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Les souffrances

+ Les souffrances :

-> Pourquoi parle-t-on de "souffrances d'amour" (guémara Béra'hot 5a)? N'avons-nous pas expliqué que la souffrance [dans ce monde est comprise comme] une punition pour les quelques fautes qu'on a pu commettre [et elle doit donc être considérée comme un "jugement" et non comme de l' "amour"] ?
Même ainsi, celui qui a fauté sans le savoir ne mérite pas d'être puni dans le Guéhinam et dans le "puits de la destruction" (béér cha'hat [Téhilim 55,24], lieu de la punition dans le monde à Venir) pour son erreur.
Au contraire, il doit être purifié de cette faute, sanctifié et purifié, afin de le rendre apte à accéder, dans le monde à Venir, au niveau qui correspond à ses bonnes actions.
C'est pourquoi Hachem, a eu pitié de Sa nation et de ses pieux, et leur a donné [le commandement d'apporter] des offrandes pour expier les fautes commises sans le savoir.
Lorsque, [comme à notre époque,] le Temple n'est pas debout, Il leur envoie des souffrances afin de les purifier de leurs fautes commises sans le savoir ....
Cette souffrance est donc l'expression de l'amour et de la compassion d'Hachem pour une personne.

Nos Sages ont également mentionné une autre approche de la souffrance. Ils ont dit : "Dans l'académie de Rabbi Yichmaël, on enseignait : Quiconque a passé 40 jours sans souffrir a [déjà] reçu sa récompense dans ce monde [par opposition au monde à venir]" (guémara Arakhin 16b).
L'explication est la suivante : Il y a des choses qui arrivent naturellement à une personne, comme des désagréments occasionnels, des douleurs corporelles dues à la consommation d'aliments avariés ou des maux de tête dus à l'exposition au soleil. Ce sont des aspects gênants de la vie qui arrivent même aux rois. La seule personne qui est épargnée par ces [petits ennuis] est la personne maléfique qui est destinée au guéhinam et qui reçoit sa récompense dans ce monde. Le Ciel veille à ce qu'une telle personne puisse obtenir tout ce qu'elle veut dans ce monde [afin d'être pleinement punie dans l'autre].
[ Ramban - Torat haAdam - Cha'ar haGuémoul ]

=> La souffrance a remplacé les offrandes que le peuple juif apportait lorsque le Temple lorsqu'il était en service. Le but de la souffrance est de purifier une personne de ses fautes dans ce monde et de la sauver de la punition dans le monde à venir. [selon nos Sages : une petite souffrance subie dans ce monde, équivaut à une énorme souffrance à subir dans le monde à Venir. ]

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-> Vous devez savoir que la réprimande d'Hachem [par la souffrance] est pour le bien de l'homme. En effet, si un homme faute devant Hachem et fait quelque chose de mal à Ses yeux, la réprimande de D. accomplit 2 choses : L'une est d'expier ses fautes et d'effacer son iniquité ...
C'est par la maladie du corps que la maladie de l'âme est guérie, car la faute est une maladie de l'âme ...
Le second [objectif de la réprimande divine] est de rappeler à une personne qu'elle doit se repentir de ses mauvaises voies.

Mais s'il n'intériorise pas la réprimande, s'il ne s'humilie pas à la suite de la réprimande et s'il n'opère pas une véritable transformation intérieure, malheur à lui et malheur à son âme. Car il a enduré des souffrances et subi un châtiment pour sa faute, mais sa faute n'a pas été expiée, et il finit par recevoir un double châtiment [dans ce monde et dans l'autre].
Mais lorsqu'une personne est réceptive aux reproches divins et qu'elle améliore son caractère et son comportement, elle doit se réjouir de sa souffrance, car elle lui a été immensément bénéfique à bien des égards. La souffrance est une raison de remercier Hachem, tout comme n'importe quel autre succès [dans la vie].
[ Rabbénou Yona - chaaré téchouva 2,3-4 ]

=> Hachem veut le meilleur pour l'homme. C'est pourquoi, lorsqu'Il fait souffrir l'homme, Son intention est de guérir la maladie de son âme et de lui rappeler qu'il doit changer ses mauvaises habitudes.
Si une personne n'intériorise pas ce message, elle finit par être punie 2 fois, une fois dans ce monde et une fois dans l'autre. Mais lorsqu'elle est réceptive au message divin, elle doit être heureuse et reconnaissante pour les souffrances qu'elle a subies.

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-> Nos Sages donnent des conseils judicieux pour débarrasser son cœur de toute tristesse ou inquiétude persistante concernant des questions de ce monde, ou même [des difficultés avec] les enfants, la santé ou les moyens de subsistance ...
[Acceptez avec joie] que ceci est également une bonne chose. Son bénéfice n'est tout simplement pas apparent aux yeux des mortels, puisqu'il émane du monde caché/dissimulé, qui est plus élevé que le monde révélé.
[rabbi Shnéour Zalman de Liadi - Tanya - Likouté Amarim 26 ]

=> La souffrance est une bonté divine qui vient d'en-Haut. En réalité, elle provient d'un niveau spirituel plus élevé que la bonté qui nous est révélée. La souffrance, qui apparaît dans ce monde comme une obscurité, provient en fait d'une révélation divine cachée et élevée, d'une lumière divine extrêmement forte.
[rien de mal ne vient d'Hachem, et dans le monde de Vérité nous constaterons qu'une souffrance qu'on aura perçue sur le moment comme horrible, en réalité ce sera elle qui nous donnera le plus de bonté pour embellir notre monde à Venir éternel. ]

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-> Par la souffrance, notre corps devient soumis, car toute souffrance est appelée tsarot (difficultés/troubles) parce qu'elle resserre (métsirin) et opprime le corps.
Lorsque le corps est écrasé par les difficultés, l'âme brille et se développe, car lorsque le côté physique de l'homme est maîtrisé, sa forme spirituelle se développe ...
Le mot tsara (souffrance) est lié au mot tsoura (forme spirituelle), car c'est à travers les tsarot (souffrances) que la tsoura (composition spirituelle) se développe.
Il s'ensuit qu'à travers la souffrance et les troubles, la forme spirituelle d'une personne, son âme, grandit.
[ rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan 170 ]

=> La souffrance illumine l'âme d'une personne et diminue l'importance de son corps et du matérialisme dans sa vie. Ainsi, celui qui souffre est purifié et nettoyé, et peut avoir une influence positive sur beaucoup d'autres. La souffrance vécue par chacun correspond à son âme et à la manière dont il est censé servir Hachem en tant qu'individu.

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+ Réagir à la souffrance

-> Celui qui pense que la souffrance lui arrive "par hasard" suscitera une réaction divine négative. Hachem se comportera avec lui comme s'il s'agissait d'un "hasard", sans protection particulière. Il y a certainement une raison derrière la souffrance et un but qu'elle accomplit.

Lorsqu'une personne fait l'expérience de la souffrance, elle doit examiner attentivement ses actions. Ainsi, la souffrance peut être un moteur de transformation positive et de repentir.
Lorsqu'une personne constate qu'elle commence à souffrir, elle ne doit pas penser que c'est le fruit du hasard. Car celui qui croit cela sera puni mesure pour mesure. Il ne sera pas protégé par Hachem et sera soumis au hasard, comme le dit la Torah : "Si vous agissez hostilement à mon égard ... moi aussi je me conduirai à votre égard avec hostilité" (Bé'houkotaï 26,21-24).
C'est une grande punition, car le monde est rempli de tant d'événements aléatoires qui soufflent [comme des vents], et celui qui est abandonné par le Ciel n'a aucune protection ...

Mais si une personne éprouve de la souffrance et [pourtant] pense qu'elle n'a pas fauté, elle doit prêter une attention particulière à son comportement et elle trouvera une raison à la souffrance. Elle doit examiner attentivement ses actions et se repentir.
[ rav Its'hak Abouhav - Ménorat haMaor 5:3:1:1 ]

-> Lorsqu'une personne rencontre une difficulté, qui affecte son corps, ses biens ou toute autre chose, elle doit l'accepter avec joie de la part de son D.
Elle doit supporter la souffrance de bon gré, en acceptant le jugement divin, au lieu de souffrir de colère à cause du décret ...
Sache, mon frère, que nous n'aurions pas loué Avraham pour avoir supporté les 10 épreuves que D. lui a fait subir s'il ne les avait pas toutes acceptées de D. de bon gré et avec bienveillance. C'est ce que dit le verset [à propos d'Avraham] : "Tu as trouvé son cœur fidèle devant Toi" (Né'hémia 9,8) ...

Quel que soit le type de souffrance, elle peut vous être infligée comme une punition afin d'obtenir le pardon de vos fautes ; ou bien elle peut être initiée par D. comme une épreuve ou un test afin qu'Hachem augmente votre récompense à travers la souffrance et agrandisse votre part [dans le monde à Venir].
Quel que soit le type d'épreuve, vous devez accepter ce que D. vous apporte de bon gré et avec bienveillance.
[Rabbénou Bé'hayé - 'Hovot haLévavot 8,3 ]

-> Comment l'homme doit-il réagir dans la détresse? Que doit-il faire pour ne pas pourrir dans son malheur?
La réponse halakhique à cette question est très simple. La souffrance a pour but d'élever l'homme, de purifier son esprit et de le sanctifier, de nettoyer son esprit et de le purifier de la superficialité et des scories de la grossièreté, de sensibiliser son âme et d'élargir ses horizons.
En général, le but de la souffrance est de réparer les imperfections, défauts, de la personne humaine.

Combien c'est dommage si les souffrances de l'homme ne l'amènent pas à une crise spirituelle [à l'image d'un électrocardiogramme], et que son âme reste figée et privée de pardon.
Quel dommage pour celui qui souffre si son âme n'est pas réchauffée par la flamme de la souffrance et si ses blessures n'allument pas en lui "la bougie de D." (Michlé 20,27).
Lorsque la douleur erre dans le vaste monde comme une force aveugle sans but, un acte d'accusation cinglant contre cette personne qui gaspille sa souffrance est décrétée [du Ciel].
[ rabbi Yossef Dov Solovétchik - Kol Dodi Dofek 7-9 ]

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-> Les gens pensent souvent qu'il y a plus de mal que de bien dans le monde ; de nombreux dictons et chansons des nations s'appuient sur cette idée. Ils disent qu'il est rare de trouver un bon événement, alors que les mauvais événements sont nombreux et durables. Non seulement les gens du commun font cette erreur, mais même beaucoup de ceux qui se croient sages ...
La raison de cette erreur est que cet ignorant, et ceux qui lui ressemblent parmi les gens du peuple, jugent le monde entier en ne regardant qu'une seule personne. En effet, l'ignorant croit que le monde entier n'existe que pour lui, comme s'il était le seul facteur pertinent. S'il lui arrive quelque chose qu'il n'aime pas, il en conclut immédiatement que l'univers entier est mauvais. Mais s'il considérait l'ensemble de l'existence et se rendait compte de la petite partie de l'univers qu'il est en réalité, la vérité deviendrait évidente.

Quelles sont les causes du mal dans le monde?
Le premier type de mal est celui qui arrive aux hommes en raison de la réalité naturelle de la création et de la décomposition, à savoir le fait qu'ils possèdent un corps physique ... Vous constaterez cependant que les maux de ce type qui frappent l'homme sont très peu nombreux et n'arrivent que rarement ...
Le deuxième type de mal est constitué par le mal que les hommes se font les uns aux autres ... Les causes en sont nombreuses et bien connues ; ce type de mal n'est cependant pas répandu parmi les hommes dans tous les pays du monde. Au contraire, cela arrive rarement ... Ce type de mal affecte de nombreuses personnes au cours des grandes guerres, mais même celles-ci ne sont pas fréquentes dans le monde entier.
Le troisième type de mal est celui qu'une personne se cause à elle-même par ses propres actions. C'est le groupe le plus important ... Tous les peuples se plaignent particulièrement de ce type de mal ... Ce mal provient des vices de l'homme, tels que le désir excessif de manger, de boire et d'avoir une activité sexuelle, l'excès et les mauvaises habitudes dans ces domaines, ou une nourriture de mauvaise qualité.
[ Rambam - Guide des égarés III:12 ]

-> Au cours de la vie d'une personne dans ce monde, il est possible qu'elle connaisse des périodes de douleur et de souffrance (réelles ou imaginaires). Mais nous savons et pouvons témoigner que tout cela est [guidé par] la providence divine. Il est clair pour nous que les choses ne se produisent pas "par hasard" dans notre monde. Les événements douloureux font partie du plan divin qui tient compte de l'individu, de sa famille, de toutes les autres personnes [touchées par ces événements] et de ce qui leur arrive.
Une personne qui pense rationnellement comprendra que les choses qui lui sont arrivées font, en vérité, partie d'un système de providence divine à l'œuvre dans le monde.

[Les apparences extérieures peuvent être trompeuses, et peuvent même évoquer l'interprétation exactement opposée de ce qui se passe réellement. Pour quelqu'un qui ne comprend pas la médecine, un chirurgien peut sembler torturer une personne innocente et sans défense, en entamant sa chair avec un couteau tranchant. Mais dès que nous lui expliquons qu'il observe un chirurgien expérimenté, sensible et humain, qui tente de sauver la vie d'un patient, son interprétation de la scène entière se transforme. ]
[Notre incapacité à comprendre la souffrance] est due au fait que nous n'acceptons pas la promesse [divine] du Médecin ou du Chirurgien (Hachem - rofé kol bassar) selon laquelle la douleur et la souffrance temporaires seront très bénéfiques.
[ rabbi Mena'hem Mendel Schneerson - Emouna ouMada - p.84 ]

Il faut savoir et croire pleinement que tout ce qui arrive à une personne, en bien comme en mal, lui vient d'Hachem. Même en ce qui concerne les circonstances provoquées par la main d'une autre personne, par quelqu'un qui agit contre quelqu'un d'autre, rien ne se produit qui soit contraire à la volonté de D.
[séfer ha'Hinou'h 241 ]

Lorsque de nombreuses difficultés se présentent à nous, on doit s'en tenir à notre simplicité. On doit prendre courage et espérer en Hachem, en pensant, en sachant et en comprenant que rien n'empêche Hachem de nous donner ce qu'on demande et d'exaucer notre demande, car Ses capacités sont illimitées ...

Lorsqu'une personne prie pour ce qu'elle espère, cela indique que son espoir est sincère. Il sera alors en mesure de recevoir la bonté qu'il espérait.
[rav Yossef Albo - séfer ha'Ikarim 4,48 ]

"Il faut se rappeler que toute chose, petite ou grande, n'existe que par la force vitale d'Hachem. Lorsque l'on s'attache à ce point de vie intérieur, le défi/difficulté se transforme en bien."
[Sfat Emet - Vayigach 5632]

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-> "La solution (aux difficultés) consiste à avoir une véritable émouna, en sachant que la force vitale de chaque défi (de la vie) provient uniquement d'Hachem. Grâce à cela, la difficulté sera réduite à néant".
[Sfat Emet - Bo 5632]

[ plus nous acceptons nos difficultés avec émouna et joie, plus nous adoucissons la rigueur de ce décret, faisant qu'on pourra même en être délivré. ]

Hachem Lui-même compatit à la douleur de Ses enfants (chaque juif) encore plus qu'ils ne la ressentent eux-mêmes.
[Messé'h 'Hokhma - Ekev 10,20 ]

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-> "C'est à cette époque que Moché grandit, se rendit auprès de ses frères (soumit à un terrible esclavage des égyptiens) et observa leurs fardeaux" (Chémot 2,11).
Rachi poursuit : "Il mit ses yeux et son cœur à s'occuper d'eux".
Selon le midrach (Chémot rabba 1,27), il pleurait pour eux, ressentait leur douleur, puis "mettait son épaule contre la leur et les aidait à porter leurs fardeaux".
[c'est la notion de : nossé béol im 'havéro, ainsi Moché essayait concrètement de ressentir un peu de la douleur des milliers de juifs esclaves en se mettant à leur place, cela n'est qu'une fraction de la douleur que peut ressentir Hachem pour chacune de nos souffrance, et également lorsque l'on peut fauter (car seul Lui à conscience des dégâts énormes et éternels).]

Après la difficulté/souffrance, vient la douceur Divine

+ Après la difficulté/souffrance, vient la douceur Divine :

-> A chacune des Shalosh Regalim (les 3 fêtes de pèlerinage : Pessa'h, Shavouot et Souccot), des dizaines de milliers de juifs affluaient à Jérusalem pour rendre visite au Temple.
Le verset décrit la scène : "Nos pieds sont restés fermes dans tes portes, ô Jérusalem" (omdot ayou raglénou bich'arayi'h Yérouchalaim - Téhilim 122,2).
Le Ibn Ezra explique que la grande multitude de personnes essayant d'entrer dans la ville créait un engorgement, de sorte que les gens étaient bloqués aux portes de la ville, attendant d'entrer.
[imaginons la foule énorme arrivant au même moment, et devant passer par les portes de la ville, l'embouteillage important qu'il pouvait y avoir! ]

Pourtant, la Michna (Pirké Avot 5,5) rapporte que l'un des 10 miracles qui se produisaient régulièrement à Jérusalem, est que personne ne se plaignait de l'inconfort dû à la surpopulation.
Miraculeusement, il y avait suffisamment de place pour tout le monde. La ville s'agrandit et tous les visiteurs profitèrent de conditions spacieuses et aérées.

=> Ainsi, bien que les gens aient dû rester debout pendant des heures aux portes, sous le soleil brûlant, pour entrer dans la ville, une fois entrés, ils avaient beaucoup de place et se sentaient très à l'aise.
Une fois qu'Hachem a fait un miracle et agrandi Jérusalem pour que personne ne se sente à l'étroit, pourquoi n'a-t-il pas élargi le miracle un tout petit peu plus pour soulager la congestion aux portes menant à la ville?

Le rav Pessach Eliyahou Falk propose deux réponses.
1°/ Premièrement, Hachem voulait nous montrer à quel point Il nous aime. Si les gens jouissaient du confort dès leur arrivée aux portes de la ville, ils ne reconnaîtraient pas le miracle. Ils auraient simplement supposé que Jérusalem peut naturellement contenir de grandes foules de gens.
Mais une fois qu'ils ont fait l'expérience de l'encombrement et de la foule aux portes, puis qu'ils sont entrés dans la ville et ont bénéficié de conditions spacieuses et confortables, ils ont vu l'amour d'Hachem et le miracle qu'Il a accompli. Et il n'y a rien de tel que de ressentir l'amour d'Hachem.

=> Les gens traversent souvent une situation difficile dont ils finissent par sortir, et une fois la crise passée, ils chantent avec exubérance les louanges d'Hachem. Hachem veut que nous soyons proches de Lui ; c'est pourquoi, parfois, Il crée un problème pour que nous priions davantage.
Puis, une fois le problème résolu, nous ressentons Son amour et nous nous rapprochons de Lui.

2°/ La seconde réponse, expliquée par le rav Falk, est qu'Hachem nous traite souvent à la manière de : difficile au début et doux à la fin (té'hilato kassé vésofo matok).
Les choses sont souvent difficiles au début, et nous devons lutter et faire d'immenses efforts pour faire ce qui est juste. Cet effort active la siyata di'Shmaya (providence Divine) dont nous avons besoin pour réussir et connaître la "douceur".
L'une de nos tâches dans la vie consiste à persévérer et à surmonter les défis. Lorsque nous sommes confrontés à des obstacles, nous pouvons soit abandonner, soit continuer à lutter.
Lorsque nous donnons tout ce que nous avons, Hachem intervient et ouvre grand la porte pour nous.
Ainsi, les pèlerins ont dû surmonter le défi de la foule aux portes, mais après avoir lutté pour passer, ils ont pu découvrir la beauté et la majesté de la ville sainte.

=> Des défis se présentent constamment dans la vie, mais si nous sommes patients et que nous continuons à faire ce qui est juste même quand c'est difficile, nous ferons l'expérience de l'aide Divine (siyata di'Shmaya) et nous réussirons.

"C'est dans l'exil que le peuple juif a les plus grandes opportunités de croissance spirituelle".
[Sfat Emet - Vaéra 5646]

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-> Le Ram'hal (Daat Tévounot 40), le Kli Yakar (Béréchit 30,1) et le rav Shamshon Raphael Hirsch (Béréchit 2,17) font tous écho au thème selon lequel, puisque l'exil apporte la kappara (l'expiation de nos fautes), nous devrions être reconnaissants pour cette opportunité d'obtenir le pardon et de grandir positivement.

=> L'exil renvoie à une période de difficulté/obscurité spirituelle, ainsi la souffrance afférente génère une expiation de nos fautes et de grandes opportunités de croissances spirituelles.

Ségoulot pour éliminer les souffrances qui nous sont destinées

+ Ségoulot pour éliminer les souffrances qui nous sont destinées :

-> Rabbénou Yona (Chaaré Téchouva - chaar 4,12) écrit que le fait de donner de la tsédaka permet d'éviter les souffrances.
Les actes de bonté éliminent également les souffrances. Si quelqu'un investit son temps et son énergie pour aider d'autres personnes, cela lui évitera la souffrance qu'il était censé connaître.
L'étude de la Torah remplace également les souffrances. Non seulement l'étude de la Torah est agréable, non seulement nous en sommes récompensés, mais elle prend également la place de la souffrance que nous étions censés avoir.

Rabbénou Yona écrit ensuite plus loin : Si une personne subit déjà différents types d'épreuves (dans la vie), mais qu'au lieu de se plaindre, elle dit : "Hachem, je sais que c'est ce qu'il y a de mieux pour moi, j'accepte ce que Tu me fais avec amour" = cela est une ségoula pour prévenir, selon ses termes "ayissourim arabim aréouyim lavo alav" = l'abondance de souffrances qui devaient lui arriver.

Cette ségoula est incroyable
Par exemple dans une difficulté, une personne peut se dit : "Hachem, merci m'avoir mis là dedans. Je dois avoir besoin de ce défi pour me purifier. Dans Ton infinie bonté, Tu me permets de me purifier dans ce monde". Ces mots, prononcés avec sincérité, peuvent supprimer la nécessité de longues et nombreuses souffrances supplémentaires. Ces mots sont si puissants qu'ils prennent la place de la souffrance potentielle qui aurait dû venir. Et ils ouvrent la voie au salut à venir.

Il en va ainsi pour tous les souffrances. Les accepter avec joie permet d'éviter que d'autres souffrances ne se produisent.
L'essentiel est que nous voulons être les purs enfants d'Hachem que nous sommes censés être. [même si nous ne comprenons pas sur l'instant, et que ça peut être amer, cependant à l'intérieur on doit être persuadé c'est doux/agréable, car provenant pour notre bien ultime de notre papa Hachem.]
[d'après le rav David Ashear]

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-> L'une des façons dont une personne peut atteindre un niveau élevé de téchouva est de subir une épreuve, ou même de faire face à une seule circonstance difficile, et au lieu de se plaindre, elle dit : "Je sais que je le mérite. Je l'accepte avec amour. S'il te plaît, Hachem, purifie-moi de mes fautes grâce à cela".
Cela permettrait d'accomplir une grande kappara (expiation de l'impact négatif de nos fautes).
[rav David Ashear]

La bonté cachée d’Hachem

+ La bonté cachée d'Hachem :

-> Parfois, Hachem accorde Sa bonté au peuple juif de Sa propre initiative, car c'est Sa façon d'avoir de la compassion pour sa nation, Israël. Une telle générosité est révélée et manifestement bonne.
A d'autres moments, cependant, Hachem n'accorde Sa bienveillance à la nation juive qu'à la suite de notre initiative. Cette générosité bénéfique, qui résulte de notre éveil, est investie dans un vêtement et peut donc, au début, ne pas sembler bonne. Ce n'est que plus tard que le bien se manifeste. En attendant, le bien est caché, (dissimulé de notre discernement).
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Ki Tavo 28,8]

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=> Lorsque nous sollicitons les bénédictions d'Hachem, la bonté inhérente à ces bénédictions n'est pas toujours facilement perceptible.

Notre tâche consiste à réaliser que l'amour d'Hachem pour chaque membre de Sa nation dépasse tout ce que nous sommes capables d'imaginer, et que le seul but de toute souffrance est de servir de réveil pour se repentir et se rapprocher de Lui, de la même manière qu'un père aimant afflige son fils uniquement pour le bénéfice de ce dernier.
[rav Moché Sternbuch]