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Hachem aime tout juif (2e partie)

+ Hachem aime tout juif (2e partie) :

-> Tout comme les Bné Israël acceptent chaque jour la Royauté d'Hachem, Hachem choisit chaque jour les Bné Israël.
Comme il est dit : "habo'her béamo Israël" (celui qui choisit Son peuple, Israël - Birkot Kriat Shéma), et non pas : "acher ba'har" (celui qui a choisi".
Chaque jour, l'amour d'Hachem pour Bné Israël se renouvelle ; chaque jour, Il les choisit à nouveau.
[Sfat Emet - Balak 5643 ]

-> Car vous êtes un peuple sanctifié pour Hachem, votre D. ; Hachem, votre D., vous a choisis (bé'ha ba'har Hachem Eloké'ha)" (Vaét'hanan 7,6). Il n'est pas dit "ba'hem" ("vous" au pluriel), mais plutôt "bé'ha" ("vous" au singulier).
Même un seul d'entre vous (tout juif) est plus aimé devant Hachem que toutes les nations.
[Otsar Midrachim - Téhilim - p.573 ]

-> J'ai entendu mes maîtres dire que si un ange se tenait en présence de dix juifs réunis, même s'ils ne parlaient pas de la Torah, une crainte et une admiration sans limites s'empareraient de lui en raison de la Chékhina qui réside parmi eux, au point que l'ange serait complètement effacé de l'existence.
[Tanya - Iguéret Hakodech - chap.23 ]

-> Le Baal Shem Tov est cité (Igrot Kodech - partie 3, p.262) comme ayant dit qu'un juif simple qui récite un chapitre du Téhilim avec simplicité et amour pour les juifs trouve plus de grâce aux yeux d'Hachem que les justes (tsadikim).

-> La Torah se donne beaucoup de mal dans la paracha Nasso pour répéter les korbanot des Nesiim (chefs de tribu), en précisant le korban de chaque Nassi individuellement.
La Torah veut nous enseigner que lorsqu'un individu accomplit une mitsva, cela n'est pas considéré au ciel de la même façon qu'un acte collectif, mais plutôt Hachem se réjouit pour chaque individu comme s'il était la seule personne au monde.
L'amour et la joie d'Hachem pour chaque individu (juif) ne diminuent pas simplement parce que beaucoup de gens accomplissent la même mitsva que lui.
[Alter de Kelm - cité par le rav Yaakov Aryeh Naiman - Darké Moussar ]
[imaginons le Kotel remplit, et bien pour Hachem c'est comme si chaque juif présent est le seul au monde à faire cette mitsva! Hachem l'aime et l'apprécie immensément. ]

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-> "Aux restes de Son héritage" (lis'érit na'halato - Mikha 7,18).
Hachem se comporte ainsi avec son peuple, en disant : "Que ferai-je pour Israël, mes proches? J'ai une relation familiale avec eux. Car ils sont les partenaires d'Hachem, et Il les appelle : "Ma fille", "Ma sœur" et "Ma mère" (voir midrach - Shir Hashirim rabba 3,11) ...
Il est écrit : "Israël, Son peuple proche" (Israël am kérovo - Téhilim 148,14).
Ce qui signifie qu'Il a une véritable proximité (kourva) avec eux, et qu'ils sont Ses enfants. C'est le sens de "lis'érit na'halato", qui signifie "une relation de chair" (voir A'haré Mot 18,6) et qui, en fin de compte, est Son héritage.
Que dit-Il? "Si je les punis, cela me sera douloureux". comme nous le disent les versets (Téhilim 91,15 ; Yéchayahou 63,9) : "Je suis avec lui (tout juif) dans sa souffrance" et "toute leur souffrance est douloureuse pour Lui (Hachem)" ...
Hachem ne peut tolérer leur souffrance et leur disgrâce, car ils sont "chéérit na'halato".
[rabbi Moché Cordovero - Tomer Dévorah - chap.1 ]

-> [Un juge] ne peut pas traiter les gens avec légèreté, même s'ils sont amei ha'aretz (juif simple).
Il ne peut pas marcher sur la tête d'une nation sainte, même s'il s'agit de gens ordinaires et humbles.
Ils restent les fils d'Avraham, Its'hak et Yaakov.
Ils sont l'armée d'Hachem qu'Il a fait sortir du pays d'Égypte avec une grande force et une main puissante.
[Rambam - Michné Torah - Hilkhot Sanhedrin 25,2 ]

[marcher sur la tête d'une nation sainte Rachi (Sanhedrin 7b) explique qu'à l'époque talmudique, lorsque les gens assistaient à une conférence, ils s'asseyaient par terre. Il était interdit aux juges (érudit en halakha) de marcher parmi la foule, car cela aurait donné l'impression qu'ils marchaient sur la tête des gens (or tout juif est important, aimé, aux yeux d'Hachem, peu importe ce qu'il fait dans sa vie!). ]

-> Le 'Hatam Sofer a un jour vu quelqu'un poser son épaule sur une autre personne. Il les a réprimandés et leur a dit : "Israël est sanctifié pour Hachem! Celui qui pose sa main sur un animal sanctifié est passible de mort par le Ciel, comme s'il s'était approprié un bien sacré. Si tel est le cas, il en va de même pour un juif !"
[Maayan Hachavoua - parachat Dévarim ]

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-> L'amour de Hachem pour un juif dépasse l'amour qu'une personne peut avoir pour elle-même.
['Hafets 'Haïm - Chemirat Halachon - Chaar Hazé'hira - chap.2 ]

-> Sur la base de cette idée, le 'Hafets 'Haïm explique la gravité du lachon hara. Celui qui prononce des paroles de lachon hara provoque le jugement de la personne visée par ses paroles. Tout comme un père souffre lorsqu'il est contraint de punir son enfant sur la base du témoignage d'une autre personne, Hachem souffre lorsqu'il est contraint de punir un juif sur la base du lachon hara d'un autre juif.

Une approche différente de la gravité du lachon hara peut être expliquée par une parabole. Si un père achète et offre un stylo coûteux à son fils, et que celui-ci l'utilise pour couper et faire saigner son frère, le père serait furieux de l'utilisation abusive de son précieux cadeau.
De même, notre pouvoir de parole est un cadeau précieux de Hachem, et l'utiliser pour nuire à nos frères est exaspérant pour Hachem. D'autre part, lorsque nous utilisons notre pouvoir de parole pour bénir nos frères juifs, Hachem répond à hauteur de nos actes en nous bénissant.

Nous trouvons cela au sujet de la bénédiction d'Hachem à Avraham : "Je bénirai ceux qui te béniront et Je maudirai ceux qui te maudiront ; toutes les familles de la terre seront bénies à travers toi" (Lé'h Lé'ha 12,3).
Sur la base de ce verset, la guémara (Bera'hot 55a) stipule que si vous donnez à quelqu'un un kos chel béra'ha et qu'il refuse l'occasion de faire une bénédiction, sa vie sera raccourcie.
Cela implique que celui qui s'abstient de bénir le maître de maison (baal ha'bayit), c'est-à-dire un juif descendant d'Avraham, empêche la bénédiction de lui parvenir.
De même, il est dit au nom du 'Hatam Sofer que lorsque quelqu'un vous demande une bénédiction, ce n'est pas le moment de refuser humblement ; vous devez plutôt saisir cette occasion pour le bénir, et vous serez alors béni à votre tour.
[Hachem aime à la folie chaque juif, comment puis-je refuser de bénir, de vouloir du bien à autrui, sachant qu'Hachem aussi attend cela (ma prière peut permettre à Hachem de se réjouir en déverser du bien sur Son fils adoré!). ]

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-> "Et toi, parle aux Bné Israël, en disant : Mais vous devez respecter mon Shabbat. Car c'est un signe entre Moi et vous pour les générations à venir, afin que vous sachiez que Je suis Hachem qui vous a sanctifiés" (Ki Tissa 31,13).
Il est connu que la sainteté du Michkan est exceptionnelle, plus encore que celle du ciel et de la terre. (Mékhilta déRabbi Yichmaël 35,1)
Même si la sainteté du Mikdach est si grande, le Shabbat l'est encore plus, car la construction du Michkan ne prévaut pas sur le Shabbat. Ainsi, nous constatons que le Shabbat est plus grand que la création du ciel et de la terre ainsi que que le Temple.
Or, il est écrit : "Mais vous devez respecter mon Shabbat" (akh ét Shabbétotaï). Le mot "mais" (akh - אַךְ) vient exclure les cas où il faut sauver une vie, pour lesquels on doit profaner le Shabbat.
Si tel est le cas, toute âme juive vaut mieux que tout ce qui précède [la création du ciel et de la terre, le Temple et le Shabbat].
['Hatam Sofer - al haTorah Ki Tissa]

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-> "La récompense d'une mitsva est une mitsva" (Pirké Avot 4,2). Cela signifie que chaque mitsva comporte une mitsva supplémentaire, car elle permet de recevoir une récompense, et le fait de recevoir une récompense est en soi la réalisation de la volonté d'Hachem, car le but ultime de Hachem en créant le monde était de faire du bien à Ses créatures.
[Haflaah - Karnei Re'em - parachat Vaét'hanan ]

[on a facilement tendance à penser que les commandements sont comme une forme de "punition" car nous limitant dans nos désirs, nous obligeant à agir d'une certaine façon ..., mais en réalité chacun est une preuve d'amour d'Hachem. ]

-> "Ne soyez pas comme des serviteurs qui servent leur maître afin de recevoir une récompense ; soyez plutôt comme des serviteurs qui servent leur maître sans attendre de récompense" (Pirké Avot 1,3).
Cependant, la avoda qui est accomplie pour apporter de la joie à Hachem afin qu'Il puisse offrir une récompense, c'est là la avoda suprême."
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm ]

[lorsqu'on fait une mitsva on permet à Hachem de nous déverser son amour pour nous, et nous en faisant une mitsva notre motivation doit être de permettre à Hachem d'exprimer cet amour, léchem chamayim, car c'est Sa joie : nous combler de bonnes choses (mais nous devons prier, agir pour lui donner la possibilité de le faire [ténou oz l'Elokim]). ]

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-> Le Ibn Ezra (Réé 14,1) écrit qu'Hachem aime un juif plus qu'un père ne pourrait jamais aimer son enfant.

-> "Vous êtes les enfants de l'Éternel, votre Dieu: ne vous tailladez point le corps" (Réé 14,1)
Après avoir fait savoir que vous êtes les enfants d'Hachem et qu'Il vous aime plus qu'un père, il s'ensuit que vous ne devez pas vous infliger d'incisions (dans un accès de désespoir) pour quelque chose qui se produit, car tout ce qui se produit est pour le bien.
Si vous ne comprenez pas pourquoi cela se produit, c'est comme un enfant qui ne comprend pas les actions de son père ...
[Ibn Ezra - Réé 14,1]

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-> "Hachem dit à Moché : Descends!" (vayédaber Hachem él Moché lé'h réd - Ki Tissa 32,7).
Que signifie "Descends"?
Rabbi Elazar dit : Hachem dit à Moché : "Moché, descends de ta grandeur. Je ne t'ai accordé cette grandeur que pour le bien d'Israël. Maintenant qu'Israël a fauté, que représentes-tu pour Moi?"
[Béra'hot 32a ]

-> "Et j'ai donné les Lévi'im en cadeau à Aharon et à ses fils parmi les Bné Israël" (Béhaaloté'ha 8,19).
Ce verset mentionne cinq fois les Bné Israël afin de faire savoir qu'Israël est aimé (voir Rachi sur ce verset).
Le 'Hidouché HaRim dit que cela est suggéré ici [spécifiquement] parce qu'ici les Lévi'im ont été choisis, [Hachem voulait s'assurer que] les Bné Israël ne se sentiraient pas dégradés. Car, en réalité, la force des Lévi'im vient du fait qu'ils représentent les Bné Israël.
[Sfat Emet - Béhaaloté'ha 5647-5222 ]

-> "J'ai choisi les Lévi'im ... et j'ai donné les Léviim (Béahaloté'ha 8:18-19).
Au sujet du verset "Et j'ai donné ..." (v 8,19), Rachi explique que "le terme 'Bné Israël' est mentionné 5 fois dans ce seul verset afin de démontrer à quel point les juifs sont chéris par Hachem".
Lorsqu'une personne choisit quelque chose parmi plusieurs possibilités, cela démontre qu'elle aime cet objet plus que tous les autres, puisqu'elle a choisi cet objet plutôt que tous les autres.

Lorsque Hachem a choisi les Léviim, on pourrait penser, D. préserve, que puisque Hachem a choisi les Léviim, Il n'aime pas le reste des Bné Israël.
C'est pourquoi les "Bné Israël" sont mentionnés 5 fois dans ce même verset, pour indiquer que D. aime le peuple juif tout comme Il aime les Léviim. S'il a choisi les Léviim, c'est uniquement pour qu'ils puissent servir dans le Temple afin d'expier pour la nation juive.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi ]

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-> Le rav Akiva Eiger explique que dans la prière, avant de proclamer "véaavta ét Hachem Elokéha", nous récitons la bénédiction de "abo'her béamo Israël béaava" (qui choisit Son peuple Israël, avec amour).
En effet, nous devons d'abord contempler l'amour qu'a Hachem pour nous (ex: gratitude), afin de pouvoir ressentir véritablement l'amour que nous avons pour Lui.

"Ceux qui les fabriquent deviendront comme eux, tous ceux qui leur font confiance"(Téhilim 115,8)

-> Ceci est dit à propos des fabricants d'idoles et de leurs adorateurs.
Le Messé'h 'Hokhma (Yitro) écrit que la confiance en Hachem définit notre identité (intérieure) : celui qui fait confiance à des choses inanimées devient spirituellement terne. À l'inverse, faire confiance à Hachem anime (donne de la vie à) l'âme.

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-> "Car tu es mon espoir, Hachem, ma confiance depuis ma jeunesse" (Téhilim 71,5)

-> Le Tanya (Iguéret haKodech 11) explique que "l'espoir" et la "confiance" ne sont pas des sentiments passifs, mais qu'ils sont enracinés dans le daat, la conscience intérieure que Hachem est la seule source de soutien.
Une relation de confiance avec Hachem tout au long de la vie apporte de la cohérence à toutes les étapes de la vie.

"Le jour où j’ai à craindre, c’est en toi que je mettrai ma confiance" (Téhilim 56,4)

-> La crainte et la confiance ne sont pas opposées, la crainte peut être le déclencheur même qui mène à la confiance.
Le 'Hazon Ich (Emouna ouBita'hon - chap.2) écrit que la crainte révèle nos limites, tandis que la confiance nous reconnecte à l'infini.

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-> La crainte des autres reflète un doute intérieur, tandis que la véritable confiance (bita'hon) élève [spirituellement] l'âme, l'alignant sur la clarté divine.
['Hovot haLévavot - chaar haBita'hon - chap.1 ]

Faire les mitsvot amène la paix

"Et vous les accomplirez (Mes lois), et vous habiterez en sécurité dans votre pays. Et Je ferai régner la paix dans ce pays, et vous vous coucherez, et personne ne vous effraiera" (Bé'houkotaï 26,5-6)

-> Lorsque les mitsvot sont réalisée avec joie et sincérité, et non par routine, elles éveillent les mondes supérieurs pour qu'ils répandent la paix en dessous.
La promesse ici n'est pas seulement la paix politique, mais la capacité de "se coucher", de se reposer, en sachant que notre âme est en accord avec son but.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Bé'houkotaï ]

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Lorsque l'homme accomplit les mitsvot avec une intention pure, il attire la paix dans tous les mondes.
[Divré Yé'hezkel (de Shinov) - parachat Michpatim]

Hachem aime tout juif (1ere partie)

+ Hachem aime tout juif (1ere partie) :

-> Rabbi Yéhouda a dit : Si le peuple juif savait à quel point Hachem l'aime, il rugirait comme des lions pour Le poursuivre.
[Zohar II,5b ]

-> Hachem nous aime plus que quiconque et veille constamment sur nous.
[Or'hot Tsadikim]

-> Les juifs sont aimés d'Hachem en toutes circonstances et dans toutes les situations. En particulier lorsqu'un juif se trouve dans une situation difficile et surmonte des épreuves, l'amour d'Hachem pour lui se renforce. Même si nous échouons parfois à surmonter des épreuves, Hachem ne nous traite pas durement ; Il continue de nous aimer. En termes simples, Hachem dit : "Je vous ai aimés" (ahavti ét'hem, amar Hachem - Mala'hi 1,2).
[ en parallèle à cela, selon le rav Avigdor Miller, une personne ne devait pas laisser passer un seul jour sans affirmer, au moins une fois : "Je t'aime, Hachem!". ]

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-> L'homme a été créé seul pour vous enseigner que quiconque détruit une seule âme du peuple juif, la Torah considère qu'il a détruit le monde entier.
Celui qui soutient une seule âme du peuple juif est considéré par la Torah comme s'il avait soutenu le monde entier.
[Sanhédrin 4:5 ]

-> La vie d'un seul juif est si importante aux yeux de Hachem que la guémara (Moed Katan 25a) compare la mort d'un juif à un Séfer Torah qui brûle, pour lequel toute personne présente est tenue de déchirer ses vêtements en signe de deuil.
De plus, le Biour Halakha (329) stipule que nous pouvons profaner le Shabbat pour sauver la vie d'un juif, même s'il est clair que cette personne n'accomplira aucune mitsva. Cela montre à quel point l'âme juive est importante en soi, même lorsqu'elle est dépourvue de Torah et de mitsvot.

-> Chaque membre d'Israël a une part dans le monde à Venir, comme il est dit : "Et ton peuple, tous sont justes (véamé'h koulam tsadikim), ils hériteront pour toujours du pays ; ils sont la branche que J'ai plantée, l'œuvre de Mes mains pour Me glorifier" (Yéchayahou 60,21).
[Sanhédrin 10:1 ]

-> Rabbi Akiva avait coutume de dire : "Bien-aimé est l’homme pour avoir été créé à l’image [de D.] ; ... Bien-aimé est le peuple d’Israël pour être appelé "enfants de D." (banim laMakom), car il est dit : "Vous êtes les enfants d'Hachem votre D." (banim atèm l'Hachem Eloké'hem) ... Bien-aimé est le peuple d’Israël, car il lui a été accordé un objet précieux [la Torah].
[Pirké Avot 3,14 ]

-> Rabbi Shimon bar Yo'haï dit : Venez voir combien Israël est aimé devant Hachem, car partout où il est exilé, la présence Divine (Chékhina) est avec lui.
Il a été exilé en Égypte, et la Chékhina était avec lui ... Ils ont été exilés à Babylone, et la Chékhina était avec eux, comme il est dit : "Pour toi, J'ai été envoyé à Babylone" (Yéchayahou 43,14).
Même s'ils doivent être délivrés dans le futur, la Chékhina est [toujours] avec eux (chaque juif en exil), comme il est dit : "Et Hachem reviendra avec tes captifs" (véchav Hachem Eloké'ha ét chévouté'ha - Nitsavim 30,3).
Il n'est pas écrit "vééchiv" (Et Il ramènera), mais plutôt "véchav" (Et Il reviendra); cela enseigne que Hachem revient avec eux parmi les exilés.
[Méguila 29a]

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-> Israël est plus aimé devant Hachem que les anges de service/ministériels. Car Israël récite des chants à chaque instant, tandis que les anges de service ne récitent des chants qu'une fois par jour.
Certains disent [que les anges ne récitent des chants] qu'une fois par semaine. Certains disent une fois par mois. Certains disent une fois par an. Certains disent une fois tous les sept ans. Certains disent une fois tous les cinquante ans. Et certains disent une fois dans une vie.
['Houlin 91b ]

-> Nos Sages (Béra'hot 28b) disent : "Et lorsque vous priez, sachez devant qui vous vous tenez (lifné mi atèm omdim)".
Cependant, le Tiféret Shlomo (Shaar Hatéfila) explique que cela signifie : sachez que dans l'ordre de préférence nous nous tenons devant les anges pour que Hachem entende nos prières.
[ainsi, avant de prier nous devons réaliser que nous allons être en rendez-vous privé face à Hachem, et que nos paroles Lui sont plus importantes que celles de tout ange. Armé de cette réalité, nous pouvons alors commencer une prière de toute nos forces, convaincus qu'elle aura forcément un impact important. ]

-> Les louanges qui émanent de ce monde, éloigné d'Hachem, sont plus chères à Hachem que toute autre chose.
[Zohar 2:46a ]

-> Quand ils sortirent de la mer, Israël et les anges de service cherchèrent à chanter des louanges. Rabbi Avin Halevi dit que cela est comparable à un roi qui partit en guerre et remporta la victoire. Ses fils et ses serviteurs vinrent avec une couronne dans les mains pour la placer sur la tête du roi. Ils [les serviteurs] vinrent vers le roi et dirent : "Vos fils et vos serviteurs se tiennent debout avec une couronne dans les mains. Qui devrait entrer en premier?"
Il [le roi] leur répondit : "Insensés, mes serviteurs devraient-ils passer avant mes fils? Que mes fils entrent en premier!"
De même, lorsque Israël sortit de la mer, lui et les anges de service cherchèrent à chanter des louanges. Hachem dit aux anges de service : "Laissez Israël passer en premier." (ils sont plus importants, aimés, à Mes yeux!)
[Yalkut Shimoni - 241 ; également Chla haKadoch - Assara Maamarot 3-4]

-> Les niveaux de désir du Créateur sont les suivants [par ordre croissant] : le premier est la louange et l'action de grâce qui lui sont rendues par les entités les plus élevées. Au-dessus, il y a la louange et l'action de grâce qui lui sont rendues par les âmes justes (tsadikim) des deux trésors d'âmes : le premier, le trésor des âmes qui ne sont pas encore arrivées dans ce monde (olam azé) ... le second, le trésor des âmes qui sont déjà allées dans ce monde et qui sont revenues au trésor de la vie (après leur mort).
Au-dessus d'eux se trouvent les chants et les louanges qui émanent des âmes qui sont actuellement dans une chair (vivante) dans ce monde-ci. [Le corps] les empêche de reconnaître Hachem, et pourtant elles se renforcent pour aimer Hachem, pour Le louer et pour Le remercier, c'est ce qu'il y a de plus noble et de plus significatif pour le Créateur, par-dessus tout.
[Ohr ha'Haïm haKadoch - Kora'h16,22]

=> Nous qui ne sommes ni des anges (créatures célestes), ni des tsadikim, et qui luttons avec plus ou moins de réussite pour faire la volonté d'Hachem, et bien nous sommes au sommet de ce qu'Hachem désire. Nous sommes ce qu'il y a de plus important pour Lui (contrairement à ce que notre yétser ara essaie de nous faire croire, pour nous pousser à déprimer, à avoir moins d'ambitiom spirituelle).

-> Il est dit au nom du Maharal que la raison pour laquelle on s'enivre à Pourim (voir Méguila 7b) est de montrer que l'amour de Hachem pour le peuple juif ne concerne pas seulement son âme, mais aussi son corps. L'ivresse inhibe l'âme et l'esprit d'une personne, ne laissant que son corps fonctionner.

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-> Israël est aimé comme la prunelle des yeux d'Hachem, comme il est dit : "Car celui qui les touche touche la prunelle de Ses yeux" (Zé'haria 2,12).
[midrach Chémot rabba 30,15 ]

-> Quand on gifle la joue d'un juif, c'est comme si on giflait la joue de la Présence Divine (Chékhina).
[Sanhédrin 58b ]

-> Rabbi Shimon bar Yo'haï dit : D'où voyons-nous que s'il manquait ne serait-ce qu'une seule personne à Israël, la Chékhina ne se serait pas révélée à eux?
Comme il est écrit : "Car le 3e jour, Hachem descendit aux yeux de toute la nation sur le mont Sinaï" (Yitro 19,11).
[midrash, Devarim Rabbah 7:8
[s'il manquait un seul juif, même celui le plus bas spirituellement, alors la Torah n'aurait pas pu nous être donné, et Hachem ne se serait pas révélé à nous au mont Sinaï. ]

-> Il y a une histoire d'un bateau qui était entièrement rempli de non-juifs et d'un seul juif. Ils arrivèrent sur une île et dirent au juif : "Prends de l'argent et va nous acheter [des provisions] auprès de cette nation."
Il leur répondit : "Ne suis-je pas un étranger? Est-ce que je sais où je vais?"
Ils lui dirent : "Existe-t-il un étranger juif? Partout où tu vas, ton D. est avec toi."
C'est [le sens de] : " [Car quelle est la grande nation] qui a D. près d'elle" (Vaét'hanan 4,7).
[midrach Dévarim rabba 2,16 ]

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-> Concernant l'importance de chaque juif, le Maharal (Nétsa'h Israël - chap.25) écrit :
"La raison pour laquelle les juifs ont tendance à être plus dissidents (contestataires) entre eux, par opposition aux autres nations, n'est pas due à une déficience du peuple juif, mais plutôt à un avantage ; chaque juif a une telle importance individuellement et dans sa mission unique à accomplir qu'il devient difficile de s'intégrer dans une nation unifiée."

En ces jours-là (suite à la venue du machia'h), il arrivera que dix hommes de toutes les langues des nations saisiront le vêtement d'un seul juif en disant : "Nous voulons aller avec vous, car nous avons entendu dire que D. est avec vous."
[Zé'haria 8,23]

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[d'une seconde à l'autre le machia'h peut arriver, et toute la haine des nations à notre égard (sale juif!) se transformera en un désir ardent d'être comme les juifs! ]

Faire disparaître nos souffrances = la ségoula du Shomer Emounim

+ Faire disparaître nos souffrances = la ségoula du Shomer Emounim :

-> Le Shomer Emounim (maamar Hachgakha Pratit - chap.20) écrit qu'une personne peut mériter d'avoir une relation spéciale avec Hachem, dans laquelle Hachem lui accorde une protection supplémentaire.
Plus on est connecté à Hachem, plus Hachem est proche de nous.
Pour y parvenir, il faut croire en la hachgakha pratit d'Hachem. Dès qu'il arrive quelque chose à une personne, que cela semble être une bénédiction ou le contraire, elle doit reconnaître que cela vient uniquement d'Hachem. Chaque élément a été soigneusement planifié et coordonné. Cela ne résulte pas de l'action d'une autre personne ou des circonstances (du hasard).
Plus une personne croit à cela, plus elle sera connectée avec Hachem et plus l'œil d'Hachem sera sur elle.

La guémara (Nida 16b) rapporte qu'une fois qu'un bébé est conçu, Hachem décide déjà comment sera sa vie : sera-t-il faible ou fort, sage ou stupide, riche ou pauvre. Tout dépend du but pour lequel cette âme descend dans ce monde.
Le Shomer Emounim écrit que la décision d'Hachem quant à savoir si le bébé sera faible ou fort inclut le nombre de défis qu'il devra relever en raison de cette faiblesse ou de cette force. Il en va de même pour les autres domaines. Il est décidé combien de chagrin une personne devra endurer dans ses relations avec les autres, y compris sa femme et ses enfants. Si un homme se comporte dans son mariage comme il est censé le faire, mais que sa femme ne lui rend pas la pareille, c'est un décret du Ciel.
La guémara (Erouvin 41b) dit qu'un homme qui a une femme difficile n'aura jamais à voir le visage du Guéhinam.

Mais il existe des moyens pour une personne d'atteindre la réparation (tikoun) dont elle pense avoir besoin pour ses souffrances sans avoir à endurer de chagrin, de peine.
Si on est persuadé que nos souffrances viennent d'Hashem, et au lieu de se mettre en colère ou de s'énerver, on accepte que c'est Hachem qui nous fait cela pour notre bien, alors rien que cette émouna peut tout changer. Au point qu'on n'aura plus besoin de la souffrance prévue avant cela.
Hachem peut changer le cœur de sa femme pour qu'elle soit gentille et douce. Il en va de même pour un mari.
La émouna dans la hachgakha d'Hachem adoucit les jugements et les transforme en bénédictions.

Nos Sages (Rachi - Yitro 20,6) disent que la mida (Attribut) d'amour bienveillant d'Hachem est 500 fois plus grande que Sa mida de rigueur strict.
Il a été décrété que Yossef passerait deux années supplémentaires en prison en raison d'un manque de émouna. Il a été décrété que la génération du Midbar resterait dans le désert pendant 40 ans ; comme le dit le verset : "pour chaque jour de la mission des méraglim, les juifs ont dû errer dans le désert pendant un an (40 jours = 40 ans)".
Si c'est ainsi que Hachem punit, alors lorsqu'il s'agit de récompenser, un décret sévère d'un an peut être réduit à un jour, ou une heure, ou une minute, voire à rien du tout.
S'il est décrété que quelqu'un doit endurer une certaine souffrance pendant une certaine période pour accomplir son tikoun dans ce monde, il pourrait réduire la durée de la souffrance tout en accomplissant le tikoun. Comment cela? Par le fait de croire fortement que cela vient d'Hachem et non des circonstances ou des autres gens.
Cela peut réduire considérablement la nécessité de la souffrance. Cela peut rapprocher la personne d'Hachem et lui faire bénéficier d'une protection spéciale résultant de leur nouvelle relation unique (de proximité).

Le Shomer Emounim apporte des versets pour le prouver. Croire que tout vient d'Hachem est une ségoula merveilleuse.

Tout vient de Hachem, mais c'est à nous de le croire intérieurement, d'en être persuadé. Plus nous lui attribuons tout à Hachem, plus nous mériterons cette relation extraordinaire et verrons ainsi la rigueur sévère du Ciel se transformer en bontés, en pluie de bénédictions.

La contribution de l’individu au peuple juif

Lorsqu'un individu (juif) s'élève et se purifie, il insuffle ses qualités spirituelles à l'ensemble de la nation ...
Par conséquent, la force spirituelle de la nation dépend de la croissance individuelle de chaque personne.
[rav Avraham Kook - Orot - Orot Israël 6,2 ]

Un bon orgueil

+ Un bon orgueil :

-> L'orgueil, l'arrogance, est un péché capital dans l'éthique religieuse en général. Il existe néanmoins un "bon orgueil", dont il est dit "son cœur était élevé (fier) dans les voies d'Hachem" (II Divré Hayamim 16,6).
Cet orgueil n'est pas préjudiciable à l'idéal d'humilité, mais elle le soutient et le renforce ('Hovot Halévovot - chaar Hakeniya - chap.9).
C'est la fierté en Hachem et en la Torah, qui conduit ainsi au service de D. et à l'accomplissement des mitsvot, alors que l'humilité négative est répugnante à ceux-ci (voir Kéter Shem Tov, sect.68 & 393).

[nos Sages parlent de : "gaava dikédoucha", un orgueil de sainteté (puisqu'il nous pousse à agir pour avoir davantage de sainteté, spiritualité). ]

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-> En général, il convient de choisir une voie médiane (le "juste milieu"). En ce qui concerne l'orgueil et la colère, cependant, il faut s'en éloigner le plus possible.
Ces deux traits de caractère équivalent à de l'idolâtrie (Hilkhot Déot 2,3).
L'orgueil positif évoqué dans la section précédente ne contredit pas ce principe : il n'est pas personnalisé, c'est-à-dire qu'il ne s'agit pas d'estime de soi, mais exclusivement de la gloire d'Hachem.

En ce sens, le Baal Shem Tov enseigne que :
"L'orgueil purifie ce qui est souillé et souille ce qui est pur" : un faux sentiment d'humilité, se dire "je ne suis pas digne d'approcher Hachem", souille, car il vous empêche de remplir vos obligations . Mais il est surmonté (ce qui nous purifie) par l'orgueil de "son cœur est orgueilleux dans les voies d'Hachem".
[l'orgueil à priori (avant d'accomplir une mitsva), ou dans un but de regarder dans son sac de mitsvot (en étant fier, orgueilleux, et ayant de l'estime spirituelle de nous!) pour se renforcer dans un moment de faiblesse, pour se renforcer face aux tentations du monde environnant, aux faiblesses de la nature humaine, ... Tout cela est nécessaire pour vaincre notre yétser ara et allant de l'avant au mieux de nous-même. (lui à l'inverse il prône une humilité immobilisante, un manque de confiance spirituelle ...) ]

D'autre part, celui qui semble pur et qui remplit ses obligations est souillé par son orgueil, par l'autosatisfaction et l'estime de soi dans son service d'Hachem.
[on parle d'un orgueil à postériori (postérieur aux mitsvot) qui vient alimenter notre égo dans un but non nécessaire spirituellement (se renforcer pour agir davantage).
L'idée est qu'il y a un équilibre à trouver en fonction des moments, comme l'idée qu'on a 2 poches, une affirmant que le monde n'a été créé que pour moi (quelle personne grandiose je suis, tout le monde doit être à mes pieds d'exister grâce à moi!), et l'autre disant que je ne suis rien (même pas poussière, sans Hachem qui me donne la vie, la force, ... à chaque seconde). ]
[Kéter Shem Tov, sect.393 ]

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-> Hachem déclare à propos de toute personne orgueilleuse : "Moi et lui, nous ne pouvons cohabiter dans le monde" ; comme il est dit : « Je ne peux supporter celui qui a les yeux hautains et le cœur orgueilleux" (Téhilim 101,5)" [guémara Sotah 5a ].

Le Baal Shem Tov enseigne que ce passage prouve que l'orgueil est pire qu'une faute flagrante : de toutes les formes de faute et d'impureté, il est dit "Qui demeure avec eux au milieu de leur impureté" (A'haré Mot 16,16 ; c'est-à-dire que la Chékhina reste parmi eux malgré leur contamination spirituelle ; Yoma 56b).
Cependant, à propos des orgueilleux et des arrogants, il est dit : "Lui et moi ne pouvons cohabiter dans le monde".
[cité par rabbi Yaakov Yossef de Polnoy - Tsafnat Panéa'h - Yitro ]

-> L'orgueil, même la moindre pensée à ce sujet, est une problème très grave ...
Avec l'orgueil, on cause donc une grave souillure en-Haut et on "repousse les pieds de la Chékhina", comme il est écrit : "Quiconque a le cœur orgueilleux est en abomination pour Hachem" (Michlé 16,5).
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 92 ]

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-> Un érudit de la Torah représente l'honneur de la Torah. Pour lui-même, il doit être humble, comme tout le monde. Mais en même temps, il doit aussi se souvenir de ce qu'il représente et se comporter en conséquence (voir Maïmonide, Hilchot Déot - chap.5 ; et cf. Hilkhot Talmud Torah 6,10 & 12).
Dans ce contexte, il doit manifester (extérieurement - cf. Rambam - Hilkhot Déot 1,4-5 et 2,3) un minimum d'orgueil, c'est-à-dire "un huitième d'un huitième".
[cette quantité symbolique est choisie parce qu'elle représente le contenu du plus petit instrument de mesure dans la Halakha (Tossafot - Roch Hachana 13a) ]

[à l'image d'une personne qui porte un séfer Torah et dont tout le monde lui témoigne tout d'un coup beaucoup de considérations, d'honneur.
De même, tout l'orgueil est pour cette Torah (non l'égo de la personne), et pour le principe qu'une chose considérée comme grande a plus de chance d'entrer profondément en nous car elle davantage de valeur/importance à nos yeux. ]

Notre relation notre monde matériel (par le Baal Shem Tov)

+ Notre relation notre monde matériel (par le Baal Shem Tov) :

-> Gardez à l'esprit que tout dans le monde est rempli du Créateur, béni soit-Il. Tout ce qui se produit à travers les pensées de l'homme à l'aide de divers dispositifs, même la chose la plus insignifiante qui se passe dans le monde, tout cela est par Sa providence, béni soit-Il.
Ainsi, cela ne devrait faire aucune différence pour vous que votre objectif ait été atteint comme vous le souhaitiez ou non. Comme tout vient du Créateur, vous savez qu'il est préférable pour vous que les choses ne se soient pas déroulées comme vous le souhaitiez.

Gardez à l'esprit que tout, que ce soit le monde des Sphères, le monde des anges ou le monde du Trône, n'est rien devant Lui. Car tout se trouve dans l'espace vide de Sa lumière restreinte, de Sa contraction de Soi, et tout a été créé par une seule parole.
Pourquoi alors devriez-vous être attiré par quoi que ce soit de désirable dans ces mondes alors que tout n'est qu'une seule parole de [D.] ? Il vaut mieux s'attacher au-delà des mondes, à ce qui est primordial, c'est-à-dire au Créateur, plutôt que de s'attacher à quelque chose qui est subordonné.
[toute chose prend racine dans le Divin, alors autant se réjouir directement à la racine, dans sa source qui est permise. ]

C'est ce que signifie le Zohar (II;134b) lorsqu'il dit : "Heureux les justes qui savent fixer leur volonté sur le Roi suprême, et non sur ce monde et ses vains désirs" ; car tous les mondes sont destinés à la destruction. [Sanhédrin 97a]
[ les mystiques s'accordent généralement à dire que cela ne doit pas être pris au sens littéral, mais fait référence à la destruction de tous les aspects négatifs et au renouvellement de l'univers à un niveau sublime de pureté - rav 'Haïm Vital - cité dans Ohr Hakhama sur Zohar II;10a ]

Gardez donc toujours à l'esprit de vous attacher au Créateur, d'un amour total qui soit plus grand que celui que vous portez à toute autre chose au monde ; car tout ce qui est bon dans ce monde trouve sa source en Lui.
Pensez (en vous-même) : "Je souhaite toujours apporter satisfaction à [D.], Le servir constamment".
Vos pensées doivent toujours être attachées au Monde Suprême, à [D.]. C'est ce à quoi fait allusion le verset "il ne quittera pas le sanctuaire" (Vayikra 21,12).
[Nous sommes là où se trouve votre pensée. Ainsi, lorsque notre pensée est concentrée sur le monde Suprême, nous ne le quittons jamais vraiment.]

Lorsque vous devez parler longuement de questions mondaines, pensez que vous descendez du Monde Suprême vers le bas. Soyez comme quelqu'un qui quitte sa maison pour aller dehors avec l'intention de revenir immédiatement, en pensant tout au long de son départ : "Quand pourrai-je rentrer chez moi?"
De même, même lorsque vous parlez de questions relative à ce monde, pensez toujours au monde Suprême, car c'est là que se trouve votre demeure principale auprès du Créateur, et ramenez immédiatement vos pensées à leur attachement originel.
David dit ainsi à son fils Salomon : "Je m'en vais par le chemin de toute la terre (I Méla'him 2,2), c'est-à-dire comme une personne en voyage dont l'esprit et le désir sont tournés vers le retour à la maison dans la plus grande hâte.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 84 ]

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-> Sans l'effusion et la vitalité d'Hachem, l'homme est incapable de faire le moindre mouvement. [Likiutim Yékarim, sect.54 ; Kéter Shem Tov, sect.200 ]
En ce sens, on peut donc dire que "le Créateur est dans chaque mouvement, et qu'il est impossible de faire le moindre mouvement ou de prononcer la moindre parole sans la capacité conférée par le Créateur. C'est en effet le sens de "toute la terre est remplie de Sa gloire" (Yéchayahou 6,3)". [Maguid Dévarav LéYaakov - sect.38 ; Kéter Shem Tov, sect.273 ]

-> "Les justes (tsadikim) ... considèrent ce monde comme insignifiant, et leur séjour ici n'est que temporaire ... Tout comme un étranger aspire à retourner dans son lieu de naissance, eux aussi aspirent à retourner à leurs racines et à leur origine"
[rabbénou Bé'hayé - Kad Hakéma'h]

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-> Voici un autre enseignement du Baal Shem Tov (Tsava'at haRivach - 90) :
Si vous voyez soudainement une belle femme, réfléchissez : "D'où vient sa beauté? Si elle était morte, elle n'aurait plus cette apparence ; d'où vient donc sa [beauté]?
Il faut nécessairement dire qu'elle vient de la force divine qui se diffuse en elle. C'est elle qui lui donne sa beauté et son teint rouge. La racine de la beauté se trouve donc dans la force divine.
Pourquoi alors devrais-je être attiré par une simple partie? Je ferais mieux de m'attacher à "la racine et au cœur de tous les mondes" (Hachem) où se trouvent toutes les formes de beauté."

Il en va de même lorsque l'on observe d'autres objets physiques, tels qu'un récipient.
Dites-vous : "D'où viennent la beauté et la forme de ce récipient? Sa substance matérielle est clairement sans valeur. Cependant, sa beauté et sa forme, sont la réalité spirituelle et vitale du récipient, qui est une partie divine d'En Haut [car la vitalité de toutes les choses physiques est une partie divine d'En Haut - tout élément/objet dans ce monde doit avoir une étincelle de divinité (plus ou moins importante) rien que pour pouvoir exister. ].

De même, lorsque vous mangez, gardez à l'esprit que le goût et la douceur des aliments proviennent de la force vitalisante (qui lui donne sa vie) et de la douceur d'En Haut, et que c'est là leur vitalité. Car la matière inorganique possède elle aussi une force vitale (étincelle de divinité), comme le prouve le fait qu'elle existe et qu'elle est durable.
Il s'ensuit donc que la vitalité divine d'En Haut se trouve partout.

En considérant les choses de cette manière, vous les regardez avec votre esprit, et cela n'est pas fait pour vous faire plaisir, mais en relation avec l'Ein Sof (Hachem), béni soit-Il. Cela est efficace pour nier les pensées (inappropriées).

C'est un principe établi que ce que vous pensez pendant la journée affecte les pensées que vous avez lorsque vous dormez et rêvez. Ainsi, en suivant la procédure ci-dessus tout au long de la journée, vous mériterez de voir dans vos rêves la force de vie de cet objet physique. Votre vision (perception empirique) pendant la journée n'est que physique ; mais lorsque votre pensée s'attarde sur la réalité spirituelle inhérente au matériel, alors dans votre rêve, vous verrez la spiritualité nue, dépouillée de son vêtement (extérieur). Car [le terme] 'halom (rêve) est une expression de "périodes de 'halim" (Roch Hachana 28a), qui signifie fort, solide.

Pendant la journée, la force de vie de l'homme est faible parce qu'il est lié à son corps [matériel] ; c'est pourquoi il ne voit pas la force de vie inhérente aux matières physiques.
Cependant, la nuit, la force de vie s'étend au-delà du corps ; elle est donc forte et permet de percevoir la force de vie (étincelle de divinité) elle-même.
Cela peut conduire à des niveaux de prophétie. Ainsi, il est écrit de tous les prophètes que "je lui parle dans un rêve" (Béaaloté'ha 12,6), à l'exception de Moché, notre maître, qui était capable de percevoir la force vitale de la matière physique même lorsqu'il était éveillé.

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-> La force de vie de toute chose est une étincelle de la Chékhina.
Et cela même la matière inorganique (c'est-à-dire la poussière, les pierres, ...), qui se doit de possèder nécessairement une force de vie spirituelle, tout comme les végétaux, les animaux et les êtres humains.
[rabbi 'Haïm Vital - Eits 'Haïm 39,3 ; voir aussi Tanya - Chaar Hayi'houd, chap.1-2 ]

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-> Toute chose prend racine dans le Divin, alors autant se réjouir directement à la racine, dans sa source qui est permise.
En ce sens, le Baal Shem Tov donne une exemple : "Si j'aime cet 'chose', comme par exemple une femme, qui n'est qu'une "goutte putride" (Avot 3,1), combien plus devrais-je aimer Hachem!"
De même (selon le Baal Shem Tov), lorsque vous voyez quelque chose qui vous fait peur, dites-vous : "Pourquoi devrais-je avoir peur de cela? Ce n'est qu'un être humain comme moi, sans parler d'un animal ou d'une bête. Puisque le D. redoutable, est investi dans cet être [lui permettant d'exister], à combien plus forte raison devrais-je craindre [D.] Lui-même!"