Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

L'ensemble de la Torah repose sur un seul principe. La pierre angulaire du judaïsme depuis le moment où nous avons quitté l'Egypte est et sera toujours le fait que nous (les juifs) sommes les enfants bien-aimés d'Hachem.
['Hida - Roch David - Béhar ]

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[en ce sens dès que nous pensons que nous ne sommes pas importants et aimés aux yeux de papa Hachem, c'est une sorte d'hérésie, de reniement d'une réalité à la base de la vie juive. ]

+ "Parce que Moi, Hachem, Je ne change pas, vous aussi, enfants de Yaakov, n'avez pas été anéantis" (Mala'hi 3,6)

-> Rachi explique que l'amour d'Hachem pour nous (chaque juif) n'a jamais cessé [et ne cessera jamais, de façon inconditionnelle].

Le lien d’amour entre Hachem et Son peuple

+ Le lien d'amour entre Hachem et Son peuple :

-> Le lien entre le peuple juif et Hachem est si fort que s'il se détournait d'Hachem, à D. ne plaise, sa trahison serait comparable à celle d'une femme infidèle à son mari. Tout comme un mari trompé se sent profondément blessé et très en colère, Hachem est lui aussi irrité lorsque nous abandonnons notre relation unique avec Lui.
Le Ramban explique cela dans son commentaire sur les versets des 10 Commandements : "Tu n'auras pas d'autres dieux devant Moi ... Car Je suis Hachem ton D., le Seigneur qui est jaloux, ..." (Yitro 20:3-5).
Il écrit : "La raison de cette jalousie est le fait qu'Israël est le trésor d'Hachem qu'Il a mis de côté pour Lui-même ... Or, si Son peuple de serviteurs se tourne vers un autre dieu, Hachem agira avec jalousie, comme un mari jaloux de sa femme qui va avec d'autres hommes, ou comme un maître jaloux de son serviteur qui sert un autre maître. La Torah ne décrit pas Hachem comme jaloux lorsqu'elle fait référence à d'autres nations qui servent les corps célestes."
[on ne peut pas appréhender le divin, néanmoins, cela témoigne en terme que nous comprenons de la réalité : tout juif est très important, aimé, par Hachem. ]

-> A l'inverse, Hachem désire énormément que nous soyons proches de Lui, comme l'a exprimé le Alchikh Hakadoch dans la kinah qu'il a composée pour tikoun 'hatsot : "Hachem dit : Je vous ai aimés, tout Mon salut et tout Mon désir est de vous aimer à nouveau. Revenez à moi et je reviendrai à vous. C'est Moi, c'est Moi qui vous consolerai."

-> L'intensité de l'amour d'Hachem pour Son peuple qui observe la Torah et les mitsvot et accomplit de bonnes actions est décrite dans Shir Hachirim (6,5). Hachem dit : "Détourne tes yeux de moi, car ils Me submergent."
Le Alchikh Hakadoch explique que c'est comme si quelqu'un disait à sa bien-aimée : "Détourne tes yeux de moi, car cela suscite en moi des émotions insupportablement intenses."
Telle est l'intensité de l'amour que Hachem nous porte, à nous (chaque juif), Son peuple qui suit Ses voies saintes.

-> C'est peut-être la raison pour laquelle les kérouvim, qui représentent le lien d'amour entre Hachem et Son peuple, ne se faisaient face que lorsque Hachem était satisfait de nous, mais lorsqu'Il était en colère contre nous, ils se détournaient l'un de l'autre (guémara Baba Batra 99a).
S'ils avaient continué à se faire face même lorsque Hachem était en colère, l'amour intense que cela aurait suscité aurait, pour ainsi dire, interféré avec la punition que la colère de Hachem exigeait. Ce n'est qu'en se détournant de nous que Hachem a pu infliger une punition à la nation juive.

La guémara (Yoma 54b) semble contredire cette idée, car elle raconte que lorsque nos ennemis sont entrés dans le Saint des Saints du Temple, ils ont trouvé les kérouvim entrelacés.
Cependant, les Richonim, citent le Ri Migach qui dit que c'était un miracle spécial qu'Hachem a accompli à ce moment-là, car Il voulait que les ennemis trouvent les kérouvim précisément dans cet état.
De même, nous constatons que tout au long des années d'exil, Hachem nous cache Sa face (astèr astir panav - Vayélé'h 31,18), car sinon, toutes les souffrances du long exil ne seraient pas possibles.
Si Hachem nous regardait directement, l'amour écrasant que cela susciterait ne Lui permettrait pas d'infliger les souffrances nécessaires pour expier nos fautes et nous élever aux sommets que nous atteindrons à la fin des temps.

-> Le Ohr Ha'haïm hakadoch (Vayélé'h 31,17) explique le verset "Et Je leur cacherai Ma face ... et ils diront en ce jour-là : "C'est parce que la présence d'Hachem n'est pas parmi moi que ces mauvaises choses m'arrivent"" : ils reconnaîtront que toutes leurs souffrances ne sont possibles que parce que la face d'Hachem leur est caché, mais si Sa présence était parmi eux, cela susciterait une pitié si intense que toutes leurs souffrances prendraient fin brusquement.

-> Le Daat Zékénim (sur וְהִסְתַּרְתִּי פָנַי מֵהֶם) ajoute :
Le fait qu'Hachem nous cache Sa face est un signe d'amour. C'est comme un fils qui s'est mal comporté et dont le père demande à son mentor de le fouetter pour lui donner une leçon. Le père quitte cependant la pièce, car il ne supporte pas de voir son fils bien-aimé souffrir.

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-> Selon le Zohar (Raaya Méhemna Vayikra 101a), nous trouvons ce qui suit au sujet du grand amour de Hachem pour le peuple juif : "Le jour de Roch Hachana est le jour du jugement (de la rigueur) ... Or, Hachem aime la justice, comme le dit le verset : "Car Je suis Hachem qui aime la justice" (Yéchayahou 61,8).
Néanmoins, l'amour d'Hachem pour Ses enfants (les juifs) l'emporte sur Son amour pour la justice".
C'est pourquoi Hachem a de la compassion (miséricorde) pour nous et nous traite avec charité, même si cela contredit quelque peu la justice.

-> Parce qu'Hachem aime tant le peuple juif, Il réorganise l'ordre de la Création rien que pour eux, comme l'explique le midrach Tan'houma (Béchala'h 20) :
"Rabban Shimon ben Gamliel dit : Voyez combien Israël est aimé par Hachem, qui a réorganisé la Création pour eux. Il a inversé le royaume supérieur et le royaume inférieur rien que pour eux. Dans le passé, le pain sortait de la terre et la rosée descendait du ciel, mais maintenant [dans le désert], leur pain descendait du ciel et la rosée montait de la terre.
"Je ferai pleuvoir du pain pour vous [du ciel]" (Béchala'h 16,4). "La couche de rosée s'éleva" (Béchala'h 16,14)."

De même, le Tan'houma (Toldot 8) dit : "David s'écria : "Tu as fait beaucoup, Tu es Hachem mon D. ; Tes merveilles et Tes pensées sont pour nous (les juifs), et nul n'est comparable à Toi" (Téhilim 40,6) = Toutes Tes merveilles et Tes pensées sont pour nous, pour notre bien."

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-> En raison de l'amour immense d'Hachem pour le peuple juif, comme Il l'a proclamé "Je vous ai aimés, dit Hachem" (ahavti ét'hem, amar Hachem - Mala'hi 1,2), Il prononce leur nom cinq fois dans un seul verset.
"J'ai donné les Lévi'im à Aharon et à ses fils, parmi les Bné Israël, pour accomplir le service des enfants d'Israël dans le Michkan, et pour faire l'expiation pour les Bné Israël. Afin qu'il n'y ait pas de blessure pour les Bné Israël lorsque les Bné Israël s'approchent du lieu saint" (Béaaloté'ha 8,19).
Rachi commente : "Pour montrer à quel point ils sont aimés, le nombre de fois où leur nom est répété dans un seul verset est le même que le nombre des cinq livres de la Torah".

-> Sur le verset "Et tu aimeras Hachem ton D." (Vaét'hanan 6,5), Rabénou Bé'hayé demande pourquoi n'est-il pas dit "vé'hachakta" (et tu désireras Hachem ton D. - וחשקת), au lieu de "vé'ahavta" (et tu aimeras - וְאָהַבְתָּ), puisque "désirer" fait référence à un niveau d'amour plus élevé, un amour obsessionnel?
Il répond que si nous étions ordonnés de "désirer" Hachem d'un amour obsessionnel, il n'y aurait plus de place dans nos cœurs pour d'autres amours, y compris pour nos besoins physiques (matériels), ce qui serait préjudiciable, car les gens négligeraient leurs besoins corporels.
Mais maintenant que nous ne sommes commandés qu'à aimer Hachem à un niveau inférieur, il y a de la place dans nos cœurs pour d'autres amours, mais nous devons nous assurer que notre amour pour Hahem est plus fort que tous les autres amours.
Tout cela concerne notre amour pour Hachem. Mais en ce qui concerne l'amour d'Hachem pour nous, le verset (Vaét'hanan 7,7) utilise le terme 'hachak" (désir - חָשַׁק) ['hachak Hachem ba'hèm], ce qui signifie que l'amour d'Hachem pour nous se situe au niveau supérieur de l'amour obsessionnel, Hachem pense à nous constamment.
Bien sûr, Hachem n'est limité en aucune façon et est capable de s'occuper de tout tout en ayant un amour obsessionnel pour Son peuple bien-aimé (et pour chaque juif).

-> Lorsqu'un juif se souvient qu'Hachem l'observe à chaque instant, il devient une personne différente.
[rav Shalom Schwadron ]

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-> Lorsqu'on reconnaît qu'on a été créé à l'image de D. et qu'on réfléchit à la grandeur qui réside en soi, il est impossible de se comporter de manière insignifiante.
[rabbi Nathan Tsvi Finkel - l'Alter de Slabodka]

Un juif = un être unique

+ Un juif = un être unique :

-> Le Kouzari écrit qu'il existe cinq niveaux d'existence dans le monde : les objets inanimés, les plantes, les créatures vivantes, les êtres parlants et les juifs.
Tout comme l'existence d'un objet inanimé est complètement différente de celle d'une plante, de même un juif a une existence complètement différente de celle de tout autre être parlant (tout autre être humain).
[dans les bénédictions du matin nous bénissons Hachem de nous avoir fait "non-juif" (chélo assani goy[a]). Ensuite, c'est à nous de prendre conscience de nos différences et capacités spirituelles que les autres êtres humains n'ont pas, et de les utiliser avec joie et fierté au mieux.
En effet, de même qu'on ne demande pas à un humain de se comporter comme un zèbre, une poule (ou tout autre animal), de même on n'attend pas d'un juif qu'il se comporte à l'image des non juifs, cela serait ignorer son réel potentiel interne. ]

-> Le Ram'hal (Déré'h Hachem 2:4:1) écrit : "En ce qui concerne les juifs et les nations du monde, bien qu'ils semblent exactement identiques du point de vue de la nature humaine, du point de vue de la Torah (du émet pur!), ils sont totalement différents les uns des autres et aussi distincts que deux catégories complètement séparées."

-> La vérité est que la différence entre les juifs et les non-juifs est également évidente physiquement dans leur apparence et l'éclat de leur visage. La beauté intérieure que l'on trouve sur un visage juif ne se retrouve pas sur le visage d'un non-juif. Car il y a un élément de sainteté et de lumière qui n'est présent que chez un juif.
En ce sens, le rav Yérou'ham de Mir (Daat Torah - parachat Ki Tétsé p.10) écrit :
"En vérité, on est stupéfait par la providence divine. Le peuple juif a connu des exils sans précédent et a erré sans repos d'un endroit à l'autre. Nos Sages disent que les voyages défigurent une personne (voir Rachi - Lé'h Lé'ha 12,11 : "les fatigues d’un voyage ont pour effet, en général, d’enlaidir les gens"), mais malgré toutes ces errances et ces déplacements, le peuple juif reste le plus beau et le plus séduisant du monde.
Cela vaut pour leurs traits, mais encore plus pour leur apparence. Les grands sages et les tsadikim ont un visage rayonnant. Ils dégagent une lumière claire et transparente que l'on ne trouve pas chez les autres nations, même chez les plus beaux d'entre eux.
Un tel rayonnement du visage ne se trouve jamais chez un non-juif. C'est une preuve évidente du principe fondamental selon lequel "Vous êtes les enfants d'Hachem : vous devez être beaux" (Rachi - Réé 14,1), car vous êtes ceux qui doivent recevoir le Roi."

-> Cette grâce et ce raffinement que nous trouvons chez le peuple juif proviennent de leur attachement à Hachem, qui est la source de toute grâce et de toute perfection.
Il est écrit : "Et Hachem était avec Yossef [en prison], et lui accordait Sa bienveillance, et Il [Hachem] plaçait Sa faveur [Sa grâce] dans les yeux du chef de la prison" (Vayéchev 39,21).
Le Ohr Ha'Haïm haKadoch explique : lorsqu'Hachem établit Sa présence divine sur quelqu'un, celui qui la reçoit est profondément influencé par Celui dont il la reçoit. Et il est connu qu'Hachem est la source de toute grâce, donc puisque "Hachem était avec Yossef", automatiquement "il lui accorda Sa bienveillance" : il avait une grâce et un raffinement extraordinaires.
Cependant, seule une personne bonne, connectée à la Présence divine, peut percevoir cette grâce, mais un non juif qui vit dans l'impureté et n'a aucun lien avec la spiritualité ne peut percevoir cette grâce et cette douceur de caractère.
Il était donc impossible que l'officier non juif puisse voir la grâce de Yossef, et Hachem a donc dû lui donner des yeux spéciaux afin qu'il puisse voir et sentir la douceur de la grâce de Yossef. C'est ce que conclut le verset : "Et Il [Hachem] a mis sa faveur dans les yeux de l'officier de la prison", car il ne pouvait pas la voir de son propre chef.

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-> Depuis le moment où Hachem nous a choisis et où nous avons reçu Sa Torah, nous avons été élevés et rapprochés d'Hachem, comme des anges.
Selon le Zohar (Lé'h Lé'ha 90a) : "Rabbi 'Hiya a commencé ... Une fois qu'Israël (les juifs) a dit "nous ferons" (naassé) avant "nous écouterons" (nichma), Hachem a réuni son entourage [au Ciel] et leur a dit : "Jusqu'à présent, vous [les anges] étiez les seuls devant Moi dans le monde. A partir de maintenant, Mes enfants sur terre sont vos collègues en tout. Vous n'êtes pas autorisés à sanctifier Mon nom tant qu'Israël sur terre ne s'est pas joint à vous et qu'ensemble, en tant que collègues, vous sanctifiez Mon nom.
C'est parce qu'Israël a mis "faire" avant "entendre", comme le font les anges au ciel."

-> Le Zohar (Yitro 80b) ajoute :
"Rabbi Yossé dit, au moment où Israël s'est approché du mont Sinaï, cette nuit-là [avant la remise de la Torah] ... Les anges dans les cieux ont accueilli Israël comme des frères. Ils sont les anges dans les cieux et Israël sont les anges sur terre.
Ils sanctifient le Nom suprême en Haut et Israël sanctifie le Nom suprême en bas. Cette nuit-là, ils ont orné Israël de 70 couronnes."

-> Nous retrouvons ce concept dans (Shir Hachirim 8,13) : "Ceux qui habitent dans des jardins étrangers (le peuple juif qui vit parmi les nations), les anges écoutent ta voix [de la Torah et de la prière], laisse-moi l'entendre".
Rachi explique :
"Les anges écoutent ta voix" = les anges sont tes partenaires, des fils de D. comme toi.
"Écoutent ta voix" = et ils viennent écouter ta voix dans les maisons de prière.
"Laisse-Moi [Hachem] l'entendre" = [car d'abord je t'entends (les Bné Israël) sanctifier Mon nom] et seulement après cela, ils [les anges] sanctifient Mon nom. Comme le dit le verset : "Quand les étoiles du matin chantent à l'unisson" (Iyov 38,7) = cela fait référence à la nation juive, seulement après cela "et tous les êtres célestes ont crié" [les louanges d'Hachem]."

-> Le peuple juif a en fait un avantage sur les anges. Il est capable de respecter les mitsvot par choix (libre arbitre), ce qui procure à Hachem le plus grand plaisir.
Nous le constatons avec Avraham Avinou. Après qu'il se soit engagé dans la mitsva de l'hospitalité, en accueillant les anges, ceux-ci ont eu peur de lui. Comme le disent nos Sages (midrach Béréchit raba 48,14) : "Ici, vous dites : "Il se tint au-dessus d'eux" (Vayéra 18,8), mais auparavant, il est dit que [les anges] "se tinrent au-dessus de lui" (Vayéra 18,2)?
En réalité, avant qu'Avraham n'ait rempli son obligation [d'hospitalité] envers eux (les anges), ils se tenaient au-dessus de lui. Une fois qu'il eut rempli son obligation, il se tint au-dessus d'eux. Ils avaient peur de lui. Michael tremblait, Gavriel tremblait."

Le Etz Yossef explique :
"Une fois qu'Avraham eut rempli son obligation et accompli la mitsva de l'hospitalité de toutes ses forces, les anges réalisèrent sa stature et eurent peur de lui, comme s'il les contrôlait. Michaël tremblait, ..., Michaël et Gavriel étaient deux de ces anges".

=> Nous voyons qu'une personne qui se consacre joyeusement à l'accomplissement des mitsvot n'est pas seulement crainte dans ce monde, mais que les anges la craignent également.

Une alliance a été conclue avec l'ensemble du peuple juif, stipulant qu'il ne deviendrait jamais totalement impur.
Certes, une telle impureté peut l'influencer et lui nuire. Néanmoins, elle ne peut jamais déraciner totalement le peuple juif de la source d'une vie Divine.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 1:70 ; Orot - haTé'hiya 9 ]

La grandeur de notre génération qui précède le machia’h

+ La grandeur de notre génération qui précède le machia'h :

-> Le rav Yérou'ham Lévovitz de Mir (Daat Torah - Chla'h - maamarim) écrit que la guéoula émergera des ténèbres et de la simplicité. Dans ses mots :
"Il est possible que les ténèbres aient un avantage sur la lumière ... car c'est des ténèbres les plus profondes et les plus intenses que viendra le machia'h ...
C'est la génération qui est enveloppée de toutes sortes de ténèbres, et qui est à la tête de toutes les générations, le machia'h viendra dans cette génération ...
Mon maître, l'Alter de Kelm, disait que lorsqu'on offre un sacrifice, la loi stipule qu'une pensée inappropriée disqualifie le sacrifice, mais s'il n'y a aucune pensée, il n'y a pas de disqualification ...
[ c'est une métaphore pour notre génération. Notre service d'Hachem est beaucoup plus simple que celui des générations précédentes. Nous n'avons pas les pensées et les intentions élevées qu'elles investissaient dans leur service divin. Néanmoins, cela ne disqualifie pas notre service, car un service sans réflexion est acceptable, tant qu'il n'y a pas de pensées inappropriées. ]

Dans cette terrible obscurité, nous ne réalisons pas l'effet que peut avoir un seul soupir là-Haut ... Ainsi, dans les générations les plus sombres [spirituellement parlant], il est certain que le peuple juif [qui observe la Torah et les mitsvot] est considéré au Ciel comme composé uniquement de tsadikim."

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-> Cette idée se retrouve aussi dans le Shomer Emounim (1 p.72) :
"Au moment de la Création, cette dernière génération se tenait à la tête de toutes les générations, devant le Maître de la bonté et de la compassion.
En effet, la fin se trouve au commencement, car la fin est le but ultime du commencement. Par exemple, ce monde inférieur est la fin de tous les niveaux, mais il est le but ultime de la Création. De même, la fin de toutes les générations est le but ultime de toutes les générations précédentes, car le commencement contient la fin ...
La génération qui méritera la guéoula, bientôt de nos jours, est l'aboutissement ultime de la Création, même si la génération actuelle se trouve au plus bas. Mais à travers les vagues de troubles et de défis, elle sera purifiée à maintes reprises jusqu'à ce qu'elle soit raffinée sept fois."

-> Une personne capable de relever les défis de ces temps difficiles [précédant le machia'h] reçoit plus d'aide divine que les générations précédentes.
Le rav Eliyahou Lopian (Lev Eliyahou 1, p.218) écrit : "J'ai entendu dire au nom du rav Israël [Salanter] que dans cette génération, chaque individu reçoit davantage d'aide divine que dans les générations des Tanaïm, car dans une génération où les choses sont hors de contrôle, celui qui investit tous ses efforts dans la Torah et les mitsvot mérite certainement beaucoup d'aide divine."

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-> Le Tana Débé Eliyahou (Rabba 1) écrit que "Hachem est satisfait de Sa part ; et avec Sa sagesse et Sa compréhension, Il a créé Son monde".
Le Yéchouot Yaakov explique :
"Est satisfait de Sa part" signifie que Hachem se réjouit et est fier de Sa part, [c'est-à-dire Israël, comme le dit le verset] : "Car la part d'Hachem, c'est son peuple, Yaakov est le choix de son héritage" (Haazinou 32,9), en raison de leur âme qui fait partie du Divin."

Le Gaon de Vilna (cité dans Mikhtavé 'Hafets 'Haïm - Méat Minimoukav 7) explique cependant différemment. Il dit qu'autrefois, lorsque le Temple existait et que la plupart des juifs observaient la Torah et les mitsvot, il était compréhensible qu'Hachem se réjouisse grandement d'eux. Mais à notre époque, il y a eu un déclin [spirituel] des générations, et de nombreux juifs ne sont plus pratiquants.
Les rares personnes qui servent Hachem au mieux de leurs capacités ne sont pas à la hauteur de l'intensité des générations précédentes, et on pourrait donc penser que Hachem n'est pas aussi heureux avec nous.
Le Tana Débé Eliyahou nous enseigne donc que "Hachem est satisfait de Sa part". ["Qui est riche? Celui qui est satisfait de sa part" - Pirké Avot 4,1 ]
Il est satisfait d'Israël, le peuple juif qui est appelé Sa part, comme le dit le verset : "Car la part d'Hachem, c'est Son peuple".
Hachem est satisfait de nous, même dans la situation actuelle.

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-> Le Méir Ené Israël (2, p.68) écrit que le 'Hafets 'Haïm a dit un jour : "Nous vivons une époque difficile et lorsqu'on accomplit une mitsva dans des temps aussi difficiles, cela vaut cent fois plus que dans des temps normaux.
De nos jours, étudier une seule page de guémara équivaut à en étudier cent dans des conditions idéales. Dans de tels moments, Hachem est satisfait de Sa part!"

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-> Le verset dit : "La pierre qui a été rejetée par les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire" (éven maassou abonim, ayéta léroch pina - Téhilim 118,22).
Les véritables bâtisseurs du monde [c'est-à-dire les grands tsadikim des générations précédentes], qui ont amélioré le monde par leur étude de la Torah, leurs mitsvot et leur service de Hachem, méprisaient cette génération humble où il est si difficile de servir Hachem en raison des nombreux défis et où l'échec [spirituel] est monnaie courante.
Mais, en vérité, c'est cette génération qui devient la pierre angulaire. L'édifice construit par toutes les générations précédentes est couronné par cette génération qui achèvera l'édifice.
Cette génération devient la pierre angulaire précisément parce qu'elle est si humble et méprisée. Comme l'écrit le Zohar (Chémot 7b) : "Méritoire est la personne qui se montrera fidèle à ce moment-là".

Les âmes du peuple juif proviennent d’un lieu élevé et saint, car elles trouvent leurs racines dans les mondes supérieurs.
Il y a précisément 600 000 âmes, car elles sont liées à ce nombre de lieux dans les mondes supérieurs.
Chaque fois que le peuple juif est dénombré, cela réveille la sainteté dans les mondes supérieurs qui correspond à ses âmes, ce qui dompte les forces de l’impureté.
Chaque fois que quelque chose est réveillé sur terre, cela réveille quelque chose dans les mondes supérieurs.  

[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bamidbar 1,2]

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[issu du dvar Torah : https://todahm.com/2026/06/01/recensement-grandeur-des-bne-israel ]

Le principal héritage que nous avons reçu des Patriarches (Avot) et des Matriarches (Imahot) est la émouna simple en l’unicité d'Hachem. Même si la Torah n’avait pas encore été révélée à leur époque, ils ont su s’attacher au Créateur avec amour et crainte révérencielle grâce à la force incroyable de leur émouna.
Nous devons croire qu’au plus profond de nous-mêmes (de tout juif) se trouve une étincelle brillante de cette émouna, capable de nous élever au-dessus de tous nos doutes et de toutes nos souffrances.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I, 64 ]

"[En tant que juif(ve),] nous devons nous habituer à l'idée que même notre moindre action est significative et que rien n'est perdu, que ce soit pour le bien ou pour le mal.
Reconnaître l'importance de [chacune de] nos actions est un des principes de la foi (juive).
[...]

Nous n'avons aucune idée de ce que nous créons et construisons par nos actions [en accord avec la volonté d'Hachem]. Nous faisons partie d'un vaste système où le moindre écart par rapport aux instructions qui nous ont été données endommage l'ensemble du système."
[rav Shimshon Pinkous - Néfech Shimshon - shaaré Emouna p.205]

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-> Par exemple, rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I 62,2) dit que si nous avions une foi totale, alors nous serons persuadé que Hachem écoute chaque mot qui sort de notre bouche, on prierait certainement avec une concentration et une intensité extraordinaires.

=> Une base de la foi juive consiste à constamment renforcer en nous la grandeur de chaque action que nous avons en tant que juif.