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En Egypte, Hachem nous a choisis comme Sa nation alors que nous étions à notre niveau spirituel le plus bas (49e niveau d'impureté sur 50).
Cela a été fait pour démontrer que Hachem aime le Klal Yisrael de manière inconditionnelle.
La règle est que si l'amour dépend de quelque chose, lorsque cette condition n'est pas remplie, l'amour n'existe plus.
L'amour d'Hachem pour nous est inconditionnel.
Même si nous fautons, Il nous aime toujours. Il veut que nous fassions téchouva et attend que nous revenions à lui, mais il nous aime toujours.
[Nétivot Shalom]

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[dans le judaïsme on fait souvent référence à la sortie d'Egypte (zé'her litsiat mitsraïm). Pourquoi cela?
Le but principal de notre yétser ara n'est pas tant de nous faire fauter, mais plutôt après la faute de nous dévaloriser, de nous faire déprimer de notre valeur auprès d'Hachem et de notre importance spirituelle.
A cela, on rapporte l'exemple des juifs en Egypte qui étaient au plus bas, Hachem les a aimés toujours, Il était avec eux dans la souffrance, les a délivrés et leur a même donné Son bien le plus précieux : Sa Torah.
Un juif(ve) n'est jamais seul et est toujours important, précieux aux yeux de papa Hachem! ]

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-> Il est dit dans le séfer Ché'érit Yaakov que Pharaon pensait que le peuple juif avait le din d'être des esclaves (avadim) d'Hachem.
Lorsqu'un roi se met en colère contre son esclave et le remet à son ennemi, ce dernier est censé être très dur envers l'esclave. C'est ce que pensait le racha Turnus Rufus.
Cependant, Hachem a fait savoir, que : "béni bé'hori Israël" (Chémot 4,22), que les juifs sont les enfants de Hachem, et lorsqu'un roi se met en colère contre son enfant, il ne veut pas que les ennemis de l'enfant lui fassent du mal et l'oppriment. Au contraire, si l'ennemi fait du mal à l'enfant, le roi lui rendra la pareille.

Nous disons dans la Haggada de Pessa'h : "avadim ayinou léPharaon béMitsraïm". Pharaon pensait que le peuple juif avait le din (statut) d'esclaves d'Hachem, et c'est ainsi qu'il les a soumis à de grandes souffrances.
Nous poursuivons : "vayotsiénou Hachem Elokénou micham" = Hachem lui-même a sorti le peuple juif d'Egypte. Hachem a le statut d'un Cohen, et un Cohen n'est autorisé à devenir impur que pour ses sept proches parents.
Le fait que Hachem nous ait fait sortir Lui-même prouve que nous sommes Ses enfants, car si nous étions des esclaves, Il ne serait pas allé dans l'impureté d'Egypte pour nous sauver.
['Haïm léRoch]

L'essence et le statut de l'homme [dans sa vie spirituelle] sont proportionnels à la façon dont il valorise son potentiel.
[rav Aharon Kotler - Michnat Rav Aharon - 1er volume, p.151 ]

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[plus nous avons conscience de la grandeur du 'simple' fait d'être juif(ve), plus nous pouvons agir avec responsabilité et grandeur, ne nous satisfaisant pas de l'insignifiance de la spiritualité dans la vision non juive. ]

Par amour pour les Bné Israël, Hachem les a rapprochés de Lui plus que toutes les autres nations du monde.
Il leur a donné la Tora et, notamment, le Shabbath, le jour plus saint que tous les autres, jour de repos et de joie, de délices physiques et spirituelles.
[Zohar - Béchala'h p.47a]

La grandeur de chaque juif a contribué au fait de sortir d’Egypte

+ La grandeur de chaque juif a contribué au fait de sortir d'Egypte :

-> Une personne (juive) est tenue de dire : "Le monde a été créé pour moi" (michna Sanhédrin 4:5).
Et une seule personne peut faire pencher la balance du monde entier en faveur du mérite ...
Cette question a été établie lors de la sortie d'Égypte, car tous les miracles ont été accomplis pour chaque juif individuellement. Par conséquent, bien que le Korban Pessah soit un korban communautaire, chaque individu est tenu de consommer lui-même un kazayit, contrairement aux autres korbanot communautaires, collectifs, qui sont accomplis par un seul korban au nom de tout le peuple juif.
Cela nous enseigne que la sortie d'Égypte était [par le mérite, en l'honneur] de chaque individu. C'est le sens de "Et tu raconteras à tes fils ce jour-là, en disant : "C'est pour cela que Hachem a fait cela pour moi lorsque je suis sorti d'Égypte"" (Bo 13,8).
[rav Tsvi Elimélé'h de Dinov - Déré'h Pikoudé'ha - 'helek haMakhchava 6 ]

-> [Concernant le Korban Pessa'h, vos enfants vous demanderont : ] "ma aavoda azot la'hem" (qu'est-ce que ce travail pour vous [au pluriel] ?" (Bo 12,26).
Cela signifie : pourquoi un seul korban ne suffit-il pas pour rendre quitte toute la nation comme pour les autres interdictions?
Et vous répondrez : "C'est le sacrifice de Pessa'h" (Bo 12,27). C'est le sacrifice offert en commémoration du passage [d'Hachem] au-dessus [des maisons juives] ...
Par conséquent, chaque individu (juif) doit apporter un korban (sacrifice), car le miracle a été accompli pour chaque individu seul et non pour la communauté dans son ensemble.
[Sforno - Bo 12,26-27 ]

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-> En Egypte, Hachem n'a pas seulement posé son regard sur cette génération ; Il a posé son regard sur tout le peuple juif, les générations précédentes et suivantes, et les a tous fait sortir.
[Maharal - Guévourot Hachem - chap.52 ]

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-> La guémara ('Houlin 7a) rapporte que Rabbi Pin'has ben Yair a réussi à ouvrir le fleuve Ginaï. Cela soulève la question suivante : pourquoi la division de la mer Rouge a-t-elle été un miracle si important alors que Rabbi Pin'has ben Yair a facilement accompli la même chose plusieurs générations plus tard?

Le 'Hidouché HaRim répond qu'un tsadik se comporte au-dessus de la nature, et qu'un miracle qui défie la nature n'est donc pas aussi remarquable. Cependant, l'ouverture de la mer était un miracle accompli pour tous les membres du peuple juif, même ceux qui ne méritaient pas un tel miracle !
C'est ce qui rend la division de la mer si remarquable.

Le Béer Mayim 'Haïm (sur Béchala'h) dit que la mer a également s'est ouverte une deuxième en raison de deux individus : Datan et Aviram.
[même pour 2 racha comme eux, Hachem a quand même ouvert la mer, ce qui témoigne que chaque juif est important, aimé! ]
Le Beir Halévi précise que la signification de l'ouverture de la mer Rouge n'était pas seulement la division de la mer, mais plutôt les nombreux miracles qui l'accompagnaient : l'assèchement du fond marin, la formation de murs entre chaque tribu, ... qui témoignaient tous de l'amour de Hahem pour le peuple juif.

Amalek & Hachem réside à l’intérieur de chaque juif

+ Hachem réside en permanence à l'intérieur de chaque juif :

-> Le midrach (Vayikra rabba 15,9) rapporte que les grecs ont décrété que chaque juif devait écrire sur les cornes de ses bœufs qu'ils n'ont aucune part dans le D. d'Israël.

Le Beit Avraham de Slonim explique que le mot "Amalek" a la même guématria que "safek" (doute).
Cela symbolise la façon dont Amalek a semé le doute dans l'esprit du peuple et l'a poussé à se poser des questions : "Hachem est-il au milieu de nous ou non?"

Il explique que le peuple juif croyait certainement qu'Hachem existait et qu'Il gouvernait et guidait le monde. Cependant, ils doutaient qu'Il soit "au milieu d'eux" ou non. Ils doutaient que Sa présence puisse être trouvée parmi des gens simples, modestes comme eux, et cela les a conduits à tomber dans le désespoir.

En vérité, nous devons tous croire qu'Hachem est avec nous, quel que soit notre niveau. Même si nous sommes impurs, Hachem est toujours avec nous, comme il est dit : "Il réside avec eux, avec toute leur impureté" (A'haré Mot 16,16).
Et puisque la Chékina est avec nous même lorsque nous sommes impurs (suite à nos fautes), nous savons que nous pouvons toujours être élevés, quel que soit le niveau de bassesse auquel nous nous trouvons.

A 'Hanoucca, les grecs voulaient que peuple juif ait de tels doutes. C'est pourquoi ils ont fait écrire aux juifs qu' "ils" n'ont aucune part dans le D. d'Israël. Ils leur ont permis de croire qu'Hachem existe, mais leur ont fait dire qu'Il n'était pas avec eux parce qu'ils n'en étaient pas dignes.
Les 'Hachmonaïm ont lutté contre cet état d'esprit et ont enseigné qu'Hachem est toujours avec chaque juif (quoiqu'il ait pu faire comme faute, même les pires).
A cette fin, ils ont instauré 8 jours de 'Hanoucca pour remercier et louer Hachem afin de renforcer notre émouna en Hachem et de reconnaître qu'Il est avec nous à tout moment.

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[c'est l'arme principale de notre yétser ara, qui constamment essaie de nous dévaloriser (moins on se sent important, moins on a d'ambition spirituelle pour nous), et surtout il essaie de nous faire croire que Hachem est loin de nous, que nous ne sommes pas important à ses yeux, ... (il éteint notre feu interne d'une relation d'amour avec papa Hachem! ) ]

La Chékhina est la racine et la source même de toutes les âmes (Zohar I:25a ; Tikunei Zohar 3b).
Chaque âme est une étincelle ou un "membre" de la Chékhina (Zohar III:17a et 231b).

L’insigne de la royauté

+ L'insigne de la royauté (par le Rav Matitiahou Salomon) :

"Nous sommes tous des princes et des princesses ; nous portons tous l'insigne de la royauté.

D. nous a fait l'honneur de nous donner Sa sainte Torah.
Chaque mitsva accomplie, chaque mot de Torah étudié, nous attache à Lui de plus en plus étroitement, et nous fait atteindre des niveaux toujours plus élevés de sainteté et de pureté.

C'est le summum des plaisirs.
Nulle autre jouissance sur terre ne peut leur être comparée.

Mais, nous ne pouvons éprouver ce plaisir que si nous reconnaissons explicitement bénéficier d'un privilège divin, que si nous apprécions l'honneur formidable accordé par D.
[... sinon,] nous nous sentirons alors certainement accablés par une charge énorme et à l'étroit."

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[ "D. nous a choisi parmi tous les peuples et nous a donné Sa Torah" (bénédiction lorsque l'on monte à la Torah) ]

L'amour d'Hachem pour les juifs n'a jamais été affaibli. Si nos fautes créent une barrière entre nous et Hachem, une téchouva sincère transcende cette barrière et ravive l'amour inné d'Hachem pour nous.
[Sfat Emet - Asséret yémé téchouva 5639 ]

"Décrire le judaïsme comme une religion, c'est déformer ce qu'est le judaïsme.
[Pour les nations du monde,] la religion est la pensée de l'homme sur D.
[A l'inverse,] le judaïsme est la pensée de D. sur l'homme.
Dans d'autres religions, on s'intéresse à ce qui se passe au Paradis. Dans le judaïsme, l'accent est mis sur ce qui se passe [en Vérité] sur terre."
[ rav Shimshon Raphael Hirsch - introduction à son livre 'Horev]

Des cadeaux à D.

+ Des cadeaux à D. :

-> Lorsqu'un juif sert Hachem, il ne s'agit pas d'un cadeau pour Lui, mais de l'accomplissement d'une obligation.
Mais lorsqu'une personne élève des étincelles [de sainteté], il s'agit d'une sorte de don de cette personne à D.

Telle est la signification profonde du dicton de nos Sages : "Lorsqu'une personne est jugée après sa mort, on lui demande : "As-tu fait honnêtement ("bé'émouna") tes affaires?" (nassata vénatata béémouna - guémara Shabbath 31a).
Lorsqu'un juif fait des affaires avec un non-juif et que le juif tire profit de ces affaires, il est en mesure d'élargir son service divin. Les étincelles incrustées parmi les nations sont ainsi rehaussées.
L'expression hébraïque pour "as-tu fais tes affaires" (nassata vénatata) signifie littéralement : "Avez-vous élevé et donné?"
Ainsi, le premier verbe de l'expression "faire des affaires" [nassata, qui signifie "as-tu élevé ?" fait allusion à l'élévation des étincelles [de sainteté].
Dans ce contexte, les autres mots (vénatata béémouna) peuvent être compris comme signifiant : "Avez-vous donné honnêtement (fidèlement à la volonté de D.)?" En effet, comme nous l'avons expliqué auparavant, en élevant les étincelles, le peuple juif offre un cadeau à D.

Grâce à ce processus, l'élévation des étincelles trouvées parmi les non-juifs par le peuple juif, des convertis parmi les nations rejoignent le peuple juif.

[ élever les étincelles de la Divinité enfouies dans le monde non juif implique à la fois d'utiliser les ressources du monde non juif à des fins saintes et d'inspirer les non-juifs qui sont destinés à se convertir à se convertir effectivement au judaïsme. Ces 2 façons d'élever les étincelles sont des "dons" que nous offrons à Hachem. ]

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Kora'h 18,7 ]

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=> Comment offrir un cadeau à Hachem alors que nous sommes obligés de Le servir en toute situation?
En transformant nos activités quotidiennes banales en actes visant à élever les étincelles divines au sein de la réalité matérielle.

[ ainsi même dans nos occupations banales, nous pouvons faire plaisir à Hachem en Lui offrant (élevant) de nouvelles étincelles de sainteté. ]