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La grandeur d’être juif à notre génération

+ La grandeur d'être juif à notre génération :

-> Le Baal Chem Tov dit qu'en exil, une aide spéciale est disponible pour une personne cherchant l'inspiration divine, malgré le fait que la Chékhina ne réside pas en diaspora.
Même si une personne n'est pas tout à fait digne, le ciel n'est pas aussi exigeant avec elle qu'en terre d'Israël. En effet, lorsqu'un roi est en voyage, il doit dormir dans des auberges et des hôtels dont la propreté et la beauté ne sont pas à la hauteur de son honneur ; cependant, le roi n'est pas déshonoré, car tout le monde sait qu'il est en voyage.
[Irga déPirka 148]

=> le Baal Shem Tov veut dire qu'étant donné que la Présence divine est en exil dans le monde et qu'elle n'est plus concentrée sur la terre d'Israël et le Temple sacré (sa résidence sur terre), il est en fait plus facile de parvenir à une perception d'Hachem que par le passé.

-> Sur cette idée, le rabbi Yaakov Yossef de Polnoye (Toldot Yaakov Yossef - Ekev, 181b) écrit :
"Particulièrement à notre époque, où la Présence divine est en exil et ne trouve pas d'endroit où se reposer, dès qu'une personne prépare toutes ses actions pour agir selon la volonté d'Hachem, elle devient immédiatement un "trône" pour la Chékhina, qui se repose sur elle.
Une telle personne est même considérée comme plus élevée que ceux des générations précédentes, lorsqu'il y avait de nombreux Tsadikim dans le monde, alors qu'aujourd'hui, "l'homme pieux disparaît" (Téhilim 12:2), c'est-à-dire ceux qui sont pieux devant leur Créateur (Zohar III ,281b).

Une personne doit se renforcer comme un guerrier et faire preuve de bonté envers la Chékhina, afin de devenir un trône pour l'Attribut de l'amour bienveillant ('Hessed). Tout comme à l'époque d'Avraham, où il n'y avait personne d'autre que lui pour aider la Chékhina, aujourd'hui aussi, à part quelques rares individus, personne ne pense à aider et à soutenir la Chékhina dans cet exil amer.
Ainsi, une personne qui est prête à se sacrifier (faisant Sa volonté ma volonté) deviendra certainement un trône pour la Présence divine, avec le trait de la bonté aimante."

"Imaginez la joie et le plaisir qu'éprouve un père lorsque son enfant est intelligent, brillant, talentueux et qu'il réussit. Le bonheur qu'un parent retire d'un tel enfant est indescriptible ...
Tout le plaisir que vous pouvez imaginer [qu'un parent peut avoir pour un enfant] n'est rien en comparaison du plaisir qu'Hachem retire d'un juif qui est inspiré à faire téchouva, ou même si simplement il se retient de faire une seule avéra (faute). Il est impossible d'imaginer la joie qu'Hachem en retire".
[le Baal haTanya]

Se réjouir d’être juif(ve)

+ Se réjouir d'être juif(ve) :

-> Un jour de Roch Hachana, le rav Zoucha d'Anipoli sortit du beit midrach avant la sonnerie du shofar et tomba sur un enfant pauvre, pieds nus et vêtu de haillons. Le rav Zoucha dit à l'enfant : "Enviez-vous l'enfant non juif de l'autre côté de la rue qui a de la nourriture en abondance et de beaux vêtements?".
L'enfant répondit : "Ce que j'ai ou n'ai pas n'a pas d'importance. Je suis juif et je crois en Hachem".

Le rav Zoucha retourna à son beit midrach et dit : "Maître du monde, qui est comme Ta nation, Israël! Ce garçon est pauvre et affamé. Il n'a rien, mais il accepte tout et n'échangerait jamais sa place avec un non juif!"

Il lui fut révélé du Ciel que par ce mérite, les portes [du Ciel] de la miséricorde se sont ouvertes pour tout le peuple juif.
[Maassé Haguédolim Hachadom - p.34 ]

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=> On voit de là qu'à chaque fois que nous avons des moments difficiles et que malgré tout nous restons heureux uniquement par le mérite d'être juif(ve), d'avoir confiance en Hachem, alors nous apportons beaucoup de bonnes choses sur tous les juifs (dont nous)!

Tout juif en lui a une partie d’Hachem et des Avot

+ Tout juif en lui a une partie d'Hachem et des Avot :

-> Il semble que ce soit la raison pour laquelle nos Pères (Avot) sont appelés ainsi, puisqu'un père a une descendance, et que le pouvoir des ancêtres se trouve dans leur descendance, dans toutes les situations et à tout moment.
Comme le dit le verset : "car la part d'Hachem est Son peuple" (ki 'helek Hachem amo - Haazinou 32,9) = tout comme Hachem a une part dans chaque juif, dans l'âme (néchama) qui est une partie d'Hachem, de même Yaakov Avinou a une part dans chaque juif, la Nékouda Hapénimit qui est dans toute sa descendance.

Et ceci est particulièrement lié à Yaakov (qui s'appelle aussi Israël) qui correspond à la Torah, qui est la racine de chaque juif (les Bné Israël).
Nos Sages (Pirké Avot 1,2) enseignent : "le monde repose sur 3 choses : la Torah, l'avoda et la guémilout 'hassadim", le Zohar (Vayétsé 146b) commente : la guémilout 'hassadim correspond à Avraham, la avodaa à Its'hak et Yaakov à la Torah.
De même, il est écrit : "la voix [de la Torah] est celle de Yaakov" (Toldot 27,22).
Et la Torah est la racine de l'âme de Israël, comme le suggère le nom ,ישראל qui est l'acronyme de י'ש ש'ישים ר'יבוא א'ותיות ל'תורה = il y a 600 000 lettres dans la Torah.
[ "Il y a 600 000 lettres dans la Torah, et chaque lettre est liée à la sainteté d'une âme juive, tout comme une femme est liée à son mari." (Mégalé Amukot -197) ]
Et puisque la Torah est la racine de tout juif, chaque personne peut toujours s'accrocher à la Nékouda Hapénimit de Yaakov et au pouvoir de la Torah, et retourner à sa source.

[il s'agit du point intérieur, une partie de notre âme qui restera toujours en nous pure et inchangée, même si on fait les pires choses, nous assurant ainsi toujours un point de retour (téchouva), et d'espérer pouvoir repartir vers le meilleur, avec l'aide d'Hachem (qui désire qu'on soit proche de Lui).
Nous venons de voir que tout juif a aussi une partie de l'âme des Avot (Avraham, Its'hak et Yaakov), comme autant de "maître nageur" pour nous aider dans nos moments difficiles où l'on risque de se noyer spirituellement. ]

-> "Même lorsqu'un juif a fauté, il est toujours appelé "Israël"" (af al pi ché'hata, Israël ou - guémara Sanhédrin 44a).

Chaque juif a une partie spirituelle et une étincelle de vie en lui qui ne peut être éteinte.
Même si une personne a fauté, la Nékouda hapénimit (le point intérieur) ne s'en trouve pas altérée, qui est la partie de Yaakov à l'intérieur de chaque juif, et tant que l'étincelle [d'âme] de Yaakov est en lui et n'est pas éteinte, il peut toujours faire téchouva.

[d'après le rav David Abou'hatséra ]

Au mont Sinaï = don de la vie, d’une relation intime avec Hachem

+ Au mont Sinaï = don de la vie, d'une relation intime avec Hachem :

-> Chacun d'entre nous, tous les hommes, les femmes et les enfants, étions présent au mont Sinaï et nous avons été témoins de la grande révélation du don de la Torah.
Les coups de tonnerre ont cessé. Les éclairs ont disparu. Et alors que le monde était plongé dans cette grande quiétude, la voix d'Hachem s'est fait entendre avec le premier commandement : "Je suis Hachem ton D.".
A cet instant, notre âme quitta notre corps. Hachem a aspergé chacun d'entre nous d'une rosée revivifiante, nous accordant une vie renouvelée.

À ce moment-là, nous avons reçu une vie entièrement nouvelle, une vie fondamentalement différente de celle que nous avions connue auparavant.
[Avec l'âme qui est revenue en nous,] nous ne pouvons plus vivre sans connaître Hachem, nous ne pouvons plus vivre sans Torah.
Hachem, la Torah et le peuple juif ne faisaient plus qu'un.
[d'une certaine façon, au mont Sinaï, nous avons perdu notre âme et Hachem nous a donné une plus élevée, plus adaptée à cette relation avec la Torah, avec toujours davantage de proximité avec Hachem.
Ainsi, le don de la Torah au Sinaï, c'est le don de l'âme juive en chacun de nous (une partie Divine extrêmement plus élevée que celle des non-juifs), qui aspire à toujours renforcer notre attachement avec Hachem, par le bien de la Torah. ]

Depuis, sans lien avec Hachem, notre vie ne vaut pas la peine d'être vécue.
Nous ne recherchons qu'une seule chose dans la vie ; une seule chose nous revitalise : nous voulons vivre avec Hachem. Nous voulons Le connaître, Lui parler, penser à Lui, Lui donner de la satisfaction.
Sans Lui, nous n'avons pas de vie. Être avec Hachem, c'est notre bonheur, notre joie et notre plaisir dans la vie.
[...]

Ce n'est pas toujours facile ; nous sommes tous confrontés à des défis et à des difficultés à certains moments. Mais il y a quelque chose qui nous remplit de joie, de vitalité et de force intérieure ; quelque chose qui est notre raison d'être et qui fait que notre labeur en vaut la peine.
Depuis que nous avons reçu la Torah au Sinaï, nous avons reçu la vie : une vie qui est purement pour Hachem.
Quoi qu'il arrive dans la vie, nous vivons avec Hachem ; nous savons qu'Il est [toujours] avec nous.
... C'est notre réconfort, c'est ce qui nous console et nous remplit de vitalité, même dans les moments de défi et de douleur ...

Tel est le pouvoir d'un juif. Nous sommes capables de survivre à une adversité extrême ; nous avons d'énormes réserves de force intérieure pour supporter tout ce à quoi nous sommes confrontés, grâce à la puissance de notre foi.
Nous sommes prêts à faire tout et n'importe quoi pour Hachem : pour Lui, cela vaut la peine d'endurer tous les types de défis, de déployer des efforts surhumains et de faire preuve d'une dévotion sans pareille.
Un juif sait que donner à son Créateur de la satisfaction est la meilleure chose de la vie, notre véritable bonheur. Plus que tout, nous voulons donner à Hachem du plaisir (na'hat), car nous savons à quel point nous sommes précieux pour Lui.
[Hachem est toujours avec nous, et Il est fier de chacune de nos actions lorsque l'on suit sa volonté, lorsque l'on se tourne vers Lui en prière, en remerciement, ... ]
[...]

Le roi David dit : "Pour moi, la proximité d'Hachem fait mon bonheur" (vaani kirvat Elokim li tov - Téhilim 73,28).
Dans les situations les plus difficiles, nous pouvons trouver l'illumination divine et notre véritable vitalité, la proximité avec Hachem, et vivre une vie heureuse avec Hachem.
[d'après le rav Avraham Tsvi Kluger]

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=> Hachem, la Torah et le peuple juif ne faisaient plus qu'un.
En nous donnant la Torah au mont Sinaï, Hachem nous a donné la capacité de vivre une vie où à chaque moment on peut se lier, s'unir davantage avec Lui.

Le rôle unique de chaque juif

+ Le rôle unique de chaque juif :

"La vie de chaque personne est mesurée. Certaines personnes reçoivent un grand récipient et d’autres en reçoivent un petit. Chacun est tenu de remplir son récipient au maximum. Si un "simple juif" remplit son récipient au maximum, il est plus grand que la personne plus grande qui ne remplit pas son récipient complètement."
[ rav Moché Feinstein - Darké Moché - 'Hayé Sarah ]

=> Hachem ne juge la personne qu’en fonction de ses talents et des circonstances.

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-> Le Or Ha'haïm haKadoch (Vayé'hi 49,28) explique qu'avant de mourir Yaakov bénit ses enfants chacun "selon sa bénédiction", signifiant que chacun reçut la bénédiction qui lui convenait en fonction de son âme et de ses actions. Parce qu’il faut savoir que l’âme de chacun a son propre niveau et ses qualités.
Yaakov voulut, par l’intermédiaire de la prophétie, bénir chaque enfant selon la bénédiction qui lui convenait.

=> Les bénédictions accordées par Yaakov enseignent que chaque personne a des qualités et un potentiel uniques et exceptionnels, et que si chacun exploite et réalise ce potentiel, alors tout le peuple juif connaîtra un grand succès dans toutes ses saintes entreprises.
[ d'une certaine façon, chaque juif est un instrument de musique unique, qui dans la partition collective des juifs génère une musique magnifique, un plaisir sublime à Hachem. Mais si on prend un instrument qui existe déjà, refusant d'exprimer notre unicité, alors on n'apportera pas autant de joie à Hachem, Sa Création est un peu défaillante. ]

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-> Le 'Hafets 'Haïm (al haTorah - Vaét'hanan) écrit qu’Hachem exige que chaque personne Le serve selon ses capacités. Tout comme il y a des riches et des pauvres, des forts et des faibles, il y a aussi des personnalités différentes. Certaines personnes peuvent servir Hachem et atteindre un niveau très élevé, et d’autres sont incapables d’atteindre ce même niveau.
C’est pourquoi la Torah exhorte chaque personne à servir Hachem "de tout son cœur et de toute son âme", en mettant l’accent sur le cœur et l’âme de chacun.

-> Le 'Hafets 'Haïm (al haTorah - Réé) souligne également que les différents types de personnes sont essentiels pour la réussite générale du peuple juif.
Un jour, quelqu’un lui demanda pourquoi le monde avait besoin de ’Hassidim et de Mitnagdim, et pourquoi, même chez les ’Hassidim, il existe de nombreux groupes : certains mettent l’accent sur l’étude et d’autres sur la prière, certains chantent beaucoup, tandis que d’autres dansent davantage. Que manquerait-il au monde s’ils priaient d’une même manière?
Le 'Hafets 'Haïm répondit qu’au lieu de poser des questions sur les différents groupes du peuple juif, il devrait demander au tsar russe pourquoi il avait tant de types de soldats différents : l’infanterie, la cavalerie, l’artillerie, l’armée de l’air et les plongeurs sous-marins. Que manquerait-il à l’armée s’il n’y avait qu’un seul type de soldat, avec un seul type d’arme, et un seul général qui commanderait tout le monde?
La réponse était évidente ; quand nous devons entrer en guerre et vaincre l’ennemi, nous avons besoin de différents types de combattants. Chacun a un avantage sur l’autre : par exemple, l’infanterie peut se battre à l’épée, ce qui n’est pas le cas de la cavalerie. Cette dernière, quant à elle, peut effrayer davantage l’ennemi. Ceux qui tirent avec des canons et diverses autres armes peuvent mener la guerre sur de longues distances, mais ne peuvent pas faire de combat rapproché.
De même, poursuivit le 'Hafets 'Haïm, pour gagner la guerre contre le yétser ara, nous avons besoin des différents types de ’Hassidim ainsi que des Mitnagdim.
Tous sont des soldats de l’armée d’Hachem. Chacun aide à vaincre l’ennemi, l’un avec sa Torah, l’autre avec sa prière, l’autre avec le chant et ainsi de suite.

Chaque action d’un juif impacte Hachem!

+ Chaque action d'un juif impacte Hachem! :

"Hachem est mon ombre" (Téhilim 121,5).

-> Le midrach (Vayikra rabba 35,1) remarque que, de même que l'ombre d'une personne suit chacun de ses mouvements, de même, pour ainsi dire, D. reflète chacune des actions d'une personne.
C'est pourquoi on doit toujours calculer nos voies, car Hachem copiera ce qu'on fait.
Par conséquent, une personne doit examiner tous ses actes et toutes ses paroles, pour s'assurer qu'ils sont en accord avec la volonté d'Hachem.
On ne doit pas penser que nos actes et nos paroles sont insignifiants parce que D. agit indépendamment de ce qu'il fait lui-même ; au contraire, on doit examiner nos actes et nos paroles, car ils affecteront la réponse d'Hachem.

C'est le sens du verset "J'ai réfléchi à mes voies" (Téhilim 119,59), à savoir : "J'ai réfléchi à l'impact de mon comportement", et en conséquence (suite de ce verset) : "j'ai ramené mes pieds sur Tes témoignages", c'est-à-dire que "j'accomplis Ton service selon Ta volonté".

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Pékoudé 38,22 ]

Chaque petite chose qu'un juif fait pour l'honneur d'Hachem est extrêmement précieuse pour Lui, et Hachem attend avec impatience la téchouva, même des réchaïm. Comme il est écrit : "Car Il ne veut pas la mort du vivant, mais seulement qu'il revienne de sa voie et qu'il vive".

Il est également nécessaire de savoir que, quelle que soit la situation d'un juif ou l'endroit où il se trouve, Hachem se trouve également dans ce même endroit. Il est donc possible [pour un juif] d'atteindre Hachem de n'importe où.
Il est extrêmement précieux pour Hachem qu'un juif s'efforce de couronner Hachem et Sa Chékhina même dans l'endroit le plus bas (spirituellement parlant) où il se trouve et sert Hachem.
[Admour de Lelov - rav David Tsvi Biderman]

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-> "Chaque juif, même celle qui se trouve à un niveau très bas (spirituellement), doit contempler ses voies et les actions qu'elle entreprend dans son avodat Hachem, en croyant et en sachant que chaque action, quel que soit son niveau spirituel, a un effet dans les royaumes supérieurs.
Cela lui permettra d'abandonner ses habitudes négatives et de rectifier [tous ses méfaits passés].
Tant que quelqu'un ne considère pas ses actions comme importantes, il sera incapable d'abandonner ses [mauvaises] habitudes et de revenir sur le bon chemin."
[Beit Aharon - 'Hanoucca]

Dans toutes nos souffrances, Hachem souffre avec nous

+ Dans toutes nos souffrances, Hachem souffre avec nous :

"Tous ses fils et toutes ses filles se levèrent pour le consoler mais il refusa de se consoler ... et son père le pleura" (Vayéchev 37,35)

-> Rachi dit que Its'hak a pleuré parce que son fils, Yaakov, souffrait. Mais il ne pleura pas Yossef, car il savait qu'il était encore en vie.

Le séfer Divré Israël explique que c'est également le sens du verset : "bé'hol tsarotam lo tsar" (Yéchayahou 63,9). Le mot "lo" dans le pasuk s'écrit avec un "aleph" (לא).
Le sens est donc : "Dans toutes leurs souffrances, Il (Hachem) n'a pas souffert". Cependant, il est lu avec "vav" (לוֹ), ce qui donnerait la traduction suivante : "Dans toutes leurs souffrances, Il (Hachem) a souffert". Le Divré Israël explique que les deux affirmations sont vraies.

Tout ce que fait Hachem est pour le bien. Par conséquent, lorsque le peuple juif se lamente, Il (Hachem) ne se lamente pas avec nous, car Il sait qu'il n'y a pas de raison de se lamenter.
Néanmoins, lorsque nous souffrons, Il prend part à notre souffrance. Nous souffrons parce que les événements semblent douloureux et mauvais à nos yeux et parce que nous ne pouvons pas voir la bonté qui est cachée à l'intérieur. Hachem n'a aucune raison de ressentir cette souffrance, mais Il souffre parce qu'Il voit que nous souffrons.

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[ceci illustre l'amour, l'attachement d'Hachem pour chaque juif.  (Hachem n'est pas bien parce que moi juif(ve) simple, voir très loin de la religion, je ne suis pas bien! )
Cela nous responsabilise à essayer de ne pas faire durer nos souffrances à outrance, à éviter de faire souffrir autrui, ... car en parallèle nous affectons aussi Hachem! (or nous devons L'aimer, alors comment lui imposer de la douleur) ]

Il faut se réjouir d’être juif(ve), la meilleure des créations, car l’objectif de la Création est la nation juive

+ Il faut se réjouir d'être juif(ve), la meilleure des créations, car l'objectif de la Création est la nation juive.

-> La façon dont on peut réaliser cette joie d'être juif est de penser aux anges dont la force vitale entière est centrée sur l'aspiration et le chant au Maître de tous. En effet, il est dit (guémara 'Haguiga 13b) que le fleuve céleste Nahar Di-Nour est constitué de la transpiration des anges lorsqu'ils chantent pour Hachem.

On rapporte également que lorsque le soleil voyage d'ouest en est, il chante constamment des chants de louange au Maître de tous, et que c'est ce qui lui donne la force de se déplacer.
Si une personne entendait le chant du soleil, elle ne pourrait pas vivre en raison de l'enjouement et de la douceur de son chant. Son âme s'échapperait simplement vers [le Ciel] là-haut. [guémara Sanhédrin 95b]
[...]

Nous devons nous réjouir du fait qu'Hachem nous a choisis, qu'il a fait de nous une nation et qu'il nous a donné la Torah. Si l'on permettait à un ange de réciter une seule bénédiction, il danserait et chanterait de joie dans des proportions insondables.
Et à nous, le peuple juif, Hachem a donné 3 prières quotidiennes, des bénédictions, l'étude de la Torah et des mitsvot à accomplir.
Qui d'autre est comme nous, la nation juive! Nous devons danser de joie parce que nous avons tout cela!
[Admour de Lelov - rav David Tsvi Biderman]

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-> Selon le Yalkout (Yéhochoua 10, n°22) : "Du moment où le soleil se lève jusqu'à ce qu'il se couche, il loue Hachem. Ainsi, nous constatons qu'au moment où Yéhochoua s'est tenu à Giv'on et a demandé au soleil de s'arrêter, il n'a pas dit "Soleil à Giv'on, arrête-toi !". Il a plutôt dit : "Soleil à Giv'on, tais-toi!"
Pendant tout le temps où le soleil se déplace, il chante pour Hachem, et pendant tout le temps où il chante, il n'a pas la capacité de s'arrêter. C'est pourquoi Yéhochoua a dit : "Silence!"."