Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Quand nos difficultés sont en réalité une bénédiction

+ Quand nos difficultés sont en réalité une bénédiction :

-> Le Béer Mayim 'Haïm (Vayigach) explique qu'il existe quatre façons générales dont Hachem fait du bien à une personne en lui infligeant des souffrances.
1°/ une personne peut souffrir afin d'augmenter sa récompense dans le monde à Venir, car toute la douleur de ce monde est insignifiante comparée à un seul instant de plaisir à percevoir la lumière de Hachem dans le monde à Venir. Ainsi, même une vie entière de souffrance vaut la peine pour un seul instant de plaisir dans le monde à Venir.
2°/ la souffrance peut servir à effacer les fautes d'une personne, la sauvant ainsi du châtiment du Guéhinam, et un instant dans le Guéhinam est pire que n'importe quel châtiment que l'on puisse endurer dans ce monde, il est donc certainement préférable de souffrir mille fois plus dans ce monde que de connaître le Guéhinam.
3°/ une personne peut être amenée à souffrir afin de l'inciter à se repentir et à se rapprocher d'Hachem. Ainsi, toute forme de souffrance est, en vérité, extrêmement bénéfique pour une personne.

4°/ ce 4e type d'objectif est encore plus bénéfique que les précédents : parfois, Hachem cherche à apporter du bien à une personne, mais cela ne peut se faire que par des moyens qui, à première vue, semblent nuisibles. Ce n'est qu'avec le temps que le grand bénéfice lui apparaîtra clairement, comme nous le voyons parfois. A propos de tels cas, nos Sages (midrach Chémot rabba 23,3) disent que Hachem guérit avec le même instrument qu'Il a utilisé pour frapper ; cela signifie que ce qui semblait être un coup se révélera être la guérison et le salut de la personne.

-> Cela peut éclairer l'obscurité de la situation dans laquelle chaque juif peut se trouver ; même si les choses semblent complètement désespérées, il doit savoir que ce n'est qu'une illusion et qu'en réalité, tout cela est purement pour son bien.
Hachem promet à tout juif : "Je suis avec lui dans sa difficulté" (Téhilim 91,15).
Chaque once de douleur qu'un juif ressent, Hachem la ressent également. Comme le dit le prophète : "Il souffre de toute leur douleur" (Yéchayahou 63,9).
La guémara ('Haguiga 15b) écrit que lorsqu'une personne souffre, la Chékhina dit : "Malheur à ma tête, malheur à mon bras".
Hachem souffre lorsque nous souffrons. Lorsqu'un juif souffre, Hachem le ressent également. Lorsque nous pleurons, Il pleure.
Ainsi, Hachem est à nos côtés, veillant à nous et ce qui nous arrive n'est qu'un moyen nécessaire pour pouvoir nous donner encore plus de bien (libre arbitre oblige, nous ne comprendrons cela que dans le monde à Venir, et notre bouche se remplira de rire en comprenant à quel point Hachem nous a aimé dans ce monde alors que nous pouvions en penser le contraire! ).

<--->

+ Une descente nécessaire pour mieux remonter :

-> [Hachem dit à Yaakov : ] "Je descendrai avec toi en Egypte; Moi-même aussi je t'en ferai remonter (véano'hi aalé'ha gam alo)" (Vayigach 46,4)

-> Nos Sages expliquent que la redondance apparente des mots "aalé'ha gam alo" qui signifient littéralement "je t'élèverai et je m'élèverai aussi", indiquent une double ascension : non seulement tu t'élèveras à nouveau après être descendu en Égypte, mais tu t'élèveras à des hauteurs encore plus grandes qu'auparavant.
Car ce n'est qu'en descendant dans ce qui nous est [actuellement] dissimulé, que nous pouvons mériter de monter à des niveaux élevés.
[une souffrance peut avoir comme objectif de donner à Hachem la capacité, la force (ténou oz l'Elokim) nécessaire pour nous combler ensuite de super bénédictions. ]

Ce principe reste en vigueur même après l'époque des Patriarches (Avot), car ce qui leur est arrivé est un signe pour toute leur descendance, qui est censée imiter leurs actions.
Chaque juif doit savoir que même dans l'obscurité des épreuves et des difficultés qui nous entourent et menacent de nous engloutir, Hachem est là pour nous protéger et nous sauver.

Le Shem MiShmouel (Vayigach 45,26) ajoute :
"la descente d'une personne vers des niveaux inférieurs n'est pas une descente absolue. Une personne sage qui anticipe les développements futurs discernera les prémices d'une ascension dans chaque revers et, inversement, lorsqu'elle connaîtra la réussite, elle ne deviendra pas orgueilleuse, car elle se rendra compte que chaque ascension recèle un potentiel de chute.
C'est là un conseil vraiment sage pour empêcher une personne d'être écrasée par ses fardeaux ; elle doit faire confiance à Hachem et compter sur Lui pour que sa descente soit son ascension, et que ce qui la détruit serve à la construire."
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

<---->

+ Le but de la dissimulation d'Hachem est une plus grande révélation de Sa royauté :

-> "Il y eut le soir et il y eut le matin" (vayéhi érev, vayéhi boker - Béréchit 1,5).
Il y a d'abord "le soir", les ténèbres et la dissimulation, et seulement après vient "le matin", la bonté et l'illumination.
Hachem a intégré ce modèle dans le monde dès le début de la Création : les ténèbres précèdent toujours la lumière, qui suit immédiatement, et il en va de même pour chaque personne : ses moments de ténèbres et de difficultés ne sont qu'une préparation à la bonté et à la miséricorde qui s'ensuivront.

Lorsque le verset dit : "Il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le premier jour", il exprime que l'obscurité et la lumière ne sont pas deux entités distinctes, mais les parties d'un tout ; ensemble, elles constituent un jour.
Chaque période difficile qu'une personne traverse n'est pas une réalité en soi, mais simplement une préparation au bien qui suivra, car la lumière ne peut être expérimentée sans être précédée par les ténèbres.
Le but même des ténèbres (obscurité) est de permettre à la lumière d'illuminer plus puissamment, comme nous l'enseignent nos Sages : "Il n'y a pas de lumière si ce n'est celle qui émane des ténèbres" (Zohar - Tétsavé 184a).
La lumière la plus puissante est celle qui rayonne de l'obscurité, car la lumière d'une bougie n'éclaire pas aussi bien pendant la journée que pendant la nuit, et ce n'est que lorsque l'obscurité règne que la splendeur et la douce lumière de la bougie sont perceptibles.
Cela enseigne à l'homme que même lorsqu'il voit une épaisse obscurité devant lui, que ce soit dans le domaine physique ou spirituel, ce qui signifie qu'il est incapable de servir Hachem avec une ouverture d'esprit, il doit savoir que son salut se trouve dans l'obscurité elle-même.

[parfois Hachem diminue la lumière dans notre vie, pour pouvoir faire en sorte que notre vie puisse être finalement plus lumineuse (et pas seulement dans l'éternité du monde à Venir)! ]

<----->

+ Le but de l'obscurité = mériter l'ascension spirituelle :

-> Le Sfat Emet enseigne concernant la bénédiction que nous récitons chaque matin : "Qui a formé la lumière et créé les ténèbres" (yotser ohr ouboré 'hochékh) :
nous savons qu'il existe quatre "mondes", c'est-à-dire quatre niveaux de création (tsilout, béria, yétsira, assiya), et le monde de Bria (Création), est plus élevé que celui de Yétsira (Formation).
Pourquoi, alors, appliquons-nous le verbe "créer" aux ténèbres (boré 'hochékh), et celui de "former" à la lumière (yotser ohr)? La lumière n'est-elle pas à un niveau supérieur aux ténèbres?

Le Sfat Emet (Mikéts 5639) explique que même si pour nous, les ténèbres semblent n'être qu'une absence de lumière, ce n'est en réalité pas le cas. L'obscurité est plutôt une création en soi, comme l'indique l'expression "et créa les ténèbres".
Le but de la création des ténèbres (obscurité) est que lorsque le monde n'est pas digne de recevoir l'illumination de Hachem, cette lumière est cachée dans un niveau encore plus élevé, qui est "les ténèbres", afin d'empêcher les réchaïm d'y accéder.
Ainsi, même si une personne se perçoit comme étant entourée d'obscurité, elle doit savoir qu'elle est sur le point d'atteindre un niveau supérieur et qu'en surmontant les difficultés et en continuant à servir Hachem, elle méritera une révélation de lumière qui surpassera son niveau actuel.

<--->

-> "Les nuages et l'obscurité dense l'entourent [Hachem]" (Téhilim 97,2)
Les nuages et l'obscurité dense qui entourent la gloire de Hashem signifient que la personne est enveloppée dans les ténèbres et ne peut concentrer son cœur, car elle se sent éloignée de Hachem. Néanmoins, elle doit savoir que les périodes de dissimulation [de la lumière divine] sont particulièrement propices pour se rapprocher de Hachem.
En effet, rabbi 'Haïm Chayke de Homdoura, un élève du Maguid de Mézéritch, explique que lorsqu'une personne est plongée dans sa vie dans les ténèbres et l'obscurité, l'empêchant de se concentrer clairement sur son service divin (avoda), c'est une occasion unique pour elle de se rapprocher de Hachem.
Le nuage et l'obscurité dense sont le signe qu'en réalité on est tout près d'Hachem, et très proche de Son Trône de Gloire.
Même si le voile nous affaiblit dans notre service d'Hachem, on ne doit pas désespérer, mais se renforcer pour se relever rapidement, sachant qu'il s'agit d'un moment propice pour obtenir davantage de proximité avec Hachem (ét ratson).

=> Il faut se fortifier et ne pas se décourager lorsqu'on traverse des périodes de dissimulation du divin, de l'obscurité, car ces périodes offrent une plus grande opportunité d'ascension, c'est très propice pour s'élever davantage vers des sommets spirituels élevés.

[nos Sages emploient régulièrement le multiple de fois 1 000, par exemple pour dire qu'une action pour Hachem dans la douleur a beaucoup plus de valeur.
Est-ce que si pour une journée de travail où vous gagnez normalement 100 euros, pour quelques difficultés supplémentaires (temporaires) vous receviez alors 100 000 euros, accepteriez-vous cela? En seriez-vous triste ou joyeux de l'opportunité?
De même, nos périodes d'obscurités sont des moments où Hachem est plus proche de nous (souffrant avec nous), mais aussi des occasions de gagner beaucoup plus pour en profiter éternellement. ]

Remercier Hachem quand tout va bien bien, nous dispense de nombreuses souffrances

+ Remercier Hachem quand tout va bien bien, nous dispense de nombreuses souffrances :

-> Le Alchikh haKadoch (Tzav 7,11-13) explique que le but des souffrances et des difficultés est d'inciter une personne à remercier Hachem pour tout le bien qu'Il lui accorde constamment - "pour Tes miracles qui sont avec nous chaque jour ; et pour Tes merveilles et Tes faveurs à tout moment".
La guémara (Béra'hot 54b) stipule que 4 catégories de personnes sont tenues de rendre grâce [en raison de la situation de danger qu'elles ont eu à traverser] : celles qui voyagent en mer, celles qui traversent le désert, celles qui se remettent d'une maladie et celles qui ont été libérées de prison, toutes mentionnées au chapitre 107 des Téhilim.

Le Alchikh haKadeoch, comme à son habitude, pose de nombreuses questions sur cet enseignement et explique qu'en vérité, chaque personne est tenue de rendre grâce pour chaque type de bien dont elle est bénie, et que ceux qui ne se sont jamais trouvés dans une situation de danger ou de détresse ont en fait une obligation encore plus grande de rendre grâce, car Hachem leur a épargné ces épreuves.
Après tout, celui qui est arrivé à destination sans encombre, après avoir traversé la mer ou le désert sans incident, doit davantage de gratitude à Hachem que celui qui a affronté le danger et a été sauvé, car ce dernier n'a pas bénéficié d'un avantage aussi grand que le premier.
Celui qui n'a pas affronté la pluie, le vent ou la tempête, mais qui a été guidé par Hachem dans la tranquillité, doit une gratitude infiniment plus grande, car Hachem l'a non seulement sauvé, mais aussi protégé de toute détresse.
[ex: une personne qui va avoir du mal à avoir un enfant va remercier Hachem le jour où elle en aura, mais une personne qui a rapidement un enfant doit normalement davantage remercier Hachem, mais en réalité c'est l'inverse, prenant ça pour la naturalité, normalité. ]

Cependant, lorsqu'une personne mène une vie toujours tranquille, elle ne prête pas attention aux nombreuses bontés et miracles dont elle bénéficie à chaque instant, et ne réalise pas à quel point elle devrait être reconnaissante pour chaque souffle.
Hachem lui inflige donc des épreuves, puis, lorsque le danger est passé, il Le remercie et Le loue pour le grand salut dont il a fait l'expérience. À partir de ce moment, il comprendra toute la bonté dont Hashem fait preuve à son égard en le protégeant de tout mal et en lui épargnant les malheurs, et il exprimera sa gratitude pour tout, même pour les dons qui semblent naturels.

=> Ainsi, une personne sage sera donc reconnaissante pour chaque souffle qu'elle prend (ne prenant rien pour acquis), et elle n'aura alors pas besoin d'être assaillie par des épreuves, puisque le but de la souffrance est d'amener la personne à remercier Hachem, et elle le fait déjà.
Avec cette perspective, elle remercie Hachem pour toute la bonté qu'Il lui témoigne à chaque instant de sa vie.

C'est pourquoi le chapitre 107 du Téhilim se termine par ces mots : "Quiconque est sage et gardera ces choses, contemplera les bontés de Hachem".
Après avoir détaillé (dans ce Téhilim) les expériences des quatre catégories de personnes qui sont tenues de rendre grâce, le roi David conclut en disant qu'une personne sage apprendra et se souviendra du message de ce chapitre et se prémunira contre ces problèmes en contemplant les bontés d'Hachem à tout moment.
En reconnaissant la bonté d'Hachem pendant les périodes de tranquillité, lorsqu'il n'est pas en proie à des difficultés, l'homme sage mérite toutes les formes de bonté.
Tout comme une personne qui se trouvait dans une situation désespérée ou gravement malade inviterait ses parents et amis à un repas d'action de grâce, afin de louer et de remercier pour les miracles qu'elle a vécus, une personne perspicace remerciera et louera Hachem pour la bonne vie qu'Il lui a accordée et pour l'avoir protégée/évité du danger en premier lieu. [chaque jour prenons au moins un petit moment où nous imaginons des galères qu'on pourrait avoir et qu'on n'a pas. Alors : Merci Hachem! ]

Grâce à cela, on sera alors épargné de toutes sortes d'adversités, car le but des souffrances, des sauvetages miraculeux qu'une personne vit n'est que de l'inciter à remercier Hachem pour toute la bonté dont Il fait preuve à son égard (comme un réveil, électrochoc dans le train-train quotidien).
Mais lorsqu'on s'en souvient par nous-même et qu'on contemple constamment les bontés d'Hachem, alors on n'a pas besoin de vivre des épreuves et des difficultés.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

<--->

+ Pourquoi Hillel l'Ancien était convaincu qu'aucun malheur ne frapperait sa famille :

-> Cela éclaire le récit suivant de la guémara (Béra'hot 60a) : "Hillel l'Ancien voyageait un jour lorsqu'il entendit des cris dans la ville. Il dit : "Je suis certain que cela ne vient pas de ma maison".
A son sujet, le verset dit : "Il ne craint pas les mauvaises nouvelles, son cœur est ferme, confiant en Hachem" (Téhilim 112,7).
Rabbi Moché Almochnino (Téfila léMoché - cité par le Chlah haKadoch - Assara Maamarot - maamar 5) dit que Hillel avait habitué les membres de sa famille à reconnaître que tout ce que Hashem fait pour eux est pour leur bien. Ainsi, il était certain que les cris ne provenaient pas de sa maison, car les membres de sa famille n'auraient pas crié même si quelque chose d'apparemment négatif leur était arrivé, car ils auraient su que c'était pour le mieux.

Sur la base de ce que nous avons expliqué ci-dessus, nous pouvons ajouter que, comme Hillel avait inculqué à sa famille que tout est pour le bien et les avait formés à remercier Hachem pour tout, petit ou grand, aucun malheur ne pouvait les frapper, car une personne qui remercie et loue Hachem constamment, même lorsqu'aucun malheur n'est à l'horizon, n'a pas besoin de subir réellement de souffrances.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

Les larmes que nous versons sur les souffrances du peuple juif ne sont pas perdues ; elles sont plantées dans le sol de l'Histoire et porteront un jour les fruits de la rédemption.
[d'après le rav Its'hak Hutner ]

"Si une personne subit une perte ou une sorte de malheur, et qu'elle est capable de se renforcer comme un lion pour accepter joyeusement la décision d'Hachem, alors elle est assurée de récupérer ce qu'elle a perdu".
[rav 'Haïm Palagi - Kaf ha'Haïm 1,14]

Quiconque accepte sa douleur ou sa souffrance, (petite comme grande), et en est malgré tout joyeux, [réalisant qu'Hachem le fait pour son propre bénéfice], recevra la vie dans ce monde et dans le monde éternel.
[Tana déBé Eliyahou rabba - chap.3]

Le séfer 'Hassidim (13) écrit : "Lorsque Hachem désire accorder de la bonté à une personne, le Satan (qui est la midat hadin) se présente devant Hachem et dit : 'Maître du monde, il n'est pas convenable de lui accorder ces avantages avant qu'il ne passe un test'".

Cela nous encourage à réussir les épreuves qui nous sont imposées, car il est probable que nous recevrons la bonté d'Hachem à la suite de ces épreuves.
Il s'agit peut-être de l'épreuve qui précède la bonté qu'Hachem désire nous accorder.
[rav Elimélé'h Biderman ]

Il faut croire avec une émouna totale que tout ce que fait Hachem est pour le bien de la personne.
Et lorsque le souffrances sont si grandes qu'une personne ne peut pas comprendre comment cela pourrait être bon, alors le bien est certainement encore plus grand.
[rav Moché de Kobrin ]

Certains veulent comprendre : "Pourquoi Hachem fait-il cela?"
Mais ce n'est pas aussi important que "Qu'est-ce qu'Hachem attend de moi? Quelle doit être ma réaction face à cette situation?"
Un juif n'a pas besoin de comprendre pourquoi (je ne suis pas égal ou supérieur à l'Esprit de D.), mais seulement quoi.
Et d'accepter chaque situation avec la conviction que tout cela est pour notre bien.
[rav Elimélé'h Biderman ]

Le masque du mal

+ Le masque du mal :

Il existe une élite de tsadikim qui perçoivent le monde entier sous un jour positif.
Ils voient le bien en toute chose. Dans la clarté de leur vision, ils voient comment le mal lui-même joue un rôle positif. Ils comprennent que le mal dans le monde est un écran qui tempère la lumière divine, afin qu'elle puisse illuminer le monde, mais le mal n'endommage ni ne détruit la lumière.
Ils comprennent que la lumière pure est bien trop grande pour que le monde puisse la contenir, et pourtant la lumière doit briller.
Par conséquent, il doit y avoir des écrans pour atténuer la lumière, et ces écrans sont le mal dans le monde et ses perpétrateurs.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 16,12]

Nos Patriarches ressentent nos souffrances physiques et spirituelles

+ Nos Patriarches ressentent nos souffrances physiques et spirituelles :

-> Rachi écrit : "les Patriarches éprouvent de la souffrance dans leur tombe lorsque des malheurs s’abattent sur Israël" (chéaAvot mitstaarim bakéver, kéchépour'anout baa al Israël - 'Houkat 20,15)

Comment comprendre que Rachi ait besoin de préciser que nos Patriarches ressentent de la souffrance "dans leur tombe", c'est forcément là que leur corps s'y trouve!
De plus, pourquoi Rachi parle-t-il d'eux comme étant dans la tombe alors que leur essence, leurs âmes, sont au Paradis?

L'idée est que nos Patriarches ne souffrent pas seulement pour notre douleur spirituelle, mais aussi pour notre douleur physique.
Alors que notre douleur spirituelle blesse les âmes de nos Patriarches, notre douleur physique blesse leurs corps.
Rachi nous dit que leurs corps, dans la tombe, souffrent en même temps que les nôtres.

Le verset dit : "Il n'y a personne au-dessus de toi ... les saints qui sont sur la terre, les majestueux" (bal alé'ha, likdochim acher baarets éma - Téhilim 16,2).
A un niveau plus profond, nous demandons à Hachem de ne pas se concentrer exclusivement sur la douleur [spirituelle] des âmes des Patriarches "en-Haut", mais de se concentrer également sur la douleur [physique] de leurs corps "qui sont sur la terre".
Leurs corps souffrent parce que nos corps souffrent.

[rav Kalonymus Shapira - Aish Kodech - léRoch 'Hodech Nissan 5702 (1942)]

<--->

-> "C'est pourquoi Rachi écrit que les Patriarches souffrent dans la tombe. Que trouve-t-on dans la tombe? Leurs corps sacrés. Que leurs corps sacrés souffrent aussi de la douleur des corps de Bné Israël."
[rav Kalonymus Shapira]

<--->

-> b'h, également sur ce sujet : Avraham, Its'hak et Yaakov partagent chacune de nos souffrances : https://todahm.com/2025/02/25/avraham-itshak-et-yaakov-partagent-chacune-de-nos-souffrances