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Le yétser ara travaille par petites étapes, vous convaincant de commettre une faut (avéra) aujourd'hui, une autre demain, jusqu'à ce qu'il vous égare [guémara Shabbath 105b]

Utilisez cette même stratégie, mais pour le bien.
Concentrez-vous sur une petite mitsva à la fois, grandissez chaque jour, et avant même de vous en rendre compte, vous atteindrez des sommets extraordinaires en matière de avodat Hachem.
[ 'Hatam Sofer ]

"Si une personne tarde à perfectionner son âme, son yétser ara se renforce et son cœur s'endurcit"
[Or'hot Tsadikim ]

-> Plus nous remettons à plus tard notre développement spirituel, plus il devient difficile de sentir ce qui ne va pas. Ce qui a été ressenti comme une transgression peut commencer à sembler "normal".
Mais il n'est jamais trop tard. Prenons un nouveau départ dès aujourd'hui. Même le plus petit pas réveille l'âme.

Les 2 processus simultanés du libre arbitre

Le Ram'hal (Daat Tévounot p.322) affirme que Hachem fait fonctionner l'univers selon deux processus simultanés.
D'une part, chaque individu possède le libre arbitre. Hachem n'interfère pas avec la capacité d'une personne à effectuer librement ses propres choix. Dans cette optique, Il ne rend ni plus facile ni plus difficile pour quiconque de choisir de faire le Bien.
D'un autre côté, Hachem fait lentement progresser le monde entier vers un objectif d'éradication totale de tout mal.
Ces deux modes fonctionnent simultanément. Le premier mode est le libre arbitre personnel, et le deuxième est celui où Hachem amène le monde entier à sa perfection ultime.

Chaque personne tourne sur son propre axe et établit ses propres choix, qui reposent sur le libre arbitre de chacun. Dans le même temps, Hachem manœuvre le monde entier, le faisant avancer vers une époque où le Mal n'existera plus. Il s'agit de modes indépendants de fonctionnement du monde, dont aucun n'affecte l'autre ; ils sont indépendants l'un de l'autre.
D'une manière ou d'une autre, Hachem éradique le mal sans interférer avec notre libre arbitre.
Dans notre compréhension humaine limitée, nous ne comprenons peut-être pas comment cela peut se produire, mais c'est la réalité, le processus d'éradication du Mal n'affecte en rien notre libre arbitre.

Une grande arme du yétser ara = nous rendre triste

+ Une grande arme du yétser ara = nous rendre triste :

-> La guémara (Béra'hot 5a) dit que l'on doit toujours faire la guerre à son yétser ara. Si l'on gagne, tant mieux, sinon, on doit faire des efforts dans la Torah. Si l'on gagne, c'est bien, sinon on doit dire la lecture du Shéma.
Si cela ne nous aide pas à vaincre le yétser ara, on doit se rappeler le jour de la mort.

Pourquoi ne pas se rappeler immédiatement le jour de la mort pour nous aider à vaincre notre yétser ara?
Le yétser ara essaie de rendre les gens tristes, ce qui, par nature, n'est pas bon pour la avodat Hachem.
Par conséquent, il faut essayer toutes les autres méthodes pour s'aider soi-même avant d'utiliser la méthode du jour de la mort, car cela nous amène à la tristesse.
[Pné Ména'hem]

"Il met fin aux ténèbres" (Iyov 28,3).

-> Une limite a été fixée quant à la durée des ténèbres dans le monde. En effet, tant que le mauvais penchant (yétser ara) est dans le monde, il y a des ténèbres et de la détresse ; lorsque le mauvais penchant sera retiré du monde, il n'y aura plus de ténèbres et de détresse.
[midrach rabba - Mikets 89,1 ]

Tout comme la nation d'Israël tout entière connaît l'exil et la délivrance (guéoula), il en va de même pour chaque individu, comme le dit le verset : " Approche-toi de mon âme, sauve-la" (Téhilim 69,19).
Par conséquent, une personne doit d'abord prier pour la guéoula de son âme, avant de prier pour la guéoula de la nation.
[Toldot Yaakov Yossef - Chémini ]

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-> Il existe 2 types d'exil : l'un est l'exil physique de la nation, et l'autre est l'exil spirituel dans le mauvais penchant (yétser ara), l'exil de l'âme. L'un découle de l'autre.
[Toldot Yaakov Yossef - p.175b ]

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-> "Toute personne (juive) a une partie du machia'h en elle"
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I,78]

En surveillant ses paroles, on acquiert la force de combattre le Yétser Hara

+ En surveillant ses paroles, on acquiert la force de combattre le Yétser Hara :

-> Le principal pouvoir dont on dispose pour être victorieux dans la guerre contre le yétser ara est de surveiller ses paroles.
Si l'on s'abstient de toute parole interdite, on sera protégé dans sa bataille contre le yétser ara.
[rav Henoch d'Alesk - sidour Lev Saméa'h - sur Tétsavé 28,32 ]

Aucun être de chair et de sang n’est en mesure de concevoir, même de loin, la joie et le plaisir que procure à Hachem la moindre petite action qu’un homme accomplit parce qu’il a surmonté son yétser ara et qu’il l’a soumis en le faisant pencher du bon côté.
[rav Elimélé'h Biderman]

Résister à la séduction du yétser ara

+ Résister à la séduction du yétser ara :

Elle le saisit par son vêtement, en disant : "Allonge toi avec moi!". Il laissa son vêtement dans sa main, s'enfuit et sortit au dehors" (Vayéchev 39,12)

-> Le rav Moché de Kobrin (cité dans le séfer Imrot Moché) dit que ce verset fait allusion aux méthodes du yétser ara et aux stratégies que l'on doit utiliser pour le vaincre.
Lorsque le yétser ara veut piéger une personne, il s'agrippe à son "bégued" (vêtement).
Cela signifie que chaque fois qu'une personne veut étudier, prier ou servir Hachem, son yétser ara lui rappelle toutes les fois où elle a fauté et s'est rebellée contre Hachem.
En s'accrochant aux fautes du passé, la personne est découragée d'essayer de s'améliorer et convaincue qu'elle n'est pas digne de servir Hachem.

Ce faisant, le yétser ara tente de séduire une personne pour qu'elle "Allonge toi avec moi!".
Il tente de nous convaincre de nous laisser aller, de nous allonger avec le yétser ara et de s'immerger dans tous les plaisirs de ce monde, car il prétend que notre Torah et nos mitsvot ne valent pas grand-chose de toute façon et qu'elle pourrait tout aussi bien s'amuser.
[comme tu n'es pas très bon spirituellement parlant, que tu as beaucoup de fautes ..., alors profite de la vie en fautant! ]

La façon de se défendre est de "quitter le vêtement et de s'enfuir". Il faut fuir ses fautes passés et les laisser entre les mains du yétser ara. On doit alors repartir à zéro et commencer à servir Hachem correctement, avec une ardoise vierge.

[ex: en faisant téchouva, on est comme une nouvelle personne, et en ce sens cher yétser ara, la personne que tu viens voir n'habite plus à cette adresse! ]

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-> "Eloigne-toi du mal et fais le bien" (sour méra vaassé tov - Téhilim 34,15).
A l'image de Yossef laissant en urgence son habit à la femme de Potiphar, nous devons parfois fuir les réflexions/situations que nous impose notre yétser ara, qui nous tire vers le bas, vers le désespoir spirituel, ...
A l'inverse, nous devons parfois se revêtir d'un bel habit, c'est-à-dire prendre du temps pour apprécier la grandeur d'être juif, d'à quel point Il nous aime et nous pardonne tout, à quel point chaque mitsva est énorme, ...

Briser son yétser ara, pour recevoir davantage de bontés d’Hachem

-> Lorsqu'une personne surmonte son yétser ara, elle élimine tous les obstacles à son développement dans la spiritualité.
Chaque jour, Hachem "ouvre les portes et les fenêtres des Cieux ( 'haloné rokéa'h)" et met à notre disposition une abondance de sainteté divine.
Le mot 'halon (fenêtre - חלן), peut être un acronyme pour "notser 'hessed la'alafim", ce qui signifie qu'Hachem envoie la bonté céleste aux myriades à travers cette "fenêtre" vers le Ciel.
Cependant, les fautes causés par le yétser ara font obstacle et créent une séparation entre nous et ces portes (au Ciel). Si nous surmontons notre yétser ara, nous sommes alors en mesure de recevoir les plus grandes influences divines.
[rav Méïr Rosenbaum - se basant sur le Zéra Kodech (Mikets 42,6) ]