Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Hachem aime tout juif (2e partie)

+ Hachem aime tout juif (2e partie) :

-> Tout comme les Bné Israël acceptent chaque jour la Royauté d'Hachem, Hachem choisit chaque jour les Bné Israël.
Comme il est dit : "habo'her béamo Israël" (celui qui choisit Son peuple, Israël - Birkot Kriat Shéma), et non pas : "acher ba'har" (celui qui a choisi".
Chaque jour, l'amour d'Hachem pour Bné Israël se renouvelle ; chaque jour, Il les choisit à nouveau.
[Sfat Emet - Balak 5643 ]

-> Car vous êtes un peuple sanctifié pour Hachem, votre D. ; Hachem, votre D., vous a choisis (bé'ha ba'har Hachem Eloké'ha)" (Vaét'hanan 7,6). Il n'est pas dit "ba'hem" ("vous" au pluriel), mais plutôt "bé'ha" ("vous" au singulier).
Même un seul d'entre vous (tout juif) est plus aimé devant Hachem que toutes les nations.
[Otsar Midrachim - Téhilim - p.573 ]

-> J'ai entendu mes maîtres dire que si un ange se tenait en présence de dix juifs réunis, même s'ils ne parlaient pas de la Torah, une crainte et une admiration sans limites s'empareraient de lui en raison de la Chékhina qui réside parmi eux, au point que l'ange serait complètement effacé de l'existence.
[Tanya - Iguéret Hakodech - chap.23 ]

-> Le Baal Shem Tov est cité (Igrot Kodech - partie 3, p.262) comme ayant dit qu'un juif simple qui récite un chapitre du Téhilim avec simplicité et amour pour les juifs trouve plus de grâce aux yeux d'Hachem que les justes (tsadikim).

-> La Torah se donne beaucoup de mal dans la paracha Nasso pour répéter les korbanot des Nesiim (chefs de tribu), en précisant le korban de chaque Nassi individuellement.
La Torah veut nous enseigner que lorsqu'un individu accomplit une mitsva, cela n'est pas considéré au ciel de la même façon qu'un acte collectif, mais plutôt Hachem se réjouit pour chaque individu comme s'il était la seule personne au monde.
L'amour et la joie d'Hachem pour chaque individu (juif) ne diminuent pas simplement parce que beaucoup de gens accomplissent la même mitsva que lui.
[Alter de Kelm - cité par le rav Yaakov Aryeh Naiman - Darké Moussar ]
[imaginons le Kotel remplit, et bien pour Hachem c'est comme si chaque juif présent est le seul au monde à faire cette mitsva! Hachem l'aime et l'apprécie immensément. ]

<--->

-> "Aux restes de Son héritage" (lis'érit na'halato - Mikha 7,18).
Hachem se comporte ainsi avec son peuple, en disant : "Que ferai-je pour Israël, mes proches? J'ai une relation familiale avec eux. Car ils sont les partenaires d'Hachem, et Il les appelle : "Ma fille", "Ma sœur" et "Ma mère" (voir midrach - Shir Hashirim rabba 3,11) ...
Il est écrit : "Israël, Son peuple proche" (Israël am kérovo - Téhilim 148,14).
Ce qui signifie qu'Il a une véritable proximité (kourva) avec eux, et qu'ils sont Ses enfants. C'est le sens de "lis'érit na'halato", qui signifie "une relation de chair" (voir A'haré Mot 18,6) et qui, en fin de compte, est Son héritage.
Que dit-Il? "Si je les punis, cela me sera douloureux". comme nous le disent les versets (Téhilim 91,15 ; Yéchayahou 63,9) : "Je suis avec lui (tout juif) dans sa souffrance" et "toute leur souffrance est douloureuse pour Lui (Hachem)" ...
Hachem ne peut tolérer leur souffrance et leur disgrâce, car ils sont "chéérit na'halato".
[rabbi Moché Cordovero - Tomer Dévorah - chap.1 ]

-> [Un juge] ne peut pas traiter les gens avec légèreté, même s'ils sont amei ha'aretz (juif simple).
Il ne peut pas marcher sur la tête d'une nation sainte, même s'il s'agit de gens ordinaires et humbles.
Ils restent les fils d'Avraham, Its'hak et Yaakov.
Ils sont l'armée d'Hachem qu'Il a fait sortir du pays d'Égypte avec une grande force et une main puissante.
[Rambam - Michné Torah - Hilkhot Sanhedrin 25,2 ]

[marcher sur la tête d'une nation sainte Rachi (Sanhedrin 7b) explique qu'à l'époque talmudique, lorsque les gens assistaient à une conférence, ils s'asseyaient par terre. Il était interdit aux juges (érudit en halakha) de marcher parmi la foule, car cela aurait donné l'impression qu'ils marchaient sur la tête des gens (or tout juif est important, aimé, aux yeux d'Hachem, peu importe ce qu'il fait dans sa vie!). ]

-> Le 'Hatam Sofer a un jour vu quelqu'un poser son épaule sur une autre personne. Il les a réprimandés et leur a dit : "Israël est sanctifié pour Hachem! Celui qui pose sa main sur un animal sanctifié est passible de mort par le Ciel, comme s'il s'était approprié un bien sacré. Si tel est le cas, il en va de même pour un juif !"
[Maayan Hachavoua - parachat Dévarim ]

<--->

-> L'amour de Hachem pour un juif dépasse l'amour qu'une personne peut avoir pour elle-même.
['Hafets 'Haïm - Chemirat Halachon - Chaar Hazé'hira - chap.2 ]

-> Sur la base de cette idée, le 'Hafets 'Haïm explique la gravité du lachon hara. Celui qui prononce des paroles de lachon hara provoque le jugement de la personne visée par ses paroles. Tout comme un père souffre lorsqu'il est contraint de punir son enfant sur la base du témoignage d'une autre personne, Hachem souffre lorsqu'il est contraint de punir un juif sur la base du lachon hara d'un autre juif.

Une approche différente de la gravité du lachon hara peut être expliquée par une parabole. Si un père achète et offre un stylo coûteux à son fils, et que celui-ci l'utilise pour couper et faire saigner son frère, le père serait furieux de l'utilisation abusive de son précieux cadeau.
De même, notre pouvoir de parole est un cadeau précieux de Hachem, et l'utiliser pour nuire à nos frères est exaspérant pour Hachem. D'autre part, lorsque nous utilisons notre pouvoir de parole pour bénir nos frères juifs, Hachem répond à hauteur de nos actes en nous bénissant.

Nous trouvons cela au sujet de la bénédiction d'Hachem à Avraham : "Je bénirai ceux qui te béniront et Je maudirai ceux qui te maudiront ; toutes les familles de la terre seront bénies à travers toi" (Lé'h Lé'ha 12,3).
Sur la base de ce verset, la guémara (Bera'hot 55a) stipule que si vous donnez à quelqu'un un kos chel béra'ha et qu'il refuse l'occasion de faire une bénédiction, sa vie sera raccourcie.
Cela implique que celui qui s'abstient de bénir le maître de maison (baal ha'bayit), c'est-à-dire un juif descendant d'Avraham, empêche la bénédiction de lui parvenir.
De même, il est dit au nom du 'Hatam Sofer que lorsque quelqu'un vous demande une bénédiction, ce n'est pas le moment de refuser humblement ; vous devez plutôt saisir cette occasion pour le bénir, et vous serez alors béni à votre tour.
[Hachem aime à la folie chaque juif, comment puis-je refuser de bénir, de vouloir du bien à autrui, sachant qu'Hachem aussi attend cela (ma prière peut permettre à Hachem de se réjouir en déverser du bien sur Son fils adoré!). ]

<--->

-> "Et toi, parle aux Bné Israël, en disant : Mais vous devez respecter mon Shabbat. Car c'est un signe entre Moi et vous pour les générations à venir, afin que vous sachiez que Je suis Hachem qui vous a sanctifiés" (Ki Tissa 31,13).
Il est connu que la sainteté du Michkan est exceptionnelle, plus encore que celle du ciel et de la terre. (Mékhilta déRabbi Yichmaël 35,1)
Même si la sainteté du Mikdach est si grande, le Shabbat l'est encore plus, car la construction du Michkan ne prévaut pas sur le Shabbat. Ainsi, nous constatons que le Shabbat est plus grand que la création du ciel et de la terre ainsi que que le Temple.
Or, il est écrit : "Mais vous devez respecter mon Shabbat" (akh ét Shabbétotaï). Le mot "mais" (akh - אַךְ) vient exclure les cas où il faut sauver une vie, pour lesquels on doit profaner le Shabbat.
Si tel est le cas, toute âme juive vaut mieux que tout ce qui précède [la création du ciel et de la terre, le Temple et le Shabbat].
['Hatam Sofer - al haTorah Ki Tissa]

<--->

-> "La récompense d'une mitsva est une mitsva" (Pirké Avot 4,2). Cela signifie que chaque mitsva comporte une mitsva supplémentaire, car elle permet de recevoir une récompense, et le fait de recevoir une récompense est en soi la réalisation de la volonté d'Hachem, car le but ultime de Hachem en créant le monde était de faire du bien à Ses créatures.
[Haflaah - Karnei Re'em - parachat Vaét'hanan ]

[on a facilement tendance à penser que les commandements sont comme une forme de "punition" car nous limitant dans nos désirs, nous obligeant à agir d'une certaine façon ..., mais en réalité chacun est une preuve d'amour d'Hachem. ]

-> "Ne soyez pas comme des serviteurs qui servent leur maître afin de recevoir une récompense ; soyez plutôt comme des serviteurs qui servent leur maître sans attendre de récompense" (Pirké Avot 1,3).
Cependant, la avoda qui est accomplie pour apporter de la joie à Hachem afin qu'Il puisse offrir une récompense, c'est là la avoda suprême."
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm ]

[lorsqu'on fait une mitsva on permet à Hachem de nous déverser son amour pour nous, et nous en faisant une mitsva notre motivation doit être de permettre à Hachem d'exprimer cet amour, léchem chamayim, car c'est Sa joie : nous combler de bonnes choses (mais nous devons prier, agir pour lui donner la possibilité de le faire [ténou oz l'Elokim]). ]

<--->

-> Le Ibn Ezra (Réé 14,1) écrit qu'Hachem aime un juif plus qu'un père ne pourrait jamais aimer son enfant.

-> "Vous êtes les enfants de l'Éternel, votre Dieu: ne vous tailladez point le corps" (Réé 14,1)
Après avoir fait savoir que vous êtes les enfants d'Hachem et qu'Il vous aime plus qu'un père, il s'ensuit que vous ne devez pas vous infliger d'incisions (dans un accès de désespoir) pour quelque chose qui se produit, car tout ce qui se produit est pour le bien.
Si vous ne comprenez pas pourquoi cela se produit, c'est comme un enfant qui ne comprend pas les actions de son père ...
[Ibn Ezra - Réé 14,1]

<--->

-> "Hachem dit à Moché : Descends!" (vayédaber Hachem él Moché lé'h réd - Ki Tissa 32,7).
Que signifie "Descends"?
Rabbi Elazar dit : Hachem dit à Moché : "Moché, descends de ta grandeur. Je ne t'ai accordé cette grandeur que pour le bien d'Israël. Maintenant qu'Israël a fauté, que représentes-tu pour Moi?"
[Béra'hot 32a ]

-> "Et j'ai donné les Lévi'im en cadeau à Aharon et à ses fils parmi les Bné Israël" (Béhaaloté'ha 8,19).
Ce verset mentionne cinq fois les Bné Israël afin de faire savoir qu'Israël est aimé (voir Rachi sur ce verset).
Le 'Hidouché HaRim dit que cela est suggéré ici [spécifiquement] parce qu'ici les Lévi'im ont été choisis, [Hachem voulait s'assurer que] les Bné Israël ne se sentiraient pas dégradés. Car, en réalité, la force des Lévi'im vient du fait qu'ils représentent les Bné Israël.
[Sfat Emet - Béhaaloté'ha 5647-5222 ]

-> "J'ai choisi les Lévi'im ... et j'ai donné les Léviim (Béahaloté'ha 8:18-19).
Au sujet du verset "Et j'ai donné ..." (v 8,19), Rachi explique que "le terme 'Bné Israël' est mentionné 5 fois dans ce seul verset afin de démontrer à quel point les juifs sont chéris par Hachem".
Lorsqu'une personne choisit quelque chose parmi plusieurs possibilités, cela démontre qu'elle aime cet objet plus que tous les autres, puisqu'elle a choisi cet objet plutôt que tous les autres.

Lorsque Hachem a choisi les Léviim, on pourrait penser, D. préserve, que puisque Hachem a choisi les Léviim, Il n'aime pas le reste des Bné Israël.
C'est pourquoi les "Bné Israël" sont mentionnés 5 fois dans ce même verset, pour indiquer que D. aime le peuple juif tout comme Il aime les Léviim. S'il a choisi les Léviim, c'est uniquement pour qu'ils puissent servir dans le Temple afin d'expier pour la nation juive.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi ]

<--->

-> Le rav Akiva Eiger explique que dans la prière, avant de proclamer "véaavta ét Hachem Elokéha", nous récitons la bénédiction de "abo'her béamo Israël béaava" (qui choisit Son peuple Israël, avec amour).
En effet, nous devons d'abord contempler l'amour qu'a Hachem pour nous (ex: gratitude), afin de pouvoir ressentir véritablement l'amour que nous avons pour Lui.

Hachem aime tout juif (1ere partie)

+ Hachem aime tout juif (1ere partie) :

-> Rabbi Yéhouda a dit : Si le peuple juif savait à quel point Hachem l'aime, il rugirait comme des lions pour Le poursuivre.
[Zohar II,5b ]

-> Hachem nous aime plus que quiconque et veille constamment sur nous.
[Or'hot Tsadikim]

-> Les juifs sont aimés d'Hachem en toutes circonstances et dans toutes les situations. En particulier lorsqu'un juif se trouve dans une situation difficile et surmonte des épreuves, l'amour d'Hachem pour lui se renforce. Même si nous échouons parfois à surmonter des épreuves, Hachem ne nous traite pas durement ; Il continue de nous aimer. En termes simples, Hachem dit : "Je vous ai aimés" (ahavti ét'hem, amar Hachem - Mala'hi 1,2).
[ en parallèle à cela, selon le rav Avigdor Miller, une personne ne devait pas laisser passer un seul jour sans affirmer, au moins une fois : "Je t'aime, Hachem!". ]

<--->

-> L'homme a été créé seul pour vous enseigner que quiconque détruit une seule âme du peuple juif, la Torah considère qu'il a détruit le monde entier.
Celui qui soutient une seule âme du peuple juif est considéré par la Torah comme s'il avait soutenu le monde entier.
[Sanhédrin 4:5 ]

-> La vie d'un seul juif est si importante aux yeux de Hachem que la guémara (Moed Katan 25a) compare la mort d'un juif à un Séfer Torah qui brûle, pour lequel toute personne présente est tenue de déchirer ses vêtements en signe de deuil.
De plus, le Biour Halakha (329) stipule que nous pouvons profaner le Shabbat pour sauver la vie d'un juif, même s'il est clair que cette personne n'accomplira aucune mitsva. Cela montre à quel point l'âme juive est importante en soi, même lorsqu'elle est dépourvue de Torah et de mitsvot.

-> Chaque membre d'Israël a une part dans le monde à Venir, comme il est dit : "Et ton peuple, tous sont justes (véamé'h koulam tsadikim), ils hériteront pour toujours du pays ; ils sont la branche que J'ai plantée, l'œuvre de Mes mains pour Me glorifier" (Yéchayahou 60,21).
[Sanhédrin 10:1 ]

-> Rabbi Akiva avait coutume de dire : "Bien-aimé est l’homme pour avoir été créé à l’image [de D.] ; ... Bien-aimé est le peuple d’Israël pour être appelé "enfants de D." (banim laMakom), car il est dit : "Vous êtes les enfants d'Hachem votre D." (banim atèm l'Hachem Eloké'hem) ... Bien-aimé est le peuple d’Israël, car il lui a été accordé un objet précieux [la Torah].
[Pirké Avot 3,14 ]

-> Rabbi Shimon bar Yo'haï dit : Venez voir combien Israël est aimé devant Hachem, car partout où il est exilé, la présence Divine (Chékhina) est avec lui.
Il a été exilé en Égypte, et la Chékhina était avec lui ... Ils ont été exilés à Babylone, et la Chékhina était avec eux, comme il est dit : "Pour toi, J'ai été envoyé à Babylone" (Yéchayahou 43,14).
Même s'ils doivent être délivrés dans le futur, la Chékhina est [toujours] avec eux (chaque juif en exil), comme il est dit : "Et Hachem reviendra avec tes captifs" (véchav Hachem Eloké'ha ét chévouté'ha - Nitsavim 30,3).
Il n'est pas écrit "vééchiv" (Et Il ramènera), mais plutôt "véchav" (Et Il reviendra); cela enseigne que Hachem revient avec eux parmi les exilés.
[Méguila 29a]

<--->

-> Israël est plus aimé devant Hachem que les anges de service/ministériels. Car Israël récite des chants à chaque instant, tandis que les anges de service ne récitent des chants qu'une fois par jour.
Certains disent [que les anges ne récitent des chants] qu'une fois par semaine. Certains disent une fois par mois. Certains disent une fois par an. Certains disent une fois tous les sept ans. Certains disent une fois tous les cinquante ans. Et certains disent une fois dans une vie.
['Houlin 91b ]

-> Nos Sages (Béra'hot 28b) disent : "Et lorsque vous priez, sachez devant qui vous vous tenez (lifné mi atèm omdim)".
Cependant, le Tiféret Shlomo (Shaar Hatéfila) explique que cela signifie : sachez que dans l'ordre de préférence nous nous tenons devant les anges pour que Hachem entende nos prières.
[ainsi, avant de prier nous devons réaliser que nous allons être en rendez-vous privé face à Hachem, et que nos paroles Lui sont plus importantes que celles de tout ange. Armé de cette réalité, nous pouvons alors commencer une prière de toute nos forces, convaincus qu'elle aura forcément un impact important. ]

-> Les louanges qui émanent de ce monde, éloigné d'Hachem, sont plus chères à Hachem que toute autre chose.
[Zohar 2:46a ]

-> Quand ils sortirent de la mer, Israël et les anges de service cherchèrent à chanter des louanges. Rabbi Avin Halevi dit que cela est comparable à un roi qui partit en guerre et remporta la victoire. Ses fils et ses serviteurs vinrent avec une couronne dans les mains pour la placer sur la tête du roi. Ils [les serviteurs] vinrent vers le roi et dirent : "Vos fils et vos serviteurs se tiennent debout avec une couronne dans les mains. Qui devrait entrer en premier?"
Il [le roi] leur répondit : "Insensés, mes serviteurs devraient-ils passer avant mes fils? Que mes fils entrent en premier!"
De même, lorsque Israël sortit de la mer, lui et les anges de service cherchèrent à chanter des louanges. Hachem dit aux anges de service : "Laissez Israël passer en premier." (ils sont plus importants, aimés, à Mes yeux!)
[Yalkut Shimoni - 241 ; également Chla haKadoch - Assara Maamarot 3-4]

-> Les niveaux de désir du Créateur sont les suivants [par ordre croissant] : le premier est la louange et l'action de grâce qui lui sont rendues par les entités les plus élevées. Au-dessus, il y a la louange et l'action de grâce qui lui sont rendues par les âmes justes (tsadikim) des deux trésors d'âmes : le premier, le trésor des âmes qui ne sont pas encore arrivées dans ce monde (olam azé) ... le second, le trésor des âmes qui sont déjà allées dans ce monde et qui sont revenues au trésor de la vie (après leur mort).
Au-dessus d'eux se trouvent les chants et les louanges qui émanent des âmes qui sont actuellement dans une chair (vivante) dans ce monde-ci. [Le corps] les empêche de reconnaître Hachem, et pourtant elles se renforcent pour aimer Hachem, pour Le louer et pour Le remercier, c'est ce qu'il y a de plus noble et de plus significatif pour le Créateur, par-dessus tout.
[Ohr ha'Haïm haKadoch - Kora'h16,22]

=> Nous qui ne sommes ni des anges (créatures célestes), ni des tsadikim, et qui luttons avec plus ou moins de réussite pour faire la volonté d'Hachem, et bien nous sommes au sommet de ce qu'Hachem désire. Nous sommes ce qu'il y a de plus important pour Lui (contrairement à ce que notre yétser ara essaie de nous faire croire, pour nous pousser à déprimer, à avoir moins d'ambitiom spirituelle).

-> Il est dit au nom du Maharal que la raison pour laquelle on s'enivre à Pourim (voir Méguila 7b) est de montrer que l'amour de Hachem pour le peuple juif ne concerne pas seulement son âme, mais aussi son corps. L'ivresse inhibe l'âme et l'esprit d'une personne, ne laissant que son corps fonctionner.

<--->

-> Israël est aimé comme la prunelle des yeux d'Hachem, comme il est dit : "Car celui qui les touche touche la prunelle de Ses yeux" (Zé'haria 2,12).
[midrach Chémot rabba 30,15 ]

-> Quand on gifle la joue d'un juif, c'est comme si on giflait la joue de la Présence Divine (Chékhina).
[Sanhédrin 58b ]

-> Rabbi Shimon bar Yo'haï dit : D'où voyons-nous que s'il manquait ne serait-ce qu'une seule personne à Israël, la Chékhina ne se serait pas révélée à eux?
Comme il est écrit : "Car le 3e jour, Hachem descendit aux yeux de toute la nation sur le mont Sinaï" (Yitro 19,11).
[midrash, Devarim Rabbah 7:8
[s'il manquait un seul juif, même celui le plus bas spirituellement, alors la Torah n'aurait pas pu nous être donné, et Hachem ne se serait pas révélé à nous au mont Sinaï. ]

-> Il y a une histoire d'un bateau qui était entièrement rempli de non-juifs et d'un seul juif. Ils arrivèrent sur une île et dirent au juif : "Prends de l'argent et va nous acheter [des provisions] auprès de cette nation."
Il leur répondit : "Ne suis-je pas un étranger? Est-ce que je sais où je vais?"
Ils lui dirent : "Existe-t-il un étranger juif? Partout où tu vas, ton D. est avec toi."
C'est [le sens de] : " [Car quelle est la grande nation] qui a D. près d'elle" (Vaét'hanan 4,7).
[midrach Dévarim rabba 2,16 ]

<--->

-> Concernant l'importance de chaque juif, le Maharal (Nétsa'h Israël - chap.25) écrit :
"La raison pour laquelle les juifs ont tendance à être plus dissidents (contestataires) entre eux, par opposition aux autres nations, n'est pas due à une déficience du peuple juif, mais plutôt à un avantage ; chaque juif a une telle importance individuellement et dans sa mission unique à accomplir qu'il devient difficile de s'intégrer dans une nation unifiée."

En ces jours-là (suite à la venue du machia'h), il arrivera que dix hommes de toutes les langues des nations saisiront le vêtement d'un seul juif en disant : "Nous voulons aller avec vous, car nous avons entendu dire que D. est avec vous."
[Zé'haria 8,23]

<--->

[d'une seconde à l'autre le machia'h peut arriver, et toute la haine des nations à notre égard (sale juif!) se transformera en un désir ardent d'être comme les juifs! ]

La contribution de l’individu au peuple juif

Lorsqu'un individu (juif) s'élève et se purifie, il insuffle ses qualités spirituelles à l'ensemble de la nation ...
Par conséquent, la force spirituelle de la nation dépend de la croissance individuelle de chaque personne.
[rav Avraham Kook - Orot - Orot Israël 6,2 ]

Chaque mitsva accomplie par un juif et chaque éloignement d'une faute [potentielle] ont pour conséquence le salut de toute la nation juive.
En effet, cela augmente les bonnes influences qui descendent des mondes Supérieurs.
[rabbi Yaakov Ades]

Le monde fonctionne de telle manière que tout ce qui se passe dans les mondes supérieurs est fonction de notre comportement dans ce monde, et que ce qui se passe dans les mondes supérieurs a des conséquences dans ce monde.
Ainsi, chaque fois qu'un juif tente d'accomplir un acte de bonté dans ce monde, qu'il y parvienne ou non, il éveille les attributs de la bonté dans les mondes supérieurs, apportant ainsi une grande bonté à toute la nation juive.
Il s'ensuit donc qu'il n'est pas possible qu'une personne essaie de faire preuve de bonté sans obtenir aucun résultat ; au contraire, chaque fois qu'une personne essaie d'accomplir des actes de bonté, elle apporte toujours de la bonté dans d'autres domaines en éveillant les attributs de la bonté dans les mondes supérieurs.
['Hafets 'Haïm ]

L'âme d'un juif provient d'une source bien plus ancrée [directement] en Hachem, et peut ressentir davantage son lien avec Lui.
[rabbi Yaakov Ades]

"Hachem, la Torah et les juifs ne sont qu'un ; puisqu'Hachem, la Torah et la nation juive sont la chose"
[Ram'hal - dans son Adir Bamarom ; rav 'Haïm de Volozhin - dans son Néfech ha'Haïm 4,11 - citant le Zohar]

-> Le rav Yaakov Ades enseigne :
Cela signifie que les âmes du peuple juif sont une source de lumière spirituelle.
Cette bonté provient d'Hachem lui-même, qui est la source de la lumière. Cela explique comment Hachem et le peuple juif peuvent ne faire qu'un : l'un est la source et l'autre est le résultat.

Pour comprendre comment la Torah ne fait qu'un avec Hachem et le peuple juif, nous devons connaître un principe fondamental énoncé à plusieurs reprises par nos Sages.
Rachi (Sanhédrin 99) explique que lorsqu'une personne fait des efforts dans la Torah, la Torah demande à Hachem de l'aider à comprendre la Torah.
Il est clair que la Torah n'est pas seulement un rouleau physique que nous avons ici dans ce monde, mais qu'elle existe spirituellement dans les mondes supérieurs et qu'elle est capable de demander des choses à Hachem (on peut comparer cela à l'existence spirituelle des anges).

Selon cela, nous pouvons maintenant comprendre comment la Torah ne fait qu'un avec Hachem et Israël.
Hachem a structuré le monde de telle sorte que la bonté qui vient de Lui vers l'âme juive est transmise par l'existence spirituelle de la Torah, car la bonté est créée en son sein.
La formation des âmes d'Israël est réalisée et transmise par le rayonnement de la sainte Torah, qui est également une sorte d'extension d'Hachem (comme l'explique le Ram'hal dans son Adir Bamarom, décrit ici de manière générale, sans entrer dans les détails).

Il y a un point supplémentaire ici. Il existe un fort désir intérieur dans l'âme de chaque être humain d'avoir une plus grande connexion avec sa source et de recevoir plus de bonté et de force pour l'âme.
La manière d'y parvenir, selon le principe susmentionné, est d'accroître son engagement envers la Torah, y compris dans tous les domaines du service d'Hachem détaillés dans la Torah.
Cela inclut le respect des mitsvot, le fait de s'éloigner de la faute entre l'homme et Hachem et entre l'homme et son prochain, ainsi que le renforcement de la prière.
Cela augmentera la bonté spirituelle de chacun, et par conséquent, la bonté supérieure sera stimulée pour briller sur lui à travers la lumière de la Torah.

Lorsqu'une personne réfléchit correctement à ces choses, cela éveille dans son cœur un grand désir d'étudier la Torah et d'accomplir la volonté d'Hachem dans tous les domaines. Grâce à cela, son âme se connecte à sa source et reçoit une lumière supplémentaire similaire à celle dont elle dispose déjà.
C'est vraiment ce à quoi l'âme aspire, plus que tout autre désir de ce monde.
Le Ram'hal (Mesillat Yécharim - chap.1 affirme : "L'âme est bien au-dessus de tout, son véritable plaisir est seulement de se réjouir de la lumière de la face Hachem."
[rabbi Yaakov Ades]

<--->

-> L'âme d'un juif provient d'une source bien plus ancrée [directement] en Hachem, et peut ressentir davantage son lien avec Lui.
[rabbi Yaakov Ades]

En chaque juif réside une âme sainte qui ne souhaite que faire la volonté d'Hachem de toutes ses forces.
Mais cette âme est recouverte de nombreux voiles qui ont parfois leurs propres désirs et influencent les actions d'une personne. Cela est particulièrement vrai si ces pulsions sont influencées par un environnement qui ne suit pas la voie d'Hachem.
[rabbi Yaakov Ades]

Tout comme une personne est jugée pour ses actions, elle est également jugée pour ne pas se réjouir du bien qu'elle a fait et pour ne pas voir sa propre lumière.
[Baal Shem Tov ]