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Les 2 niveaux de crainte du Ciel

+ Les 2 niveaux de crainte du Ciel (selon le rabbi de Berditchev) :

-> La crainte d'Hachem se situe à 2 niveaux bien différents.
Il y a une "crainte inférieure", à savoir la crainte de fauter parce que cela l'éloignerait d'Hachem.
Il y a ensuite la "crainte supérieure", beaucoup plus élevée, où la personne devient inconsciente de sa propre identité.
Bien que ces deux niveaux soient très éloignés l'un de l'autre, il est impossible d'expérimenter le degré de "crainte supérieure" sans avoir d'abord atteint le degré de "crainte inférieure".

1°/ La crainte inférieure est la crainte de la faute. Or, la crainte de la faute ne signifie pas simplement la crainte du châtiment, car même les gens "bas (spirituellement parlant)" possèdent la crainte du châtiment. Ce n'est pas ce qu'on appelle la "crainte de la faute".
La "crainte de la faute" à laquelle nous faisons référence est plus élevée que cela. Elle consiste à être effrayé par les conséquences de la rébellion contre la volonté d'Hachem. Une personne déteste l'idée d'être coupée et séparée d'Hachem, et ne veut que s'approcher de Lui.
[lorsque l'on faute, sans téchouva, on a une punition afférente, mais également chaque faute nous éloigne d'Hachem (on a des écorces d'impureté qui font écran, faisant qu'on perçoit moins le Divin, la sainteté). Ainsi, nous devons certes avoir peur des punitions terribles qu'une faute peut nous amener, mais surtout de l'éloignement avec Hachem. ]

La source d'une telle crainte provient de la contemplation de la grandeur d'Hachem et de la méditation sur le fait qu'Il est la racine et la source de tous les mondes (Zohar 1,11b), qu'Il englobe et imprègne tous les mondes (Zohar 3,225a) et que tous les mondes, les âmes, les anges, les séraphins, les ofanim et les saints 'hayot ne sont rien comparés à Lui.
Toute leur existence ne découle que de la lumière et de la vitalité que leur Créateur émet à chaque seconde et à chaque instant, comme il est dit : "Qui renouvelle dans Sa bonté, chaque jour, perpétuellement, l'œuvre de la Création" (prière du matin avant le Shéma). Si, pendant un seul instant, la lumière et la vitalité se retiraient, tout serait détruit.
En se concentrant et en méditant sur ce concept, une personne en viendra à se rendre compte de sa propre bassesse et de son manque de valeur. (sans Hachem, je meurs dans la seconde, je n'ai pas la moindre force de vie, de santé, de ressource, ...)
... Une telle contemplation engendrera la peur et la crainte de ne pas transgresser la volonté d'Hachem. C'est ce type de crainte que l'on appelle le niveau inférieur de la crainte, qui est la peur de la faute.

2°/ La crainte supérieure est plus élevé que ce niveau, et elle implique une totale abnégation face à l'exaltation d'Hachem et à sa glorieuse majesté.
En méditant et en se concentrant sur l'essence, à quel point Il est infini (Zohar 1,100b), d'à quel point aucune pensée ne peut Le saisir, de quelque manière que ce soit, d'à quel point Lui-même, en essence, est au-delà de tous les attributs ; d'à quel point Il est bien plus élevé que tout l'ordre de progression par lequel le monde a été créé, car aucun ne peut Lui être comparé, ...
En contemplant tout cela profondément, en s'y concentrant profondément, une personne atteint un effacement total, devenant oublieuse de son propre statut de personne.

... Une telle conscience est qualifiée de "crainte supérieure". Elle est analogue à celle d'une personne qui se présente devant le roi. Ce faisant, elle est saisie d'effroi et d'une peur intense, car elle voit l'essence du roi et sa glorieuse majesté. La personne se renie complètement et n'a plus conscience de sa propre existence.
À ce moment-là, cela n'a pas de sens de dire qu'elle considère sa propre bassesse et son manque d'estime de soi, car elle se renie complètement et n'a plus conscience de sa propre identité.
En revanche, lorsqu'elle n'est pas devant le roi et qu'elle ne fait que contempler la grandeur du roi, sa prise de conscience de la bassesse de son existence et de son manque d'estime de soi sera proportionnelle à sa compréhension de la grandeur du roi ...

Telle est donc la principale différence entre la crainte inférieure, celle de la faute, et la forme supérieure. La crainte supérieure se caractérise par l'abnégation totale et l'oubli de sa propre existence ... Plus la sagesse d'une personne augmente, en sondant et en méditant sur cette idée, plus le niveau supérieur de crainte d'une personne augmentera, amenant finalement une personne à l'auto-annulation totale.

Cependant, il est impossible d'atteindre cette forme supérieure de crainte si elle n'est pas d'abord précédée par le niveau inférieur de crainte, celui de la crainte de la faute, comme expliqué plus haut.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Ekev 10,12 ]

"Tout celui qui dit : Hachem me pardonnera, on lui enlèvera sa vie et d'après un autre avis, il aura une maladie des intestins" (guémara Baba Kama 50a).

=> Pourquoi cela? Hachem ne pardonne-t-ll pas les fautes de l'homme?

Rabbi David Ekcher enseigne :
"Il n'y a personne sur terre qui soit tsadik sans avoir jamais fautée".
Personne n'est exempt de trébucher dans une faute. Hachem nous a amenés dans le monde où il y a un yétser ara" qui essaye à chaque instant de faire fauter l'homme.
Le yétser ara est un ange, et l'homme n'est fait que de chair et de sang, et il est difficile de résister au yétser ara. Mais quand l'homme a la crainte de la punition, quand il tremble et craint la puissance d'Hachem, c'est le signe qu'il n'a pas encore tout abandonné ; il a encore la crainte du Roi.
Mais un homme qui ne craint rien, qui est sûr qu'une pomme trempée dans le miel, des carottes et de la grenade" (à Roch Hachana) seront pour lui un remède mystique pour faire pardonner toutes ses fautes, Hachem ne sera pas prêt à lui pardonner. S'il n'a pas la crainte de la Royauté, la peur de la punition, c'est le signe qu'il a délaissé toute ordonnance de la Torah.
"D. a arrangé les choses de telle sorte qu'on Le craigne" (Kohélet 3,14), c'est le but de la Création ; si l'homme ne craint pas Hachem, il n'a pas de quoi être pardonné.
[rapporté par le rav Barou'h Rozenblum]

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-> Le roi Shlomo dit : "Il en est qui se perdent par l'absence de toute règle" (Michlé 13,23).

Comment quelqu'un peut-il être puni sans jugement?
Sur ce sujet le Maharal dit : "on parle de quelqu'un qui dit qu'il ne craint pas le jugement, il ne craint pas la sentence redoutable, c'est ça qui va provoquer sa mort, car celui qui dit : j'aurai la paix', la Torah dit sur lui : 'Hachem ne consentira jamais à lui pardonner!'
C'est pourquoi le fondement de la réussite au jour du jugement est la crainte et la peur, redouter et ne jamais penser j'aurai la paix.
Seul l'homme qui se prépare en vérité et franchise, craint le jour du jugement et devant qui il se tiendra il aura alors une possibilité de sortir acquitté de ce jugement."

"Et maintenant, qu'est-ce que Hachem, ton D., te demande? Seulement de craindre Hachem ton D." (Ekev 10,12)

-> Le Ohr Ha'Haïm comprend ce verset comme une allusion à la manière dont une personne ayant fauté peut faire téchouva et revenir à Hachem. Il écrit que l'on pourrait penser qu'ayant commis des fautes, on ne pourra jamais revenir et se rapprocher d'Hachem. Or, ce verset nous montre que c'est possible.

Le verset commence ainsi : "véata" (et maintenant). Nos Sages disent (midrach Béréchit rabba 21,6) que le mot "véata" désigne toujours la téchouva.
Le verset continue ainsi : "qu'est-ce que Hachem, ton D., te demande?" = comment veut-Il que nous fassions téchouva? "Seulement de craindre Hachem ton D." = avoir la crainte du Ciel est le chemin pour revenir à Lui.

Le verset continue ainsi : "Seulement suivre toutes Ses voies". Le Ohr Ha'haïm explique cela en citant nos Sages (midrach Vayikra rabba 21,5) qui disent : "Si vous accomplissez un ensemble de fautes, accomplissez un ensemble de mitsvot pour vous y opposer."

Le bita'hon aide l'homme à accomplir la mitsva d'aimer Hachem.
Celui qui compte sur Hachem constate sans cesse Sa bonté infinie parce qu'il se rend compte que sa subsistance, sa famille et sa santé viennent de Lui.
Plus l'on y réfléchit, plus on aimera Hachem.
[rav David Sutton]

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-> Le bita'hon aide aussi l'homme à accomplir la mitsva de s'attacher à Hachem (ouvo tidbak - Ekev 10,20), car lorsque nous comptons sur quelqu'un, cette personne est toujours présente dans notre esprit. Si un patient fait confiance à un docteur pour le guérir, celui-ci sera toujours présent dans son esprit.
Si nous avons bita'hon, nous comptons sur Hachem pour tout ce qui est important (notre subsistance, le bien-être de notre famille, notre santé et notre réussite, ...) et nous aurons toujours Hachem à l'esprit.
Le bita'hon nous conduit donc à penser à Hachem toute la journée, ce qui est la mitsva de s'attacher à Lui.

Le Messé'h 'Hokhma (Ekev 10,20) affirme que le commandement de s'attacher à Hachem veut dire avoir bita'hon.
[rav David Sutton]

[plus nous avons conscience que 100% des choses, de notre aide, provient d'Hachem, plus alors nous pouvons nous lier entièrement à Hachem, car sinon on s'y attachera, mais aussi à nos capacités, à telle et telle personne, à la naturalité, ... la connexion ne sera pas très forte. ]

La crainte d’Hachem

"Le début de la sagesse est la crainte d'Hachem" (Téhilim 111,10).

-> La crainte d'Hachem est la première étape de la sagesse. L'homme peut atteindre ce niveau par lui-même. Comme le dit la guémara : "Tout est décrété dans le Ciel, sauf la crainte du Ciel, comme il est dit : "Que vous demande Hachem, sinon de Le craindre?" (Béra'hot 33b sur Ekev 10,12).
[...]

La crainte d'Hachem est la clé pour obtenir la sagesse, la connaissance et la compréhension de toutes les autres mitsvot ...
Néanmoins, il est impératif d'ajouter la sagesse à la crainte d'Hachem.
La crainte d'Hachem agit comme un récipient auquel la sagesse peut être ajoutée. En ajoutant de la sagesse, l'homme améliore la qualité de sa crainte d'Hachem, ce qui lui permet d'obtenir encore plus de sagesse.

Il existe différents niveaux de crainte d'Hachem. Le niveau préalable est celui de la honte.
Lorsque rav Yo'hanan ben Zakaï était sur son lit de mort, ses étudiants l'ont supplié de les bénir.
Il répondit : "Que Hachem veuille que vous ayez autant de crainte pour Lui que vous en avez pour les hommes."
Ils furent stupéfaits et dirent : "Et pas plus que cela?"
Rav Yo'hanan répondit : "Si seulement il en était ainsi! Les gens fautent en privé afin que les autres ne soient pas témoins de leur acte" [guémara Béra'hot 28b ]

C'est le niveau fondamental de la crainte : éviter la faute de crainte d'être vu dans une situation embarrassante.
"Pour que vous mettiez la crainte de Lui devant vous-mêmes, afin que vous ne péchiez pas? Cela fait référence à la honte" (guémara Nédarim 20a).
L'homme s'abstient de fauter en présence d'autres personnes. Il est certain qu'il devrait s'abstenir de fauter lorsque l'Être omniscient est témoin de ses moindres faits et gestes.

Ces sentiments de honte ne doivent pas nous dissuader de servir Hachem. Au contraire, nous devrions nous réjouir de l'occasion qui nous est donnée de Le servir. Cependant, nous devons réaliser que c'est la bonté et la compassion d'Hachem qui nous permettent de Le servir, et non nos propres mérites. Comme l'explique le midrach (Torat Cohanim - Chémini), cette situation est comparable à celle d'une femme fiancée au roi, mais trop gênée pour l'approcher. Sa sœur lui dit : "Prends de l'assurance! C'est pour cette raison que tu as été fiancée à lui".
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 4,1]

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[à un autre niveau, on peut imaginer que toute notre famille, tous nos ancêtres, ... seront réunis après notre mort pour voir la vidéo de notre vie. Peut-on imaginer notre honte lorsqu'ils verront toutes nos fautes, ou bien souhaitons nous offrir un "spectacle" dont ils seront fiers de nous pour l'éternité?! ]

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-> "Le résultat de l'humilité est la crainte d'Hachem" (Michlé 22,4).
En effet, le but de l'humilité est d'aider une personne à atteindre le niveau de crainte d'Hachem. Tant que l'humilité d'une personne n'est pas complète, sa crainte d'Hachem ne peut être parfaite.
Et la source de tout cela est la sainte Torah. Comme le dit le verset, "Au commencement de la sagesse est la crainte d'Hachem" (Tebillim 111,10). Cela signifie que le but ultime de la sagesse est d'acquérir la crainte d'Hachem.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 6,1]

L'homme doit se représenter ce monde comme une mer houleuse : pour surnager, il lui faut lever la tête vers son Créateur, veiller à ne pas avaler les eaux impétueuses et se garder des vagues qui risquent de le submerger.
[séfer 'Harédim 72a]

Hachem fait rayonner sa lumière vivifiante sur celui qui ne détourne pas les yeux de Lui.
[séfer 'Harédim 68a]

L’amour d’Hachem

+ L'amour d'Hachem :

-> A propos du verset : "Tu aimeras l'Eternel ton D. de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir" (Vaét'hanan 6,5), le Sifré enseigne:
"Accomplis les mitsvot par amour [d'Hachem] afin d'avoir droit à une récompense est bien plus important que celui qui le fait par crainte du châtiment".

Hachem est constamment face à moi

+ Hachem est constamment face à moi :

-> Le principe le plus important de la Torah est que chacun s'imagine être à chaque instant devant Hachem et ne penses pas que s'il est enfermé dans sa chambre, Hachem ne le voit pas.
Comme il est dit : "Quelqu'un peut-il se cacher dans un lieu occulte sans que Je le voie? dit Hachem" (Yirmiyahou 23,24).

En effet, le Réma (premier paragraphe du Choul'han Aroukh) dit que : "J'ai Hachem devant moi tout le temps" (chiviti Hachem lénegdi tamid) est un grand principe de la Torah. Lorsqu'un homme est seul chez lui et vaque à ses occupations, il ne se comporte pas de la même façon que s'il agissait devant un roi.
Quand un individu prend conscience qu'il se tient devant le Roi des rois, Hachem dont la gloire remplit l'univers, qui voit le moindre de ses actes, (la moindre de ses pensées), on éprouvera immédiatement de la crainte et soumission vis-à-vis d'Hachem.

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-> Le Saba de Kelm ('Hokhma ouMoussar) écrit que la différence entre un tsadik et un racha ne tient qu'à la force d'imagination.
Il disait : "Efforce-toi beaucoup mon frère d'imaginer, tu en retireras du bien à jamais!"
[ex: que ce soit l'animal sacrifié qui prend notre place (imaginer la gravité des punitions de nos mauvaises actions), ou bien placer Hachem devant nous constamment.]

Crainte & amour d’Hachem – Transcendance & immanence

+ Crainte & amour d'Hachem - Transcendance & immanence :

"Vous vous prosternerez à distance" (Michpatim 24,1)

-> Pour ainsi dire, il y a 2 aspects à D., c'est-à-dire en ce qui concerne la façon dont Il se rapporte à la création : distant et proche, c'est-à-dire transcendant et immanent.
Il est distant, car, comme nous le croyons, la lumière du Ein Sof (l'Infini) est primordiale et précède toutes les autres formes d'existence. C'est pourquoi aucune créature ne peut le comprendre.
Il est impossible à la faculté de penser de Le saisir, puisque la pensée elle-même est une création et que Hachem a précédé toute la création.
Aucun ange céleste, aucun ofan ou séraphin ne peut même Le comprendre, car Il est au-delà de toute compréhension. C'est ce que nous voulons dire lorsque nous disons qu'Il est loin : Il est éloigné de toute compréhension.

D'autre part, D. est proche, car, comme nous le croyons, Hachem remplit tous les mondes (il se trouve à l'intérieur de tous les mondes, il entoure tous les mondes, et aucun endroit n'est vide de Lui), car "toute la terre est remplie de Sa gloire". C'est son aspect immanent.

Le peuple juif est tenu de croire aux 2 aspects : qu'Hachem est à la fois distant et proche.
C'est le sens profond des versets : "Que la paix soit sur ceux qui sont loin et sur ceux qui sont proches, dit D." (Yéchayahou 57,19). Il s'agit des justes qui croient que Hachem est à la fois lointain et proche, et en réponse à ces personnes qui manifestent cette croyance appropriée en D., alors D. accorde toutes sortes de bienfaits à ce monde.

Il existe deux émotions fondamentales : la crainte et l'amour.
Nous ne craignons que ce qui nous dépasse. En réponse à la transcendance de D., nous ressentons de la peur ou de la crainte. Mais en réponse à la proximité de D., nous ressentons de l'amour.
Sur cette base, le verset dit : "Vous vous prosternerez" = puisque le peuple juif craignait Hachem "à distance". Le mot "à distance" (méra'hok) peut être interprété comme signifiant "en raison de" : C'est parce qu'on a pris conscience de la distance de D. que le peuple juif a atteint la crainte de D.

On peut aussi expliquer le verset comme suit : Le Arizal (Pri Ets 'Haïm - chaar kriat séfer Torah 10) écrit qu'en prononçant les mots de la prière Alénou léchabéa'h qui disent "Et nous nous prosternons" (ana'hnou michta'havim), nous devrions être conscients qu'en nous prosternant, nous attirons dans le monde une abondante générosité de la part de l'Infini.
C'est le sens profond de notre verset : "Vous vous prosternerez", ce qui signifie, puisque la prosternation fait allusion à l'abaissement de quelque chose, qu'il a été dit au peuple juif d'attirer une abondante générosité "de loin", c'est-à-dire en raison de leur conscience de la dimension transcendante d'Hachem, ce qui les amène à Le craindre.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi ]

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-> La conscience de la transcendance de D. nous amène à le craindre ; la conscience de son immanence nous amène à l'aimer.