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Se connecter à la Chékhina par l’humilité

+ Se connecter à la Chékhina par l'humilité :

"Parce qu'ils avaient mis Hachem à l'épreuve, en disant : "Hachem est-il parmi nous ou non?" (ayech Hachem békirbénou im ayin) " (Béchala'h 17,7)

-> Le rav Mordchele de Nadvorna (dans son séfer Maamar Mordé'haï) explique ce verset comme disant : "ayéch Elokim békirbénou" = comment une personne peut-elle savoir si Hachem est au milieu d'elle?
"im ayin" = s'il n'est rien.
Si une personne est humble et se considère comme rien, Hachem sera avec elle, comme nous assure Hachem : "J'habite... avec celui qui a l'esprit bas et humble" (Yéchayahou 57,15).

L’humilité mène à la joie

"Et qu'est-ce qui fait de la joie?" (oulsim'ha ma [מַה] zo ossa - Kohélet 2,2)

-> En prononçant le mot "ma" (quoi), qui indique l’humilité, le verset nous enseigne que par le fait que nous sommes humbles et modestes, nous méritons d’avoir de la joie dans sa vie.
[rav Avraham de Kalish]

La reconnaissance est intimement liée à l'humilité.
Elle reconnaît que ce que nous sommes et ce que nous avons est dû aux autres et surtout à D.
[rav Jonathan sacks ]

Savoir être humble sur son service Divin

+ Savoir être modeste dans son service Divin :

-> Il y a un principe important dans le service Divin de l'homme. Une personne ne doit pas devenir hautaine, pensant qu'elle sert Hachem de manière satisfaisante en observant la Torah et les mitsvot, imprégnée de l'amour et de la crainte d'Hachem. Si quelqu'un se sent satisfait de son service d'Hachem, cela provoquera une chute spirituelle, entraînant la personne d'un niveau à l'autre, jusqu'à ce qu'elle succombe à des désirs physiques.
Au contraire, le service d'une personne devrait être sans valeur à ses propres yeux, et elle devrait en être insatisfaite. Son cœur devrait être vide et brisé en lui, et il devrait sentir qu'il n'a pas encore commencé à servir Hachem correctement.

Lorsqu'une personne contemple la grandeur d'Hachem, à quel point Il est le fondement et la source de tous les mondes (Zohar 1,11b), à quel point Il enveloppe et imprègne tous les mondes (Zohar 3,225a) ; à quel point aucune pensée ne peut Le saisir (tikouné Zohar intro 17a); et à quel point tous les mondes, les âmes, les anges, les séraphins, les ofanim et les saintes 'hayot sont tous annulés devant Lui et sont comme rien, comme nous le disons : "Ils agissent tous dans la crainte .... les ofanim et les saints 'hayot" (prière 1ere bénédiction avant le Shéma du matin), une personne sera animée d'un désir et d'une envie irrésistibles, de la douceur flamboyante de la communion, désirant et aspirant constamment au service d'Hachem. Elle n'accordera aucune valeur à son service actuel.
Plus on réfléchit à la grandeur d'Hachem, plus notre cœur s'enflamme pour son service. En conséquence, notre service Divin sera considéré comme rien en comparaison de ce qu'il devrait être, et on n'y fera pas attention. Notre cœur sera brisé en nous, parce qu'on sentira qu'on est loin d'Hachem et qu'on n'a pas encore commencé à le servir.
En réalité, face à la grandeur d'Hachem, qu'est-ce qu'on est et qu'est notre service Divin?

Dans le même ordre d'idées, il est dit : "Chantez à Hachem un chant nouveau" (Téhilim 98,1), ce qui signifie que "le chant que vous chantez doit être sans cesse nouveau", car Hachem accomplit des merveilles.
Pour ce faire, il faut contempler la grandeur d'Hachem et comprendre à quel point Il est éloigné et caché/dissimulé, et extrêmement élevé. Tous les mondes, les anges et les âmes n'ont aucune prise ou compréhension de Lui.
En pensant à cela, l'âme d'une personne s'enflammera et elle considérera que son service de D. n'a aucune valeur. Elle chantera continuellement un nouveau chant, pensant qu'elle n'a pas encore commencé à servir Hachem comme il le faut.
[plus on se rapproche, connaît Hachem, plus on se rend compte que l'on doit le servir mieux, faire mieux téchouva, ... et à quel point on était loin du compte auparavant. ]

Le Baal Chem Tov sur le verset : "Il nous conduira comme dans notre jeunesse" (Téhilim 48,15) enseigne : On apprend à un enfant à marcher petit à petit. Plus une personne s'éloigne de l'enfant, plus celui-ci apprend à marcher seul. De même, lorsque nous considérons à quel point Hachem est élevé et le fait qu'aucune pensée ne peut Le saisir, cela nous habitue à recommencer notre service d'Hachem.
En appréhendant l'exaltation d'Hachem, une personne voit son service comme superficiel. En prenant en compte la hauteur de sa grandeur, on se rend compte qu'on n'a pas encore commencé à le servir.
Ainsi, chaque jour, notre service représente un nouveau départ. C'est pourquoi le verset dit : "Un chant nouveau", car "chaque jour, il sera à vos yeux comme nouveau" (Rachi - Dévarim 26,15).

[...]
Le fait qu'en raison de la mitsva qu'il a accomplie, il s'élève et s'agrandit, se considérant comme quelqu'un. Il s'agit d'un vol.
En réalité, ce n'est pas notre propre pouvoir ou la force de nos mains qui nous permet de réaliser une mitsva. Tout vient d'Hachem.
"Il nous a choisis ... et nous a donné sa Torah", et nous avons eu le privilège d'observer ses commandements et ses lois. Par sa Torah, Il éclaire nos yeux, afin que nous puissions comprendre comment le servir ...

En réalité, le mot pour " bénédiction " [béra'ha - ברכה] signifie " attirer vers le bas ", comme nous le voyons dans l'expression :"les bassins [béré'hot - ברכות] d'eau (où l'on attire l'eau)" (Kohélet 2,9).
Cela suggère que plus nous tirons sur nous le joug de Son Royaume céleste en contemplant la grandeur d'Hachem, à quel point Il est le fondement et la racine de tous les mondes ; à quel point Il enveloppe et imprègne tous les mondes, et comment tous les mondes, les âmes et les anges sont complètement nuls et rien devant Lui, alors plus notre âme et notre cœur seront enflammés vers Hachem, nous amenant à l'état de "bénédiction et malédiction" :

Et une malédiction = ce qui signifie que grâce à cette bénédiction, c'est-à-dire le fait d'attirer sur son âme le joug de Son Royaume céleste en réfléchissant à la grandeur d'hachem, comme expliqué ci-dessus, une personne atteint "et une malédiction" : elle atteint un état dans lequel elle se considère comme rien, parce qu'elle est méprisée et méprisable à ses propres yeux et qu'elle considère que son service divin n'est pas spécial. Au contraire, elle atteint un état continuel d'abaissement total, et à ses propres yeux, elle est "maudite".

Ainsi, à la lumière de ce que nous avons expliqué, en se considérant comme sans valeur, sans importance ou sans entité réelle, on devient un récipient approprié pour recevoir continuellement la générosité d'Hachem, puisqu'un récipient vide est capable de recevoir.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Réé 11,26]

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=> Pour être vraiment béni, il faut considérer son service spirituel comme maudit, se considérer soi-même et son service comme rien en comparaison de Celui que l'on sert.
Inversement, se considérer comme "béni", c'est-à-dire comme servant Hachem de la manière la plus heureuse qui soit, conduit à l'opposé même de la bénédiction.

[ "Vois, je place aujourd'hui devant vous la malédiction et la bénédiction" (Réé 11,26) ]

Humilité & connaître sa place …

+ Humilité & connaître sa place ... 

---> “Je sais que j’ai une capacité mentale de 1 000 personnes, et c’est pour cela que mon obligation de servir D. est celle de 1 000 personnes.”
[rav Israël Salanter]

---> Après avoir résolu une difficulté dans un Rambam, Rav Israël Salanter s’est évanoui.
Après avoir repris ses esprits, il s’expliqua :
“Si j’ai un tel talent, c’est que j’ai une responsabilité énorme.
La court Céleste va me demander, pourquoi je n’ai pas fait faire Téchouva au monde entier!”

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-> Il faut prendre soin de ne jamais se comparer aux autres parce que chacun de nous est jugé selon les capacités qui lui ont été données. Un homme ne pourra pas se dire : "J'étais supérieur à tous ceux que je connaissais". Quelle importance? Ce qui est important, c'est de se demander : "Est-ce que je fais vraiment tout ce que je peux faire?"

Au Ciel, peu importe combien un homme a étudié, ce qui compte, c'est comment chacun a utilisé ses capacités.

Rabbi Moché Feinstein a étudié tout le Chass 300 fois, et le Choul'han Aroukh avec ses commentaires : 400 fois.

Il aurait pu se dire : "Je suis un des grands décisionnaires en halakha de la génération (ce qui prend un temps énorme), j'ai déjà étudié beaucoup plus que les autres, ...". Mais non, il se comparaît à lui même, à ses capacités propres, afin de les mettre au grand jour. Page après page, mot après mot, ...

Tant qu'il y a de la vie, il a encore à avancer vers Hachem, centimètre après centimètre, ...

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-> "Hachem ne demande pas l'impossible à Ses créatures" [guémara Avoda Zara 3a]

Chaque homme ne devra rendre des comptes que sur ce qu'il était capable de faire, pas davantage.

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-> Le rav Saadia Gaon a dit à un élève : "En ce qui concerne la grandeur du Créateur, que je connais un peu plus chaque jour ; chaque jour mon service s’améliore, ma crainte et mon amour de Lui progressent, alors à plus forte raison je dois pleurer, Le supplier et me mortifier pour que Hachem me pardonne l’insuffisance de mon service et la petitesse de ma crainte et de mon amour dans les jours qui ont précédé!"
[rapporté dans le Séfer haTodaa]

L’humilité, c’est …

+ L'humilité, c'est ...

Selon la Torah, l’humilité est une dynamique consistant à s’autocritiquer en permanence afin de prendre conscience du fait que l’on n’a pas exploité pleinement ses capacités et que les dons innés que l’on possède imposent une responsabilité plus grande et que nul ne peut s’enorgueillir d’accomplir simplement son devoir.

+ Nos Sages (midrach Tan'houma - Vayikra 3) : "Si quelqu'un fuit l'honneur, l'honneur le poursuivra".
Le rav Avraham 'Haïm Horowitz dit : "Pourquoi l'honneur me poursuit-il? Est-ce déjà couru après l'honneur? Je crois que la réponse est que la guémara veut dire que l'honneur court 'après' lui, c'est-à-dire qu'une fois que celui qui fuit l'honneur est parti, l'honneur court après ses descendants."