Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

L'homme a été créé pour atteindre le vrai bien, c'est-à-dire pour se rapprocher [au maximum] d'Hachem dans [l'éternité du] monde à Venir.
Parce qu'Hachem a décrété que ce but ne serait atteint que si l'homme existait d'abord dans le monde présent, tout dans ce monde a été arrangé pour servir [à chacun sur mesure] de moyen pour le préparer et le rendre prêt à ce but ultime.
[...]
Tout ce qui se trouve dans le monde physique, y compris les détails du défi de chaque individu, a ses racines premières dans le monde transcendantal, selon les concepts de perfection et de déficience qui y sont associés. La répartition des défis particuliers est déterminée par tous les détails qui existent à chaque niveau spirituel.

Selon ce principe de base, tous les triomphes et toutes les souffrances de ce monde constituent un défi pour l'homme.
Le mal nous oblige à puiser au plus profond de nous-mêmes, à trouver notre force intérieure. La nature de chaque défi particulier est ce qu'Hachem a déterminé comme étant le meilleur pour chaque individu.
[...]
La souffrance sert à nettoyer la pourriture causée par les mauvaises actions. Plus cette pourriture est nettoyée et plus les gens en sont purifiés, plus la lumière rétractée d'Hachem est révélée.
Pas à pas, le monde se rapproche de la perfection.
[...]
Parfois, le résultat final peut affecter d'autres personnes. Hachem a déterminé les moyens d'y parvenir. En fin de compte, tout est décrété en fonction de ce qui est vraiment le mieux.
[Ram'hal - Déré'h Hachem]

Hachem aime notre avoda dans la difficulté

+ Hachem aime notre avoda dans la difficulté :

"Il n'a pas regardé l'iniquité de Yaakov, ni vu l'injustice en Israël" (Balak 23,21)

-> Chaque personne doit se clarifier sans cesse : l'Avodat Hachem qu'elle accomplit lorsqu'elle se trouve dans des situations difficiles est très apprécié par Hachem. Même si elle ne parvient pas à Le servir en toute sérénité et qu'elle ne dispose pas des outils, des capacités intellectuelles et de la compréhension nécessaires pour accomplir les mitsvot de manière optimale, ce service est tout de même plus désirable pour Hachem que son service lorsqu'il est en paix et que son esprit est serein.

Même à ce moment-là, cette personne peut se concentrer sur son avodat Hachem et même atteindre des niveaux élevés, car son engagement à servir Hachem quelle que soit la situation dans laquelle elle se trouve témoigne de sa puissante émouna dans le Créateur.
À travers cette avoda, elle démontre sa foi en Hachem qui a décrété qu'elle devait Le servir spécifiquement dans ces circonstances difficiles.
Puisque tout est orchestré par la Providence divine, ce doit être le sentiment qu'elle est censée avoir en ce moment.

C'est un principe fondamental de l'avodat Hachem : quelles que soient les circonstances, il faut accepter sa situation avec amour, plutôt que de rêver à des niveaux et à des réalisations élevés. Cela signifie que notre seul objectif est de servir Hachem, et qu'on ne se concentre pas sur le plaisir et les avantages personnels dont on jouirait en temps normal.
[c'est dans cet état de souffrance, de fatigue, ... car Hachem veut que Le serve, et j'accepte Sa volonté, car j'ai foi en Lui. ]

Cette idée est évoquée dans le verset : "Il n'a pas regardé l'iniquité de Yaakov, ni vu l'injustice en Israël" (Balak 23,21) ; même si une personne se trouve dans un état bas (on est loin d'être au top), en proie à l'iniquité et à l'injustice, Hachem, son D., est avec elle, et le désir du Roi est en elle, Hachem trouve son service agréable précisément dans cette circonstance, car Il a décrété que cette personne Le serve, à ce moment précis, précisément dans son état d'abaissement.
De plus, l'amitié du Roi est en lui, car il affirme qu'Hachem se trouve en tout lieu et en toute circonstance, même ceux qui sont éloignés de la sainteté. De cette manière, nous le couronnons Roi sur toute la Création : "Que tous ceux qui ont une âme dans leurs narines déclarent, Hachem, D. d'Israël, est Roi, et Son Royaume règne sur tout!"
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

Guéoula – La grande réjouissance du peuple juif

+ Guéoula - La grande réjouissance du peuple juif :

-> L'ère du machia'h sera une ère de profonde joie pour le peuple juif, comme le dit le prophète Yirmiyahou (31,12) : "Alors la jeune fille se réjouira dans la danse circulaire avec la musique, les jeunes et les vieux ensemble, et je transformerai leur deuil en joie, je les réconforterai et je les ferai se réjouir de leur chagrin."

-> Le rav Nathan Wachtfogel (Léket Réchimot -Tsipita liyechoua) a fait une observation sur ce verset : "Ces mots représentent une grande et merveilleuse garantie quant à la guéoula des juifs.
Hachem n'a pas oublié les cris des humbles ; chaque goutte de sang juif qui a été versée et chaque souffrance et détresse infligées au peuple juif pendant toutes les années de son exil seront transformées en bonheur et en joie.
En fait, chaque once de douleur ressentie par chaque juif pendant toute la durée de l'exil sera transformée en joie!"

-> Dans la suite, le rav Wachtfogel décrit plus en détail la joie singulière qui accompagnera notre délivrance ultime :
Nous ne pouvons que nous fier aux paroles de nos prophètes et à la demande du roi David lorsqu'il dit : "Fais que nous nous réjouissions selon les jours où tu nous as affligés, les années où nous avons été témoins du mal".
Chaque moment de souffrance produira de la joie, comme le dit le prophète Yirmiyahou (31,12) : "Je transformerai leur deuil en joie, Je les consolerai et Je les ferai se réjouir de leur chagrin".
Le sang juif qui a coulé comme de l'eau vivra encore, revitalisé devant Hachem. Le sang des martyrs juifs crie encore comme il l'a fait dans leurs derniers instants.
Toutes ces souffrances et toutes ces âmes attendent ce grand réconfort, cette grande joie et la vengeance qu'Hachem exercera sur les nations tourmentées.

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-> Le Rambam (Hilkhot Méla'him 12,5) écrit :
"Et à cette époque (suite à la venue du machia'h), il n'y aura ni famine ni guerre, ni envie ni concurrence. Le bien coulera en abondance, tous les plaisirs seront disponibles comme de la poussière, et le monde entier sera uniquement occupé à connaître Hachem".

-> Selon le prophète Yéchayahou (11,9) : "Car [après la guéoula] la terre sera remplie de la connaissance d'Hachem comme l'eau recouvre le fond de la mer."

-> Avec la guéoula nous bénéficierons d'une incroyable proximité avec Hachem, dont le prophète Yéchayahou (62,5) en donne une analogie : "Et comme la joie d'un fiancé pour une fiancée, votre D. se réjouira pour vous."

Chaque page de guémara ou de michna qu'une personne apprend dans une période difficile a plus de valeur que 100 pages apprises dans une période plus confortable, comme le dit Avot déRabbi Nathan (3,6) qu'une fois dans la souffrance a plus de valeur que cent fois sans souffrance ...
['Hafets 'Haïm - Chem Olam - fin du Chaar Hachzkarat haTorah]

=> Le 'Hafets 'Haïm y écrit que chaque mitsva accomplie dans la souffrance est considérée par Hachem comme plus précieuse que 100 mitsvot accomplies dans une atmosphère calme et détendue.
[combien nous devons autant que possible profiter de ces moments, qui bien que désagréables, nous offrent des capacités d'évolution spirituelle énormes.]

Selon le Gaon de Vilna, sans la souffrance, nous ne survivrions pas à ce monde [dans le contexte, il fait référence au monde à Venir].
['Hafets 'Haïm - Chem Olam - Chaar Chemirat Shabbath - chap.3]

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-> Le 'Hafets 'Haïm (Chem Olam) écrit :
"L'idée est que lorsque l'âme s'élève, une sorte de balance apparaît devant elle pour peser ses actions et voir si les mérites l'emportent sur les fautes ou inversement. Elle entend une voix céleste lui annoncer que tous les mérites qu'elle a accumulés au cours de sa vie doivent se rassembler, et cette voix est entendue dans tous les mondes où son âme est enracinée.
Immédiatement, tous les [anges] positifs qui ont été créés à partir des mitzvos se rassemblent et se placent du bon côté de la balance.
Puis une voix céleste se fait entendre pour dire que toutes les fautes qu'il a commises dans sa vie devraient être rassemblés, et alors des masses [d'anges] vêtus et enveloppés de noir se rassemblent, et il y en a une quantité stupéfiante, et la balance penche presque du côté des fautes à cause de leur nombre, et aussi parce que les anges méritants ne sont pas aussi forts, puisque les mitsvot n'ont pas été accomplis avec l'intention ou le désir appropriés, contrairement aux fautes, qu'il a commises avec excitation et désir.
Lorsque la personne voit cela, elle est très inquiète et se demande ce qui va se passer à la fin : ils vont certainement annoncer que je suis méchant, puisque le côté des péchés l'emportera.
C'est alors qu'une voix céleste se fait entendre et annonce : Où sont les souffrances qu'il a eues en ce monde?
Aussitôt, toutes les souffrances qu'il a eues tout au long de sa vie se rassemblent et se précipitent du bon côté, et la balance se décide par une grande marge, parce que par la souffrance, beaucoup de ses fautes sont expiées, et il reste présumé juste …"

-> Note du 'Hafets 'Haïm :
le Séfer 'Harédim écrit une phrase similaire : "Lorsque j'entendrai tous ceux qui me critiquent et me maudissent en public, je placerai une balance à côté de moi, d'un côté mes fautes, de l'autre les malédictions et les critiques, et je verrai que les fautes descendent très bas, je me tairai et validerai mon jugement, et il en sera de même pour chaque type de souffrance en parole ou en action. "
Dans le Séfer 'Hassidim (siman 649), on raconte l'histoire d'un homme pieux à qui l'on demandait : "Comment avez-vous pu vivre si longtemps?" Il répondit : "Je n'ai jamais répondu à quiconque m'a maudit ou blasphémé, mais je l'ai supporté et j'ai pardonné à quiconque m'a opprimé".

"Hachem n'accorde que du bien et de la bonté aux Bné Israël.
Cependant, avant que le bien ne vienne, il est parfois nécessaire que ce soit le contraire (difficultés et soucis), car c'est la façon de faire d'Hachem, de sorte que le bien qui viendra par la suite sera alors de la meilleure des façons.
Lorsqu'une personne ne comprend pas cela, elle pense qu'Hachem, lui fait du mal, mais ce n'est pas le cas."
[ rabbi Eliyahou Lerman (Eizor Eliyahou), élève du rabbi Mendel de Kotzk ]

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-> Lorsque la nation juive a cru aux explorateurs (méraglim) et a eu peur d'aller en terre d'Israël, ils ont dit : "c'est par haine pour nous que Hachem nous a fait sortir de l'Egypte" (Dévarim 1,27).
Le midrach (Bamidbar rabba 16,2) écrit que cette affirmation a eu des conséquences terribles, parce qu'ils ont dit que Hachem les déteste (a de la haine envers nous - בְּשִׂנְאַת יְהוָה אֹתָנוּ), alors : "c'est pourquoi je l'ai prise en haine" (עַל כֵּן שְׂנֵאתִיהָ - Yirmiyahou 12,8).

-> Le Sfat Emet explique :
"Hachem agissait uniquement pour notre bien, mais comme ils ont dit qu'Hachem les haïssait, cela a poussé Hachem à les haïr."

-> Nous en tirons les leçons suivantes :
1°/ tout ce que fait Hachem est pour notre bien ;
2°/ c'est une faute grave que de soupçonner qu'Hachem nous hait et qu'il agit contre notre intérêt.
Hachem nous aime toujours et cherche notre bien. Nous devons y croire et nous verrons alors que tout est pour notre bien.
[rav Elimélé'h Biderman]

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-> Tout au long de la méguilat Eikhah (ui rapporte le terrible récit de la destruction du Temple), le nom Divin אלקים (Elokim) associé à Son Attribut de stricte rigueur, n'est pas utilisé.
Au contraire, c'est le nom יהוה, le Nom Divin de la miséricorde/compassion, est écrit.
Cela nous enseigne que même la destruction du Temple était un acte de la miséricorde d'Hachem.
[le frère du Maharal - rabbi 'Haïm - Igrot haTiyoul ]

"Toutes les nombreuses souffrances qui nous arrivent dans l'exil sont dues au fait que nous ne crions pas vers Hachem avec nos prières.
Si nous prions, nos prières seront exaucés".
['Hafets 'Haïm - Likouté Amorim 10]

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-> Le midrach (Chémot rabba 38,4) déclare : "Lorsque vos ancêtres étaient esclaves en Egypte, ne les ai-je pas sauvés lorsqu'ils ont prié vers Moi? Par conséquent, soyez prudents avec la prière, car il n'y a rien de plus grand. Elle est plus importante que tous les korbanot [au Temple]. Même si une personne n'est pas digne que j'agisse avec bonté pour elle, si elle prie beaucoup, je lui ferai des bontés."

-> Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach - drouch 5) écrit :
L'avoda de la prière est tout ce qui nous reste en exil, parce que nous ne pouvons pas apporter les korbanot (sacrifices).
Il faut prier avec humilité, sans se presser et avec concentration. Heureux ceux qui pleurent et ont le cœur brisé lorsqu'ils prient, car ces prières seront certainement exaucés.
Sur quoi pouvons-nous compter en exil et qu'est-ce qui nous protégera, si ce n'est la prière qui émane des profondeurs du cœur?

Malheur à nous, car il est dit : "un nuage obscurcit notre prière, empêchant les prières de monter" (Eikha 3,44). Ce nuage est formé par des paroles interdites, principalement par le fait de parler pendant la prière.

Cependant, si l'on prie avec larmes et concentration, notre prière s'élèvera toutes les prières d'il y a même de nombreuses années qui étaient faibles et n'avaient pas la force de s'élever.
Grâce à une prière avec kavana (intention) et des larmes, ces prières s'élèveront et nous apporteront bonté et bénédictions".

[ben amétsarim et le 9 Av sont des moments tristes car on prend du temps à prendre conscience de la gravité de la perte du Temple.
On a vu que la prière, vestige du Temple, est plus importante que les korbanot, et ainsi en dirigeant nos larmes dans nos prières nous leur donnons une force énorme, et nous élevons également toutes celles du passé. ]

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-> Le Yaarot Dvach met en avant que l'on peut certes bien prier, mais par le fait de parler dans la synagogue alors on va créer "un nuage obscurcit notre prière, empêchant les prières de monter".

Il est à rapporter celles du 'Hatam Sofer (Drachot 'Hatam Sofer - vol.II - p.309) à ce sujet :
"Dans Sa bonté et miséricorde, D. nous a laissé un Temple miniature (les synagogues et les lieux d'étude).
Si nous les traitons comme un lieu sacré, alors ils seront transportés (lors de la venue du machia'h) en terre d'Israël, et ils ont actuellement la même sainteté que la terre d'Israël ; et les prières qui y sont récitées montent jusqu'à la porte du ciel.

Cependant, si, D. nous en préserve, nous traitons ces lieux d'une manière honteuse, et que nous y échangeons des paroles vaines, alors la vapeur de ces discussions y est présente, et le "prince de l'exil" (le Satan) s'en revêtit.
Il devient alors : "le maître de la synagogue", que D. nous en préserve, et il accepte alors les prières et les dépose chez les forces négatives.
[Plutôt que de servir Hachem par notre prière,] c'est comme si nous adorions une idole (avoda zara) [dans le Temple miniature qu'est la synagogue]."

=> Prier et parler dans une synagogue, c'est alimenter, donner des forces au mal. Nos prières au lieu de venir nous aider/bénir, viennent nous accuser/maudire.

[comment ne pas être sensible à ce sujet, pendant la période de ben amétsarim et du 9 Av, on l'on s'attriste tant sur la perte du Temple .. ]

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+ Quelques enseignements sur la synagogue & Temple :

-> Construire une synagogue est considéré comme un acte aussi important que de bâtir le Temple.
Les prières offertes chaque jour à la synagogue sont comparables au service (avoda) des sacrifices effectué au Temple. En effet, la prière est aussi appelée "service" (avoda) ...
La synagogue qui reflète le Temple d'en-Haut doit être aussi belle que possible.
[Méam Loez - Térouma 25,8-9]

-> La sainteté d’une synagogue est la même que celle du Temple.
De la même manière que nous nous conduisons actuellement dans une synagogue, de la même manière nous nous comporterons dans le futur Temple.
[…]
Si nous ne nous efforçons pas d’honorer une synagogue, alors [pour l’éternité] nous n’aurons aucune compréhension de ce qu’est réellement la sainteté du Temple.
[Rav Avraham Pam]
[citation rapportée dans le Séfer Torah Tavlin du rabbi David Hoffman (Kédochim 5776)]

-> Le Smak écrit que de nos jours, la synagogue est un Temple miniature (mikdach méat).

-> Le Kav haYachar ajoute que les murs d’une synagogue sont tellement saints que la lumière de la présence Divine plane constamment au-dessus.

-> Le Noda biYéhouda (drouché Tzla’h ‘Hanoucca écrit :
"Actuellement, comme nous le savons, puisque le Temple a été détruit, les endroits où Hachem fait résider Son Esprit Divin, sont les synagogues et les lieux d’études (beit midrach) du peuple juif (cf. guémara Méguila 29a).
C’est pourquoi celui qui parle dans une synagogue ou durant la prière est littéralement en train de se rebeller contre Hachem, et il entraîne que la présence divine s’éloigne. Il accomplit ce que l’armée grecque n’a pas pu faire.
Il rend l’air [spirituellement] impur, et [c’est comme si] il met des idoles dans la Court [du Temple] [מעמיד צלם בהיכל], car pour chacune de ses fautes il entraîne l’apparition d’une séparation avec D. (klipa) et d’un esprit impur!"

-> Le Yalkout (Chmouël I - remez 106) dit : "Dans le futur, le peuple d'Israël va mépriser 3 choses : la malkhout chamayim, la malkhout (royauté) beit David, et le Temple (beit hamikdach). Et le peuple d'Israël ne sera pas méritant d'être délivré tant qu'ils n'en reviennent à désirer ces 3 choses".

D'après la guémara (Méguila 29a), depuis la destruction du Temple, les synagogues et maisons d'étude viennent en place du Temple. [la synagogue est un Temple en miniature (beit mikdach méat)]
=> Ainsi, nous devons témoigner de l'importance et du respect à nos synagogues, et grâce à cela nous aurons le mérite d'avoir la venue du machia'h, d'avoir le Temple reconstruit pour l'éternité.
[d'après un divré Torah du rav Its'hak Sorotzkin]

"Une personne doit toujours prier pour ne pas tomber malade, car après qu'elle soit tombée malade, le ciel dira : 'Apportez un mérite pour être sauvé'".
[guémara Shabbath 32a]

-> La rav Elimélé'h Biderman commente :
La guémara explique qu'une personne n'a pas besoin de mérites particuliers pour rester en bonne santé, mais qu'une fois qu'elle tombe malade, elle a besoin de mérites plus importants pour se rétablir.
Il est donc conseillé de prier à l'avance pour ne pas tomber malade, car après, il est plus difficile de guérir.
[...]
Les tsadikim conseillent de dire des Téhilim, même lorsque tout va bien.
Les Téhilim que vous dites maintenant sont déposés sur votre compte bancaire spirituel, et lorsque le besoin s'en fait sentir, les prières sont déjà là pour vous aider.

Hachem ne punit pas les nations non-juives jusqu'à ce qu'elles aient atteint le quota complet de péchés, au-delà duquel Il ne fait plus preuve de miséricorde. C'est alors qu'Il les châtie, souvent en les anéantissant. D'anciens empires aussi puissants que l'Égypte, la Perse, la Grèce, Rome et Carthage ont disparu ou sont devenus sans importance.
Cependant, Hachem n'agit pas de la sorte avec Israël (voir Yirmiyahou 30,11). Le monde survit, qu'il y ait ou non un empire romain, mais le monde ne pourrait pas survivre sans Israël.
C'est pourquoi Hachem punit Israël au coup par coup afin qu'il ne soit jamais détruit.
[Sia'h Its'hak]

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-> Si un emprunteur a une dette énorme à payer, il peut être trop difficile pour lui de la régler en une seule fois. Au lieu de cela, le gentil créancier dit à l'emprunteur qu'il peut payer en plusieurs fois.
De la même manière, c'est ainsi qu'Hachem punit, petit à petit, car sinon, c'est trop pour nous. (voir Radak sur Téhilim 6,2)

On pense à tord que seules nos grandes souffrances/épreuves servent d'expiation, le reste est une sorte de naturalité propre à la vie :
La guémara (Arakhin 16b) détaille à quel point un petit ennui peut correspondre à la définition du terme "souffrance".
Rabbi El'azar dit que l'on peut affirmer que quelqu'un souffre lorsqu'il possède un vêtement tissé sur mesure, mais qui ne lui va pas parfaitement.
La guémara rétorque que le terme couvre des contrariétés encore plus petites que cela, comme par exemple : le fait de mettre sa chemise dans le mauvais sens de sorte qu'il faut la retirer pour l'enfiler de nouveau ou celui de mettre la main dans sa poche dans le but de sortir 3 pièces, mais de n'en avoir retiré que 2. La nécessité d'avoir à replonger la main dans sa poche pour s'emparer de la 3e pièce est qualifiée de "souffrance".

Le Maharcha (Shabbath 77b) émet l'idée qu'au lieu d'envoyer des souffrances de la taille d'un rocher, pouvant écraser un individu, Hachem broie cela en de tous petits cailloux (ex: douleurs supportables, petits contretemps/malheurs) qui finiront par obtenir le même résultat, tout en l'importunant le moins possible.

C'est pour cette raison que le Séfer ha'hinoukh (mitsva 311) explique que nous sommes jugés une fois par an, à Roch Hachana, afin que nos péchés ne s'accumulent pas au point de devenir trop importants.
De cette façon, nous sommes punis petit à petit et comme il est dit : "ohavo nifra miménou mé'at mé'at" (on recouvre la dette de celui qu'on aime/apprécie, petit à petit - guémara Avoda Zara 4a)
[le Séfer ha'hinoukh poursuit : c'est donc grâce à ce jour (de Roch Hachana) que le monde existe encore, et il est donc normal que ce jour soit un Yom Tov. ]

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-> Dans la Haggada de Pessa'h, nous disons : "véhi chéamda ... éla chébé'hol dor va'dor omdim alénou lé'haloténou" (à chaque génération, ils s'acharnent sur nous pour nous anéantir) = car c'est au fil du temps que nous avons reçu le châtiment, petit à petit.
[en apparence c'est un fait négatif de se dire qu'à chaque génération on nous attaque, persécute, mais en réalité cela témoigne que Hachem nous aime en permettant l'expiation de nos fautes petit à petit, génération après génération. C'est ainsi que ceux qui nous persécutent disparaissent, et que nous restons éternellement debout (et surtout davantage purs et remplis de mérites dans le monde à Venir)! ]
[rav Yéhochoua Alt]

Aborder les souffrances avec un regard juif

+ Aborder les souffrances avec un regard juif :

-> Bien que nous devons parfois endurer des souffrances, nous devons toujours faire confiance à Hachem, comme il est dit : "ayez confiance en Lui (Hachem) en tout temps" (bit'hou bo bé'hol ét - Téhilim 62,9)

Lorsque quelqu'un a confiance en Hachem, il est capable de supporter la souffrance. C'est ainsi que le Baal Chem Tov interprète : "aloufénou messoubalim" (Téhilim 144,14) comme celui qui fait confiance au aloufo chel olam (Maître du monde), est capable de supporter la souffrance (messoubalim).
Nous avons besoin d'une émouna totale comme dans "kégamoul alaï imo" (Téhilim 131,2) = comme un enfant qui tète aux côtés de sa mère.
En ce sens, il est dit : "La émouna n'est pas de savoir ce que l'avenir réserve, mais de savoir qui réserve l'avenir".

-> La réaction d'un juif face à la souffrance et au malheur doit être différente de celle d'un non-juif.
En ce qui nous concerne, il est dit "achré aam : chéka'ha lo" (heureux sont les gens qui disent que c'est ainsi [que Hachem désire que les choses se passent, et l'humain ne peut en comprendre les raisons dans ce monde - Téhilim 144,15).
A l'inverse, des non-juifs où il est dit : "lama yomrou hagoyim : ayé?" (pourquoi cela se produit ainsi? Où est D.? - Téhilim 115,2).

-> Un juif doit tendre vers : "chiviti Hachem lénegdi tamid (Téhilim 16,8 = à l'image du roi David : placer constamment face à nous Hachem).
Une autre explication est que le terme "chiviti" est lié à chavé (égal, équivalent) puisque toutes les occurrences devraient être les mêmes pour nous, qu'elles apparaissent comme positives ou négatives.

Dans la kédoucha de moussaf de Shabbath, nous disons : "ou Elokénou, ou avinou" ) lorsque Hachem agit avec rigueur (comme semblent nous l'indiquer nos souffrances) qui est représenté par Son Nom Elokénou, cela prend racine de "avinou" (de notre Père miséricordieux).
De même, nous mettons la main sur nos yeux pendant le Shéma Israël : "Hachem Elokénou, Hachem é'had" = les 2 Attributs de Rigueur et de Miséricorde (Hachem et Elokénou) sont une seule même source (é'had), pour notre bien. [on met la main sur les yeux pour que l'apparence de ce monde ne nous soit pas trompeuse le temps de cette déclaration. ]

-> Le Smag (mitsvat assé 17) dit : "C'est une mitsva assé de reconnaître que tout ce qui nous arrive est pour le bien. J'ai enseigné cette mitsva publiquement ...
Si les choses ne sont pas bonnes pour nous, c'est une mitsva assé de penser que c'est pour notre bien".

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-> Le Shomer Emounim (maamar Hachgakha pratit - chap.6) nous dit que si nous réalisions à quel point c'est une bonté qu'Hachem nous envoie de la souffrance (yissurim) dans ce monde, nous danserions de la joie.
On peut comparer cela à des parents qui nettoient un enfant qui s'est souillé. L'enfant crie et pleure. Mais si l'enfant savait ce que fait sa mère, il l'embrasserait et la prendrait dans ses bras.

La souffrance peut être comparée à celle d'une personne malade qui prend un médicament amer pour la guérir. Cette douleur que le médecin fait subir au patient, avec le médicament amer, est certainement considérée comme bonne puisqu'elle donne la vie au patient.
De même, la souffrance a pour but de nous purifier de nos péchés afin de mériter éternellement un meilleur monde à Venir (olam haba).

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-> Endormi dans notre train-train quotidien, la souffrance peut rapprocher quelqu'un d'Hachem s'il reconnaît et appelle Hachem au milieu de sa douleur.
[ainsi, plus on se tourne spontanément vers D., moins Il peut avoir besoin de recourir à nous envoyer une souffrance pour nous faire se tourner vers Lui. ]