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Téchouva & Téhilim

+ Si vous voulez mériter de faire téchouva, prenez l'habitude de réciter des Téhilim, qui est une ségoula pour la téchouva ...

En récitant des Téhilim, même ceux qui manque de tout enthousiasme pour se repentir sont poussés à le faire, et ils commencent à ressentir un éveil à la téchouva et au retour [vers Hachem] ...

Nos Sages (guémara Avoda Zara 4b) nous disent que le roi David était beaucoup plus grand et méritant que l'action qui lui est attribuée (la faute avec Batchéva). Elle ne s'est produit que pour apprendre à chacun la puissance de la téchouva.
Ainsi, le roi David est l'archétype du baal téchouva, et son livre des Téhilim est un chemin vers la téchouva.
Il a chanté ses psaumes avec un grand sentiment d'éveil et avec une inspiration divine (roua'h hakodech), et chaque personne peut retrouver ses circonstances personnelles dans le livre des Téhilim, à un niveau personnel, et grâce à sa puissance on mérite de se repentir.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan]

+ La véritable téchouva dépend de notre cœur, en particulier des pensées qui se trouvent au plus profond de notre cœur. Par conséquent, il faut se renforcer à fuir les pensées négatives et à toujours penser positivement.
Il faut se focaliser sur l'objectif de revenir vers Hachem (la téchouva étant un retour à nos vraies origines!), et utiliser notre imagination à élaborer des stratégies et des moyens pour nous aider à nous repentir.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Eitsot]

+ Chaque juif a sa racine dans la Torah, sa propre lettre.
[Selon le Zohar (Chir haChirim maamar 2,51), de même qu’il y a 600 000 lettres dans la Torah, il y a aussi 600 000 âmes [primaires] dans le peuple juif. Ainsi, chaque âme a sa racine dans une lettre de la Torah.]
Lorsqu'une personne faute, elle détériore sa lettre correspondante dans la Torah et obscurcit sa lumière.
Et lorsqu'elle fait téchouva, elle fait briller de nouveau la lumière de la Torah (par la lettre lui correspond).
[Déguel Ma'hané Efraïm - Ki Tissa - (c'est un petit-fils du Baal Chem Tov)]

Téchouva – quelques enseignements du Baal Chem Tov

+ Téchouva - quelques enseignements du Baal Chem Tov :

-> Il n'existe personne dans le monde, pas même celui qui est au niveau le plus bas et qui est le plus racha (des rachas), qui n'éprouve pas à certains moments des remords.
Ceux qui rejettent ces pensées au lieu de saisir l'opportunité pour se repentir, sont comme quelqu'un qui prendrait les clés du [sublime] trésor royal, que le roi lui-même lui aurait remis en tant que cadeau, et qu'il les jetterait.
Il gâche l'opportunité [sublime] que Hachem lui a donné de faire téchouva.
[Baal Chem Tov - Kéter Chem Tov]

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-> "Chaque jour, une voix Céleste (bat kol) émane du Mont Sinaï, proclamant ces mots : 'Malheur à l'humanité pour son mépris de la Torah'." (Pirké Avot 6,2)

=> Quel est l'intérêt de cette voix de D. sortant du Mont Sinaï si elle est inaudible?
Personne n'a jamais rapporté avoir entendu cette voix céleste.

-> Le Baal Chem Tov enseigne :
"La voix de D. ne peut être entendue par l'oreille, mais elle est perçue par la néchama, l'âme.
Chaque fois que le remord s'éveille en nous et nous incite à examiner notre conduite et à regretter les mauvaises actions que nous avons commises, cela vient de l'appel de D. perçu par la néchama."

-> Le Toldot Yaakov Yossef, l'élève principal du Baal Chem Tov rapporte au nom de son maître :
En-Haut, d'où proviennent les voix Céleste, il n'y a pas de mots, ni de paroles ; il n'y a qu'une réalité spirituelle connu comme : "olam haMakh'chava" (le monde de la pensée).
Ainsi, toute pensée de téchouva qu'a une personne, tout appel à revenir vers Hachem et à Son chemin, ces pensées et sentiments sont le son de la voix du Ciel.
Par le biais de nos pensées de téchouva (repentir), nous écoutons vraiment la voix de D. (bat kol).
[rapporté dans le Kéter Chem Tov]

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-> "Voici, Il se tient derrière notre mur, Il regarde par les fenêtres, Il observe par le treillis" (Chir haChirim 2,9)

-> Sur ce verset, le Baal Chem Tov explique qu'il s'agit d'Hachem, et Il nous observe toujours derrière les treillis.
Même lorsque quelqu'un s'apprête à faire une faute, qu'il se cache, et qu'il s'inquiète qu'à tout moment on puisse le surprendre, Hachem est le regarde.
En réalité, ce sentiment d'être observé provient d'Hachem, dont la crainte du Ciel se resserre sur lui et l'observe, le regardant attentivement par le treillis, pour l'empêcher de fauter.
On essaye de l'empêcher de commettre une faute (avéra), en développant en lui une crainte/peur que quelqu'un est en train de l'observer (et c'est le cas : Hachem l'observe!).
[rapporté dans le Méor Enayim - Béréchit]

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-> Le Deguel Ma'hané Efraïm (Likoutim) écrit :
J'ai entendu de mon grand-père, le Baal Chem Tov, que lorsqu'une personne a des fautes qui sont restées de ses vies précédentes (ses guilgoulim), lorsqu'elle va prier pour le bien-être d'autres fauteurs, elle va rectifier ces mauvaises actions.

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-> Une fois le Baal Chem Tov a prié Min'ha beaucoup plus tard que d'habitude.
Lorsqu'il a terminé sa prière, il s'est tourné et a expliqué son attitude :

"Il y a une personne qui avant de faire téchouva, a commis les pires fautes au monde au point de transgresser pratiquement toute la Torah.
Maintenant, elle s'est repentie et aujourd'hui elle a prié sincèrement Min'ha des profondeurs de son cœur. Ses prières étaient tellement de tout cœur qu'elle a brisé toutes les portes de la prière en-Haut au Ciel.
J'ai prié en même temps qu'elle a prié, en essayant d'élever mes prières en se joignant aux siennes pour qu'elles arrivent également au Ciel.
C'est pour cela que j'ai prié si tard aujourd'hui".
[Yé'hi Réouven - 'Haguiga]

["Là où se tiennent les Baalé Téchouva, les justes parfaits ne peuvent pas tenir." - guémara Béra'hot 34b]

+ La téchouva rapproche la guéoula et augmente les jours et les années de vie d'une personne ...

Grâce à la téchouva, l'esprit du machia'h souffle et chuchote comme le vent sur tous les décrets gouvernementaux, et cela les annule ...

Grâce à Shabbath et à la téchouva, on peut attirer sur soi la lumière du machia'h.
[...]

Grâce à la téchouva, la subsistance d'une personne peut venir plus facilement.
[...]

Dès l'instant où une personne décide de se repentir et de faire téchouva, ses prières sont immédiatement acceptées, et ce même avant qu'il ne termine sa téchouva.
[...]

Lorsqu'une personne fait téchouva et se repent de tout son cœur, Hachem lui accorde un cœur qui peut Le connaître.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Téchouva]

La volonté de s'améliorer et de vivre une vie de téchouva n'est pas qu'un autre désir superficiel. C'est l'essence même de l'esprit juif.
[rav Avraham Its'hak Kook - Orot haTéchouva 9,1]

Chaque faute amène une personne à haïr.
Chaque instant de téchouva amène une personne à aimer.
[rav Avraham Its'hak Kook - Orot haTéchouva 12,4]

Il (Moché) leur répondit : "C'est ce qu'a dit le Hachem : Demain est le sabbat solennel" (Béchala'h 16,23)

-> Rabbi Nissim Yaguen enseigne :
Hachem a averti Moché depuis le dimanche, et Moché n'a rien dit [jusqu'à la veille de Shabbath (vendredi)].
Il leur a alors fourni l'explication suivante : puisqu'il ne tombe pas de manne le Shabbath, les juifs ont mérité d'en recevoir le double [le vendredi] (et c'est en souvenir de ce miracle que nous avons l'habitude de mettre 2 pains à table le Shabbath).

=> Il se pose ici une question : nous savons qu'un prophète qui reçoit une prophétie d'Hachem, s'il la retient et qu'il ne la transmet pas aux juifs est passible de mort.
Voilà que notre maître Moché reçoit la prophétie depuis dimanche, pourquoi l'a-t-il retenue jusqu'au vendredi?

Moché a pensé : si je leur raconte le miracle qui va arriver vendredi dès le dimanche, ils vont s'habituer par la pensée à ce miracle, et la valeur de ce dernier diminuera à leurs yeux, car ils n'en seront pas surpris.
En conséquence, bien qu'Hachem lui ait dit de préparer le peuple à cette situation, Moché a pris l'initiative de laisser la surprise de ce fabuleux miracle aux juifs, afin de ne pas en gâcher la moindre parcelle ...

A notre grand regret, il nous est difficile d'être dans l'attente de la venue de la Reine Shabbath, il est possible que ce soit même pour certains une charge sur les épaules.
Pourquoi?

La principale raison de ce laisser-aller dans le respect du Shabbath et des préparatifs de son approche, est due à notre mauvaise habitude. La force de l'habitude atténue notre ressentie, et depuis le moment où il se transforme en routine pour l'individu, le caractère particulier et le ressenti disparaissent ...

Notre existence est entourée d'innombrables et incommensurables miracles et prodiges (ex: le soleil, le corps humain, ...) ... Ainsi est la force de l'habitude. Plus nous nous habituons à une situation, plus le ressenti va en diminuant.

[selon nos Sages, le Shabbath est le jour le plus élevé, important, de toute l'année juive, cependant le fait que dans sa bonté Hachem nous l'octroi tous les 7 jours, alors il perd toute sa valeur à nos yeux, devenant un élément lambda de notre routine. Mais la réalité est que Shabbath est tellement énorme que c'est déjà un aperçu du monde futur illimité et éternel, dans notre monde éphémère et très limité par la matière.
Le Shabbath est tellement la source des bénédictions, que selon le Ohr ha'Haïm haKadoch, c'est grâce à lui que le monde a les énergies et bénédictions nécessaires pour exister encore 6 jours jusqu'au Shabbath suivant!
b'h, Combien nous devons travailler à appréhender chaque semaine le Shabbath de la plus belle des manières!]

+ La quémara (Shabbath 119a) demande par quel mérite les gens s'enrichissent en Israël? Et répond par le mérite d'accomplir le versement de la dîme (maaser).
La guémara poursuit : par quel mérite les gens s'enrichissent-ils à Bavél? Par le mérite d'honorer la Torah.
Et par quel mérite les gens s'enrichissent-ils dans les autres pays? Par le mérite d'honorer le Shabbath.

Rabbi 'Hiya bar Aba dit à ce sujet : "J'ai été reçu une fois chez un monsieur de la ville de Loudkiya. On a mis à ma disposition une table en or d'un poids équivalent à celui de 16 hommes ; 16 chaînes en argent y étaient attachées, avec des plats, des verres, des cruches, des assiettes remplies de toutes sortes d'aliments, de friandises et de senteurs.
En la posant les serviteurs : "A Hachem appartient la terre et ce qu'elle renferme ..." ; en la débarrassant ils disent : "Les cieux, oui, les cieux sont à Hachem, mais la terre, Il l'a octroyée aux fils de l'homme".
Je lui ai demandé : "Mon fils, comment as-tu mérité tout cela?"
Il m'a répondu : "J'étais boucher, et pour chaque belle bête je disais : celle-ci sera en l'honneur du Shabbath"."
[rapporté par rabbi Nissim Yaguen]

La sainteté du Shabbath

+ La sainteté du Shabbath :

-> Nos Sages ont institué qu'un non juif qui observe le Shabbath est condamné à mort, tandis que si ce dernier met les téfilin ou se circoncit, il n'est redevable d'aucune sanction.
La sainteté du Shabbath est équivalente à celle du Tabernacle, et Hachem a mis en garde dans le verset : "Le profane qui en approcherait serait frappé de mort" (Bamidbar 1,51) : Hachem a interdit au non-juif de s'approcher de cette sainteté, et un non-juif qui observe le Shabbath, entre pour ainsi dire dans le Tabernacle, sa peine est alors la mort, tout comme pour celui qui s'approche d'un lieu interdit.

"Il (le Cohen Gadol) dépouillera ses habits et en revêtira d'autres" (Tsav 6,4).
De la même manière que la Torah a ordonné au Cohen de changer ses habits afin de s'introduire dans le Temple, de même l'homme doit changer les siens avant l'entrée du Shabbath.
La Torah met en parallèle le changement d'habits du Cohen Gadol pour s'introduire dans le Saint des saints, et le changement d'habits avant l'entrée du Shabbath.
Nous trouvons d'autres équivalences entre le Shabbath et le Tabernacle.
Par exemple : lorsque le Cohen gadol s'introduit dans le Tabernacle, il n'a pas le droit de courir ; il nous est également interdit le Shabbath de marcher à grands pas.

La sainteté du Shabbath et celle du Tabernacle sont égales en importance. La seule différence est que celle du Shabbath est liée au temps, et celle du Temple au lieu.
[...]

Lorsque les juifs ont érigé le Tabernacle (Michkan), qui est la sainteté du lieu, il aurait été permis de renoncer au Shabbath, qui est la sainteté du temps. C'est pourquoi Hachem leur a dit : la sainteté du temps est une chose et celle du lieu une autre ; la sainteté du temps ne doit pas être évincée, même au profit de celle du lieu.

La guémara (Shabbath 119b) rapporte que lorsqu'un homme va prier vendredi soir à la synagogue, à son retour 2 anges l'accompagnent, et lorsqu'il récite le kiddouch, ils posent leurs mains sur sa tête et le bénissent.
Rav 'Hisda dit, Rav Oukva dit : Celui qui prie le soir de Shabbath et dit Vayékhoulou, 2 anges de service l'accompagnent et lui posent les mains sur la tête en disant : "et maintenant tes péchés ont disparu, tes fautes sont effacées".

Pourquoi cela?
Puisque la sainteté du Shabbath est égale à celle du Tabernacle (Michkan), lorsqu'un homme entre dans le Shabbath, il ressemble à celui qui s'introduit dans le Temple : la venue au Temple était destinée à apporter des sacrifices pour se faire pardonner ses fautes, ainsi l'homme qui se sanctifie le Shabbbath et s'introduit dans la sainteté du temps, mérite le pardon.

Il existe 3 saintetés : celle du temps, celle du lieu, et celle du corps, qui sont indissolublement liées.
Selon nos Sages, une des raisons de la destruction du Temple est "du fait d'y avoir transgressé le Shabbath", selon le verset : "De mes Shabbath, ils détournent les yeux, de sorte que Je me trouve profané au milieux d'eux" (Yé'hezkiel 22,26).
En effet, lorsque l'homme offense la sainteté du temps, celle du lieu (le Temple) est également atteinte.

Lorsqu'un homme se sanctifie par le corps, il mérite de devenir un réceptacle de la Présence Divine et de se sanctifier par la sainteté du lieu, selon le verset : "Et ils me construiront un sanctuaire pour que Je réside au milieu d'eux" (Térouma 25,8).
Nos Sages expliquent : pas parmi eux, mais en eux ; la Présence Divine pourra résider dans le cœur de chaque juif.
Ainsi, en sanctifiant le temps (le Shabbath) et notre corps, alors nous provoquons le fait de mériter de la sainteté du lieu par la reconstruction du Temple.
[rabbi Nissim Yaguen]

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-> b'h, voir aussi : https://todahm.com/2016/12/27/le-kiddouch

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-> La guémara (Shabbath 119b) rapporte que lorsqu'un homme va prier vendredi soir à la synagogue, à son retour 2 anges l'accompagnent, et lorsqu'il arrive chez lui ils le bénissent.
C'est la source de l'habitude de chanter : "Shalom Alé'hem", le vendredi soir, afin d'accueillir les anges et leur demander de nous accorder leurs bénédictions.

=> Pourquoi les anges ont-ils un rôle si important, tout particulièrement, à Shabbath?

-> Selon le rav David Sutton c'est parce qu'à Shabbath nous entrons dans une dimension beaucoup plus élevée que les autres jours de la semaine, au point de nécessiter des anges spéciaux pour nous accompagner en ce jour.
Cela ressemble au rêve de Yaakov avec l'échelle, qui selon nos Sages symbolise le fait que les anges du dehors d'Israël sont remontés au Ciel, et les anges spéciaux propres à la grande sainteté d'Israël sont descendus pour l'accompagner.
De même à l'entrée de Shabbath, nous avons les anges qui prennent soin de nous la semaine, qui laissent la place à des anges spéciaux propres à la sainteté du Shabbath.

-> Le Rambam (Moré Névou'him 3,45) explique que la Torah demande de mettre 2 kérouvim (chérubins) au-dessus de l'Arche (Aron) dans le Temple, afin de renforcer notre croyance dans les anges.
Si c'est le rôle des anges dans le Temple, alors le rav David Sutton suggère que les anges à Shabbath remplissent le même rôle.
Shabbath est dans le temps ce que le Temple est dans l'espace.
De même que le Temple est un lieu désigné comme sacré/saint, de même Shabbath est un bloc de temps désigné comme sacré/saint.
C'est pourquoi, de même que dans le Temple il y avait 2 anges (chérubins) pour nous renforcer dans le fait qu'ils existent, de même à Shabbath nous avons chacun 2 anges spéciaux qui viennent pour renforcer ce principe de la foi juive.

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-> Le Maharam Chik, un élève du 'Hatam Sofer, dit à propos de son Rabbi qu'il disait "Shalom Alé'hem" silencieusement car il était si humble qu'il se sentait indigne d'être accompagné d'anges.