En allumant les bougies du Shabbat, les forces de la sainteté sont élevées, et les forces de l’impureté (forces du mal) sont soumises.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Emor 24,2]
Catégorie : Fêtes
La table du Shabbath
-> Pour chaque table que le peuple juif nettoie et dresse le vendredi après-midi, une table identique est dressée dans une salle aux trésors des mondes supérieurs.
Si une personne dresse sa table avant le Shabbat aussi bien qu’elle le peut, elle est mentionnée dans les mondes supérieurs pour le bien et pour la bénédiction.
Si une personne déshonore le Shabbat, alors c’est le contraire qui se produit ...
Chaque Shabbat, la table de chacun est dressée devant Hachem, dans les mondes supérieurs, comme une alliance éternelle (brit olam).
Puisque cela est vrai, une personne doit veiller à honorer le Shabbat au mieux de ses capacités, et à accueillir le Shabbat avec beaucoup d’amour, de joie et de satisfaction.
La table doit être remplie de mets délicats, dressée le vendredi après-midi avant le Shabbat, afin qu’on puisse dire d’une telle personne : "Voici, tel est l’homme qui craint Hachem, qu'Hachem te bénisse depuis Sion" (Téhilim 128,4-5).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Emor 24,5-9]
Le service du Cohen Gadol lors de Yom Kippour nous enseigne comment être un véritable juif.
Le Cohen Gadol accomplissait deux types de services : ceux qui se déroulaient dans le Kodech HaKodachim (saint des Saints) et ceux qui se déroulaient dans la Azara, à l’extérieur du Heikhal.
Les avodot accomplis dans le Kodech HaKodachim symbolisent la pratique de l’étude de la Torah et de la prière que nous accomplissons dans la kédoucha (sainteté) de la synagogue, tandis que les avodot (services) dans l’Azara représentent les activités que nous menons en dehors de la synagogue : manger, travailler, élever nos enfants, ...
Cela nous enseigne qu’il est important pour nous de développer un lien profond avec Hachem dans ces deux aspects de la vie et de ne pas commettre l’erreur de Nadav et Avihou, qui ne se sont pas mariés parce qu’ils pensaient que le but ultime de la vie était simplement de trouver Hachem dans le domaine de la kédoucha, le Kodech HaKodachim, et non dans le monde matériel.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Shabbat 7 ]
La téchouva
-> Lorsqu’une personne (juive) se repent sincèrement, alors Hachem, qui connaît ce qu’il y a dans le cœur et l’esprit de l’homme et sait que son repentir est sincère, vient en aide à cette personne, la prend par la main et en fait un être nouveau.
Selon le Zohar (volume I,23a), lorsqu’une personne est racha (mauvaise), Hachem siège sur Son trône de justice et la traite avec sévérité. Lorsque la personne se repent de la bonne manière et répare le mal qu’elle a causé, Hachem revient, s’assoit sur Son Trône de Miséricorde et fait de cette personne un être nouveau. Hachem lui rend son yétser hatov, avec un zèle et une sainteté accrus, et son yétser ara est maîtrisé.
Grâce à ses bonnes actions, à sa repentance sincère et à son étude de la Torah, cette personne mérite d’acquérir un roua'h et une néchama. [ les trois parties de l'âme, par ordre croissant d'importance sont : notre néfech, notre roua'h et notre néchama. ]
Par conséquent, Hachem reste avec elle et elle ne retombera pas dans la faute. (on aura une aide pour pas retomber)
[...]
Nos Sages disent : "La repentance (téchouva) est si grande qu’elle atteint le Trône divin de Gloire" (Yoma 86a).
Lorsqu’un juif se repent sincèrement et s’attache à la Chékhina et à la Torah, alors sa téchouva atteint le Trône de Gloire ...
Tant qu’une personne s’en tient à ses mauvaises voies, Hachem siège et la traite sévèrement depuis le Trône du Jugement, mais une fois qu'elle a fait téchouva, Hachem quitte le Trône du Jugement (Rigueur ) et s’assoit sur le Trône de la Miséricorde ...
Une personne qui s’est pleinement repentie, ne laisse aucune trace de sa faute. Puisque cette personne a mérité de faire téchouva comme il le faut, et qu'Hachem voit qu’elle s’est repentie comme il faut et par amour pour Lui, alors Hachem la prend par la main et l’aide à réaliser son désir [de ne pas fauter de nouveau].
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Métsora 14,2-5]
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-> Le yétser hara est extrêmement fort et puissant. Maintenant qu’il a été maîtrisé, toute sa puissance a été absorbée par le yétser hatov, le roua'h et la néchama, ainsi que par le cœur et le corps de la personne, qui se renforcent tous dans la sainteté.
En conséquence, cette personne qui s’est repentie devient plus forte dans la sainteté et la pureté.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Métsora 14,6]
Faire téchouva = redonner vie à son âme
+ Faire téchouva = redonner vie à son âme :
-> "Lorsqu’une personne accomplit une mitsva, un ange protecteur est créé en sa faveur. Si une personne commet une faute, un ange accusateur est créé contre elle" (Pirké Avot 4,13).
-> L'ange protecteur créé à partir d’une mitsva, tout comme l’ange accusateur créé à partir d’une faute, sont complets. Pour chaque mitsva, un ange bon est créé ; et pour chaque faute, un ange mauvais est créé ...
Lorsqu’une personne se repent complètement (téchouva chéléma) et répare tous les torts qu’elle a causés, tous les mauvais anges créés à partir de ses mauvaises actions se transforment en cadavres.
Le prophète Natan dit ceci au roi David : "Hachem a effacé ta faute" ('hatat'ha) ; tu ne mourras pas" (Shmouel I 12,13).
En d’autres termes, Hachem a ôté et tué l’ange mauvais, appelé חטאת ('hatat), et c’est pourquoi tu ne mourras pas.
Cependant, si une personne ne se repent pas, et que les anges mauvais créés à partir de ses mauvaises actions restent en vie, c’est alors certainement son âme qui mourra à sa place et sera perdue.
À ce sujet, le verset dit : "L’âme qui faute, c’est elle qui mourra" (Yé'hezkel 18,4). Il n’est pas dit "l’âme qui a fauté" dans le passé, mais plutôt "qui faute" au présent.
Cela fait référence à une personne qui faute et crée un mauvais ange (appelé חטאת) et l’a maintenu en vie, car elle ne l’a pas tué par le repentir (téchouva). Une telle personne, une telle âme, mourra certainement.
[...]
Avant qu'une personne ne fasse téchouva, elle méritait que son âme soit immolée et détruite. Mais désormais, c’est le mauvais ange (appelé חטאת) qui sera immolé à sa place, et l’âme restera parfaite, sans tache.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tsav 6,18]
Lorsque le machia'h viendra, Roch Hachana n’aura plus lieu le premier jour de Tichri ; il aura lieu le premier jour de Nissan, et Yom Kippour sera le dixième jour de Nissan.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - parachat ha'Hodech]
Un jeûne = un sacrifice de soi à Hachem
-> Lorsqu’une personne jeûne, cela tient lieu d'un sacrifice (un korban à Hachem).
Tout comme le sang et les graisses sont prélevés sur un animal offert en sacrifice, de même, lorsqu’une personne jeûne, elle donne une partie de ses propres graisses et de son propre sang.
Lors d’un jour de jeûne, une personne doit également faire un don à la tsédaka, à l’instar de la portion du sein de l’offrande qui est donnée au Cohen, afin que son offrande soit complète ...
En réalité, un jeûne doit s’apparenter à un sacrifice de deux manières.
Premièrement, tout comme la graisse et le sang d’une offrande sont donnés à Hachem, de même, lorsqu’une personne jeûne, elle renonce à sa graisse et à son sang.
Deuxièmement, tout comme la partie de la poitrine d’une offrande est donnée au Cohen, de même, lorsqu’une personne jeûne, elle doit donner la tsédaka, et la tsédaka lui apporte du mérite en Haut.
[...]
Il faut comprendre que c’est la tsédaka qui réveille les mérites de cette personne au Ciel.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tsav 7,29-30]
Shabbath – le repos de l’âme
-> Les Tossafot (Sanhédrin 38a) écrivent que même après les 6 jours de la Création, le monde était encore dépourvu de ménou'ha, de repos, jusqu’à ce que vienne le Shabbat, apportant avec lui la ménou'ha.
Cela semble déroutant, car le repos n’est pas une création distincte, mais simplement un état par défaut : lorsqu’il n’y a pas de travail, il y a repos. Pourquoi, alors, le repos est-il considéré comme une création distincte?
Nous pouvons expliquer que la ménou'ha du Shabbat n’est pas un repos physique, mais le repos de l’âme, qui enveloppe une personne au point qu’elle oublie tous ses soucis et se réjouit en Hachem.
Il s’agit d’une création spéciale qui n’a été donnée qu’au peuple juif, comme Hachem nous dit : "Vous observerez mes Shabbatot, car c’est un signe entre Moi et vous pour vos générations, afin que vous sachiez que Je suis Hachem, Celui qui vous sanctifie" (Ki Tissa 31,13).
Il est clair que le but de notre repos (ménou'ha) le Shabbat n’est pas simplement la détente du corps, mais l’élévation spirituelle.
[rav Moché Sternbuch]
Ressentir la perte du Temple
+ Ressentir la perte du Temple :
-> Le rav Aharon Leib Steinman fait remarquer : de nos jours, les gens ont du mal à ressentir la perte du Temple. La différence entre notre génération et les précédentes est très marquée à cet égard. En Europe, même le juif le plus simple se levait à minuit pour réciter le tikoun 'hatsot en versant de nombreuses larmes (sur la destruction du Temple).
De même, la guémara (Kétoubot 62a) rapporte qu’un non-juif poursuivait un jour un juif, mais vit qu’il ne pouvait le rattraper. Il mentionna alors le fait que le Temple avait été détruit, ce qui affaiblit le juif et lui permit de le rattraper. Tel était l’effet que la destruction avait sur les juifs des générations précédentes.
Le rav Steinman explique qu’autrefois, l'exil était beaucoup plus manifeste. Les juifs souffraient énormément des persécutions des non-juifs et vivaient également dans une extrême pauvreté. Il leur était donc plus facile de ressentir une nostalgie du Temple.
En revanche, nous vivons dans un confort relatif et ne souffrons pas beaucoup de la part des non-juifs.
Nos Sages (Taanit 30b) nous disent qu’une personne doit s'attrister sur le Temple en le pleurant comme un avel (comme quelqu'un qui a perdu un être cher, et qui en prend le deuil).
Il faut visualiser ce que l’on ressent lorsqu’un être cher décède, et essayer de ressentir la même chose face à la perte du Temple.
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[ainsi, d'un côté Hachem fait en sorte que notre exil soit plus agréable, mais nous devons faire en sorte de prendre un moment pour malgré tout ressentir l'amertume de l'exil, et en venir à pleurer la perte du Temple.
(sinon, D. préserve, Hachem risque de nous envoyer des difficultés/malheurs pour qu'on en vienne à ce constat!) ]
Chaque année, 30 jours avant Pessa'h, Hachem commence à faire sortir les âmes qui se trouvent au Guéhinam. Chaque jour, un trentième de toutes les âmes va au Gan Eden.
C’est pourquoi, la nuit du Séder, nous sommes tous libres [béné 'horim] (y compris les âmes des défunts qui normalement prisonniers au Guéhinam).
['Hessed lé'Avraham ]