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Pourim & convertis

+ Pourim & convertis :

"Les juifs confirmèrent et s'engagèrent, pour eux-mêmes, leur postérité et tous ceux qui pourraient se joindre à eux, à observer sans faute ces deux jours" (Ether 9,27).

-> Tous ceux qui pourraient se joindre à eux fait référence aux convertis qui rejoignent le peuple juif (Rachi).
Ce verset enseigne donc que tous les convertis sont tenus d'observer la fête de Pourim. Mais pourquoi le verset a-t-il besoin de le mentionner? Après tout, un converti est un juif à part entière et est tenu de respecter toutes les mitsvot.

La mitsva de Pourim n'est pas une mitsva ordinaire. C'est une fête destinée à remercier Hachem pour le salut dont ont bénéficié nos ancêtres. Le Choulhan Aroukh (Ora'h 'Haïm 218:4) stipule que lorsqu'une personne ou une communauté bénéficie d'un salut miraculeux, elle et tous ses descendants sont tenus de commémorer cet événement chaque année afin de remercier Hachem pour ce salut.
C'est là l'essence même de Pourim : commémorer l'occasion où nos ancêtres ont connu un salut personnel. Ainsi, un converti, qui n'est pas un descendant de ceux qui ont été sauvés à Pourim, n'a pas besoin d'observer cette fête.

Pourquoi alors les convertis observent-ils Pourim?
Les convertis bénéficient en effet du salut des juifs à Pourim, car si les juifs avaient été exterminés, les convertis n'auraient jamais eu l'occasion de rejoindre le peuple juif. Pour les convertis, la célébration du miracle de Pourim est comme un miracle qui serait arrivé à leur maître de Torah ; une personne doit célébrer le salut de son maître, car l'élève n'aurait pas pu étudier la Torah si son maître n'avait pas été sauvé (Ora'h 'Haïm 218:6). C'est pourquoi les convertis sont tenus de célébrer Pourim.
[rav 'Haïm Kanievsky]

Faire le festin en réparation de notre faute du festin

-> Au cours du repas de Pourim, le rav Aharon Leib Steinman a dit ce qui suit :
La guémara (Méguila 12a) déclare que les juifs à l'époque d'Haman méritaient d'être détruits parce qu'ils avaient assisté et apprécié le festin d'A'hachvéroch.
Or, si les juifs ont fauté en participant à un festin, on pourrait penser que la manière de rectifier ce faute serait de s'abstenir de festoyer, c'est-à-dire en jeûnant et en priant.
Cependant, c'est le contraire qui est vrai : à Pourim, il nous est spécifiquement commandé de festoyer. En effet, lorsqu'un juif mange et boit conformément aux lois de la Torah, il élève la nourriture et la boisson, et il s'élève lui-même.
La meilleure façon de rectifier un festin qu'on a pu faire dans la faute est de festoyer en accomplissant une mitsva, c'est-à-dire de festoyer pour le bien du Ciel.

Frapper lors de la lecture de la Méguila

+ Frapper lors de la lecture de la Méguila :

-> Certaines synagogues, dans le but de maintenir le décorum, n'autorisent pas les fidèles à frapper le sol lorsque le nom d'Haman est mentionné.
Cependant, dans le minyan de rav 'Haïm Kanievsky, celui-ci insiste pour que la coutume de frapper lorsque le nom d'Haman est mentionné soit respectée dans son intégralité. Cependant, lorsque le rav 'Haïm a appris qu'une synagogue crié/chanté lorsque le nom d'Haman était mentionné, il a protesté, affirmant que crier/chanter constituait une interruption interdite pendant la lecture de la Méguila.

-> Le rav 'Haïm Kanievsky lui-même frappait le sol deux fois avec son pied à chaque mention du nom d'Haman. Il explique que s'il ne frappait qu'une seule fois, il ne serait pas évident qu'il frappe à la mention d'Haman ; on pourrait penser qu'il bouge simplement son pied. Il souligne que frapper fait partie de la mitsva d'effacer la mémoire d'Amalek.

Ainsi, nous frappons uniquement lorsque le nom d'Haman, qui était originaire d'Amalek, est mentionné, et non lorsque celui d'A'hachvéroch, qui était un racha mais n'était pas originaire d'Amalek, est mentionné.
Le rav Kanievsky encourage les parents à amener leurs jeunes enfants à la lecture de la Méguila ; même s'ils n'écoutent pas la Méguila, ils peuvent frapper lorsqu'ils entendent le nom d'Haman et ainsi accomplir la mitsva consistant à effacer la mémoire d'Amalek.

Le demi-shekel

+ Le demi-shekel :

-> Le jour de Taanit Esther, beaucoup ont pour coutume de donner un demi-shekel à la tsédaka (ma'hatsit haShékel), en souvenir du demi-shekel donné par chaque homme juif adulte, d'abord pendant leurs quarante années dans le désert, puis chaque année pendant en Adar, au Temple.

Le Yérouchalmi (Shékalim 2,3) indique que la raison pour laquelle les juifs ont reçu l'ordre de donner un demi-shekel était d'expier le péché du Veau d'or.
Quel est le lien entre un demi-shekel et le veau d'or?

Le rav 'Haïm Kanievsky explique : La Torah indique que pour fabriquer le Veau d'or, tout le peuple a retiré les anneaux d'or qui étaient à leurs oreilles ... et les a fondus pour en faire un veau (Ki Tissa 32,3-4).
Maintenant, combien pèse un anneau d'or? La Torah indique qu'Éliézer a donné à Rivka un anneau d'or dont le poids était d'un béka ('Hayé Sarah 24,22).
Combien pèse une beka? Exactement un démi-shékel, comme le dit la Torah, une béka pour chaque tête, un demi-shékel dans le shékel sacré (Pékoudé 38,26).
Il en ressort que chaque juif a donné de l'or pesant un demi-shékel pour le veau d'or. Pour expier, chaque juif devait donner un demi-shékel au Michkan, et plus tard, au Temple.

Cependant, chaque juif a donné deux anneaux pour le veau d'or, car la Torah indique qu'ils ont donné les anneaux qui étaient à leurs oreilles, ce qui implique deux anneaux, un de chaque oreille. Si tel est le cas, chaque juif a donné l'équivalent de deux demi-shékels pour le veau d'or ; pourquoi n'ont-ils pas donné deux demi-shékels en expiation?

La réponse est que nos Sages enseignent que tous les poids et mesures pour le Temple étaient doublés (voir Baba Batra 90b).
Ainsi, lorsque les juifs ont donné un demi-shékel au Temple, cela équivalait en fait au poids de deux demi-shékels, soit la même somme qu'ils avaient donnée pour fabriquer le Veau d'or.

"Alors la reine Esther, fille d'Avi'haïl, écrivit, avec Mordé'haï le juif, avec toute l'autorité nécessaire pour ratifier cette deuxième lettre de Pourim" (Esther 9,29).

=> Pourquoi la Megillah mentionne-t-elle ici le nom du père d'Esther?

Rav 'Haïm Kanievsky explique :
La Méguila indique que Mordé'haï a d'abord consigné les événements de Pourim et envoyé des lettres à tous les juifs, leur enjoignant d'observer la fête (Esther 9,20-22). Ensuite, Esther a écrit une autre lettre, avec Mordé'haï, avec toute l'autorité nécessaire pour ratifier cette deuxième lettre de Pourim (Esther 9,29). Pourquoi était-il nécessaire d'écrire une autre série de lettres?

Au début, Mordé'haï envoya des lettres exhortant les juifs à accepter Pourim. Cependant, les juifs craignaient que la célébration d'une telle fête n'attise la colère des autres nations, qui diraient que les juifs se réjouissaient de la chute des autres nations.
En réponse à cela, Esther rédigea une deuxième série de lettres, en sa qualité de reine, pour indiquer que les juifs avaient l'autorisation royale de célébrer cette fête (voir Méguila 7a, avec le Maharcha).
Afin de rappeler aux juifs que même si elle rédigeait cette lettre en tant que reine, elle restait l'une des leurs, Esther signa de son nom, "fille d'Avi'haïl" ; c'est pourquoi la Méguila mentionne ici le nom de son père.

Et c'est en effet la lettre d'Esther qui a institué la fête de Pourim, comme l'indique la Méguila (Esther 9,32) : L'ordonnance d'Esther a confirmé ces règles pour Pourim.

"Des jours de festin (littéralement : boisson - michté) et de joie" (Méguilat Esther 9;22)

Pourquoi nos Sages ont institué que nous exprimions et louions le miracle par l'ivresse?

1°/ Elle nous rappelle en quelque sorte la situation dans laquelle nous nous trouvions à cette époque.
- Au début de l'histoire de Pourim, nous avions toutes les raisons d'être désespérés et de céder à l'ivrognerie, tant les dangers qui nous menaçaient étaient immenses.
- Et après notre salut miraculeux, quand nous fûmes hissés au summum du succès, la boisson et l'ivresse seyaient également à notre position nouvellement acquise.

2°/ Selon le Choèl ouMéchiv = Ce devoir de s'enivrer à Pourim, souligne allusivement l'obligation que nous avons d'ancrer en nos esprits que D. a accompli ces prodiges, et a suscité tous ces événements, ce "au point de ne plus faire la différence entre maudit Haman et béni Mordé'haï".

N'imaginons surtout pas que la cause du décret d'extermination était Haman, et que Mordé'haï a amené la délivrance!
=== Tout, absolument tout a été causé/provoqué et dirigé par D., le Roi de l'univers!!

Source (b"h) : issu du livre "Talélei Orot" du Rav Yissa’har Dov Rubin

"Le jeûne d'Esther est particulièrement propice à rappeler l'immense mérite de Mordé'haï et Esther, et quiconque doit implorer la miséricorde divine, et prier D. pour un certain sujet trouvera tout bénéfice à procéder en ce jour.

Il commencera par réciter le Téhilim n°22, intitulé "al ayélét acha'har" (=la biche de l'aurore), que nos sages attribuent à Esther (cf. guémara Méguila 15b).
Après cela, il se répandra en prière, et adressera sa requête particulière, tout en demandant que par le mérite de ces Justes, D. veuille ouvrir les portes de la miséricorde, et l'agréer."

[le Kav haYachar - chapitre 97]

[Dans ce psaume n°22, qu'on raproche à Esther, il est dit 2 fois : Elie, Elie. Le Rav Daniel Abdelhak a dit que c'est à rapprocher du fait que les juifs étaient à l'époque : "Ma'h" et "Shar". Or, si on ajoute à chacun de ces 2 mots les lettres du nom Elie, on obtient : Michaël (מיכאל), qui est l'ange d'Israël (Sar Israël, et Israël (יִשְׂרָאֵל). D'où ce double : Elie, Elie!]

"Il dit, avec le livre, que retourne sa mauvaise pensée ..." (Méguilat Esther 9;25 - traduction littérale)

 Le Gaon de Vilna a donné le conseil suivant pour échapper aux pensées indésirables au moment de la prière :
== Il incombe de garder son regard fixé sur le texte et de prier.

Où y est-il fait allusion?
Précisément dans ce verset = Il incombe de "dire avec le livre", et c'est alors que "retourne sa mauvaise pensée ..."

 

Source (b"h) : dvar Torah issu du livre "Talélei Orot" du Rav Yissa’har Dov Rubin

"127 provinces ..." (Méguilat Esther 1;1)
"La vie de Sarah fut de 127 ans; telle fut la durée de sa vie." ('Hayé Sarah 23,1)

"Rabbi Akiva était en train de livrer un exposé, quand il remarqua que ses élèves s'assoupissaient.
Afin de les stimuler, il s'exclama : "Pourquoi Esther devait-elle régner sur 127 provinces?
Pour la raison suivante = que vienne Esther, descendante de Sarah, qui vécut 127 ans, et qu'elle règne sur 127 provinces!"
(Béréchit Rabba 58;3)

Pourquoi Rabbi Akiva a-t-il choisi de tirer ses auditeurs du sommeil par ces paroles?

Selon le 'Hidouché Harim = par ces termes, il a voulu leur faire comprendre l'importance du temps.

Rabbi Akiva leur dit : Voyez et constatez qu'en correspondance avec chaque année de vie de Sarah, Esther a régné sur une province.
Or, selon ce calcul, en rapport avec chaque semaine d'existence de notre matriarche, Esther a régné sur une ville ; et relativement à chaque heure, elle a exercé son autorité royale sur un village, dont la valeur est immense [des centaines de millions]!

De là, considérez ce que vous perdez en vous assoupissant un court instant!! ...

Source (b"h) : dvar Torah du Rav Yissa’har Dov Rubin (dans son livre : "Talélei Orot")

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-> Si vous voyez quelqu'un qui jette des sacs remplis d'argent dans la mer, on le considère comme un insensé total.
La personne qui gaspille une partie de son temps et s'engage dans des discussions inutiles est un fou bien pire.
[Yichma'h Moché]

-> Il est stupide d'échanger un monde de vérité pour un monde de mensonges.
Pourquoi considère-t-on avec aussi peu de gravité la perte de notre temps?
Si quelqu'un nous proposait de mourir un jour plus tôt que celui où nous devrions normalement mourir, et ce en échange de quelques millions, il est certain que nous n'accepterions pas l'argent, malgré l'énorme somme d'argent en jeu.
Ainsi, si un jour de vie a tellement de valeur à nos yeux, comment pouvons-nous le perdre à ne rien faire? ...
Avec le temps nous pouvons connaître [davantage] Hachem, tendre [davantage] vers la perfection et corriger nos actions.
Avec le temps nous pouvons atteindre [et embellir] notre monde éternel ..."
[rabbi Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 2,10 & 1,4]

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-> "La téchouva est une grande chose, car elle prolonge le nombre d’années de vie de l’homme."
[guémara Yoma 86b]

Le Tzla'h explique que les jours où une personne n'a pas servi Hachem sont comme des jours "morts", et ne sont pas comptabilisés comme sa vie.
Lorsque quelqu'un fait téchouva, ses jours "morts" sont alors ressuscités.
Comme nos Sages l'affirment : "ses fautes (avérot) deviennent des mitsvot".
=> Ainsi, c'est comme s'il vivait plus longtemps, et c'est de cette façon que la téchouva "prolonge le nombre d’années de vie de l'homme".

Il est écrit (Téhilim 90,14) :
- "chabé'nou baboker 'hassdé'ha" (rassasie-nous dès le matin de ta bonté) = dans Sa grande bonté Hachem nous accorde la possibilité de faire téchouva [qui a été créée avant le monde] ;
- "ounéranéna vénichmé'ha" (nous chanterons et serons joyeux) ;
- "bé'hol yaménou" (tous nos jours) = en effet la téchouva nous permet de récupérer tous nos jours (de la mort à la vie).

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-> "Les réchaïm sont appelés morts même de leur vivant" (guémara Béra'hot 18b)
Ils ne sont pas appelés vivants car ils n'utilisent pas de façon productive leur temps, dans la Torah et les mitsvot.
A l'inverse, il est écrit : "[avec la Torah] on t'ajoutera des années de vie" (véyossifou lé'ha chémot 'haïm - Michlé 9,11).
Dans une ville, au moment de la mort d'une personne, on avait l'habitude de calculer le temps qu'elle avait pu consacrer à la Torah, aux mitsvot, à la prières [ce qui est son véritable temps de vie], et on l'inscrivait sur sa tombe.
Ainsi, pour certains la durée de leur vie pouvait être de 1 ou 2 années.
[pour un récit plus détaillé : https://todahm.com/2014/12/21/2511-2 ]

[dans les bénédictions du matin nous disons : "qui ne m'a pas fait goy". Pourquoi ne dit-on pas "qui m'a fait juif"?
Certes en acquis passif nous sommes des "non non-juifs, mais le fait de vivre, d'être juif [dans le sens actif] dépend de notre comportement à chaque instant, et le cumul de tous ces moments va nous donner notre durée de vie juive.]

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-> b'h, dans cette paracha également à ce sujet : https://todahm.com/2017/12/11/5822-2

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-> Nous ne comprendrons véritablement le bon côté des épreuves que dans le monde à venir. C’est pourquoi, dans ce monde, nous disons Baroukh Dayan Haémeth en entendant de tragiques nouvelles, mais dans le monde futur, nous réciterons Hatov Véhamétiv (la bénédiction réservée aux heureux événements) pour ces "tristes" occurrences. [cf. guémara Béra'hot 54a]
Quand la Torah affirme que les années de Sarah s’équivalaient en bien, cela signifie qu’elle fut en mesure d’unifier toute sa vie et de la voir somme un seul événement continu dans lequel toutes les années difficiles sont aussi "bonnes" que les années jonchées de joies apparentes.

Le rav Yéhonathan Gefen enseigne :
Le monarque trouve une façon d’utiliser les talents de chacun en faveur d’objectifs communs, de la cause commune de la nation, pour le bien du peuple. La reine Esther joua ce rôle de la meilleure façon, au niveau international, unifiant des gens provenant de provinces lointaines les unes des autres.

Le rôle d’Esther, en tant qu’unificatrice prit sa source dans la capacité de Sarah à "unifier ses années". Autant Sarah qu’Esther furent des personnalités unificatrices : Sarah unifia le temps et Esther unifia l’espace (ses provinces).
Ainsi, l’unification nous permet d’avoir un rôle de "dirigeant". On peut unifier les années de sa vie en réalisant qu’elles font toutes partie d’un même puzzle et que les temps durs sont des pièces aussi importantes que les "bons moments".
Et l’on peut également unifier les gens et les inciter à servir la même cause, nous ne sommes certes pas des rois ni des reines, mais chacun dans sa vie a des opportunités d’unir des gens, qu’il s’agisse de sa famille, de ses amis, de ses employés ou autres, pour servir une cause commune. En travaillant sur ces deux facettes de l’unité, on parviendra, avec l’aide d’Hachem, à émuler Sarah et Esther.

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-> b'h, voir également à ce sujet : https://todahm.com/2020/12/27/29765

"Recherchant le bien de son peuple" (Méguilat Esther 10;3)

Selon le bét haLévi = avant même que ses frères [juifs] lui demandent de l'aide, il se souciait de leur bien et de leurs besoins, constamment.

Selon le Alchikh = il accordait les mêmes égards à tous les membres de son peuple, et se souciait de chacun de la même manière.

Le verset se poursuit et se finit par : "et parlant Chalom... à toute sa descendance".
Rav Yits'hak Zeèv Soloveitchik explique ce passage = même après avoir été promu à la plus haute place après le roi, il n'hésitait pas à dire Chalom - Bonjour! - à tous, sans se sentir aucunement atteint dans son honneur.

De même, il est dit au début de ce verset : "Mordé'haï, le juif [venait en second] après le roi A'hachvéroch" (10;3).
Quel est le seul titre qui avait de la valeur pour Mordé'hai?

= "Mordé'haï, le juif".
Avec toute la gloire et l'importance qui lui ont été conférées, il n'a vu en cela aucune raison de se glorifier, ni aucun titre honorifique.

== A l'image de Mordé'haï, tâchons (b"h), chacun à son niveau, et dans notre vie au quotidien, de mériter l'ajout du plus beau/prestigieux des titres, qu'est le fait d'être désigné, au travers nos actes comme : le juif (ou la juive!).

Source (b"h) : dvar Torah du Rav Yissa’har Dov Rubin (dans son livre : "Talélei Orot")