+ Le Ram'hal a écrit dans son livre 'Messilat yécharim' :
C'est véritablement l’une des ruses du mauvais penchant, d’alourdir le travail en permanence pour les hommes au point qu’il ne leur reste plus l’énergie de réfléchir et de se demander quelle voie il convient de suivre.
En effet, le yétser ara sait que s’ils prêtaient la moindre attention à leur conduite, ils commenceraient sûrement tout de suite à regretter leurs actes, et ces regrets iraient en s’amplifiant, au point qu’ils abandonneraient complètement la faute.Cela rappelle l’idée de Paro quand il a dit : "Que soit alourdi le travail sur les hommes!" (Chémot 5,9), c’était une recette pour ne plus leur laisser aucune énergie afin qu’ils n’aient pas l’idée de se révolter contre lui.
Il s’efforçait d’empêcher chez eux toute réflexion par la force de la permanence du travail ininterrompu. C’est vraiment un artifice du mauvais penchant (yétser ara), qui mène une guerre contre l’homme et enseigne des ruses.
Il n’est possible de lui échapper que par beaucoup de sagesse et une grande réflexion.
Et nos Sages ont dit (guémara Moéd Katan 5a) : "Quiconque pèse sa conduite
en ce monde mérite de voir le salut de Hachem".<------------>
+ Le Chem Michmouél fait remarquer que le même stratagème peut être utilisé pour le bien.
Celui qui est entièrement absorbé dans des bonnes actions n'a aucune occasion de prêter attention aux tentations qui cherchent à l'en détourner.
D'ailleurs, c'est là une des caractéristiques essentielles de la mitsva d'étudier la Torah sans interruption.
Nous devons nous y absorber totalement, au point que rien d'autre ne vienne s'introduire dans notre conscience.-> Guémara Shabbath 88a = Rava se concentrait tellement dans son étude qu'il ne se rendait pas compte que ses orteils saignaient.
-> Rav Mendel de Kotzk a dit un jour à ses disciples : "Je voudrais que vous vous écartiez du péché, non pas parce que vous en êtes dissuadés par son impureté et sa bassesse, mais simplement parce que vous n'avez pas de temps à lui consacrer!"
Catégorie : y- Divers
+ Le Roi David a dit (Téhilim 34;9) : "Taamou our'ou ki tov Hachem" = goûtez et vous verrez combien c'est bon : Hachem."
Quel est le taam (le goût - טעם), l'essence de chaque mitsva de D.?
== l'acrostiche de ce mot est :
- Tov = c'est bon ;
- arèv = agréable ;
- moyil = c'est utile.
D'ailleurs, ce verset de Téhilim se poursuit par : "Heureux l'homme qui met sa confiance en Lui."
ATTENTION : pour maintenir l’existence d'un libre arbitre, le yétser ara a un pouvoir de doute afin de remettre en cause ces 3 effets (ex : il n'y a pas de lien clair/direct entre la réalisation d'une mitsva et son résultat).
A nous de mettre de côté ces hésitations, car c'est la volonté de D. (=c'est ce qu'on peut faire de mieux de notre vie!).
Faisons les mitsvot de D., de bon cœur et dans la joie! [Naasé vénishma : nous ferons et nous comprendrons ...]
Source : dvar Torah du Rav Its'hak Shnéor
+ Nos Sages (midrach Tan'houma - Vayikra 3) : "Si quelqu'un fuit l'honneur, l'honneur le poursuivra".
Le rav Avraham 'Haïm Horowitz dit : "Pourquoi l'honneur me poursuit-il? Est-ce déjà couru après l'honneur? Je crois que la réponse est que la guémara veut dire que l'honneur court 'après' lui, c'est-à-dire qu'une fois que celui qui fuit l'honneur est parti, l'honneur court après ses descendants."
+ "Le Sage a le cœur (לֵב) à droite, le cœur du sot est à gauche." (Kohélet 10;2)
On remarque que :
- les lettres qui précédent dans l'alphabet, les 2 lettres du mot lév (לֵב = cœur) sont les lettres : aleph et kaf.
Elles forment le mot : a'h = "seulement", que nos Sages qualifient de restrictif.
Dans l'alphabet hébraïque, le passage à une lettre antérieure se fait vers la droite.
Ainsi, "le Sage a le cœur à droite" = il se restreint, se veut modeste.
- de même les lettres qui suivent les 2 lettres du mot lév, sont : guimel et mèm.
Elles forment le mot : gam = "aussi", que nos Sages qualifie d'inclusif.
Dans l'alphabet hébraïque, le passage à une lettre suivante se fait vers la gauche.
Ainsi, "le cœur du sot est à gauche" = il veut tout ramener à lui et se prend pour plus grand qu'il n'est en réalité.
Sachons apprécier ce que nous avons et évitons de nous focaliser sur ce que nous n'avons pas.
Soyons conscient de notre place (et des capacités que D. nous donne), et commençons par nous changer nous même avant de vouloir changer le monde entier.
Sachons être Sage alors que le yétser ara veut faire de nous des sots.
+ Autre explication :
"Le Sage a le cœur (לֵב) à droite, le cœur du sot est à gauche."
Un artisan tient les outils et les matériaux dont il a le plus besoin à sa droite, et les accessoires à sa gauche (en se basant sur le fait que la majorité des gens est droitière).
Comme le dit Rachi, un Sage a sa sagesse toujours prête à le guider dans le droit chemin pour son bien.
A l'inverse, le sot a une autre échelle de valeurs et rejette son intelligence au second plan.
Sachons, prendre du recul et être honnête avec nous même, afin de savoir si on est réellement sur le droit chemin.
Notre fin arrive rapidement et on aura tous (que l'on soit Sage ou sot) son cœur qui s'arrêtera de vivre, et il ne sera plus possible de réaliser quoique se soit.
A vous de voir quel chemin vous souhaitez laisser associé à vous pour l'éternité ...
Sources : adaptation personnelle de dvar Torah issus du "Déré'h Emouna" de Rabbi Yaakov Chaoul Dwek (pour la 1ere explication) + commentaires Artscroll sur Kohélet (pour la 2e explication)
Tenir la distance …
+ Selon le Rabbi 'Haïm de Zanz :
Après un examen de conscience, on a tendance à vouloir nous transformer totalement et prendre de grande résolution.
A vouloir accéder d'un seul coup à la perfection dans l'étude, dans la prière et dans l'accomplissement des mitsvot, c'est rêver grand sur le moment (je vais faire ça, et ça, ...) mais peu de temps après, il ne reste rien dans la réalité (trop difficile à tenir!).
Se repentir, ce n'est pas faire des projets : c'est avancer doucement, pas à pas, dans la réalité de tous les jours.
C'est ainsi que nous parviendrons à nous améliorer réellement!
Source : le livre "Darké 'Haim" (repris dans le livre "Les portes du palais" de Chalom Méir Wallach)
Le Baal Chem Tov a dit, au nom de Saadyah Gaon, que l'on devrait apprendre de son désir pour les choses physiques/matérielles comment désirer servir Hachem et L'aimer.
[Kéter Chem Tov - 64]
Pourquoi Hachem a-t-il créé tant de nations non-juives qui sont si effrontées dans leur faute?
Rabbi Pin'has de Koritz a répondu : "Tout comme Il a créé les ténèbres pour nous faire apprécier la lumière, Il a créé les non-juifs pour démontrer la plus grande vertu du peuple juif".
[Imré Pin'has - Inyanim Shonim 120]
Une chose dont nous sommes sûrs, c'est que la souffrance pulvérise les résidus de la faute.
[guémara Béra'hot 5a - rapporté par le 'Hafets 'Haïm ha'Hahadach - Dévarim 62]
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-> "Nos Sages ont enseigné qu'il n'y a pas de souffrance sans faute" (guémara Shabbos 55a).
Étant donné que 70 ans de [terribles] souffrances de Iyov équivalent à un bref séjour dans le Guéhinam, une personne qui souffre ici [dans ce monde] reçoit de loin la punition la plus facile.
C'est la raison de ma joie, et il n'est donc pas nécessaire d'essayer de me rassurer ou de m'encourager".
[rapporté par le rav Isser Zalman Meltzer - rapporté ensuite par le rav Sach]
[on doit essayer de se réjouir dans ce monde, avec l'idée qu'on a une méga promotion par rapport au prix réel. Une souffrance dans notre monde vaut énormément de souffrances au guéhinam (pour nous purifier), et ainsi certes c'est dur sur le moment, mais cela nous dispense d'infiniment plus de galère au guéhinam! ]
"La joie réelle, c’est ce qu’on éprouve quand on fait ce qu’on doit faire ...
Le visage peut refléter les larmes ou la tension ; mais si le voyage est entamé, si on est conscient que nous construisons ce que nous devons construire, notre cœur chantera en nous malgré la peine de notre corps et les larmes sur notre visage."
[rav Akiva Tatz]
La joie est la réponse de la néchama (l'âme) lorsqu'on fait ce qui doit être fait.
Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : "Celui qui accomplit une mitsvah s’acquiert un [ange] défenseur et celui qui commet une transgression s’acquiert un [ange] accusateur."
[Pirké Avot 4,11]