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Celui qui se réjouit dans sa souffrance apporte le salut au monde.
[guémara Taanit 8a - kol asaméa'h béyissourin chéba'in alav, mévi yéchoua laolam]

Maître de l’Univers, toutes les maladies que Tu m’envoies ont pour but de me rapprocher de Toi.
[midrach Chir haChirim raba 2,5 - Ribono chél olam, kol 'hola'im chéata mévi alaï, bichvil léaavéni la'h]

Nos Sages (guémara Shabbath 12b) disent que la Chékhina repose au-dessus de la tête de celui qui est malade.
Cela vaut pour une personne atteinte d’une maladie physique, mais aussi pour celle qui se sent spirituellement affaiblie. Lorsque nous souffrons, nous devons nous efforcer de nous rappeler que nous sommes en réalité plus proches de Hachem que jamais!
[rav Nissan David Kivak]

Parfois, la vie devient très accablante. On a l’impression que tout s’écroule : notre situation financière, les problèmes avec des membres de la famille et/ou des amis, les soucis de santé et ceux concernant nos enfants, et la liste est encore longue. De plus, nous sommes entourés par les souffrances du peuple juif.
Dans ces moments-là, il n’y a qu’une seule chose à faire : nous annuler devant Hachem.
Comment faire cela?

Nous devons nous arrêter un instant, fermer les yeux et attacher tout notre être à notre émouna dans l’Unité pure d'Hachem. Nous devons faire abstraction de toute la souffrance que nous traversons et nous connecter à la lumière parfaite et brillante d'Hachem qui transcende l'obscurité de ce monde.
Puis, après avoir rouvert les yeux, nous devrions ressentir un sentiment de calme. Oui, nous avons toujours des problèmes, mais maintenant, nous réalisons que nous ne sommes pas seuls.
Tout ce qui se passe est d’une manière ou d’une autre lié à la lumière pure de l’Ein Sof (Hachem), donc tout va bien.
C’est là la avoda de la Kriat Shéma que nous récitons deux fois par jour.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran 1,65 ]

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-> Si nous pouvions comprendre pourquoi Hachem fait ce qu’Il fait et pourquoi nous devons traverser [les difficultés] que nous traversons, ce ne serait pas une bonne chose, car cela signifierait que la sagesse d'Hachem est de la même taille que notre minuscule cerveau humain.
C’est une bonne chose que nous ne puissions pas comprendre Hachem, car Il sait bien mieux que nous ce qui est vraiment le mieux pour nous.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,52 ]

La meilleure chose que nous puissions faire pour surmonter notre peur et notre anxiété est de parler à Hachem avec nos propres mots. En exprimant tout ce que nous traversons à Hachem et en demandant Son aide, nous pouvons nous libérer de tous nos soucis et remettre notre vie entre Ses mains.
Rabbi Nathan de Breslev explique que non seulement ce processus nous libère l’esprit, mais qu’il nous procure également une protection céleste.
Si nous attribuons les événements de ce monde aux lois de la nature, nous masquons la Providence de Hachem, et nous sommes alors effectivement exposés à des malheurs apparemment "aléatoires".
Cependant, lorsque nous renforçons notre émouna par la hitbodédout (parler avec Hachem) et que nous reconnaissons que tout est entre les mains d'Hachem, nous révélons la Providence d'Hachem dans nos vies, ce qui nous protège du danger.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Nétilat Yadaïm Shacharit - 2 ]

Plus c’est dur, plus nous impactons le Ciel

L’une des choses les plus difficiles de notre existence est que nous avons des jours qui sont bons et d'autres jours qui sont mauvais. Il y a des jours où tout va comme nous le souhaitons, tant sur le plan matériel que spirituel, et puis, il y a d’autres jours (parfois des semaines ou des mois) où nous sommes confrontés à de nombreuses difficultés et où nous nous décourageons.
Nous attendons le "lendemain", en espérant un changement, mais aujourd’hui, nous n’avons pas pu servir Hachem.

Cependant, en réalité, il n’y a pas de "mauvais" jours, ce sont simplement des jours où le bien est caché et où nous devons le rechercher. C’est donc précisément dans ces moments-là que nous devons nous armer de force pour rechercher les petites doses de Torah, de prière et de mitsvot qui sont à notre portée et les accomplir avec joie.
Nous devons nous rappeler que face à l’adversité, ces efforts ont un impact considérable sur tous les mondes supérieurs.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,33]

-> Rachi dit dans la paracha de 'Hayé Sarah qu’avant qu’Avraham Avinou ne révèle Hachem au monde, Hachem n’était que le Dieu du Ciel. Par la suite, Il est devenu le Dieu du Ciel et de la Terre.
En d’autres termes, la principale leçon qu’Avraham et les Patriarches nous enseignent est que nous ne devons pas penser que nous ne pouvons être proches d'Hachem que lorsque nous passons une bonne journée et que nous sommes capables de monter au Ciel, pour ainsi dire, et de Le servir.
Au contraire, Hachem est ici même avec nous, même si nous tombons dans les profondeurs les plus basses de la Terre.

Tel est notre but dans ce monde d'obscurité. C’est pourquoi Hachem nous a envoyés dans ce lieu difficile : pour renforcer notre émouna envers les Patriarches (Avot) et les tsadikim de tous les temps, qui nous révèlent que nous procurons à Hachem la plus grande satisfaction en nous fortifiant pour faire tout ce que nous pouvons dans le service d'Hachem depuis les profondeurs cachées du monde matériel.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,6 ]

Payer en réincarnation nos fautes actuelles envers autrui

-> Selon le 'Hafets 'Haïm (al haTorah - Haazinou 32,4) :
"Nous savons que les transgressions de l'homme vis-à-vis de son prochain ne sont pas expiées, même le jour de Yom Kippour, à moins d'avoir apaisé son prochain. [guémara Yoma 85b]
Ainsi, lorsqu'une personne a créé un dommage à son prochain en le maltraitant, par des paroles ou par des coups, et n'a pas demandé pardon pour cela, étant donné qu'il n'a pas effectué de réparation, il devra revenir dans le monde ici-bas, en réincarnation, afin de consoler son prochain envers qui il a fauté.
Lorsque l'homme arrive dans les mondes supérieurs et qu'il apprend la punition qui a été décrétée de redescendre à nouveau dans ce monde, une fois de plus, il se met immédiatement à pleurer et pousse des cris amers pour la faute qu'il a commise.
Il implore alors le Maître de l'univers, quant à sa première réincarnation : s'il était riche, il dira : "Le riche répond avec effronterie" (Michlé 18,23), puis déclare : si j'avais été crée, dès la première fois, pauvre, je n'aurais jamais été effronté de cette manière. Il supplie donc le Créateur de ne pas le renvoyer de nouveau dans ce monde-ci.
Lorsqu'il constate que le verdict du Jugement céleste est irrévocable et qu'il doit revenir à nouveau en réincarnation dans le monde, il supplie de pouvoir, cette fois-ci, être créé pauvre ou bien de naître avec un défaut, comme par exemple de naitre sans main, afin qu'il ne puisse plus frapper personne et ne plus s'enorgueillir.
Cependant, les accusateurs objectent et s'opposent à cette requête en affirmant que ceci ne saurait constituer un repentir digne de ce nom. Au contraire, ils souhaitent qu'il revienne de nouveau dans ce monde en étant riche, avec ses deux mains.
Ce n'est qu'au terme de nombreuses prières et de nombreuses supplications, avec l'appui et le soutien de ceux qui le défendent, qu'il pourra avoir le mérite que le Tribunal céleste accède à sa demande et le crée avec un défaut.
Ainsi, certains hommes se plaignent d'avoir hérité ici-bas d'une destinée difficile ou de défauts corporels, en ayant complètement oublié que c'est, en réalité, au prix de grandes difficultés qu'ils ont pu être créés avec des défauts afin qu'ils ne soient plus en mesure de recommencer a nuire a leurs prochains. "

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[la nature humaine fait que nous aimons avoir le dernier mot, ressortir supérieur dans notre confrontation avec autrui (notre honneur, notre égo, devant être défendu à tout prix), mais si nous savions le prix à payer pour cela, plutôt que de suivre la volonté d'Hachem, où l'on doit rechercher la paix avec autrui. ]

Certains facteurs peuvent contribuer à ce qu’une personne ait un seuil de tolérance à la souffrance plus élevé, notamment la génétique, l’âge et le sexe, pour n’en citer que quelques-uns.
Le peuple juif, puisqu’il possède une étincelle de divinité, est capable de supporter un niveau de souffrance plus intense pendant une période plus longue que le reste de l’humanité.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - Vayichla'h ]

Peut-être que la plus grande qualité d’Avraham Avinou était sa messirout néfech pour Hachem. Il a eu une vie très difficile, pleine d’épreuves et de défis inimaginables, mais il les a néanmoins tous surmontés.
Même dans des situations impossibles, il n’a jamais abandonné , et c’est ainsi qu’il a atteint la sainteté extraordinaire d’être le premier juif.

Lorsque nous lisons et étudions sa vie, il est important de nous rappeler que chaque juif porte en lui une étincelle d’Avraham Avinou.
Ainsi, même lorsqu’il semble que nous ne pouvons tout simplement plus lutter contre les épreuves auxquelles nous sommes confrontés, si nous puisons au plus profond de notre cœur, nous trouverons le courage d’avoir la messirout néfech pour Hachem, ce qui nous donnera la force d'achever la "mission impossible", encore et encore.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Oumanim 4 ]