ne peut pas subsister sans Torah ...
Non seulement l’étude de la Torah fait subsister le monde, mais plus l’étude est étendue plus l’existence du monde est forte, et avec une plus grande abondance ... par conséquent, combien un ben Torah doit se réjouir!
Imaginons qu’un homme voie quelqu’un qui s’est évanoui et a perdu la respiration, il est proche de la mort, et il se dépêche de lui insuffler une respiration et de le ramener à la vie, combien il se réjouirait de cette grande mitsva que Hachem a mis sur son chemin!
Et combien sa joie sera grande s’il sauve tout un groupe de personnes, et s’il provoque le salut du monde entier!"
[rav Ben Tsion Abba Chaoul - Ohr léTsion - 'Hokhma ouMoussar]
-> La guémara (Béra'hot 61b) compare les juifs aux poissons dans l'eau, qui ne peuvent pas survivre en dehors de son habitat.
Nos Sages de conclure : "De même, la Torah est notre source de vie et peut nous sauver. Sans elle, nous allons certainement mourir."
Un juif ne peut pas survivre spirituellement sans Torah.
-> De même que puisque l'oxygène est si vital constamment, c'est pourquoi Hachem a rempli le monde d'air. Il en est ainsi de la foi. Le juif peut trouver de quoi fortifier sa foi et développer sa confiance en Hachem constamment.
[rav Yé'hezkel Levinstein]
-> Le rav Barou'h Ber Lévowitz écoutait un jour un cours sur l'importance de l'étude de la Torah. L'orateur comparait la Torah à de l'oxygène, disant que l'on ne peut pas vivre sans elle.
Le rav Barou'h Ber, cependant, se leva et annonça que les mots du rav devaient être corrigés.
Il dit : "l'oxygène aide les gens à vivre, mais la Torah c'est la vie elle-même."
->"Ne placez pas votre confiance [en l'homme] ... son souffle se retire de lui, il rentre dans sa poussière" (Téhilim 146,3-5).
Le Ménorat haMaor explique : on ne doit pas compter sur l'homme qui ne peut vivre que grâce à l'oxygène qui circule dans tout son corps. Mais plutôt il faut compter sur Celui qui injecte la vie en lui, car Il est le Seul qui compte.
[c'est par les narines que D. a introduit la vie dans le corps du 1er homme (cf. Béréchit 2,7), et c'est par elles qu'Il continue à insuffler l'oxygène vital à ses descendants.]
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+ 37°C : une bonne température ...
Nous savons que le corps humain ne peut se maintenir parfaitement en vie qu'à 37°C.
Ceci peut s'expliquer de la façon suivante.
37 : est la valeur numérique de : "ével" (l'air, l'oxygène -> הבל).
L'oxygène est ce qui est nécessaire au corps pour vivre.
Or, nous pouvons remarquer que "ével" (הבל), est composé des lettres : "lév" (le cœur - לב) et "hé" (l'un des noms de D. - ה).
=> Ceci signifie que lorsque l'on fait fonctionner son cœur (לב) selon la volonté de D. (ה), c'est-à-dire lorsque l'on associe D. au cœur (ה au לב), on obtient alors : "ével" (הבל) : le souffle, l'oxygène.
==> On obtient la bonne température : 37°C, on obtient la vie!!
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+ Nécessité du Michkan :
-> Le Séfer ha'Hinoukh (mitsva 95) dit à ce sujet : "Nous avons l'obligation de construire un lieu qui est pur et propre au plus au degré de pureté spirituelle, afin de purifier les pensées des personnes et de parfaire leur cœur vers Hachem".
-> Le Sforno (Ki Tissa 31,18) écrit que si le peuple juif n'avait pas servi le Veau d'or, alors il n'y aurait eu aucune nécessité de construire un Michkan.
Les conséquences de cette faute ont tellement fait descendre le niveau des gens, qu'il était alors nécessaire d'avoir une "tente d'oxygène" spéciale afin de pouvoir respirer (spirituellement parlant), et c'était le : Michkan!
=> Nous devons établir des Michkan pour Hachem : notre maison, nos écoles juives, nos synagogues, ... et les remplir de pureté, en y respirant un air pur de Torah sans les pollutions extérieures de ce monde. Grâce à cela, nous pourrons être spirituellement en vie!
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+ L'oxygène en terre d'Israël :
-> Rabbi Yéhouda haLévi écrit : "Revigorant pour les âmes est l'air de Ta Terre" ('hayé néchamot, avir artsé'h).
Le simple fait de respirer l'air de la terre d'Israël imprègne l'âme de propriétés vivifiantes.
L'air d'Israël infuse de la sainteté, permettant à une personne de vivre une existence spirituelle.
Dans son Séfer Kouzari, rabbi Yéhouda haLévi développe beaucoup le concept que l'air de la terre d'Israël soutient l'âme.
Tout comme le corps a besoin d'oxygène, l'âme a besoin d'un air spirituel délicat et raffiné.
En terre d'Israël, lorsqu'une personne inhale une bouffée d'air, elle respire une substance spirituellement puissante. L'atmosphère d'Israël est imprégnée de roua'h haKodech (esprit saint).