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Lorsque tu t'aperçois que l'humilité s'est répandue dans le monde, attends-toi à la venue du machia'h.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - anava]

-> Le Ménorat haMaor ajoute qu'alors, les humbles seront salués comme les vrais héros de l'humanité, car il est écrit : "lorsqu'Hachem accordera Sa faveur à Sa nation, Il glorifiera les humbles au temps du salut" (Téhilim 149,4).

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-> "L'humilité est l'échelle qui mène aux hauteurs sublimes.
Rappelle-toi : il n'existe aucune parure aussi somptueuse que l'humilité."
[Rambam]

-> [L'humilité : ] cette qualité est la plus précieuse de tous les traits de caractère.
[Ramban - Iguéret haRamban]

-> Rabbi Moché Cordovero (Tomer Dvora - chap.2) voit également dans l'humilité une clé permettant d'accéder à l'ensemble des qualités.

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-> "Sur les talons de l'humilité marche la crainte d'Hachem" (Michlé 22,4)
C'est grâce à l'humilité que la crainte de D. grandira dans ton cœur.
[Ramban - Iguéret haRamban]

-> Le rav Avraham 'Haïm Feuer commente :
L'homme arrogant nourrit des illusions d'auto-suffisance et de puissance indépendante.
L'homme authentiquement humble admet que D. est sa seule vraie source de force. Il abandonne son moi indépendant à D. et cherche à faire coïncider sa volonté avec celle de son Créateur.

-> Le Rambam (Hilkhot Yessodé haTorah 2,2) écrit :
Comment l'homme acquiert-il amour et crainte de D.?
Lorsqu'il contemple l'œuvre de D. et analyse Ses incroyables et merveilleuses créations, il contemple la sagesse de D. qui n'a ni mesure ni limite.
Il se sent immédiatement submergé d'amour et d'admiration envers ce D. qu'il désire ardemment connaître.
De telles pensées l'emplissent d'un sentiment profond de respect ; il se recroqueville à l'idée de n'être qu'une frêle créature devant Hachem, source de sagesse parfaite.
Comme le dit le roi David : "Quand je contemple les Cieux, l'ouvrage de Tes doigts, la lune et les étoiles que Tu as mises en place ... qui est ce frêle humain pour que Tu te souvienne de lui? Et qu'est le fils de l'homme mortel pour que Tu te soucies de lui?" (Téhilim 8,4-5).

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-> Le rav Yé'hezkel Levenstein (Kovets Si'hot) précise que l'humilité ne doit jamais être confondue avec la timidité.
L'homme timide, qui cherche sans cesse à plaire, agit par faiblesse (manque de confiance en soi) et non par force.
L'esprit authentiquement humble est un esprit exalté. Son sentiment de sécurité lui permet de comprendre que seul et sans D., son existence serait insignifiante. Mais au fur et à mesure qu'il se rapproche de son Créateur, son cœur déborde de calme.

[une personne humble va se sentir être importante en développant sa conscience de l'importance infinie d'Hachem, car elle a une partie divine en elle. Tandis que le timide va vouloir grandir son "moi je" interne, parfois au détriment d'Hachem, préférant "écraser" D. pour pouvoir mieux assouvir son besoin de se sentir grand.]

-> Le rav Yossef Leib Bloch enseigne :
On peut fort bien atteindre les sommets de succès tout en restant humble. L'humilité dépend avant toute chose de la référence que l'on choisit.
Si un homme de 1m60 se compare à un homme de 1m50, il pourra se féliciter de sa haute stature. Mais s'il considère la hauteur du soleil, 150 millions de kilomètres au-dessus de lui, sa taille lui paraîtra négligeable.

De même, les hommes ne se sentent fiers que lorsqu'ils se comparent à des hommes plus petits.
Celui qui se compare au Créateur infini et éternel prend vite conscience de sa propre insignifiance relative.
"Moché était excessivement humble, plus que tout homme à la surface de la terre" (Béaaloté'ha 12,3) : pourtant il ne pouvait pas ignorer sa propre grandeur.
C'est donc précisément parce que Moché avait atteint une telle proximité de D., qu'il était plus humble que tout autre homme sur terre.
Notre grandeur en tant qu'individus dépend peut-être de notre faculté à percevoir la présence de notre Créateur, et à faire de cette ultime référence une réalité pour nous.

[l'humilité est donc de s'identifier à notre partie Divine qui est illimitée, et non à notre partie physique qui est limitée.
Nos Sages nous disent que si on avait conscience de la grandeur d'avoir une partie de D. en nous, alors tout le reste serait négligeable en comparaison.
Ils nous enseignent : "Celui qui regarde les autres de haut trahit son incapacité à comprendre la vraie grandeur de l'homme".
D'une certaine façon plus on connaît et couronne Hachem en le faisant grand, alors plus par ricochet nous sommes grands/importants de par notre lien avec D.
Nous avons alors cette dualité : nous sommes infiniment énormes, totalement finis (car totalement dépendant de D.)]

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-> Selon le Ram'hal (Messilat Yécharim - chap.22), bien que chaque individu ait été doté de facultés uniques par Hachem, il n'a pas lieu de s'en enorgueillir outre mesure (qui dit plus de capacités, dit plus de responsabilité).
Il écrit :
"Le riche peut se réjouir de son sort, mais doit en même temps aider ceux qui sont dans le besoin. Le fort doit aider le faible.
Le monde est semblable à une grande maisonnée où diverses tâches sont assignées à de nombreux serviteurs. Chacun doit accomplir la tâche qui lui est attribuée pour que les affaires et les besoins de la maison soient correctement gérés. Il n'y a là aucune place pour la fierté.
[...]
Le roi David réagissait devant la bonté de D. en disant : "Comment puis-je rendre à Hachem toute Sa bonté envers moi?" (Téhilim 116,12)."

-> Le Ram'hal (Messilat Yécharim - chap.22) écrit également :
Tout d'abord, même l'esprit le plus fin est imparfait et capable d'erreurs. Même le sage le plus accompli se trompe.
Deuxièmement, l'homme n'a pas réellement de mérite à être doué ; celui qui en sait plus que les autres, ne fait que suivre les volontés de sa nature et n'est guère différent de l'oiseau dont la nature est de battre des ailes et de voler ...
L'homme n'est sage que parce qu'il est dans sa nature de l'être ...
Il n'y a aucune place pour la fierté dans la sagesse. Si l'on a acquis des connaissances, il faut plutôt se sentir obligé de les partager avec ceux qui en ont besoin. Comme le déclare Rabbi Yo'hanan ben Zakaï (Pirké Avot 2,9) : "Si tu as appris beaucoup de Torah, ne t'en félicite pas, car c'est dans ce but que tu as été créé".

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-> "C'est Hachem qui rend pauvre et prospère, Il abaisse et relève à Son gré" (Chmouël I 2,7).

-> "Hachem est Juge, Il abaisse l'un et élève l'autre" (Téhilim 75,8).

-> Le midrach (Bamidbar rabba 22,7-8) rapporte les paroles de Rabbi Chimon ben Halafta : "Depuis [les 6 jours de la Création] et jusqu'à aujourd'hui, D. fabrique des échelles sur lesquelles Il fait descendre un homme tandis qu'il en élève un autre".

-> Selon le midrach (Bamidbar rabba 22,6), lorsqu'on attribue notre fortune à notre propre zèle, elle devient un poison spirituel. A l'inverse, lorsqu'on reconnaît que nos richesses sont un don de D., alors notre fortune devient réellement une bénédiction Divine.

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-> "Considère 3 choses et tu éviteras le péché : sache d’où tu proviens, où tu aboutiras et devant qui tu es appelé à rendre compte. D’où tu proviens : d’une goutte putride ; où tu aboutiras : dans un lieu de poussière, de vermine et de vers ; et devant qui tu es appelé à rendre des comptes, devant le Roi des rois, Hachem" (Pirké Avot 3,1)

-> Le Ram'hal (Messilat Yécharim - chap.23) explique :
Toutes ces pensées réduisent la fierté et favorisent l'humilité.
Lorsque l'homme médite sur son origine matérielle et ses débuts peu glorieux, il ne peut en tirer aucune fierté ...
La position de l'homme est comparable à celle du gardien de cochons parvenu à la noblesse : il lui sera impossible de devenir arrogant aussi longtemps qu'il se souviendra de son passé.

-> "Sois excessivement humble d'esprit, car la fin prévisible de tout homme mortel, c'est le ver" (Pirké Avot 4,4).
Le Ram'hal commente : "L'homme a du mal à s'écarter l'illusion d'être immortel. Mais c'est dans la mesure où il y parviendra qu'il atteindra l'humilité".

-> Le rav Mordé'haï Gifter commentait la recommandation de nos textes mystiques de préparer son tombeau de son vivant afin de prolonger nos jours de vie :
en effet, lorsque sa mort commence à devenir une réalité tangible, l'homme se montre alors plus enclin à améliorer la qualité spirituelle de ses jours, ce qui lui vaudra une vie plus longue.

-> La guémara (Béra'hot 5a) nous donne des conseils pour lutter contre son yétser ara (étudier sérieusement la Torah, lire le Shéma Israël), et en dernier recours dit : "qu'il se représente le jour de sa mort, cette vision aura assurément raison de l'attrait du mal.

-> Le rav Israël Salanter (Ohr Israël - chap.26) écrit : Rien ne convainc plus facilement un homme de sa propre fragilité que la contemplation de sa condition inévitable de mortel.

[d'une certaine façon dans tout orgueil, dans toute colère, il y a une certitude personnelle que nous sommes immortels, et que du coup cela vaut la peine de se prendre la tête.
En ce sens selon le rav Salanter : Une personne humble accepte sereinement les désagréments de la vie.]

-> b'h, voir également : https://todahm.com/2020/07/21/14341-2

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-> Le Ram'hal (Messilat Yécharim - chap.25) écrit :
Il faut être constamment conscient du fait que la Présence Divine se trouve partout, et que Hachem observe tout et tout le monde, les grandes choses comme les petites. Rien ne reste caché à Ses yeux ...
Lorsqu'on vit réellement avec cette conscience, on éprouve une crainte authentique. On craint sincèrement d'agir en contradiction avec les désirs du Tout-Puissant.

-> Le Ram'hal (Messilat Yécharim - chap.25) soutient :
"La conquête de la gloire est le moteur essentiel de l'homme. Plus que d'argent, de pouvoir ou de plaisir physique, l'homme a soif d'honneur."

Ler Ramban en explique la raison : L'homme peut "acheter" la gloire extérieure superficielle, mais la vraie gloire, ce délice le plus convoité, reste en la possession d'Hachem Lui-même.
Comme c'est le propre de la nature humaine de rechercher ce qui est inaccessible, c'est la gloire qui est la chose la plus convoitée par les mortels.

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-> Hachem a dit à Israël : "Mes fils! Je vous aime car même lorsque je fais pleuvoir les louanges sur vous, vous évitez de vous grandir par déférence envers Moi" [guémara 'Houlin 89a]

L’humilité

+ L'humilité (par rabbi Na'hman de Breslev) :

-> Grâce à l'humilité on arrive à se dévêtir de la matérialité, on s'inclut dans l'Infini, et l'homme sait que tous les événements de sa vie sont entièrement pour son bien, cet aspect est celui du monde à venir.
[Likouté Moharan - Torah 9-1]

-> Plus l'homme se diminue lui-même, plus il possède une force d'attraction importante, autrement dit il peut attirer la Présence Divine dans les mondes inférieurs, afin qu'Il réside avec nous, ce qui est la volonté de D. depuis le jour où Il créa le monde ; mais il peut aussi attirer les gens vers lui, pour les rapprocher de Son service ; également drainer des influx bénéfiques et des bénéfiques sur Israël.
[Likouté Moharan - Torah 70]

-> Grâce à l'humilité, la prière de l'individu sera agréée, et ce sera comme s'il avait présenté tous les sacrifices [qu'on offrait dans le Temple].
[Séfer haMidot - anava]

-> Celui qui se considère humblement, sa prière ne sera pas repoussée.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Celui qui fait preuve de modestie, même lorsqu'il prie par la pensée, Hachem exaucera son souhait.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Grâce à l'humilité, l'individu allongera [le nombre de] ses jours.
[Séfer haMidot - anava]

-> Grâce à l'humilité, on ne se montrera pas pointilleux sur chacun des actes de l'individu.
[Séfer haMidot - anava]

-> Parfois, grâce au rabaissement qu'un homme s'impose ou que d'autre lui infligent, on annulera un décret de mort qui pesait sur lui.
[Séfer haMidot - anava]

-> Le jour où tu te fais petit [humble], ce même jour rajoutera force, puissance et élévation à la Sainteté d'en-Haut.
[Séfer haMidot - anava]

-> Le monde ne subsiste que grâce à celui qui se considère comme rien.
[Séfer haMidot - anava]

-> Grâce à l'humilité de la personne, la crainte de ses ennemis se dissipera.
[Séfer haMidot - anava]

-> Grâce à l'humilité, tu n'éprouveras aucune peur.
[Séfer haMidot - Peur]

-> Grâce à l'humilité de la personne, querelle et souffrances disparaîtront.
[Séfer haMidot - anava]

-> L'humilité conduira à la grâce ('hen).
[Séfer haMidot - anava]

-> Grâce à l'humilité de l'individu, Hachem se souviendra de lui.
[Séfer haMidot - anava]

-> Grâce à l'humilité de la personne, Hachem réalisera ses désirs.
[Séfer haMidot - anava]

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-> Grâce à l'humilité, on mérite de se repentir, car le repentir (téchouva) est réalisé principalement grâce au fait que l'homme ressent sa bassesse et sa petitesse, ainsi que ses nombreux défauts, et il comprend qu'il lui convient certainement de supporter des mépris et des rougissements de honte [assimilés au fait de verser le sang], afin de se rapprocher de la Vérité, et ceci constitue l'essentiel du repentir.
[Likouté Moharan - Torah 8]

-> Selon la capacité de l'homme à briser son orgueil, ainsi parvient-il à la Torah ; et grâce à cela, il mérite de rapprocher de D. les gens éloignés, ce qui a pour effet de faire grandir et d'élever la gloire Divine.
Il rehausse la gloire à sa racine, et il accède à la crainte, et grâce à cela, cet homme mérite la paix domestique, la paix dans ses membres, et il accède ainsi à la prière, et par cela, il parvient à la paix globale, la paix dans tous les mondes.
[Likouté Moharan - Torah 5-8]

-> Lorsque tu t'aperçois que l'humilité s'est répandue dans le monde, attends-toi à la venue du machia'h.
[Séfer haMidot - anava]

-> Pour l'essentiel, la résurrection qui aura lieu dans l'avenir, à savoir que l'on revivra et qu'on se lèvera lors de la résurrection, ne concernera que l'humilité de chacun, autrement dit seule l'humilité de chacun sera revivifiée et se lèvera lors de la résurrection future.
Car l'essentiel du délice extraordinaire qui est la vie du monde à venir, l'homme ne peut le recevoir, si ce n'est par l'effacement et l'humilité authentique de chacun, c'est celui-là seul qui méritera de vivre et de recevoir le délice et la vie du monde à venir.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 72]

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-> Celui qui s'associe aux souffrances qu'Israël endure, et prie pour eux, parviendra à l'humilité.
[Séfer haMidot - anava]

-> La émouna amène à l'humilité envers D.
[Séfer haMidot - anava]

-> Une Ségoula pour engendrer une [grande] descendance : se faire petit.
[Séfer haMidot - anava]

L’orgueil

+ L'orgueil (par rabbi Na'hman de Breslev) :

-> Un personnage orgueilleux : ses projets ne réussiront pas.
[Séfer haMidot - orgueil (gaava)]

-> L'orgueil sera un signe annonciateur de ruine ou de catastrophe, à D. ne plaise.
[Séfer haMidot - orgueil (gaava)]

-> Lorsque l'homme a de l'orgueil c'est un signe qu'un malheur lui arrivera, que D. nous en préserve ; l'inverse est également vrai, lorsqu'il fait preuve d'humilité et d'effacement, il en viendra à de grands honneurs.
[Likouté Moharan - Torah 168]

-> Lorsque l'homme s'aperçoit que rien ne va pour lui, qu'il sache qu'il possède de l'orgueil ; il se repentira, il se rabaissera et il sera du niveau de "Quoi?", et alors à nouveau tout ira bien pour lui.
[Likouté Moharan - 2 tome - Torah 82]

-> A cause de l'orgueil vient la pauvreté.
[Likouté Moharan - Torah 8]

-> Celui qui éprouve de l'orgueil, Moi [Hachem] et lui ne pouvons cohabiter dans ce monde,
Même un faible vent le corrompt ; sa prière ne sera pas écoutée ; il ne trouvera pas de remède [à ses maux] ; il sera pauvre en Torah ; et son épouse l'humiliera.
[Séfer haMidot - orgueil (gaava)]

-> A cause de l'orgueil, l'individu sera saisi de frayeur.
[Séfer haMidot - orgueil (gaava)]

-> [Du Ciel,] on effraiera l'homme par des rêves, afin d'ôter un orgueil si profondément enfoui en lui, qu'il ne le soupçonne même pas.
[Séfer haMidot - orgueil (gaava)]

-> Tout celui qui agit avec arrogance, sa sagesse et son esprit saint l'abandonneront.
[Séfer haMidot - orgueil (gaava)]

-> Celui qui impose son autorité aux autres avec orgueil, Hachem éveillera contre lui des ennemis.
[Séfer haMidot - orgueil (gaava)]

-> A cause de l'orgueil, la famine surviendra dans le monde.
[Séfer haMidot - orgueil (gaava)]

-> Le machia'h ne viendra que lorsque tout sentiment d'orgueil aura disparu de ce monde.
[Séfer haMidot - orgueil (gaava)]

-> Le sentiment d'orgueil entravera la venue du machia'h et éconduira l'homme de ce monde.
[Séfer haMidot - orgueil (gaava)]

-> "Sois extrêmement humble" : car l'orgueil correspond aux 7 temples de l'idolâtrie, à cause desquels Israël fut exilé de sa terre, et c'est pour cela que nous ne sommes pas encore revenus sur notre terre, parce qu'on court après les honneurs à cause de l'orgueil.
[Likouté Moharan - Torah 11,7]

-> Parfois une femme ne pourra pas concevoir, parce qu'elle s'embellit en étant prétentieuse.
[Séfer haMidot - orgueil (gaava)]

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-> A cause de l'orgueil, l'individu faillira à sa foi.
[Séfer haMidot - orgueil (gaava)]

-> Grâce à la foi (émouna), tu obtiendras la force de briser l'emprise de l'orgueil, et tu domineras ce défaut.
[Séfer haMidot - orgueil (gaava)]

-> A cause de l'orgueil, le cœur et les yeux de l'homme s'obstrueront, l'empêchant de contempler les merveilles [les actions] d'Hachem, pour parvenir à le craindre.
[Séfer haMidot - orgueil (gaava)]

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-> Un remède pour dissiper l'orgueil, donner la charité.
[Séfer haMidot - orgueil (gaava)]

-> Un remède pour dissiper l'orgueil, s'associer aux souffrances d'Israël.
[Séfer haMidot - orgueil (gaava)]

-> Un remède contre l'orgueil, que l'individu contemple les cieux.
[Séfer haMidot - orgueil (gaava)]

-> Si un sentiment de prétention t'envahit, représente-toi l'apparence de ton père.
[Séfer haMidot - orgueil (gaava)]

-> Pour annuler l'orgueil qui est l'idolâtrie, le [remède] principal passe par le rapprochement auprès des tsadikim.
[Likouté Moharan - Torah 5]

-> Grâce à la sainteté de Shabbath, on accède vraiment à l'humilité, c'est-à-dire à voir sa bassesse, reconnaître l'importance d'Israël et se dévouer pour eux comme le fit Moché.
[Likouté Moharan - Torah 79]

Confiance en soi & l’orgueil de la sainteté

+++ Confiance en soi & l'orgueil de la sainteté :

"Elle le saisit par son vêtement ... Il laissa son habit dans sa main, s'enfuit et sortir au dehors" (Vayéchev 39,12)

-> Le terme "bévigdo" (son vêtement - בְּבִגְדוֹ), signifie également : une rébellion, une révolte.
Le Beit Avraham explique que la femme de Potiphar a essayé de convaincre Yossef qu'il était un rebelle envers Hachem, et qu'ainsi c'était normal d'en venir à fauter.
[elle lui disait puisque tu es un rebel et fauteur, alors pourquoi ne pas transgresser "juste" cette faute aussi? ]

-> "Ne sois pas un racha à tes yeux" (al té'i racha bifné atsmé'ha - Pirké Avot 2,13)
Le Rambam commente : "Ne te considère pas comme un racha, car si tu te considères comme étant de faible valeur, alors tu ne donneras pas d'importance au fait de fauter."
[de même que je suis un nul, alors c'est normal que je fasse des actes nuls (fautes)!]

-> "Il n'y a personne qui soit plus grand que moi dans cette maison" (Vayéchev 39,9)
Le rabbi de Kobrin explique que Yossef se disait : "Je suis la plus grande personne au monde. Il n'y a personne de plus grand que moi".
Grâce à ses pensées d'encouragement, il a été capable de surmonter son yétser ara.
[lorsque le yétser ara essaie de nous convaincre à fauter, nous devons lui déclarer : "Je suis très distant de la faute. Je fait partie des tsadikim d'Hachem (au regard des capacités que D. m'a donné). A chaque bonne action j'apporte un plaisir énorme à Hachem. Comment puis-je fauter!"
On appelle ça de l'orgueil de la sainteté (gaava déKédoucha)]

[ Yossef se disait : "Personne n'est plus grand que moi. Je suis la plus grande personne au monde. Je fais partie des tsadikim". Avec cette pensée encourageante à l'esprit, il fut en mesure de réussir l'épreuve.
"Ton peuple est [composé que] de tsadikim" (véamé'h koulam tsadikim - Yéchayahou 60,21) = en un sens, chaque juif (quoiqu'il puisse faire comme faute garde toujours une partie d'âme pure), ayant une racine de tsadik. Ainsi tout juif doit se voir comme tsadik (pouvant impacter magnifiquement le monde) = koulanou tsadikim. ]

-> "A l’époque qui précédera l’arrivée du machia’h, l’effronterie grandira" (guémara Sota 49b)
Le Sfat Emet explique qu'avant que le machia'h ne vienne, les gens seront effrontés en disant : "Je sui un tsadik! Je suis spécial!"
[Grâce à cette orgueil, cette fierté, nous pouvons conquérir notre yétser ara.]

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-> On peut citer en exemple les paroles du rav Wolbe (Alé Chour) :
"Chaque personne est obligée d'être consciente qu'elle a une valeur énorme.
Cela ne fait pas allusion à une estime de soi illusoire, qui est basée sur un sentiment d'arrogance de se sentir meilleur que les autres, mais à une réelle estime de soi qui est totalement incroyable de par son immensité.

Chaque personne est obligée de se dire : "Le monde n'a été créé que pour moi" (guémara Sanhédrin 37a).
Rachi de commenter : "J'ai l'importance du monde entier".

Chaque personne est un phénomène unique, un événement qui n'a jamais eu lieu avant et qui n'aura plus jamais lieu ensuite.
Tu es un mélange unique de traits de caractère et de personnalité.
Tu es unique dans ta constellation familiale, né à un moment spécifique de l'histoire, et dans un environnement spécifique.
Cette unicité te donne une énorme importance, car il n'y a que toi qui peut accomplir les missions uniques de ta vie."

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-> "Afin de faire savoir à l'homme Sa Puissance" (Téhilim 145,12)

Le Yessod haAvoda le commente en disant que cela se réfère à l'homme lui-même : il lui incombe de se faire savoir à lui-même que des forces extraordinaires sont enfouies en lui, et tout son travail est de les dévoiler et de les exploiter.

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-> "Yaakov aimait Yossef plus que tous ses fils ... et il lui fit une tunique de fine laine" (Vayéchev 37,3)

La guémara (Shabbath 10b) nous enseigne que le traitement de faveur que Yossef a reçu de son père Yaakov, a entraîné que ses frères deviennent jaloux de lui, ce qui les a menés à le vendre comme esclave, causant finalement la descente des juifs en Egypte et le fait qu’ils y deviennent esclaves.

=> Pourquoi Yaakov a-t-il donné la tunique à Yossef?

Nos maîtres du moussar expliquent que c'était afin d'élever l'estime de soi de Yossef.
Il est fort probable que Yossef a subi des épreuves beaucoup plus difficiles que ses frères. Il a vécu parmi les non-juifs pendant de nombreuses années, d'abord en tant qu'esclave et ensuite comme premier ministre.
Rachi écrit : "Yossef, qui était devenu roi après avoir été emmené en captivité parmi les non juifs, s’était néanmoins maintenu dans sa piété" (Vayé'hi 47,31)
Ainsi, si Yossef a pu réussir à passer de difficiles épreuves, tout en restant un tsadik, c'est grâce à l'honneur qu'il a pu recevoir avec son vêtement unique.
[si je suis si grand aux yeux de mon père, je me dois de lui faire honneur en agissant avec grandeur!]

-> Rachi (v.37,3) [ainsi que le Baal haTourim] écrit : les 4 lettres qui composent le mot passim (à rayures – פַּסִּים) préfigurent les malheurs qui atteindront Yossef : Potifar (pé), les marchands (so’harim – samé’h), les Yichmaélim (youd) et les Midyanim (mèm).
Nos maîtres du moussar expliquent que cette tunique à rayures (passim) fait allusion aux 4 fois où Yossef a été vendues, car le but de la tunique était d'augmenter la confiance en soi de Yossef afin qu'il puisse surmonter ces difficiles épreuves.

-> La pire chose que peut nous faire le yétser ara est de nous faire oublier que nous sommes le fils d'Hachem (ben chel Mélé'h).
[rabbi Shlomo de Karlin]

[la plus grande arme du yétser ara est de nous persuader que nous n'avons pas tant de valeur spirituelle que cela. (en ce sens, il nous dit : soit humble, ne te considère pas comme quelqu'un d'important)
Nous devons avoir une confiance en soi spirituelle afin de pouvoir avoir du répondant à notre yétser ara.
(l'orgueil de la sainteté : gaava déKédoucha)]

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-> La guémara (Baba Métsia 85a) rapporte que Rabbi Chimon bar Yo'haï avait un petit-fils appelé Yossi qui est "sorti du chemin (déré'h)" et devint un grand fauteur.
Rabbi (rabbi Yéhouda HaNassi) en entendit parler et voulut ramener le petit-fils de Rabbi Shimon à la Torah. Il engagea un professeur de Torah pour Yossi, lui donna la semi'hah (ordination rabbinique), l'habilla d'un manteau d'or, du type de ceux que portent les rabbanim, et demanda à tout le monde de l'appeler "rabbi".
Ces mesures permettent à Yossi d'avoir une meilleure opinion de lui-même et il revient progressivement au judaïsme. Chaque fois qu'il était tenté de revenir à ses anciennes habitudes, son professeur lui rappelait : "Tu as été fait 'hakham (sage, érudit), tu portes le manteau des érudits, nous t'appelons “rabbi”, et tu veux partir? ".
Finalement, il déclara : "Je jure que je ne demanderai plus à partir".

Finalement, il devint un grand érudit, un tsadik, un Tana, "Rabbi Yossi ben Rabbi Elazar ben Rabbi Shimon". La dignité qu'il a reçue l'a transformé.

Lorsque Rabbi Yossi décéda, on voulut l'enterrer près de Rabbi Elazar, son père, mais un serpent bloqua l'entrée de la grotte et on ne put l'enterrer à cet endroit.
Certains pensaient que Rabbi Yossi n'était pas digne d'être près de son père. Un bat kol (voix Divine) émana et dit : "Ce n'est pas que Rabbi Elazar soit plus grand que Rabbi Yossi. C'est plutôt parce que Rabbi Elazar a souffert d'être caché dans une grotte pendant 13 ans" (voir Shabbath 33).

-> Cette guémara dit qu'en dehors d'un seul aspect, Rabbi Yossi a atteint le niveau de son père.
C'est ainsi que Rabbi Yossi s'est élevé dans sa téchouva. Le changement décisif a commencé lorsqu'il a reçu la semi'ha, qu'on l'a appelé "rabbi" et qu'il a porté le manteau doré des rabbanim.
C'est ce que fait l'honneur aux gens. Il les fait changer d'avis. C'est ainsi que le Rabbi a transformé Rabbi Yossi en un baal téchiuva et un grand Tana.

Nous avons ici une leçon de 'hinoukh (éducation) également. Si vous voulez que votre enfant excelle, honorez-le. Croyez en lui. Considérez-le comme un grand. Cela inspirera votre enfant à grandir et à réaliser son potentiel.
En utilisant des moyens de renforcez son estime de soi, on lui permet d'avoir le carburant plus permettant d'exprimer le plus ses potentialités internes.

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-> Un ba'hour de la yéchiva de rabbi Isser Zalman Meltzer a un jour développé une pensée innovante en matière de Torah. Rabbi Isser Zalman demanda de faire une célébration, et toute la yeshiva but des lé'hayim grâce à la joie que leur procurait la découverte de ce ba'hour en matière de Torah.
Le ba'hour déclara que pendant le semestre suivant, il étudia avec diligence en raison de l'honneur qu'il avait reçu ce jour-là.

-> Il est dit : "moussar Hachem béni al tim'as" (Michlé 3,11).
Le Yessod haAvoda explique les mots "moussar Hachem" (מוסר ה), Hachem donne du moussar en disant "béni" (בני), "Tu es mon fils!".
Alors "al tim'as (אל תמאס), ne te souille pas par des actes impurs.

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-> Rabbi Yankele Galinsky zt'l a raconté que lorsqu'il était interné en Sibérie, l'un de ses compagnons de cellule se levait régulièrement au milieu de la nuit, s'habillait en uniforme militaire et marchait dans la pièce, faisant semblant de donner des ordres à ses subordonnés.
Un soir, Rabbi Galinsky lui a demandé pourquoi il faisait cela.

Le prisonnier était embarrassé. Il n'avait pas réalisé qu'il était observé. Rabbi Galinsky promit de ne rien dire à personne ; il était simplement curieux de cette étrange coutume.
Le prisonnier répondit : "J'étais un puissant général de l'armée allemande. Des centaines de soldats étaient sous mon commandement. Je ne veux pas oublier mon glorieux passé. Je mets mon uniforme militaire avec toutes mes médailles et je fais comme si j'étais à nouveau à la tête de centaines de soldats. Cela me donne la force d'endurer l'humiliation et l'affliction que nous subissons ici dans cette prison russe".

Rabbi Galinsky a raconté cette histoire pour nous rappeler que nous sommes les fils du roi et que nous ne devons jamais oublier notre glorieux passé.

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-> Le Chem miChmouël (Yitro 5675) écrit qu'un des défauts principaux de l'homme est qu'il ne reconnaît pas sa valeur et son importance, car s'il appréciait qui il est et reconnaissait ses capacités et son potentiel, il n'en viendrait jamais à fauter.
En effet, nos Sages disent : "Ne sois pas un racha à tes yeux" (Pirké Avot 2,13).

-> Le rav Tsadok haCohen (Tsidkat haTsadik 154) enseigne : "de même qu'une personne doit croire en Hachem, de même elle doit croire en elle-même".
Le 'Hazon Ich (Séfer Emouna ouBita'hon 4,12) ajoute que des sentiments de petitesse sont comparables à une porte qui ferme l'entrée du service d'Hachem (avodat Hachem).
[l'humilité c'est d'abord avoir conscience de notre grandeur, de nos qualités/capacités, afin de les employer au mieux, et ensuite reconnaître que tout cela ne vient que grâce à Hachem.
Le yétser ara nous fait inverser les choses sous couvert d'humilité : je crois être humble en me considérant comme quelqu'un de petit, donc je n'ai pas une responsabilité importante de faire beaucoup de choses spirituelles, et donc mon service d'Hachem est au rabais par rapport à ce qu'il devrait et aurait pu être.]

-> Le rav Aharon Kotler (michnat rav Aharon - vol.1) écrit que le plus une personne reconnaît sa propre valeur, le plus facile il lui sera de surmonter son yétser ara et réaliser son potentiel.

-> Le rav Yérou'ham Lévovitz (Yalkout Méchiv Néfech) enseigne que c'est problématique lorsqu'une personne ne reconnaît pas ses défauts, mais cela est encore bien pire lorsqu'une personne ne reconnaît pas ses forces/qualités.

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-> Selon la michna (Sanhédrin 4,5), chaque personne doit se dire : "l'univers tout entier a été créé pour moi".
Nos Sages (guémara Sanhédrin 100a) enseigne que la mesure de bienfaisance d'Hachem est beaucoup plus grande que Sa mesure de punition.

=> Ainsi, de même que l'on peut voir qu'en appuyant sur un bouton on peut détruire la vie de tous les habitants du monde (arme nucléaire surpuissante), de même on doit se persuader que les forces positives sont beaucoup plus puissantes que cela. Si on peut détruire, c'est qu'on peut construire bien davantage!
En ce sens, on doit imaginer l'impact, la puissance, d'une de nos prières, mot de Torah, mitsva, ... [dont l'impact reste en plus de façon éternel]

[le monde est créé pour nous, qui pouvons tant l'impacter positivement, alors comment ne pas se voir sous un angle très positif! ]

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-> Le 'Hidouché haRim rapporte à ce propos le midrach (rabba 84,5) : "Yaakov demeura ..." = Rabbi 'Hounia enseigne : cela ressemble à quelqu'un qui allait en chemin et qui aperçut une horde de chiens. Pris de frayeur, il alla s'asseoir parmi eux.
De même, lorsque Yaakov vit Essav et ses généraux, il eut peur d'eux et alla demeurer parmi eux."

=> Comment comprendre ce commentaire? S'il eut peur d'eux, pourquoi alla-t-il précisément demeurer parmi parmi eux et ne changea-t-il pas d'endroit?

Le 'Hidouché haRim explique que Yaakov savait avec une foi parfaite que l'homme ne peut aller contre Hachem car c'est Lui le Créateur qui dirige le monde entier et gouverne chaque chose.
Néanmoins, il lui restait une seule solution : se renforcer dans sa émouna ce qui aurait pour effet d'adoucir l'épreuve et même de l'annuler.
C'est pourquoi lorsque Yaakov vit tous les généraux d'armée, il ne prit pas la fuite mais alla sereinement se placer parmi eux comme quelqu'un qui irait de plein gré s'asseoir au milieu des chiens sans aucune crainte.
Grâce à ce comportement, il fut préservé de Essav et de son armée qui symbolisent le yétser ara et ses épreuves, et fonda ainsi le peuple d'Israël.

[dans notre vie, tout peut nous pousser à désespérer. C'est là que nous devons faire preuve d'orgueil, et proclamer fortement notre émouna. (ex: tu sais qui je suis, mon papa Hachem peut tout, Il gère absolument tout pour mon bien, Il est remplie de bontés à mon égard et Il m'aime plus que tout! Certes l'avions de ma vie passe des turbulences, mais c'est mon papa, le meilleur, qui est au commande, alors je n'ai pas peur!
La joie s'obtient en s'élevant de notre état présent, en étant fier de mettre Hachem devant nos difficultés.
Notre yétser ara veut réduire la lumière de notre vie pour nous pousser à fauter, nous devons l'allumer en s'enorgueillant de notre sainteté par le fait que nous avons une partie Divine (l'âme) en nous!]

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-> Le Sfat Emet (petit-fils du 'Hidouché haRim) enseigne :
"Il me semble que grâce au fait que Yossef accepta l'humiliation que lui firent subir ses frères lorsqu'ils le dévêtirent de sa tunique, sans émettre le moindre soupçon sur la conduite d'Hachem, confiant qu’il s’agissait d’un bienfait, il mérita ensuite l’aide Divine qui lui donna la force de subir l'affront entraîné par sa fuite de devant la femme de Potiphar (en laissant son habit entre ses mains), tout cela en l'honneur d'Hachem.
Tous ces détails mentionnés par la Torah nous enseignent à accepter avec joie et amour la manière dont Hachem dirige les évènements, en sachant que Ses voies sont insondables."

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-> Les souffrances, que ce soit sur notre corps ou bien avec de l'argent, expient toutes les fautes, et grâce à elles nous ne serons pas punis dans le monde à venir, où les punitions sont beaucoup plus importantes.
[Michna Broura]

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-> Il est intéressant de noter que la non appréciation de la valeur de chaque juif a été l'erreur tragique de Kora'h : https://todahm.com/2022/08/07/lerreur-de-korah-la-non-appreciation-de-la-valeur-de-chaque-juif

-> b'h, également : Savoir donner toute sa valeur à notre Service d'Hachem : https://todahm.com/2022/08/07/savoir-donner-toute-sa-valeur-a-notre-service-dhachem

-> mais aussi : l'estime de soi et la guéoula : le 3°/ des divré Torah : https://todahm.com/2022/08/10/quelques-enseignements-lies-a-la-destruction-du-temple

L’humilité nous apporte des influences célestes

+ L'humilité nous apporte des influences célestes :

-> Le Sfat Emet explique plus en détail comment un homme qui a confiance en Hachem apporte des bénédictions au monde en disant que l'essence d'Hachem est la bonté et qu'Il désire envoyer toutes sortes de bonnes choses et d'influences célestes à chaque personne. Cependant, si une personne n'est pas pleinement confiance en Hachem, elle peut faire un mauvais usage des bonnes choses qu'Hachem lui donne. Si une telle personne reçoit de l'argent ou des honneurs, elle peut oublier que c'est Hachem qui lui a donné tout ce qu'elle possède, et elle peut utiliser ce qu'elle a à de mauvaises fins et commettre des fautes.

Hachem est la vérité ultime. Il veut que Ses influences soient utilisées à des fins vraiment bonnes, et certainement pas pour la faute. S'Il voit que les gens ne sont pas dignes de confiance, Il retiendra Sa bonté afin qu'elle ne soit pas utilisée pour le mal.
Mais si le peuple juif a une vraie confiance en Hachem et utilise correctement la bonté qu'Hachem lui envoie, il est digne de recevoir toutes Ses bénédictions.

En ce qui concerne le Shabbath, nous trouvons écrit : "Et Hachem bénit le 7e jour" (Béréchit 2,3).
Le Shabbath est un jour de bénédiction parce que le monde entier revient à son état d'origine [sans le vol, la malhonnêteté, ...] et qu'Hachem envoie Ses bénédictions et Ses influences sacrées à ceux qui agissent avec honnêteté.

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-> "Un homme qui a [véritablement] confiance en Hachem aura de nombreuses bénédictions."
[Zohar - I, 197b]

Danger de l’amour de soi

Le fait d'affirmer "Je te connais mieux que tu ne te connais toi-même" n’est pas une raison d’être fier, car la plupart des gens n’ont de toute façon pas une compréhension honnête de qui ils sont vraiment.
Pourquoi sommes-nous capables de remarquer les défauts des autres, mais avons-nous parfois du mal à prendre conscience de nos propres lacunes?

Il existe un verset qui dit : "L’amour couvre tous les défauts". (l'amour rend aveugle)
Quand il y a de l’amour, on ne voit pas les défauts.
L’amour de soi est l’amour le plus fort de tous. Lorsqu’une personne est amoureuse d’elle-même (de son égo), elle a beaucoup de mal à voir réellement ses propres défauts.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,1 ]

L’humilité est la plus grande des qualités

-> L'orgueilleux (guéé) repousse, si l'on peut s'exprimer ainsi, les pieds de la Présence divine. Elle quitte le monde en disant : "Moi et lui, nous ne pouvons habiter ensemble dans le monde".
Il se rebelle contre la royauté céleste et s'enveloppe de la parure du Roi des rois, à propos duquel il est dit (Téhilim 93,1): "Hachem est roi, vêtu de majesté"(guéoute).

De quoi l'homme pourrait-il s'enorgueillir? Il vient d'une goutte (de semence) putrescente et de sang menstruel ; durant sa vie, il se souille et se salit et après sa mort, il n'est que ver et vermine, réduit à une motte de terre tandis que son âme descend dans la géhenne.
En revanche, il n'y a pas de plus grande qualité que la modestie et l'humilité. En effet, Moché, le maître de tous les prophètes en Tora, dans les mitsvot et la crainte du Ciel, n'a été loué que pour son humilité, comme il est dit (Bamidbar 12,3) : "Et l'homme, Moché, était fort humble, plus que tout autre homme sur la terre".

Prends exemple d'Hachem qui abandonne les hautes sphères célestes pour résider près des humbles, comme il est dit : "Sublime et saint est Mon trône, mais il est aussi dans les cœurs contrits et humbles" (Yéchayahou 57,15).
Et il est écrit aussi : "Hachem est proche des cœurs brisés" Téhilim 34,19).
[rav 'Haïm Vital - Chaaré Kédoucha 2,4]

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+ L'inspiration sacrée grâce à l'humilité :

-> Grâce à l'humilité , on peut parvenir à la crainte du Ciel, qui est une sagesse (Iyov 28,28) et un trésor (Yéchayahou 33,6).
Faire preuve d'humilité c'est comme offrir un sacrifice, car il est dit (Téhilim 51,19): "Les sacrifices à Hachem, un cœur brisé".
De plus, la prière de celui qui est humble n'est pas rejetée. En effet, la prière d'un homme n'est agréée que s'il rend son cœur aussi tendre que la chair, comme il est dit (Yéchayahou 66,23): "Il arrivera, chaque mois ... que toute chair viendra se prosterner (prier) devant Moi, dit Hachem".

La Présence divine réside sur l'homme ici-bas grâce à celui qui est humble.

Rabbi Pin'has ben Yaïr dit : "La vigilance mène au zèle, le zèle à l'intégrité, l'intégrité à la pureté, la pureté à l'ascèse, l'ascèse à la sainteté, la sainteté à l'humilité".
L'humilité est la qualité la plus importante, car elle amène à l'inspiration sacrée, comme le prophète (Yéchayahou 61,1) déclare : "L'esprit du Seigneur D. est sur moi, car Il m'a conféré la mission d'apporter des bonnes nouvelles aux humbles".
[rav 'Haïm Vital - Chaaré Kédoucha 2,4]

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+ Celui qui se rabaisse sera grandi :

-> Qui a droit au monde futur?
"Celui qui est modeste, humble, se courbe avant d'entrer dans sa maison et avant d'en sortir, étudie sans cesse la Torah sans se prendre pour autant pour un grand homme" (guémara Sanhédrin 88b).

Aux temps futurs, Hachem parera la tête de chaque juste, de celui qui se considère comme un reste sans importance (Méguila 15b).

Le Zohar (parachat Chéla'h) enseigne : "Celui qui se fait petit ici-bas aura le mérite d'être grand dans le monde futur ; et celui qui est grand ici sera petit là-bas". Et ailleurs (parachat Térouma), il explique : "Pourquoi le dernier grand prophète est-il appelé Ye'hezkel ben Bouzi? Parce qu'il se rabaissait (mevazé) devant celui qui était plus grand que lui. C'est pourquoi, il fut le seul à être appelé "fils de l'homme"."

Pourquoi la Torah est-elle comparée à l'eau? De même que l'eau va seulement dans un endroit bas, la Torah ne réside que chez celui qui se rabaisse (par humilité).
[rav 'Haïm Vital - Chaaré Kédoucha 2,4]

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+ La colère = un corollaire de l'orgueil :

-> Heureux celui qui ne se laisse pas aller à la colère et se montre très humble, qui se rend comme de la poussière foulée aux pieds par tous.
La colère est un corollaire de l'orgueil et constitue un défaut aussi grave. Les Sages (Shabbath 105b) disent : "Celui qui déchire ses vêtements, celui qui gaspille son argent ou celui qui casse des objets dans sa colère, qu'il soit considéré comme un idolâtre".
Celui qui se met en colère n'accorde aucune considération à la Présence divine ... Il oublie ce qu'il a appris et s'abêtit.
De plus, on peut être sûr que ses péchés sont plus nombreux que ses mérites.
[rav 'Haïm Vital - Chaaré Kédoucha 2,4]

L’humilité face à l’infinité de la Torah

+ L'humilité face à l'infinité de la Torah :

-> Le juste qui sert D. doit savoir que chaque fois qu'il saisit un concept Divin, il existe un concept plus élevé et plus raffiné qu'il ne comprend pas encore.
De plus, même le concept qu'il comprend n'est pas entièrement compris par lui. Il doit se rendre compte qu'il lui manque encore quelque chose, quelque chose qu'il n'a pas encore compris.
Lorsqu'il atteint enfin cette compréhension, il se rend compte qu'il doit encore approfondir sa compréhension. Ce processus est sans fin.
Ce qu'il comprend n'est pas encore complet, et il reste un niveau supérieur à atteindre qui lui échappe encore. Il doit savoir qu'il n'a jamais atteint la perfection, comme l'affirme Eliyahou haNavi dans le Tikouné Zohar (89) : "Il n'y a personne qui Te connaisse du tout."
C'est la façon idéale de servir Hachem, en étant toujours conscient que l'on n'a pas encore atteint la perfection, et en désirant ardemment atteindre un niveau plus élevé.

J'ai entendu une idée similaire exprimée par rabbi Yé'hiel Michel de Zlotchov. Il a expliqué le verset suivant "Une chose que je demande à D., c'est que je recherche ... l'agrément de D." (Téhilim 27,4), comme suit : "Je demande continuellement de pouvoir réaliser qu'il y a toujours un niveau supérieur, plus élevé que le précédent, et de rechercher continuellement l'agrément d'Hachem, c'est-à-dire d'atteindre le niveau supérieur suivant. Lorsque je l'aurai atteint, je demanderai encore, car il n'y a pas de fin."

C'est ainsi que les justes progressent constamment dans leur service divin.
Ils se voient toujours comme n'étant pas tout à fait entiers. À chaque instant, les justes sont pleinement conscients de leurs déficiences, du niveau qui les dépasse, qui est hors de leur portée. Ils sont convaincus qu'avec l'aide de D., ils parviendront à connaître le chemin supérieur de la vie et à percevoir ce qui leur manque actuellement.

De même, on peut expliquer la déclaration du roi David : "Ouvrez-moi les portes de la justice, j'y entrerai et je rendrai grâce à Hachem. C'est la porte de D., les justes y entreront" (Téhilim 118,19-20).
Le roi David demande à D. que les "portes de la justice" (chaaré tsédek) lui soient ouvertes, qu'il soit toujours conscient de ce qui se trouve au-delà de son niveau actuel. Il demande à D. de passer par les portes de la justice pour atteindre cette perception, et que lorsqu'il atteindra cette perception supérieure, il saurait ce qui lui manque encore et le demanderait également à D.

À ce propos, le roi David a dit : "Voici la porte de D. ; les justes y entreront" (zé achahar l'Hachem tsadikim yavoou vo). Car la prise de conscience que l'on n'a pas tout compris, que l'on ne sert jamais Hachem de manière parfaite, et que des concepts plus élevés que celui que l'on comprend actuellement subsistent à l'infini, c'est la porte de D. pour les justes. C'est le chemin des vrais justes, qui reconnaissent toujours que leur service et leur compréhension actuels de Dieu doivent être dépassés.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Chémot 3,12]

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-> Plus une personne se sanctifie et se purifie, servant Hachem de manière intensive, plus elle se rend compte qu'elle n'a pas encore commencé à Le servir.
Si une personne pense qu'elle sert Hachem comme il le faut, cela indique qu'elle ne Le sert pas du tout.
Si elle le servait correctement, elle se rendrait compte qu'elle est éloignée de D.

C'est ce que signifie le verset "Ma sainteté est plus élevée que votre sainteté" (midrach Vayikra rabba 24,9 - sur Kédochim 19,2) = "Car en vous sanctifiant et en vous rendant saint, vous réalisez que Ma sainteté est encore plus élevée."
En effet, plus une personne se sanctifie, plus elle est consciente de la distance qui la sépare de D., et plus elle réalise qu'elle n'a pas encore commencé à se sanctifier et à Le servir.
[la sainteté d'Hachem (à nos yeux), et fonction de notre sainteté.
De même, plus une personne étudie la Torah, plus elle se rend compte de l'étendu du savoir et donc plus elle a conscience de ne rien savoir. ]

Cela peut également s'expliquer par la déclaration de nos Sages : "Le peuple juif augmente le pouvoir de la suite céleste" (midrach Eika rabba 1,33)
Plus le peuple juif se sanctifie, plus il ajoute de puissance et de sainteté.
C'est ce que signifie la déclaration du midrach citée plus haut, qui peut être lue littéralement comme suit : "Ma sainteté est plus élevée 'grâce' à votre sainteté" = "En vous sanctifiant, Ma sainteté s'élève et s'élève toujours plus haut".
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Chémot 6,3]

Avoir l’orgueil de s’aimer soi-même

+ Avoir l'orgueil de s'aimer soi-même (d'après le rav Kook) :

-> La plupart des gens, quel que soit leur âge, trouvent beaucoup plus facile de se critiquer que de se féliciter. Et même si nous critiquer peut nous pousser à accomplir davantage, cela s'avère souvent inutile, voire épuisant, et nous laisse vides et découragés.

Le rav Avraham Kook écrit : "L'amour doit venir du fond du cœur, pour tous les êtres humains." (Shmoné Kévatsim 1:807)
"Pour tous les êtres humains" inclut, surtout, nous-mêmes.
Nous nous fixons des attentes nobles, exigeant souvent l'excellence, voire la perfection. Mais nous nous flagellons continuellement lorsque nous ne sommes pas à la hauteur.
On peut penser : "Il m'est plus facile de croire en quelqu'un d'autre qu'en moi-même. Je me déçois toujours. Je sais mieux que quiconque à quel point je fais des erreurs. Il ne se passe pas un jour sans que je ne fasse une bêtise (dans mon service divin). Comment puis-je aimer quelqu'un qui ne réalise jamais son potentiel et qui ne cesse de me décevoir?"

Souvent, les attentes et les normes que nous nous fixons sont dictées par les autres : notre famille, notre communauté et la société. La réussite se mesure par rapport à la supériorité des autres.
Se comparer aux autres conduit inévitablement à une faible estime de soi et à la haine de soi. Il y aura toujours quelqu'un qui réussira mieux.

La jalousie n'a rien à voir avec l'autre personne. La jalousie survient lorsque nous n'acceptons pas qui nous sommes. La jalousie survient lorsque nous oublions la racine de notre âme. C'est cet oubli de notre propre valeur qui conduit à la jalousie.
Et lorsque nous sommes jaloux des autres, il est pratiquement impossible d'être heureux pour eux. Nous ne pouvons être heureux pour les autres que si nous nous acceptons et nous aimons nous-mêmes.

Nous devons progresser, mais uniquement dans la mesure de notre potentiel, qui correspond à notre âme, à notre histoire et à notre condition personnelles.
Aimer les autres commence par s'aimer soi-même. L'amour pour soi-même, tout comme l'amour pour les autres, ne doit pas être conditionnel. Combien d'entre nous s'aiment davantage lorsqu'ils passent une bonne journée? Lorsqu'ils sont productifs et accomplissent beaucoup de choses?
Mais personne n'a que des journées réussies. L'amour de soi ne doit pas dépendre de nos réussites, de nos actions ou de notre comportement. Il ne peut pas être ancré dans notre façon d'agir. Si l'opinion que nous avons de nous-mêmes est basée sur nos performances, alors notre amour-propre sera toujours conditionnel.
Tout au long de notre vie, nous connaîtrons des succès et des échecs sans fin, des moments forts et des moments difficiles, des réalisations et des déceptions.
Si l'amour de soi est basé sur nos réalisations, alors nous nous exposons à une vie faite de hauts et de bas émotionnels.

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-> "Une personne doit croire en sa vie."
[ rav Kook - Shmoné Kévatsim 1:807 ]

-> Avant de voir la lumière d'Hachem chez les autres, nous devons la voir en nous-mêmes.
En tant que bon juif, on doit juger favorablement autrui, lui trouver des mérites et des qualités, mais on a tendance à ne rien voir de spécial ou d'extraordinaire en nous.
Il nous est plus facile de lister nos défauts que nos qualités et actes louables.

Il n'existe pas de juif(ve) qui soit juste "ordinaire". Chacun est unique, spécial, choisi et amené dans ce monde par Hachem pour jouer un rôle irremplaçable.
Le rav Kook (Shmoné Kévatsim 2:241) écrit qu'il n'y a pas deux âmes identiques. Nous devons croire sans condition que Hachem nous a choisis, malgré et même avec, tous nos défauts et nos imperfections.
Néanmoins, il semble y avoir une réticence intérieure à s'aimer soi-même.
N'est-il pas un peu égocentrique, égoïste, voire arrogant, de se concentrer sur l'amour de soi?
A priori, la Torah semble nous pousser à être généreux envers autrui, le voir positivement, à faire preuve d'humilité quant à nos propres qualités (le judaïsme met beaucoup en avant l'idée de se sentir comme n'étant rien, en étant très humble, ce qui semble s'opposer à se donner de la valeur de soi!), ...

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-> Il faut se méfier davantage du manque d'estime de soi que de l'orgueil.
[ rav Kook - Shmoné Kévatsim 1:894 ]

-> Chaque individu doit se trouver en lui-même, puis se trouver dans son environnement, sa communauté et les autres.
[ rav Kook - Shmoné Kévatsim 8:46 ]

-> L'orgueil, bien que cela ne soit clairement pas louable, est plus facile à corriger que le manque d'estime de soi ...
Il est difficile de changer la façon dont nous nous percevons, de nous aimer inconditionnellement. Il est difficile de croire en nous-mêmes et d'accepter que chacun de nous possède une racine unique de son âme.
Mais ce manque d'amour pour nous-mêmes est une catastrophe des plus grandes proportions. Si nous ne croyons pas fermement et inconditionnellement que nous sommes tous choisis individuellement par Hachem, il est peu probable que nous le voyions chez les autres. Aimer les autres commence par s'aimer soi-même.
Pour le rav Kook, s'aimer soi-même découle de la conviction que chacun de nous possède une racine spirituelle unique, et donc une vocation et un but uniques dans la vie. Le monde a indispensablement besoin de moi.

-> Le rav Kook nous enseigne que notre estime de soi ne découle pas de nos réalisations passées, mais de nos promesses futures. L'amour que nous avons pour nous-mêmes naît de notre conviction inébranlable que Hachem nous considère comme ayant quelque chose de précieux et d'unique à offrir au monde.
L'amour de soi est l'amour de ce que nous sommes appelés à devenir.

-> J'ai besoin de parler beaucoup de moi-même. Mon moi essentiel doit devenir tout à fait clair pour moi.
En me comprenant moi-même, je parviendrai à tout comprendre, le monde et la vie, jusqu'à ce que je comprenne la source de toute vie.
[ rav Kook - Shmoné Kévatsim 7:189 ]

"J'ai besoin de parler beaucoup de moi-même" = pas un peu, mais "beaucoup". Pourquoi cela? Afin que "mon moi essentiel devienne parfaitement clair pour moi".
Cet objectif de connaissance de soi n'était pas égoïste pour le rav Kook. Son but n'était pas seulement de se comprendre lui-même, mais aussi de comprendre "le monde et la vie", et finalement de clarifier "la source de toute vie". Le rav Kook cherchait à comprendre son rôle dans le tableau plus large de la création.

Il y a ici un paradoxe : nous ne pouvons pas découvrir l'amour de soi en nous concentrant sur nous-mêmes. L'amour de soi découle de notre conviction que nous sommes nécessaires au monde.
L'amour de soi émerge de la conscience de notre responsabilité, et de notre grand privilège, de contribuer à la vision d'ensemble (on a un apport unique à la collectivité juive, mondiale). Ce n'est qu'en acquérant une vision claire du monde, de la vie et de la source de toute vie que nous pouvons commencer à nous comprendre pleinement.
C'est grâce à cette compréhension de soi que naissent l'amour inconditionnel et la conscience de nos véritables dons. Chaque personne a besoin de croire : "Je n'existe pas sans raison. J'ai un chemin à suivre. Je dois croire en moi-même et, surtout, croire en ce que je peux devenir."

-> Le rav Kook (Shmoné Kévatsim 8:149) ajoute qu'il n'est jamais facile de déballer le cadeau de son âme. Cela demande une concentration, une intention et un travail constants.
Dans ses termes : "À mesure que l'on grandit spirituellement, notre âme mystérieuse devient de plus en plus cachée à notre propre conscience, et nous devons investir davantage dans la recherche de nous-mêmes. Nous devons consacrer plus de temps à la solitude."

Ainsi, je n'arrive jamais à la vérité la plus profonde de mon âme. Même en dévoilant couche après couche, comme une poupée russe, il y a toujours une autre couche à révéler.
Selon Rav Kook, je suis sur un chemin sans fin de découverte de qui je suis et de qui je peux devenir. Je vis toujours dans un état de devenir, un travail en cours. Je peux toujours devenir une version plus gentille, plus aimante, plus généreuse et meilleure de ce que je suis actuellement. L'âme a des couches infinies.

Tout comme je dois faire des efforts pour m'aimer moi-même pour mon âme unique, je dois aussi m'efforcer d'aimer mon corps, car lui aussi m'est propre.
Malheureusement, il semble que de nos jours, l'une des choses les plus difficiles à accepter, à apprécier et à aimer pour la plupart des gens soit leur propre corps.
Combien de gens aimeraient être plus grands, plus minces. Ils aimeraient avoir un nez un peu plus petit, des cheveux d'une texture ou d'une couleur différente.
La vérité, c'est que nous avons tous un corps parfait. C'est-à-dire que nous avons tous le corps qui convient à notre âme. Nous avons tous reçu le corps idéal pour manifester le travail de notre âme. C'est une combinaison parfaite.

Notre âme et notre corps ne sont pas deux entités distinctes et déconnectées.
Nous avons des visages, des corps et des voix uniques précisément parce que nous avons des âmes uniques. J'ai exactement le visage que je suis censée avoir. J'ai exactement le visage dont j'ai besoin pour remplir mon rôle dans ce monde. C'est l'expression parfaite de mon âme.
Le corps correspond à l'âme ; pour que nos âmes puissent s'épanouir au mieux dans ce monde, nous avons reçu précisément le corps nécessaire pour accomplir notre vocation. L'âme ne peut rien faire sans le corps.

Ma nature physique n'est pas le fruit du hasard, ce n'est pas une erreur. Ce n'est pas un hasard si j'ai cette taille, ce visage et cette couleur de cheveux. Mon corps a été conçu de manière experte par le Créateur de mon âme ; il est le vêtement de mon âme.
Le rav Kook fait référence à Hachem comme à un architecte de la matérialité. Il y a une raison pour laquelle je ne suis pas plus grand, plus coordonné et que je n'ai pas une meilleure voix pour chanter.

Je suis composé à la fois d'une réalité spirituelle et physique. Le physique est le véhicule à travers lequel le spirituel se révèle. Nous avons des âmes mystérieuses et des corps parfaits. Il y a beaucoup de choses en nous qui méritent d'être aimées.

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-> b'h, sur la notion de confiance en soi : https://todahm.com/?s=confiance+en+soi

-> également : sur la grandeur d'être juif(ve) : https://todahm.com/category/moussar-pensee-juive/divers-divers/la-grandeur-detre-juifve

-> prendre aussi conscience de la grandeur de notre génération en tant que dernière avant la venue du machia'h, comme par exemple : https://todahm.com/2025/12/28/la-grandeur-de-la-generation-qui-precede-le-machiah

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+ S'aimer soi-même demande beaucoup de travail :

-> Le rav Kook nous exhorte à apprécier notre être dans son ensemble. Nos forces et nos faiblesses sont toutes deux nécessaires et données par Hachem.
Il écrit (Olat haRaaya) : "Lorsque l'on prend conscience de son essence, on réalise que tout ce dont on a besoin pour accomplir son but dans la vie nous a été légué de manière bénéfique grâce à la compassion du Créateur. Nos attributs positifs et négatifs sont tous deux nécessaires et sont des dons d'en-Haut."

-> Ainsi, mes défauts, mes limites et mes faiblesses sont-ils aussi un don d'Hachem? Sont-ils aussi des bénédictions? Apparemment oui.
Le rav Kook écrit que je dois me pardonner mes défauts, oublier mes erreurs et même célébrer mes échecs.

La vie est un long voyage et je ne peux pas avancer sur mon chemin en continuant à porter le lourd fardeau de mon passé.
Selon le rav Kook, tout d'abord, je dois changer la façon dont je me perçois. Je dois me pardonner mes défauts et mes innombrables erreurs. Je dois abandonner ce vieux scénario fait de regrets, de honte et d'auto-accusations. Ils ne sont pas dignes de me guider vers l'avant.

En ce sens, le rav Kook écrit (Shmoné Kévatsim 2:150) :
"La première étape pour atténuer l'angoisse causée par un comportement décevant consiste à se pardonner à soi-même, puis à pardonner aux autres."

-> Nos erreurs prennent des proportions exagérées lorsque nous ne parvenons pas à les oublier : elles continuent alors à résonner et à occuper toute notre bande passante émotionnelle. Elles constituent un fardeau insupportable à porter, qui nous empêche de nous aimer nous-mêmes et d'aimer les autres.
Le rav Kook nous enseigne à ne pas nous complaire dans le passé, à ne pas ruminer sans cesse toutes les erreurs que nous avons commises. Nous ne vivrons jamais une journée parfaite, ni même une heure parfaite.

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Deuxièmement, plus encore que pardonner, écrit Rav Kook, nous devrions essayer d'oublier nos comportements fautifs.

-> Dans ses mots (Shmoné Kévatsim 6:258) :
"Il est bon d'oublier nos fautes, lorsque l'on le fait avec intégrité pour améliorer le monde et servir Hachem avec joie."

-> Il écrit également (Orot haTéchouva 13,9) :
"Il ne faut pas s'attarder sur les échecs passés, car s'attarder sur la correction des erreurs passées empêche de grandir et place de nombreux obstacles sur le chemin du changement."

-> Cela ne signifie pas que nous devons être indulgents envers nous-mêmes. Cela ne signifie pas que nous ne devons pas essayer de tirer les leçons de nos erreurs. Nous devons réfléchir, reconnaître et assumer tout ce que nous avons fait.
Nous nous concentrons sur notre passé, car cela nous aide à mieux nous connaître et nous empêche de répéter les mêmes erreurs. Nous explorons toutes les causes et les nuances de nos actes, nous les comprenons en profondeur et, avec un peu de chance, nous découvrons ce qui nous a conduits à échouer.

Mais ce processus comporte un grave danger. Lorsque nous nous attardons sur nos erreurs passées, nous courons le risque de nous paralyser.
Le rav Kook nous dit que nous devrions minimiser l'analyse et la réanalyse de nos erreurs passées ; si nous nous enfonçons dans la boue de notre vie, nous n'en ressortirons que boueux. Nous devons nous traiter avec amour et gentillesse. Nous devons aller de l'avant. Nous devons lâcher prise.
Nous devons continuellement nous traiter avec une généreuse miséricorde. Avec "de beaux yeux". Sinon, nous n'avancerons jamais.
Comment pouvons-nous avancer vers l'amour de soi lorsque nous nous rappelons continuellement que nous n'avons pas été à la hauteur de nos attentes?
Comment pouvons-nous avancer vers l'amour de soi lorsque nous nous réprimandons continuellement?
Nous devons pardonner. Nous devons oublier.

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-> "Je ne laisserai pas mes échecs me démoraliser, car je sais qu'ils sont tous nécessaires et qu'ils serviront de tremplin à ma croissance."
[ rav Kook - Shmoné Kévatsim 6:9 ]

-> Ainsi troisièmement, et c'est le plus important, non seulement nous devons pardonner et oublier nos défauts, mais nous devons aussi les célébrer.

Nous faisons toujours des erreurs. Nous avons besoin de faire des erreurs ; elles sont les "tremplins pour la croissance". Au lieu de nous juger sévèrement pour nos erreurs, nous devons reconnaître que nous en avons besoin. Elles sont des opportunités de croissance.
La croissance n'est jamais un processus simple, direct ou sans heurts. Quand tout va bien, il y a peu ou pas d'élan pour le changement. Lorsque tout va bien, nous voulons préserver le statu quo. Bien que cela puisse être gratifiant, c'est aussi un piège. Le statu quo ne nous rendra jamais meilleurs ; le statu quo ne nous pousse jamais à grandir.

Les échecs nous secouent ; les échecs brisent notre complaisance. Les crises nous déséquilibrent, nous "débloquent". Les crises dans nos vies offrent des opportunités de changement et de croissance.
Je ne commets jamais d'erreurs intentionnellement, mais il semble que mes maladresses recèlent les graines de la prochaine étape de ma vie. Apparemment, j'avais besoin de commettre ces erreurs pour repenser mes actions et finalement arriver là où je dois être.

Parfois, les bénédictions de la vie sont claires et évidentes, comme en plein jour. Parfois, elles surviennent dans l'obscurité de la nuit.
Elles sont enveloppées de ténèbres et semblent impénétrables. Mais comme la nuit, elles peuvent donner naissance à un nouveau jour.

-> Il y a une étincelle de lumière et de sainteté dans chaque échec. Les sages la recherchent et s'en nourrissent pour grandir.
[ rav Kook - Shmoné Kévatsim 2:350 ]

-> Ainsi, "cherchez-la et grandissez grâce à elle". Même nos échecs ont "une étincelle de lumière et de sainteté".
Le rav Kook s'adressait à lui-même, dans l'intimité et la sainteté de son âme. Il se réprimandait lui-même.

[compilation personnelle d'enseignement du rav Aryeh Ben David sur le rav Kook]

Etre humble = transformer la Rigueur en Miséricorde

"Les sacrifices à D. (ziv'hé Elohim) d'un esprit brisé, d'un cœur brisé ... tu ne dédaignes point" (Téhilim 51,19)

-> Le Nom d'Hachem : Elohim (אלהים) représente la Rigueur et la justice Divine, et il a une guématria de 86.
Grâce à l'humilité, lorsque l'homme a le cœur brisé, alors il va briser cela en deux, ce qui donne 43, soit la guématria de : Hachem est bon! (tov Hachem - טוב יהוה), comme dans le Téhilim (145,9) : "Hachem est bon pour tous, Sa pitié s'étend à toutes Ses Créatures".

Hachem (יהוה) est le Nom Divin lié à la miséricorde complète.
Ainsi, par le fait d'avoir un cœur brisé [d'humilité face à Hachem], nous pouvons adoucir la rigueur de la justice Divine et l'inverser en bonté et en miséricorde.

[rabbi Tsvi Hirsch de Zidichov]