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Veillée de Shavouot

Etudier la nuit de Shavouot dans la joie et l'enthousiasme est très apprécié au Ciel, et cela a un grand impact sur les mondes supérieurs.
Celui qui étudie avec ferveur sera richement récompensé.
[Kaf ha'Haïm]

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-> En restant éveillés, nous démontrons notre amour de la Torah. Le désir d'étudier n'est pas comme le désir des plaisirs physiques du monde. Plus on s'adonne aux plaisirs physiques, moins on en a envie. Mais avec la Torah, plus on étudie, plus on a envie d'étudier.
Etudier la Torah toute la nuit à Shavouot augmente notre désir de recevoir la Torah le matin.
[Sfat Emet]
[ l'étude en cette nuit augmente notre amour/désir pour la Torah avec laquelle on va se marier le matin, ce qui donne beaucoup de joie au papa : Hachem.
d'une certaine façon, la nuit de Shavouot permet d'avoir un récipient plus grand pour capter un maximum des flux de bénédictions du don de la Torah, Shavouot matin. ]

-> Toute la nuit, nous sommes remplis d'admiration et de désir pour le don de la Torah. Comment pourrions-nous nous endormir? L'impatience nous tient éveillés toute la nuit!
[Sifté Tsadik ]

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-> Le midrach nous informe que toute la nation juive a dormi profondément la nuit précédant le don de la Torah. Lorsque Hachem descendit le matin et les trouva tous endormis, Il fit retentir de fortes détonations, comme il est dit : "Le 3e jour, le matin, il y eut des tonnerres et des éclairs" (Yitro 19,16).
Moché réveilla les Bné Israël et les conduisit vers le Roi des rois, Hachem, comme il est dit :
"Moché fit sortir le peuple du camp pour aller à la rencontre de D." (Yitro 19,17)

En restant éveillés et en étudiant la Torah la nuit de Shavouot, nous compensons le manquement de nos ancêtres, en priant Hachem de leur pardonner de s'être trop endormis au don de la Torah [même s'ils l'ont fait initialement avec une bonne intention : avoir le maximum de forces pour la recevoir].
[Magen Avraham 494 ]

-> Lorsque Moché était dans les cieux, absorbant les paroles de la Torah d'Hachem, il ne pouvait discerner le jour de la nuit, sauf en vertu de ce qu'il étudiait. Lorsque Moché étudiait la Torah Ecrite, il savait qu'il faisait jour. Lorsqu'il étudiait la Torah Orale, il savait que c'était la nuit.
Nous en déduisons que le meilleur moment pour apprendre la Torah orale est la nuit.

Les Bné Israël étaient très désireux d'accepter la Torah Ecrite. Mais ils refusèrent d'accepter la Torah Orale. Hachem a soulevé la montagne et l'a suspendue au-dessus de leurs têtes. "Acceptez la Torah orale, ou la montagne tombera!"
Rester éveillé la nuit de Shavouot et étudier la Torah Orale rectifie le refus de nos ancêtres de l'accepter.
[ Yéchouot Yaakov ]

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-> Si les 10 jours de repentir relient Roch Hachana à Yom Kippour, les 7 semaines de compte du Omer relient Pessa'h à Shavouot, faisant de Shavouot le pendant de Yom Kippour.
Tout comme Yom Kippour expie les fautes qui entraînent la punition de karét (coupure de l'âme et mort spirituelle prématurée), la nuit de Shavouot expie les fautes.

En ce qui concerne Yom Kippour, la Torah dit : "Lifné Hachem tit'arou" (devant Hachem vous serez purifiés). Le verset a une valeur numérique de 620, identique au mot karét (כרת).

Karét a les mêmes lettres que le mot kéter (couronne - כתר), et donc la même guématria.
Le jour où nous acceptons la couronne d'Hachem (la Torah), nos fautes pour lesquelles nous avons mérité l'excision spirituelle sont pardonnés.
[Beit Avraham]

[ on fait attention à être bien habillé, coiffé, ... le jour de son mariage.
De même, un juif verra attention à avoir un bel habit spirituel le jour de son mariage avec la Torah, sous le dais nuptial du mon Sinaï. D'un côté, Shavouot apporte naturellement une expiation des fautes (à l'image de Yom Kippour), mais nous devons aussi d'être actif en faisant des efforts pour être particulièrement beau. Ainsi, nous étudions la Torah qui purifie et nous revêt de sublimes lumières spirituelles. ]

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-> La personne qui trouve des idées novatrices en matière de Torah le jour de Shavouot créera des 'hidouché Torah tout au long de l'année.
Une personne incapable de créer de nouvelles pensées de Torah devrait au moins étudier des sujets de Torah qu'elle n'a jamais appris auparavant.
['Hida , Kaf ha'Haïm 494:35 ]

-> Créer de nouvelles idées de Torah à Shavouot comporte un grand mérite. Shavouot célèbre le jour du mariage de la Torah avec Israël. Le mariage est l'accomplissement de l'expression "soyez féconds et multipliez-vous".
La création de nouvelles idées de Torah multiplie et augmente la Torah, accomplissant ainsi la raison pour laquelle la Torah a été donnée au peuple juif.
[Divré Yoel]

-> Shavouot est le jour du mariage de Israël avec son Père céleste. Quel est le but principal du mariage?
D'avoir des enfants. Et que sont les nouvelles idées de la Torah si ce n'est des enfants spirituels?
[rabbi de Satmar]

[étudier la nuit de Shavouot, c'est exprimer à la Torah notre désir d'avoir le maximum d'enfants spirituels avec elles! Que b'h cela puisse s'accomplir en abondance, et que papa Hachem soit fier de notre descendance spirituelle. ]

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-> Des prières de mauvaise qualité après avoir veillé toute la nuit annulent le bénéfice de l'étude de la Torah pendant la nuit de Shavouot. Fatigués, les fidèles se précipitent pendant les offices et s'assoupissent pendant la lecture de la Torah. Il est préférable de dormir et de faire la prière correctement après s'être levé complètement reposé.
[Maharal]

-> Après 3 jours de préparation, les Bné Israël se sont endormis lors du don de la Torah. Aujourd'hui, nous sommes usés et épuisés par le long exil. Combien plus devrions-nous faire la grasse matinée!
Si nous dormons tard pour le bien du Ciel, afin de prendre des forces pour accomplir les mitsvot, nous serons même récompensés pour avoir trop dormi.
[le Yaavets - Sidour Rabbi Yaakov Emden]

-> Une personne doit prier avec un esprit clair, en particulier lors d'un jour saint comme Shavouot.
De plus, le moment le plus opportun pour prier est celui où toute la congrégation prie : "dans la multitude se trouve la gloire du Roi" (Michlé 14,28).
[Michméret Shalom]

-> Un groupe de ba'hourim d'une yechiva ashkénaze est venu passer Shavouot avec le rabbi deVizhnitz, le Ahavat Israël. Comme ils en avaient l'habitude, ils sont restés debout toute la nuit à réciter le tikoun leil Shavouot et ont commencé les offices à l'aube, anticipant une sieste bien nécessaire après les prières.
Les sons des birkot hacha'har se sont infiltrés dans le bureau du Rabbi. Le Rabbi de Vizhnitz a temporairement abandonné ses préparatifs matinaux pour répondre amen aux bénédictions dans le beit midrach.

"J'ai l'habitude d'entendre parler de personnes qui s'endorment pour se lever afin de faire la prière", a plaisanté le Rabbi lorsqu'ils eurent terminé, "mais je n'ai jamais entendu parler de personnes qui font la prière pour s'endormir".
Les étudiants de la yéchiva ont interrompu leurs prières et ont attendu que le minyan officiel commence.
Ils ont ensuite commencé l'office à l'aube, anticipant une sieste bien méritée après avoir prié.
[Kédoch Israel ]

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+ La veillée de Shavouot :

-> Les décisionnaires (cf. le Michna Broura 494,1) rapportent au nom du Arizal (Chaar HaKavanot) que "celui qui ne dort pas du tout pendant la nuit de Shavouot et s'adonne à l'étude de la Torah est certain de vivre toute cette année et de ne subir aucun dommage".

Le Arizal ajoute : "Ce n'est pas tout mais encore de cela dépend la décision de faire vivre l'homme pendant cette année."

-> "Quiconque ne dort pas un seul instant pendant cette nuit pour s’adonner entièrement à l’étude de la Torah ... Hachem lui accordera 70 bénédictions ... il lui est garanti qu’il finira l’année et qu’il ne lui arrivera aucun malheur cette année" (Zohar ; Cha'ar Hakavanot chap. 494, 6).

-> Cet enseignement puise en réalité sa source dans les paroles suivantes du Zohar (dans l'introduction) qui rapporte que Rabbi Chimon et tous ses fidèles s'adonnaient à l'étude de la Torah pendant toute cette nuit et chacun d'entre eux innovait des paroles inédites de Torah. Leur joie était immense au point que Rabbi Chimon leur dit alors :
"Mes enfants, heureux est votre sort car la fiancée, la Présence Divine, ne pénétrera sous le dais nuptial demain qu'en votre compagnie, car tous ceux qui s'occupent d'arranger les apparats de la fiancée pendant cette nuit dans la joie, seront inscrits dans le Livre du Souvenir et Hachem les bénira de soixante-dix bénédictions et de soixante-dix couronnes des mondes supérieurs."

Plus loin, ce Zohar poursuit en disant : "Celui qui s'associe à Elle pendant cette nuit, sera protégé En Haut et en bas pendant toute cette année et il finira cette année en paix."

-> Dans un autre endroit, le Zohar (98a) rapporte :
"C'est pourquoi les Anciens ne dormaient par durant toute cette nuit et étudiaient la Torah en disant : "Venons hériter de la Torah qui est un patrimoine sacré pour nous-mêmes et pour nos enfants dans ce monde et dans le monde futur.""

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-> Rabbi 'Haïm Brime aperçut une fois un juif qui somnolait pendant la prière du matin de Shavouot (en ayant succombé au sommeil après une nuit entière d'étude).
Lorsqu'il se réveilla, Rabbi 'Haïm lui demanda : "As-tu déjà vu dans ta vie un fiancé qui somnole sous le dais nuptial? Le jour des noces du peuple d'Israël, c'est le jour du don de la Torah!"

-> Un homme demanda une fois à rav Shlomo Zalman Auerbach : connaissant sa propre nature, il savait qu'en veillant toute la nuit pour étudier la Torah, il allait somnoler le matin lors de la prière. A quoi
devait-il donner priorité?

Rav Shlomo Zalman Auerbach lui répondit alors sagement :
"Bien que selon la loi, la prière du matin a la priorité sur la veillée qui n'est qu'une coutume, néanmoins, tu dois veiller à l'âme de tes enfants (en lui signifiant ainsi : que D. préserve qu'ils apprennent de toi à traiter avec désinvolture cette coutume ancestrale observée par tous les juifs!)."

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-> Rabbi Chlomo Alkabèts (l'auteur du chant de Lé'ha Dodi) pendant la nuit de Shavouot :
"Lorsque nous commençâmes à étudier la Michna et après avoir terminé 2 traités, notre Créateur nous fit mériter d'entendre une voix Céleste qui disait : "Ecoutez mes amis qui recherchez la perfection, mes amis bien-aimés, que la paix soit sur vous, heureux soyez-vous et heureux soient celles qui vous ont mis au monde, heureux soyez-vous dans le monde futur, vous qui vous efforcerez de Me couronner cette nuit! Voilà plusieurs années déjà que Ma couronne est tombée et personne ne Me console. Je suis jeté dans la poussière en étreignant les immondices. A présent, vous M'avez restitué Ma couronne.
Efforcez-vous encore mes amis, soyez courageux mes bien-aimés, réjouissez-vous et sachez que vous comptez parmi les gens de valeur et que vous faites partie du Sanctuaire du Roi, que la voix de votre Torah et que le souffle sacré de votre bouche sont montés jusque devant Hachem et qu'ils ont transpercé plusieurs espaces et plusieurs Cieux avant d'y arriver.
Les anges célestes se sont tu, les Séraphins sont demeurés inertes, les saintes 'Hayot se sont arrêtées, toute l'armée Céleste et Hachem écoutent votre voix ...!
Vous êtes tellement élevés ! Heureux soyez-vous et heureux celles qui vous ont mis au monde, mes amis qui n'avez pas donné le sommeil à vos yeux ! Grâce à vous, Je me suis élevé cette nuit!
C'est pourquoi, renforcez-vous et réjouissez-vous mes chers enfants qui recherchez la perfection, ne vous arrêtez pas d'étudier, car une nuée de bonté vous recouvre et votre Torah est suave pour Hachem!
Levez-vous, élevez-Moi et dites à voix haute comme le jour de Kippour : Barou'h Chem Kévod Mal'houto Léolam Vaèd!" "

=> Cela pour nous enseigner que la sainteté de la nuit de Shavouot est comparable à celle de Yom Kippour. Et en particulier, s’il s'adonne à l'étude de la Torah à ce moment, un juif a le pouvoir d'élever grâce à cela la Présence Divine, de compter parmi les fidèles du Sanctuaire Royal et de pénétrer avec la fiancée, la Présence Divine, sous le dais nuptial.
(Certes cela a été dit au sujet des grands de notre peuple comme le Beit Yossef et la sainte assemblée des kabbalistes, néanmoins, tout cela est valable pour nous chacun à son échelle, même le plus faible d'entre les juifs possède un potentiel immense!)

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-> Le Mégalé Amoukot rapporte pour sa part au nom du Avizal que demeurer éveillé une nuit entière en étudiant la Torah a la force d'expier une peine de Karèt (retranchement) dont un juif se serait rendu passible. Et si cela est vrai au sujet d'une nuit d'étude n'importe quand dans l'année, combien a fortiori la nuit de Shavouot possède-t-elle la force d'expier une multitude de peines de Karèt!

Mettre de la verdure à Shavouot

+ Mettre de la verdure à Shavouot :

-> Il est de coutume de décorer la synagogue et la maison avec de la verdure et des fleurs pour commémorer la joie du don de la Torah, car le mont Sinaï s'est alors couvert de végétation.
Comme le dit le verset : "Que ni les troupeaux ni les bêtes ne paissent devant la montagne" (Ki Tissa
34,3), preuve que la montagne [qui était dans le désert] était couverte de pâturages luxuriants.
[Rema 494:2 ]

-> Le midrah raconte que lorsque Hachem a parlé lors du don de la Torah, un parfum aromatique s'est répandu sur le monde entier.
L'odeur des fleurs dans la synagogue et nos maisons nous rappelle de ce parfum merveilleux.
[midrach Talpiot]

-> Moché est né le 7 Adar.
Trois mois plus tard, le 7 Sivan, il a été placé dans les roseaux près de la rive du Nil, sauvé par le mérite de la Torah qu'il était destiné à donner aux Bné Israel. Nous décorons la synagogue avec de la verdure pour rappeler son sauvetage miraculeux dans les roseaux.
[ 'Hidouché haRim]

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-> L'inhalation d'odeurs parfumées apporte du plaisir à l'âme, car l'odorat reste saint : il n'a pas été impliqué dans la faute d'Adam. Tous les autres sens y ont participé : il a vu le fruit, a entendu l'invitation de 'Hava à prendre part au fruit, l'a touché et l'a goûté.
Le parfum des décorations florales nous rappelle que lors du don de la Torah, la transgression d'Adam a été rectifiée.
[Bné Yissa'har]

[la verdure à Shavouot, peut nous rappeler que la Torah est l'antidote du yétser ara (elle nous protége de la faute), et qu'elle a la capacité de nous purifier de la souillure de nos fautes. On sentira bon dans le monde à Venir! ]

-> "Comme une rose parmi les épines, Mon bien-aimé est parmi les jeunes fillesé (Chir haChirim 2,2)
Hachem a créé le monde pour l'amour de la Torah. Mais après 26 générations, le monde était envahi par les épines et les chardons de la génération idolâtre d'Enoch, de la génération maléfique du Déluge et de la génération rebelle de la Dispersion.

Dans Sa colère, Hachem voulait détruire le monde.
Puis Il a trouvé une belle rose : le peuple juif. Ravi du parfum exquis de la rose, Sa colère s'apaisa.
"En raison de cette rose unique, a déclaré Hachem, j'épargnerai le monde entier", et il leur a donné la Torah. C'est pourquoi nous décorons nos maisons et nos lieux de culte avec des roses le jour de Shavouot.
[Bné Yissa'har ]

[à Shavouot, la verdure peut nous rappeler à quel point dans ce monde les juifs sont semblable à la bonne odeur pour Hachem, à quel point Il est fier de nous, à quel point Il nous aime, à quel point nous sommes important pour Lui et nous pouvons Lui faire plaisir (en étudiant et vivant la Torah), ...]

-> Le Zohar compare les 13 Attributs Divins de miséricorde (Ki Tissa 34,6-7) aux 13 pétales d'une rose (dans la kabbale).
La rose est entourée de verticilles verts qui protègent le bouton floral avant qu'il ne s'épanouisse.
Lorsque les verticilles s'ouvrent, les magnifiques couleurs de la fleur de rose apparaissent.
Il en va de même pour le peuple juif. À l'extérieur, ils peuvent sembler ordinaires, mais dans leur cœur et leurs pensées, ils sont purs et beaux.
[...]
Hachem a choisi Israël comme nation par le mérite de nos Pères et de nos Mères. Les noms Avraham, Its'hak et Yaakov contiennent ensemble treize lettres, et les noms Sarah, Rivka, Ra'hel et Léa ont également 13 lettres.
Treize est la guématria du mot "é'had" (אחד). Hachem, Israël et la Torah sont un (é'had).
[haMélakét - rav David Dov Meisels]

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-> Il est de coutume de décorer la synagogue et notre maison avec de la verdure et des arbres, car la récolte de fruits est jugée le jour de Shavouot. Nous plaçons des arbres dans la synagogue pour nous rappeler de prier pour que les arbres portent des fruits en abondance.
[Magen Avraham 494:5]

-> Alors que la récolte de fruits est jugée à Shavouot, les arbres eux-mêmes sont jugés à Tou biChevat. Pourtant, nous mangeons des fruits à Tou biChevat et nous décorons avec de la verdure à Shavouot. Ne serait-il pas plus logique de faire le contraire?

Le Chlah haKadoch remarque que le Ciel prend en compte le caractère des parents d'une personne lorsqu'elle est jugée. Un fils racha de parents honnêtes est jugé plus sévèrement qu'un fils racha de parents racha. Et lorsque les parents sont jugés, les actes de leurs enfants sont également pris en considération.

À Tou biChvat, le jour où les arbres sont jugés, nous mangeons des fruits savoureux, en espérant que les "enfants" de l'arbre évoqueront un bon jugement pour ses "parents".
Et lorsque la récolte de fruits est jugée à Shavouot, nous plaçons des arbres gracieux dans les synagogues, en espérant que les fruits seront jugés en fonction des arbres, ses "parents".
[rabbi Yoel Teitelbaum]

-> Il est de coutume de décorer la synagogue avec des arbres qui ne portent pas de fruits, exprimant ainsi l'idée que les juifs non éduqués qui soutiennent les institutions de la Torah ont également une part dans la Torah.
[ 'Hatam Sofer]

-> Le Chla haKadoch, citant le Séfer Tolaat Yaakov, explique que les "fruits des arbres" font référence aux âmes des personnes qui sont "tombées de l'arbre de D.", négligeant l'étude de la Torah et n'accomplissant pas les mitsvot correctement.

[éventuellement, en mettant de la végétation d'arbres qui ne portent pas de fruits, Shavouot transmet un message d'espoir : tout juif peut avoir une belle relation avec la Torah (selon ses capacités), même le pire des racha à sa part dans la Torah, rien n'est perdu par une téchouva sincère il peut réparer et aller de l'avant, adoré et chéri par papa Hachem. ]

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-> Rabbi Pin'has de Koretz rapporte :
La guémara (Erouvin 22a) raconte que Rav Adda bar Matna décida d'apprendre dans la yéchiva de Rav. Sa femme lui dit : "Que vais-je faire de nos enfants? Nous n'avons rien à manger". Il a répondu : "N'y a-t-il plus d'herbe dans le champ?"

Qu'avait à l'esprit Rav Adda bar Matna?
Il ne voulait certainement pas que sa femme envoie les enfants au pâturage pour qu'ils mangent de l'herbe comme le bétail!
Il lui disait que tout comme Hachem fournit de l'herbe aux vaches, qui n'ont pas besoin de gagner leur vie, Il peut lui fournir de la nourriture à elle aussi.
En effet, si Adam n'avait pas mangé de l'Arbre de la Connaissance, Hachem lui aurait donné une nourriture abondante sans qu'il ait besoin de travailler. Une fois que l'homme a voulu acquérir des connaissances et devenir indépendant, il a dû travailler dur pour gagner sa vie.
Mais ceux qui placent leur confiance en Hachem et comptent sur Lui pour les soutenir seront soutenus, tout comme Il soutient les animaux, comme il est dit : 'Il donne de la nourriture à toute chair4.

Lorsque Rav Adda dit à sa femme : "N'y a-t-il pas d'herbe dans le champ? il voulait dire : "Aie confiance en Hachem! Il ne laissera certainement pas nos enfants souffrir de la faim, comme il est dit : "Je n'ai jamais vu un homme juste abandonné, avec ses enfants mendiant leur pain."

Lors du don de la Torah, les juifs ont posé la même question : "Nous sommes prêts à étudier la Torah jour et nuit, mais comment allons-nous gagner notre vie?'
Hachem montra le mont Sinaï, couvert d'une herbe luxuriante. N'y a-t-il plus d'herbe dans les pâturages? Si vous avez la foi, vous aurez de la nourriture sans effort, tout comme l'herbe nourrit les vaches".

Nous répandons de l'herbe sur le sol pour répondre à ceux qui se demandent comment ils peuvent gagner leur vie s'ils consacrent leur vie à l'étude de la Torah.

[ Shavouot est le don de la Torah, c'est un moment où l'on renouvelle notre attachement et notre envie de toujours mieux la connaître en l'étudiant, mais le problème c'est que notre yétser ara trouve plein d'excuses pour vite réduire cet enthousiasme.
De même que la verdure embellit le lieu, de même chaque effort que nous faisons va considérablement embellir le Nom d'Hachem et notre part dans le monde à Venir.
Chaque effort que nous faisons pour la Torah peut venir en déduction d'efforts/souffrances que nous pourrions avoir dans d'autres choses de la vie, plus nous nous investissons sincèrement pour la Torah, plus nous avons de l'aide et des bénédictions d'Hachem, ... (la Torah est un arbre de Vie pour tous ceux qui s'y accroche, la verdure faire allusion à cela)
Le monde environnant a plein de belles tentations éphémères à nous offrir, et en mettant de la verdure à Shavouot, nous exprimons que l'herbe la plus verte n'est pas ailleurs, c'est celle que nous avons en nous, celle d'une vie de Torah, car elle provient d'Hachem qui sait ce qu'il y a d'éternellement mieux pour nous. ]

Naassé véNichma = associer le coeur à l’accomplissement des mitsvot

+ Naassé véNichma = associer le coeur à l'accomplissement des mitsvot :

-> "Le peuple entier répondit ensemble en disant : 'Nous ferons tout ce que D. a dit'." (Yitro 19,8 - lecture de la Torah pour Shavouot).

-> "Le peuple entier répondit d'une seule voix en disant : "Nous ferons toutes les choses que D. a dites" ... Il prit le livre de l'Alliance et le lut aux oreilles du peuple. Ils dirent : 'Tout ce que D. a dit, nous ferons et nous écouterons' " (Michpatim 24,3-7).

=> ces versets ont de quoi nous surprendre. Pourquoi, dans les deux premiers (v.19,8 et v.24,3), le peuple juif répondit-il seulement "naassé" (nous ferons) alors que dans le troisième (v.24,7), il répondit "naassé vénichma" (nous ferons et nous écouterons)?
De plus, la Torah souligne qu'ils répondirent d'abord "ensemble" puis "d'une seule voix", ce qu'ils ne firent pas la troisième fois. Pourquoi?

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-> En déclarant "naassé vénichma", le peuple d'Israël parlait de deux aspects différents de l'observance.
1°/ Le premier aspect est l'accomplissement tangible, physique, du commandement (les mains) que la personne en comprenne les raisons ou non, qu'elle saisisse l'impact de la mitsva qu'elle fait dans le monde supérieur ou pas.
L'acte même du commandement dans le but d'obéir à la volonté de D. correspond à "naassé" (nous ferons). Le peuple juif a accepté d'accomplir tout ce que D. lui ordonnerait sans poser de questions, que le but de la mitsva soit compris ou pas.

2°/ Le deuxième aspect, c'est la pureté et la noble intention (le cœur) investis dans chaque mitsva.
Outre l'acte physique, chaque personne a un niveau différent de compréhension. Plus un homme fait d'efforts pour comprendre le commandement en profondeur et plus ce commandement peut le faire progresser.
Tel est le sens de "vénichma" (nous écouterons). Plus qu'écouter, ce terme laisse entendre qu'on intériorise le sens profond de la mitsva.
En étudiant et en vivant le but de chaque commandement, en s'efforçant d'imprégner son âme de ses buts et effets sublimes, l'homme peut élever le niveau de son observance au plus haut point et, plus encore, s'attacher à D.
[ le Targoum Onkelos et le Targoum Yonathan traduisent le mot "vénichma" par "nekabel", qui semble vouloir dire écouter avec son cœur et pas seulement avec ses oreilles.
Rachi interprète ce mot de la même façon dans Vayéchev 37,27 ]

D'après ce qui précède, il est clair que le peuple juif ne fut capable de déclarer vénichma qu'après la lecture par Moché du "Livre de l'Alliance" (séfer haBrit), c'est-à-dire la Torah.
C'est seulement par l'étude de la Torah qu'il est possible de percevoir les profondeurs du sens de chaque mitsva. En explorant le contenu de la mitsva et en l'intériorisant, l'homme peut élever son observance au plus haut niveau et accomplir la volonté de D. de la façon la plus profonde.

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-> Ce principe nous aide à comprendre pourquoi les Bné Israël ont pu proclamer "naassé" tous ensemble, d'une seule voix mais pas "naassé vénichma".
Naassé représente l'engagement du peuple à accomplir chaque mitsva. Tout le peuple s'est
montré capable de s'engager à accomplir chaque mitsva exactement comme elle avait été ordonnée dans tous ses détails.

Quant à l'aspect "nichma", les niveaux étaient différents à l'intérieur du peuple. L'engagement de chaque personne à "naassé" dépendait de sa préparation spirituelle personnelle.
Certains accomplissent les mitsvot comme une charge nécessaire par peur des conséquences s'ils ne les accomplissent pas.
D'autres accomplissent les mitsvot parce que leur cœur déborde d'amour pour D. qui les a ordonnées. Ils cherchent toutes les occasions d'en accomplir autant que possible, car ils comprennent que c'est la voie royale pour s'attacher à D. envers Qui leur amour devient toujours plus fort.

Il n'était donc pas possible que le peuple juif dise "naassé vénichma" d'une seule voix.
Le "nichma" de chacun était à son propre niveau, avec ses propres notes jouées sur les cordes de son cœur. L'observance des mitsvot de chacun dépendait de son niveau de sagesse en Torah et de sa préparation spirituelle.
Etant donné que le niveau d'engagement de chacun était différent, la déclaration "venichma" de chacun était différente et ne pouvait pas venir "d'une seule voix".

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-> Il est écrit dans la guémara (Shabbath 88a) : "Lorsque le peuple d'Israël déclara naassé venichma, en donnant la réponse naassé avant michma, 600 000 anges de service descendirent du ciel. Chacun attacha deux couronnes sur la tête de chaque membre du peuple, l'une correspondant à naassé et l'autre correspondant à nichma".

Ce passage sous-entend que les Bné Israël furent loués d'avoir déclaré qu'ils s'engageaient à écouter, et pas seulement d'avoir dit naassé avant nichma. Il semble admirable d'avoir fait précéder le naassé avant le nichma mais qu'y avait-il de louable à dire nichma?

D'après ce que nous avons expliqué, il apparaît que la grandeur du "nichma" était que le peuple s'est engagé à un niveau supérieur d'observance.
Chacun prit cet engagement : "Non seulement je vais accomplir toutes les mitsvot, mais je vais m'efforcer de les observer en tant que devoir du cœur aussi, du mieux possible. Je désire me servir des mitsvot comme moyen d'exprimer mon amour pour D."
Le peuple s'est engagé à se pencher sur le sens plus profond de chaque mitsva, ce qui allait lui permettre d'améliorer leur accomplissement.

Nous voyons donc qu'il existe deux aspects de service de D. à cultiver.
Il existe premièrement l'engagement de base d'accomplir entièrement toutes les mitsvot et deuxièmement, à dépasser les exigences minimales et à mieux accomplir les mitsvot afin de nous attacher solidement à D.
Chaque juif, selon sa personnalité, ses dons et ses tendances, peut le faire de la façon qui lui convient le mieux.

Chacun peut atteindre ce niveau en étudiant la Torah pour comprendre chaque mitsva en profondeur avec les capacités intellectuelles et émotionnelles dont D. l'a doté à cette fin. Il méritera ainsi d'accomplir toutes les mitsvot de façon remarquable, de tout son cœur.
[rav David Hofstedter - Darach David - Moadim - Shavouot]

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[il revient à chaque juif de mettre son cœur, de la joie, de la fierté, ... (le nichma) dans l'accomplissement des mitsvot (le naassé).
(on peut éventuellement dire qu'une avodat Hachem (ex: prière) faite sans sentiment, par routine (juste en bougeant extérieurement, mais pas le coeur), est du bon naassé (respectant la halakha), mais il manque véritablement du nichma. )
ex: on peut personnaliser notre service Divin en donnant une vie toute particulière aux mitsvot qui nous parlent davantage personnellement.
En ce sens, dans le train-train de notre vie quotidienne, influencé par l'environnement non-juif et notre yétser ara qui nous endort spirituellement, chaque juif a la possibilité d'avoir un "nichma" unique, sublimant son service Divin. ]

D. dit à Israël : "Si tu prends sur toi le joug de la Torah [le jour de Shavouot], Je te considérerai comme si tu n'avais jamais fauté toute ta vie entière."

[guémara Yérouchalmi Roch Hachana 4:8]

Quelle opportunité!!
=> Acceptons avec joie, au maximum de nos capacités, de vivre au quotidien selon notre Torah.
Notre Père, D., nous le promet : on ne peut que y gagner ...

Dans les bénédictions sur la Torah, nous disons : "Qui nous a choisis parmi tous les peuples et nous a donné Sa Torah" (acher ba'har banou ... vénatan lanou ét Torato).
En récitant ces bénédictions, nous devrions nous imaginer au mont Sinaï. Au milieu des éclairs, du feu et du tonnerre, la voix céleste de D. descend, nous proclamant Sa nation élue et nous accordant la Torah.
[ Tour Ora'h 'Haïm 47 ]

La bénédiction se termine par les mots "notén haTorah" (béni sois-tu Hachem qui nous donne la Torah", au présent. Mais auparavant c'est au passé (natan lanou), qui nous a choisis et nous a donné Sa Torah.

La Torah a été donnée initialement au mont Sinaï, mais Hachem continue à donner la Torah aujourd'hui et dans le futur.
Hachem a donné la Torah d'une "voix forte et intarissable" (Vaét'hanan 5,19), une voix qui résonne aujourd'hui comme par le passé.
Sa voix se fait entendre lorsque les érudits de la Torah et leurs étudiants apprennent la Torah.
[Bné Yissa'har - Sivan]

Torah & plaintes du Satan

+ Torah & plaintes du Satan :

-> Hachem a donné la Torah au peuple juif dans une manifestation publique de puissance qui a retenti à travers le monde entier. Même les animaux écoutaient dans un silence parfait la voix impressionnante de Hashem alors qu’Il nous donnait la Torah.
Le midrach (Chémot raba 29,9) déclare ainsi :
"Lorsque Hachem a donné la Torah, aucun oiseau ne gazouillait, aucune vache ne meuglait, aucun ange ne volait, et aucun ange de feu ne disait : "Saint, saint, saint". L’océan ne bougeait pas et les créatures ne parlaient pas. Le monde entier était silencieux lorsque la voix s’éleva pour dire : "Je suis Hachem, ton D." ... afin que toute la création sache qu’il n’y a rien d’autre que Lui."

-> Malgré cette grande manifestation publique, la guémara (Shabbath 89a) nous rapporte néanmoins qu’après le don de la Torah, le Satan demanda où se trouvait la Torah et partit la chercher sur Terre :
Après que Moché eut redescendu de la présence d'Hachem, le Satan vint vers Hachem et dit : "Maître de l’Univers! Où est la Torah?"
"Je l’ai donnée à la Terre", répondit Hachem.
Satan se rendit alors sur Terre et lui demanda : "Où est la Torah?"
La Terre répondit en citant le verset : "D. comprend ses voies, Il connaît sa place (Iyov 28,20).
Le Satan se rendit ensuite vers la mer et les profondeurs, et demanda où était la Torah, mais celles-ci répondirent : "Les profondeurs dirent qu’elle n’était pas en elles, et la mer dit qu’elle n’était pas avec elle".
La destruction et la mort dirent : "Nous en avons entendu parler (de la grandeur de la Torah, mais cela dépasse l’entendement) (Iyov 14,22)".
Finalement, Satan retourna vers Hachem et dit : "Maître de l’Univers, j’ai fouillé le monde entier, mais je ne l’ai pas trouvée".
"Va vers (Moché), le fils d’Amram", lui dit Hachem.

Il se rendit alors auprès de Moché et lui demanda : "Où est la Torah que Hachem t’a donnée?"
"Qui suis-je pour que Hachem me donne la Torah?" répondit Moché.
"Moché, es-tu malhonnête?" lui demanda Hachem.
"Maître de l’Univers, la Torah est le trésor caché dont Tu te réjouis chaque jour. Comment pourrais-je prétendre qu’elle m’appartient?" dit Moché.
"Puisque tu t’es humilié, la Torah portera ton nom, comme il est écrit : "Souviens-toi de la Torah de Mon serviteur Moché" (Mala'hi 3,22), dit Hachem.

-> Tossafot demande : si le monde entier a entendu Hachem donner la Torah aux Bné Israël, comment se fait-il que le Satan soit le seul à ne pas en avoir entendu parler?
Tossafot répond en se basant sur le midrach (voir Bamidbar raba 12,3), qui affirme qu'Hachem a détourné l’attention de l’Ange de la Mort (le Satan et l'Ange de la Mort sont les mêmes - Baba Batra 16a), pendant le don de la Torah, afin qu’il n’intervienne pas.

-> Le Maharal de Prague (Tiféret Israël - chap.23) explique que tant que Moché était au Ciel, Satan avait connaissance de le don de la Torah et ne s’y opposait pas.
Ce n’est que lorsque la Torah fut descendue sur Terre qu’il y eut une occasion pour Satan d’intervenir avec ses objections. En effet, l’homme est composé d’une âme sainte et céleste, unie à un corps physique grossier. L’âme est digne de la Torah.
Par conséquent, tant que Moïse était au Ciel, attaché à Hachem, il était clairement apte à recevoir la Torah. Cependant, lorsqu’il s’est détaché du Ciel pour descendre sur Terre, les objections ont commencé, car ce monde physique inférieur n’est pas digne de la Torah.

C’est pourquoi la guémara nous dit que ce n’est qu’après la descente de Moché que Satan est venu vers Hachem et lui a demandé où se trouvait la Torah.
Cela ne doit pas être compris comme une question innocente concernant l’emplacement de la Torah, mais comme une plainte contre le don de la Torah.
Comment la sagesse transcendante de la Torah pouvait-elle trouver sa place dans ce monde physique etsi bas? Hachem envoya alors le Satan fouiller le monde jusqu’à ce qu’Il lui dise finalement d’aller trouver Moché. En raison de sa grande humilité, Moché était un réceptacle apte à recevoir la Torah.

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-> Le rabbi Yaakov Abou'hatséra (dans Dorech Tov) enseigne :
La plainte du Satan, et sa recherche de la Torah, ne se sont pas produites immédiatement après le don de la Torah. Le Satan n’est intervenu qu’après le péché du Veau d’or. Il a alors trouvé un moment opportun pour renforcer les affirmations que les anges avaient faites depuis le début.

"Pourquoi n’as-Tu pas écouté nos plaintes, lorsque nous avons dit que la Torah devait rester au Ciel? Maintenant, il est clair pour tous que les Bné Israël sont incapables d’observer la Torah!", a-t-il dit.

Tel était le sens profond de la question du Satan : "Où est la Torah?"
Il savait que la Torah avait été donnée aux Bné Israël, mais il voulait poser cette question de manière rhétorique, comme pour dire : "Pourquoi as-Tu donné la Torah aux Bné Israël? Pourquoi ne l’as-Tu pas gardée au Ciel? Regarde à qui Tu as donné la Torah, et regarde ce qu’elle est devenue."

Pourquoi Hachem n'a-t-il donné la Torah au peuple juif qu'après sa sortie d'Égypte, et non avant?

Considérons le principe suivant : Celui qui sert D. par crainte est comme un serviteur, mais celui qui sert D. par amour est comme son enfant. (Zohar 3:82b)
Si Hachem avait donné la Torah au peuple juif avant qu'il ne quitte l'Egypte, le peuple juif aurait reçu la Torah en raison de sa peur/crainte, peur que s'il n'acceptait pas la Torah, D. ne le libère pas. Il aurait donc reçu la Torah en tant que simple serviteur.
C'est pourquoi Hachem les a d'abord fait sortir d'Egypte et ne leur a donné la Torah qu'ensuite. À ce moment-là, le peuple juif a reçu la Torah par amour, en tant qu'enfant de D.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Yitro 20,2 ]

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-> Hachem nous a donné la Torah après nous avoir libérés de l'Égypte afin que nous le servions par amour et pas seulement par crainte.

Shavouot – une allusion à toutes les autres fêtes juives

+ Shavouot - une allusion à toutes les autres fêtes juives :

-> La fête de Shavouot, qui commémore le moment où la Torah a été donnée, doit également faire allusion à toutes les autres fêtes, puisque la Torah incorpore toutes les fêtes. Il s'ensuit que lorsque la Torah a été donnée, toutes les fêtes étaient également incluses.

Roch Hachana est évoqué par le grand coup de shofar qui a retenti lorsque la Torah a été donnée (Yitro 19,16), car à Roch Hachana, nous soufflons également dans le shofar.
Succot est évoqué par le fait que le jour de Shavouot, nous avons été recouverts par les ailes de la Chékhina (Zohar 1:8a), ce qui est la même idée que de s'asseoir dans une soucca. (où l'on est sous les ailes de la Chékhina - Zohar 3:103b).
De plus, il est impossible de célébrer Shavouot sans compter 7 semaines avant, comme le dit le Zohar (3:97b) ces 7 semaines correspondent aux 7 jours de la Création, tout comme le fait de tenir le loulav.
[ les sept jours de la Création et les sept jours de la semaine correspondent aux sept midot (et en découlent spirituellement) ; les sept composants de l'"ensemble" minimum du loulav sont : un loulav, trois hadasim, deux aravos et un esrog, et expriment également les sept middos. ]

L'essence intérieure de Pessa'h est la même que celle de Shavouot, car, comme l'expliquent les écrits du Arizal (Pir Eits 'Haïm - chaar 'hag haShavouot 1), Shavouot est, au sens spirituel, le 8e jour de Pessa'h.
Shavouot est, dans un sens spirituel, le 8e jour de Pessa'h, tout comme Shémini Atséret est le 8e jour de Succot.
[selon le midrach (Chir haChirim rabba 7,4) : "Shémini Atséret aurait dû être fixé pour tomber 50 jours après Souccot, de même que Shavouot (tombe 50 jours) après Pessa'h." ]

Trouver une allusion à Yom Kippour dans Shavouot est un peu plus problématique. Cependant, nos Sages (Yérouchalmi Bikourim 3:3: ; Rachi Béréchit 36,3) disent que 3 personnes sont pardonnées de leurs fautes, l'une d'entre elles étant un jeune marié dont les fautes sont pardonnés le jour de son mariage. (les autre sont un Sage nouvellement nommé et un dirigeant/roi nouvellement nommé).
Puisque le marié est pardonné, la mariée l'est certainement aussi, car quelle différence y a-t-il entre eux à cet égard? Ils se marient tous les deux l'un à l'autre.
Nos Sages (Taanit 4:8) font remarqué que l'expression "le jour des noces de D." (Chir haChirim 3,11) fait référence au don de la Torah. Par conséquent, puisque le mariage Divin a eu lieu à Shavouot, et que nous sommes les fiancés de D. (midrach Chir haChirim rabba 4,22 ; midrach Tan'houma Ki Tissa 18), toutes nos fautes sont pardonnées en ce jour. C'est donc l'allusion de Yom Kippour à Shavouot, car à Yom Kippour, nous sommes également pardonnés pour tous nos fautes.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Shavouot ]

=> La fête de Shavouot, qui est l'anniversaire et la reviviscence du don de la Torah, incorpore toutes les autres fêtes de l'année.

Shavouot – avoir également du plaisir physique

+ Shavouot - un plaisir physique :

-> Dans la guémara (Pessa'him 68a), toutes les opinions concordent pour dire que le jour d'Atséret, c'est-à-dire Shavouot, une personne est tenue, en plus de consacrer la fête à des activités spirituelles, de profiter également de la fête sur le plan physique.
À Pessa'h, une personne est naturellement heureuse en raison de sa libération physique de la servitude, une faveur physique qui nous est accordée par Hachem. À Shavouot, en revanche, nous nous réjouissons du don de la Torah.
Comme il s'agit d'une bonté spirituelle, il est plus difficile pour le corps physique d'une personne de ressentir de la joie. C'est pourquoi la guémara rapporte que nos Sages étaient tous d'accord pour dire que cette fête exige une joie ressentie même par le corps physique.

Comment y parvenir?
En croyant fermement que la Torah nous apporte la vie à la fois dans le monde à Venir et dans ce monde ; en croyant que la Torah apporte la longévité, la richesse, la santé, et ainsi de suite (Michlé 3,16&8).
En prenant ces questions à cœur, le corps d'une personne appréciera et savourera également la fête.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Shavouot ]

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=> La Torah n'est pas seulement l'élixir de nos vies spirituelles, mais aussi de nos vies physiques. Par conséquent, la célébration de la réception de la Torah (à Shavouot) doit inclure un plaisir matériel tangible en plus du plaisir spirituel naturel qui est associé à la Torah.

"Puisqu'ils haïssent la discorde et aiment la paix, le moment est venu que Je leur donne la Torah."

[traité Déré'h Erets Zouta]