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La force de nos pensées

"Au moment de la nuit de noces, le cœur de Yaakov était orienté vers Ra'hel, car il pensait avec certitude être avec elle.
De cette pensée et de cette volonté profonde, Léa tomba enceinte.
Mais malgré cela, cette pensée initiale retrouva sa place dans la réalité : puisque le cœur de Yaakov était entièrement tourné vers Ra'hel, c'est l'aîné de cette dernière, Yossef qui reçut le droit d'aînesse".
[Zohar - chap.1,p.176]

Le fils aîné de Yaakov était Réouven, fils de Léa.
Mais concrètement, c'est Yossef, le fils aîné de Ra'hel, qui reçut un héritage double, puisque ses 2 fils (Ménaché et Efraïm) furent considérés comme 2 tribus à part entière quant au partage de la terre d'Israël.
Yossef a eu ainsi 2 parts d'Israël, en accord avec la loi juive statuant que l'aîné d'une famille reçoit un héritage double par rapport à ses frères.

=> Nous voyons ici un exemple que la force de la pensée, est plus puissante que l'acte même, avec des conséquences mêmes de nombreuses années plus tard!

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+ La force de nos pensées :

-> "Lorsqu'un bateau en percute un autre, si le bateau touché est plus robuste que le premier, c'est le premier bateau qui se brisera par la puissance du choc.

Il en est de même de la pensée, qui lorsqu'elle ne se concrétise pas, revient en force vers son émetteur.
C'est ce qui se passa pour Haman : il désira anéantir les juifs et on l'en empêcha. Mais puisque sa pensée avait déjà été conçue et qu'elle n'atteignit pas son but, elle se rabattit sur lui.

De la même manière, si l'on jette une balle et qu'elle n'est interceptée par aucun obstacle, elle suit sa trajectoire. Mais si un mur l'intercepte, elle rebondit de plus belle vers celui qui l'a lancée.
Il en va exactement de même de la pensée : lorsqu'un élément la stoppe dans sa course, elle revient en force vers celui qui l'a conspirée."
[le Sifté 'Haïm - Moadim]

-> "Il en est ainsi de la pensée pourtant si volatile. Sa fin est de se retourner contre celui qui l'a conspirée quand elle ne prend pas forme dans la réalité."
[Maharal - Méguila 9,25]

-> "Rech Lakich dit : Celui qui suspecte à tort reçoit des coups" (guémara Shabbath 97a)
En effet, sa pensée négative n'a ici aucune prise et elle n'a pas non plus sur quoi se fonder, elle va lui retomber forcément dessus de manière négative.

-> Il est permis d’être "jaloux" des érudits et d’envier leur vaste connaissance de la Torah car cela stimule et inspire à étudier davantage.
[Zohar ; guémara Baba Batra 21a]

Les autres formes de jalousie sont négatives, car quand l'homme les éprouve, il désire au fond de son cœur que son ami perde son bien. La réussite de l'autre est douloureuse pour l'homme ; il souhaite qu'il lui arrive du mal.
Or, comme on a pu le voir, une telle pensée revient vers celui qui en est la source.

=> Ainsi, être jaloux n'aide en rien à atteindre ce qui est jalousé, mais en plus d'être triste de sa situation, cela nous amène des conséquences négatives suite à nos pensées négatives sans fondement réel (autre qu'un aveuglement lié à notre jalousie).

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-> "La manière dont l'homme agit se répercute sur lui" (guémara Baba Métsia 33a)

Le Maharal ('Hidouché Haggadot sur cette guémara) enseigne que lorsqu'un homme éprouve une crainte particulière pour quelque chose, il donne à cette chose la possibilité d'agir contre lui.
Comme le précise Iyov (3,25) : "C'est que tout malheur dont j'avais peur fond sur moi, ce que je redoutais vient m'assaillir".

Ainsi, ce dont je m'inquiétais par avance vient justement m'assaillir parce que je m'y suis inquiété.

Le Maharal ajoute :
"Et même si cette crainte était celle d'une chute, comme le disent les Richonim, c'est cette même crainte qui entraînera justement sa chute.
En effet, si un homme prenait une planche de bois et la plaçait au-dessus des eaux d'un fleuve afin de le traverser, il aurait de fortes chances de tomber lorsqu'il marcherait sur cette planche.
Par contre, s'il la posait au sol, son pied n'en dévierait pas d'un millimètre.
Pourquoi en est-il ainsi?

Car dans le premier cas, l'homme pense qu'il va tomber et l'élément le plus actif et le plus influent est véritablement le cerveau.
Il en va de même lorsque l'homme a peur de la pauvreté, il laisse son cerveau agir dans ce sens et il finit par être effectivement affligé par la pauvreté."

-> "L'homme est sa pensée" (Sifté 'Haïm - Moadim)

-> "La pensée exerce un grand impact sur l'homme et même une simple intention ou un éveil aussi minimes soient-ils sont déjà une très grande chose"
[Rav Eliyahou Dessler - Mikhtav méEliyahou]

-> Cela peut éclairer l'interprétation de certaines paroles de nos Sages, comme :
- "Quand la tête est saine, tout est sain" (Zohar haKadoch - chap.3,135) ;
- "Le corps suit la tête" (guémara Erouvin 41a) ;
- "Un esprit abattu dessèche les membres" (Michlé 17,22)
- "Une bonne nouvelle est une sève bienfaisante pour le corps" (Michlé 15,30)

=> Le fait d'avoir des pensées positives, nous fait regarder la vie pleine de bonne humeur, mais également cela va contribuer à changer positivement notre réalité (et inversement).

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-> "L'homme est conduit vers le chemin qu'il veut emprunter"
[guémara Makot 10b]

-> "Celui qui veut se corrompre est aidé dans ce sens, comme celui qui veut se purifier"
[guémara Shabbath 104a]

Le Maharcha de commenter : "Selon la volonté et la pensée de l'homme, des anges l'orientent, ceux-ci ayant été créés justement par cette volonté."

=> C'est ainsi que notre pensée, expression de notre volonté, va véritablement créer des anges, qui vont conduire l'homme vers le lieu de son désir.

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-> "Lorsque l'homme désire de tout son cœur et de tout son être quelque chose, cela se réalise."
[Gaon de Vilna - Michlé 23,12]

-> "Sache que la pensée a un impact extrêmement puissant.
Un homme qui concentre sa pensée sur quelque chose de précis peut ni plus ni moins actionner cette chose. Et même si l'objet de sa pensée était d'acquérir de l'argent, c'est certain qu'il y parviendrait!

Il en va de même pour n'importe quel domaine, à condition que sa pensée soit dénuée de tout sentiment ou affect (c'est-à-dire qu'il est déconnecté de tout ce qui l'entoure, totalement absorbé par sa pensée précise)."
[Rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan 193]

=> La pensée a une telle puissance qu'un homme pourrait acquérir tout ce qu'il désire par son biais!

-> Rabbi Na'hman de Breslev enseigne également (Si'hot haRan 62) :
"Sache que des forces inouïes sont recelées en l'homme, car il peut véritablement donner forme à la réalité par le biais de sa pensée. Mais pour cela, il faut qu'elle soit exclusivement tournée et concentrée sur un jet précis, c'est-à-dire que chaque strate de la pensée, aussi bien intérieure qu'extérieure soit orientée vers ce point précis.

Et lorsque la pensée dans toutes ses dimensions est actionnée et que vient s'allier la conviction que l'objet de la pensée se réalisera, sans qu'aucune autre pensée ne vienne troubler la pureté de la pensée initiale, alors la réalité prend la forme selon cette pensée."

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-> "L'excès de pensée de l'homme empêche la réalisation de son projet, fut-ce même dans le domaine de la Torah."
[guémara Sanhédrin 26]

Rachi commente : "Lorsqu'un homme pense : je ferai ceci ou cela, j'acquerrai ceci ou cela, la chose est vouée à ne pas se faire, même s'il s'agissait d'un projet spirituel, comme terminer en un temps précis une étude particulière".

-> Le Ben Ich 'Haï explique :
"S'il est fixé à Roch Hachana que l'homme jouira de telle réussite, de telle abondance, mais qu'il a fait une prière détaillée (iyoun téfila) négative, en imaginant toutes les actions dont il serait l'auteur et qui lui apporteraient la réussite, comment ces simples pensées peuvent-elles modifier ce qui a été fixé pour lui à Roch Hachana?
["Tous les gains d’une personne sont prédéterminés d’un Roch Hachana à l’autre." - guémara Beitsa 16a]
Comment peut-il perdre les bienfaits qui devaient lui revenir au cours de cette année et qui étaient de surcroît écrits dans le grand Livre du Ciel?

La réponse est la suivante : il visualise déjà dans son esprit la réussite qui sera la sienne, la manière dont il l'atteindra et même le plaisir qu'il en retirera.
Il jubile déjà, se croyant détenteur et maître de cette satisfaction, mais sa pensée est erronée à sa source, puisqu'il fait dépendre sa réussite de la force de son bras et non de Hachem.

Il recevra donc sa punition, mesure pour mesure, du Tribunal céleste qui déclarera que puisque la simple pensée de sa réussite lui a procuré du plaisir, la réussite n'a pas besoin de se concrétiser dans sa réalité."

=> Ainsi, un homme peut provoquer sa perte par sa propre pensée.
Lorsque cette dernière est dénuée de émouna, elle ne peut être le réceptacle de la bonté de Hachem, et les sentiments de joie ressentis en plaçant sa confiance en ses propres actes, vont lui service de rétribution.

-> En ce sens, il est écrit au sujet des rêves plausibles : "Rabbi 'Hida a dit : lors d'un mauvais rêve, la peine suffit, lors d'un bon rêve, la joie suffit" (guémara Béra'hot 55a).

Cela signifie que :
- la peine éprouvée par la personne qui fait un mauvais rêve est une punition suffisante.
Par exemple, la pauvreté n'aura plus besoin de venir l'accabler.
- la joie qu'elle éprouve au moment de son rêve remplace la véritable joie qui devait lui être octroyée dans la réalité.

-> Le Ben Ich 'Haï (Od Yossef 'Haï - Ki Tissa) rapporte que : "L'homme doit être pleinement conscient que ces pensées fictives qui lui viennent à l'esprit ne sont ni plus ni moins l'oeuvre du yétser ara, dont le but est de lui faire perdre son vrai bien. L'homme s'empressera donc de chasser ces pensées stériles de son esprit dès qu'elles surgiront."

[on peut programmer le futur dans un but nécessaire et constructif, mais pas dans un but de renforcer la conviction que sa réussite dépend uniquement de notre force et de nos capacités.]

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-> Selon la guémara (Sanhédrin 26b), la pensée peut entraîner à oublier son étude, comme il est dit : "Il fait échouer les projets des gens de ruse : leurs mains n'exécutent rien qui vaille" (Iyov 5,12).
Rachi explique : "La pensée qu'un homme a accompli tel acte, ou de parvenir à tel objectif, a la capacité d'inhiber son accomplissement. C'est le cas même pour l'étude de la Torah, par exemple, si l'on dit : Jusqu'à tel jour, je finirai d'étudier tel sujet".

-> Le Ben Ich 'Haï (dans son Kéter Malkhout) ajoute :
"Souvent, de nombreuses bénédictions sont prêtes à être envoyées à l'homme, mais il les perd lui-même par le fait qu'il vagabonde avec son imagination et rêve déjà d'avoir reçu ces bénédictions. Il tire profit de ces rêves, se conforte dans ses illusions et repousse par cela l'envoi prévu des bénédictions".

On peut se demander comment cet homme pourrait perdre ce qui est prévu pour lui, simplement à cause de son imagination ...
Le Ben Ich 'Haï répond qu'en réalité, cet homme a déjà tout reçu en pensée et il s'est déjà réjoui de la bénédiction comme s'il l'avait reçue.

Il est intéressant de rapporter les paroles du Ben Ich 'Haï dans notre commentaire : "Il est un problème dont la plupart des gens souffre, que ce soit les hommes de Torah ou ceux qui travaillent, et j'avoue en faire aussi partie ..."

[nous devons faire attention sur le fait que ces pensées qui montent à notre esprit ne sont que l'acte du Satan qui cherche à tout nous faire perdre. Il est donc très important de surmonter cet instinct qui nous pousse à vivre le rêve comme s'il état réel.]

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-> "Quand tu bâtiras une maison neuve, tu établiras une barrière autour du toit, pour éviter que ta maison soit cause d'une mort, si quelqu'un venait à tomber" (Ki Tétsé 22,8)

Le Ben Ich 'Haï commente :
Lorsque l'homme inaugure une nouvelle construction, fête un nouveau concept qu'il a inventé grâce auquel il peut s'enrichir, la Torah lui demande de faire un acte, une barrière aux pensées qu'il a dans la tête, qui représente le toit de l'homme, et qu'il ne vive pas dans l'illusion de devenir milliardaire.
La raison en est : "Pour éviter que ta maison soit cause d'une mort si quelqu'un venait à tomber" = les illusions le feront tomber, lui feront perdre le bien qui est prévu.

Même s'il a été décrété pour cet homme, le jour de Roch Hachana, qu'il mérite richesse et bonheur, il risque de tout perdre par les illusions qu'il entretient.

Le Ben Ich 'Haï conclut en expliquant : "Car nous avons déjà reçu la récompense dans notre imagination, puisque nous nous sommes déjà réjouis comme si elle était déjà réelle et présente".

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-> b'h, également  : pense bien et tout ira bien : https://todahm.com/2020/03/31/13093-2

La force des paroles positives

"L'homme doit toujours se dire : tout ce que fait notre Créateur miséricordieux est pour le bien"
[Rabbi Akiva - guémara Béra'hot 60b]

-> Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada sur cette guémara) commente :
"Lorsque les paroles d'un homme sont positives elles ont le pouvoir d'annuler même les mauvais décrets.

Rabbi Akiva voulait enseigner ... qu'il [faut] s'habituer à prononcer des paroles positives face à tout ce qui peut survenir, même un événement paraissant négatif, car cela même a le pouvoir de le transformer en bien."

"Au moment où les souffrances sont envoyées à l'homme, on leur fait jurer d'arriver à un jour et un moment précis, par le biais d'une personne et d'un moyen précis."

[guémara Avoda Zara 55a]

Cette guémara rapporte les paroles de rabbi Akiva, selon lesquelles lorsque Hachem envoie en mission des anges de souffrance et de maladie, il adjure chacun d'eux et leur dit : "Jure que tu ne t'attacheras à cet homme qu'à tel moment et que tu le quitteras à tel instant, qu'il sera soigné par un tel médecin, qui lui administrera tel remède".

-> Le Maharcha explique que lorsque le malade se repent et prie avec sincérité, il éveille la pitié de D. qui annule l'engagement des anges de le faire souffrir et pardonne bien avant le moment fixé.
Hachem apporte donc la guérison de l'une ou l'autre façon :
- si le patient ne se repent pas = la souffrance prévue par le décret suit son cours : au bout du temps fixé, D. exerce son rôle de "guérisseur fidèle" (rofé nééman), rappelant ses agents au moment prévu ;
- si le malade se repent = D. agit immédiatement comme un "guérisseur miséricordieux" (rofé ra'hman), et envoie la guérison sans attendre.

-> Le Zohar (paracha Chla) enseigne que la maladie est provoquée par les accusations des anges qui dénoncent les fautes de l'homme devant le Tribunal Céleste. Lorsque celui-ci se repent et accepte de se soumettre à la royauté de D., il est pardonné.
Plus encore, lorsqu'un homme demande la santé pour pouvoir étudier la Torah et accomplir les mitsvot, les anges accusateurs eux-mêmes proclament : "Laissez passer ce serviteur du Roi!"

-> La maison d'Israël dit : "Maître de l'univers, nous savons que toutes les maladies qui nous affligent sont uniquement destinées à nous rapprocher de Toi.
Nous sommes "malades d'amour" car Tu nous accables de maux/souffrances pour éveiller nos prières et notre amour [envers Toi]."
[midrach Chir haChirim rabbati 2,14]

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-> "Ne t'afflige pas pour demain, car tu ne sais pas de quoi demain sera fait"
[guémara Yébamot 63b]

-> "La peine du moment est suffisante"
[guémara Béra'hot 9b]

-> "Lorsque l'homme voit des malheurs s'abattre sur lui, qu'il scrute ses actions."
[Rav 'Hisda - guémara Béra'hot 5a]

L'idée est qu'en général nos souffrances proviennent de nos actes et disparaissent grâce à nos actes.

[à défaut de téchouva, dans ce monde nos souffrances sont un moyen de réparer à un faible prix les conséquences de nos fautes, par rapport au monde à venir où le prix est plein pot.]

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-> "Je me suis accroché à une planche et chaque fois qu'une vague a déferlé sur moi, j'ai baissé la tête!"
[Rabbi Akiva - guémara Yébamot 121a]

Lorsque l'on reçoit des coups dans la vie, il ne faut pas se focaliser sur le bâton (l'intermédiaire), mais sur celui qui en est à l'origine : Hachem.

=> Il faut s'accrocher à une planche (la émouna que c'est pour notre bien car venant de D.), et pendant le summum de la tempête, lorsque la vague déferle, on doit baisser la tête (admettre que nous ne sommes pas D. pour tout comprendre, que cela nous dépasse, et ce plutôt que de se révolter contre cette "injustice", disant alors à Hachem ce qu'il doit faire!).

-> Le roi Salomon nous conseille : "Les jours du pauvre sont tous mauvais, mais qui a le cœur content est perpétuellement en fête" (Michlé 15,15)

=> Même si c'est la tempête autour de toi, baisse ta tête pour regarder tout le positif que tu as déjà dans ta vie (combien est minime en comparaison ce qu'il peut me manquer d'indispensable!), et ce plutôt que de toujours regarder au loin, à la recherche perpétuelle d'une nouvelle chose que tu n'as pas, comme condition de ton bonheur.

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-> "Hachem éprouve le juste (tsadik), mais le méchant (racha) et le partisan de la violence, Il les hait de toute Son âme" (Téhilim11,5)

-> "Rabbi Yonathan dit : le Créateur n'éprouve pas les cruches chancelantes qui se fêlent au premier coup, Il éprouve les cruches solides, qui ne se brisent pas, même après plusieurs coups.
Ainsi, Hachem ne met à l'épreuve que les tsadikim ...

Rabbi Yossi dit : le travailleur de lin sait bien que plus il frappe son in, plus il l'affine et plus il le travaille, plus il l'embellit."
[midrach Béréchit rabba 32,2]

=> Sans souhaiter d'épreuve, le fait que Hachem nous en envoie est un signe clair que nous sommes quelqu'un de grande valeur, dont les épreuves sont là pour permettre l'éclosion de potentialités internes.

Les épreuves sont adoptées aux forces de la personne, et elles peuvent devenir un tremplin m'étant à jour des forces insoupçonnées jusque là.
[les juifs sont comparés aux olives, car on doit les pressuriser pour qu'ils libèrent les trésors qui sont contenus en eux.
Sur le moment c'est dur, mais quelle fierté éternelle ensuite de voir tout ce qu'on a pu faire de notre vie dans ce monde!]

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-> "Hachem n'élève personne à la dignité avant de l'avoir testé" (midrach Béréchit rabba)

-> "Il [D.] voulait t'éprouver par les tribulations pour te rendre heureux à la fin" (Ekev 8,16)

[Une épreuve est pour nous comme un test personnalisé de notre fidélité à Hachem.
A quel point Lui resterons-nous confiant, plein d'amour?]

Si un juif vit dans une région également peuplée de non-juifs, ceux-ci bénéficieront également de ses prières.
S'il prie et fait pleuvoir, ils bénéficieront également de la pluie, même si leur mazal dicte qu'il ne doit pas pleuvoir. C'est la bénédiction que Yaakov a reçue, selon laquelle Hachem lui donnerait une bonne terre et la rosée des Cieux.
[ Déguel Ma'hané Efraïm - Toldot 27,28 ]

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-> issu du dvar Torah : https://todahm.com/2018/02/04/yaakov-a-recu-une-benediction-directement-du-ciel

Subir un embarras expie

+ Subir un embarras expie nos fautes :

"Quelle est la meilleure forme de souffrance que l'on puisse avoir dans ce monde?
Celle qui ne l'empêche pas de servir Hachem. La forme la plus appréciée est celle où l'on est embarrassé par son ami mais où l'on ne réagit pas. Cela ne rend pas malade et ne sape pas les forces. Cela ne lui cause pas de manque de nourriture ou de vêtements, d'enfants ou d'une bonne vie. C'est pourquoi il faut le désirer.

Il faut se dire : pourquoi devrais-je jeûner, me frapper ou affliger mon corps, ce qui m'enlève ma force et ma capacité à servir Hachem? Il vaut mieux souffrir un embarras, qui ne m'enlève aucune de mes forces.
C'est pourquoi, lorsqu'on est humilié en public, il faut se réjouir."
[Tomer Dévora - chap.2 ]

=> Nous voyons dans ses paroles que si l'on réalisait à quel point un embarras peut nous purifier l'âme, on le rechercherait et paierait une fortune pour l'obtenir afin d'expier nos fautes.

-> "Chaque Roch 'Hodech est comme un Roch Hachana en miniature."
[Séfer haTodaah]

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-> "Le jour précédant Roch 'Hodech est appelé : "Yom Kippour Katan", car il est comme un jour de Kippour en miniature, un moment où les fautes du mois précédant peuvent être expiées."
[Pri 'Hadach 17 ; Chlah sur Pessa'him 29 ; Michna Broura 566,12]

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-> S'il n'y avait pas eu la faute du Veau d'or, le jour de Roch 'Hodech aurait été un Yom Tov, comme tous les autres.
Cependant, c'est uniquement dans ce monde que Roch 'Hodech est diminué.
Au Ciel, Roch 'Hodech a la même sainteté que les autres Yamim Tovim
, et lorsque que l'on dit : "mékoudach ha'hodéch" dans ce monde, le mois reçoit toute sa sainteté au Ciel.
[Tour, Pirké déRabbi Eliézer]

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-> ‘Hodech (le mois - חדש) a une valeur numérique de 312.
Il y a 12 façons de combiner les lettres du Tétragramme (יהוה), et chaque mois est éclairé par une de ces combinaisons.
Et 12 fois le Tétragramme [de guématria 26] a la valeur numérique de 312, à savoir « ‘hodech" (חדש).
Le mot désigne un renouvellement (ex: 'hodech -> 'hadach (nouveau) -> lé'hadech [renouveller - לְחַדֵשׁ]), tous les mois le temps se renouvelle en fonction de la combinaison des lettres du Tétragramme.
Et pourtant, il nous a été remis le pouvoir de changer les temps et les combinaisons pour passer de la justice à la miséricorde, ainsi qu’il est dit : "ha’hodech hazé la'hem" : le mois est pour vous, la chose est entre vos mains.
[Bné Yissa'har]

Souffrances & Téchouva

+ Souffrances & Téchouva :

-> Lorsque Hachem envoie des souffrances sur une personne, Il l'implore de s'améliorer.
En effet, Il nous rappelle périodiquement de notre mortalité afin que nous fassions téchouva.
[Kav haYachar 77]

-> Se dire : "C'est ainsi que le monde fonctionne, il est normal que des difficultés arrivent", c'est un acte de cruauté, car cela entraîne les gens à continuer à mal agir ...
[Mais plutôt, ] cela doit nous servir à réveiller notre cœur et ouvrir le chemin vers un retour vers Hachem.
[Rambam]

-> Malheur à la personne qui ne se repent pas suite à des difficultés, car elle a souffert pour rien, et sa punition va être doublée car elle ne croit pas que ses fautes en sont la cause.
[Or'hot Tsaddikim - Téchouva]

[Lorsque notre cœur ne bat plus pour Hachem, Il doit utiliser un défibrillateur (les chocs de la vie) pour le faire redémarrer.
En l'absence de réaction, D. est obligé d'en augmenter la puissance des décharges, même au prix que nous en souffrions davantage. En effet, la vie spirituelle de Son enfant (nous) est jeu!]

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-> "Il est certain qu'au final nous devrons tous faire téchouva, que ce soit dans cette incarnation ou bien dans la prochaine, car personne n'est totalement repoussée."
[le Tanya]

=> Qu'attendons-nous pour faire maintenant téchouva par amour pour Hachem, plutôt que plus tard en y étant forcés par la crainte?

-> "Lorsqu'une personne accepte sur elle-même les réprimandes de Hachem, et qu'elle corrige ses actions et ses pensées, il convient de se réjouir de ses souffrances, car elles ont permis d'atteindre de très hauts niveaux spirituels."
[Arvé Na'hal - Bé'houkotaï]

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-> "Si après avoir fauté et reçu sa punition, l'homme accepte ses souffrances expiatoires avec amour et se repent, Hachem a pitié de lui et le délivre des souffrances qui avaient commencé à s'abattre sur lui."
[Chné Lou'hot haBrit - rapporté par le Méam Loez - Ki Tissa 34,6-7]

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-> b'h, également : https://todahm.com/2021/11/08/le-but-des-malheurs-que-nous-revenions-vers-papa-hachem

La joie dans les mitsvot (2e partie)

"Parce que tu n'auras pas servi Hachem ton D. dans la joie et le contentement du cœur" (Ki Tavo 28,47)

+ La joie dans les mitsvot (2e partie) :

+ La joie de faire une mitsva = une mitsva en soi

-> La joie que nous ressentons lorsque nous réalisons une mitsva, est elle même une mitsva.
L'indicateur du fait d'aimer faire quelque chose est la joie ressentie.
Ainsi, si nous apprécions d'accomplir des mitsvot, nous devons en être joyeux.
[Rabbénou Bé'hayé]

[ne pas être joyeux dans les mitsvot, c'est dire à D. : ça me saoule de faire Ta volonté! Quelle corvée!!]

-> Il y a 3 façons de se rapprocher d'Hachem : en Le craignant, en L'aimant, et par la joie.

Se réjouir dans chaque mitsva, par amour pour Lui, qui nous l'a demandé (uniquement pour notre bien) ... nous devons nous considérer comme invité à la table du palais royal.
Lorsque la joie nous conduit à chanter et à danser, cela est considéré comme servir Hachem, et c'est un moyen de s'attacher à Lui.
[Rabbi Yéhouda haLévi - Kouzari 2,50]

-> La joie est un principe essentiel du service divin, comme le dit le roi David : "Servez Hachem avec joie, présentez-vous devant Lui avec des chants d'allégresse" (Téhilim 100,2).

Le midrach (Cho'her Tov 100) commente : "Lorsque tu te tiens en prière devant Hachem, laisses ton cœur se réjouir que tu pries selon qui est incomparable"

C'est cela la vrai joie, se réjouir d'avoir le privilège de servir le Maître du monde, qui n'a pas d'égal.
[Ram'hal - Messilat Yécharim - chap.19]

-> Nos Sages disent : "La présence divine ne vient se poser sur une personne uniquement au travers sa joie dans une mitsva" (guémara Shabbath 30b).

Hachem s'est énervé contre les juifs : "parce que tu n'auras pas servi Hachem, ton D., avec joie et contentement de cœur" (Ki Tavo 28,47)

-> Nous devons servir D. avec de la joie ["Servez Hachem avec joie" - Téhilim 100,2]

La joie ajoute de l'enthousiasme et de l'amour pour D., et nous pousse à nous lier avec Lui.
Lorsqu'une personne est triste en accomplissant les mitsvot, c'est comme si un serviteur sert son maître avec un visage triste.
Il faut essayer d'être joyeux à chaque fois que nous faisons une mitsva.
[Rabbi 'Haïm Vittal - Chaaré Kéducha 2,4]

-> Ce n'est qu'au travers sa réjouissance qu'un homme peut atteindre la perfection dans la réalisation d'une mitsva.
[Gaon de Vilna]

-> Selon Rabbénou Bé'hayé : "Servez Hachem dans la joie" peut aussi se traduire par : "Servez Hachem par la joie". C'est la joie qui mène à la perfection du Service d'Hachem. ]

-> Il faut ressentir de la joie en servant Hachem, et ressentir de la joie d'avoir de la joie en Le servant.
[Kédouchat Lévi]

-> Le Pélé Yoets enseigne qu'être heureux de faire les mitsvot alors que nous traversons une période difficile de notre vie, a beaucoup plus de valeur, que lorsque tout va bien.

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-> En se focalisant sur le gain éternel que nous apporte la réalisation des mitsvot, nous ne serons pas dérangés par les difficultés que cela implique.
[Maguid de Dubno - Séfer haMidot]

-> Une personne qui ressent de la joie dans la pratique des mitsvot en oublie toutes ses souffrances et malheurs.
En comparaison du fait de faire la volonté de Hachem et d'en devenir plus proche de Lui, elles sont alors sans importances et futiles.
[...]
Une personne qui a de la joie en faisant de bonnes actions (selon la Torah) a plus de joie qu'une personne trouvant une importante somme d'argent.
[Rabbi Yonathan Eibeschetz - Yaarot Dvach]

-> Le Avné Nézer dit qu'à chaque fois qu'il mettait son talit et ses téfilin, il avait la même joie que si il avait gagné le gros lot au loto.

-> Le rabbi Shlomo de Zvhil disait que le plus grand des fauteurs (baalé avérot) n'avait pas autant de plaisir et de joie dans ses actes, que lui en avait lorsqu'il mettait ses téfilin.

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-> Une personne renoncerait volontairement aux plaisirs de ce monde pour de la spiritualité, si elle prenait du plaisir dans son étude de la Torah.
[Rabbi Yé'hezkel Levenstein]

=> Il est nécessaire d'éprouver de la joie lorsque l'on fait des mitsvot, afin d'éviter d'être tenté par ce que le yétser ara a à nous vendre.

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+ Joie : matérialité vs spiritualité

-> Lorsque nous aimons vraiment une personne nous avons beaucoup de plaisir à pouvoir faire ses envies, et il doit être de même avec Hachem, en faisant Sa volonté.

Au final, nous devons en ressentir un plaisir si intense qu'aucun autre plaisir de ce monde puisse être comparable.
[Rabbi Yonathan Eibeschetz - Yaarot Dvach]

-> Le seul type de joie qui peut être vraiment total est celui de réaliser une mitsva.

En effet, la joie concernant de la matérialité est forcément limitée, car le matériel n'est que temporaire.
Mais la valeur d'une mitsva est éternelle, ce qui fait que la joie d'en faire est sans limite.
[...]
On peut avoir plus de plaisir dans la spiritualité que dans la matérialité.
C'est pourquoi, une personne qui s'aime vraiment va rechercher les plaisirs spirituels.
[...]
Les plaisirs matériels ont une durée très courte, et tout de suite après l'avoir vécu, le plaisir n'est plus là.

[Rabbi Sim'ha Zissel Ziv - Hokhma ouMoussar]

[investir dans la spiritualité, c'est investir dans de l'éternel, c'est faire ce qu'il y a de mieux pour sa vie.

Par ailleurs, cela amène une plénitude intérieure car notre véritable "moi" (notre néchama) se réjouit que nous fassions ce que nous devons faire de notre vie, et non pas que nous tuons le temps, ce que le yétser ara nous pousse à faire.]

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+ La joie dans la prière :

-> Si une personne apprend à prier comme il le faut, avec enthousiasme et en comprenant ce qu'elle dit, elle va en tirer un énorme plaisir.
[Rabbi Eliyahou Lopian - Lev Eliyahou]

-> La guémara (Béra'hot 31a) dit que nous devons faire attention à ne pas prier tout en étant triste, que nous devons plutôt ressentir de la joie de réaliser une mitsva.

Selon le Arizal (Chaar haKavanot - Birkat hachkhar), il est interdit de prier lorsque l'on est triste.
Il ajoute que si malgré tout nous prions (triste), nous n'avons alors pas la possibilité de tirer profit de l'importante lumière qui descend sur une personne lorsqu'elle prie.

-> "Lorsque tu te tiens en prière devant Hachem, laisses ton cœur se réjouir que tu pries selon qui est incomparable" (midrach Cho'her Tov 100).

Le Ram'hal (Messilat Yécharim chap.19) explique que c'est cela la véritable joie : ressentir dans son cœur l'extase ultime d'avoir le mérite, le privilège de pouvoir servir le Maître du monde, qui n'a pas d'égal.
A cela vient s'ajouter la récompense, véritablement inconcevable, que Hachem par amour déverse sur nous lorsque nous faisons Sa volonté.

-> Rabbi Moché Schwab (Maarché Lév) dit qu'au moment de prier, nous devons d'un côté ressentir la gravité de parler face à face directement avec Hachem, et d'un autre côté, nous devons être plein de joie d'avoir ce mérite énorme de pouvoir faire la volonté du Créateur.

-> Lorsque l'on prie convenablement, on peut arriver à ressentir ce que dit le 'Hazon Ich (Emouna ouBita'hon 1,9) :
"Lorsqu'une personne mérite de devenir consciente de la réalité de Hachem, elle peut éprouver une joie sans limite.
Tous les plaisirs de la chair disparaissent immédiatement.
Son âme est enveloppée d'une sainteté, et c'est comme si elle avait quitté le corps et qu'elle s'envolait vers les Cieux supérieurs.

Lorsqu'une personne se transcende jusqu'à ce niveau, un monde totalement nouveau s'ouvre à elle.
Il est alors possible de devenir comme un être céleste.
Tous les plaisirs de ce monde ne valent rien en comparaison du plaisir intense qu'a une personne en se liant avec Son Créateur".

-> Le rav Chakh disait que lorsqu'il était dans la amida (face à face avec Hachem que peut avoir tout juif 3 fois par jour!), c'étaient les plus beaux moments de sa vie.

-> Le Zohar souligne l'importance de prier le Birkat haMazone avec beaucoup de joie, car nous y exprimons notre gratitude à D. pour toute la nourriture qu'il nous accorde.
Notre joie profonde est l'expression de notre reconnaissance sincère, car sinon c'est plutôt une lecture d'un texte imposé.

[d'une manière générale, le schéma de nos prières est : remerciements + demandes en conscience que tout vient de D.
Avoir de la joie au moment de prier, témoigne que l'on ressent ce que l'on dit : un infini merci papa Hachem! Tu es le meilleur car ... et ... et ... ]

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+ La joie d'étudier la Torah :

-> Il faut ressentir de la joie à chaque fois que nous étudions la Torah ou prions.
['Hafets 'Haïm - Michna Broura 1,10]

-> Les plaisirs physiques peuvent rendre heureux et joyeux, mais cela n'est absolument pas comparable aux plaisirs que l'on a en faisant des efforts dans la sagesse (de la Torah).
['Hazon Ich - Kovets Igrot]

-> Lorsqu'une personne étudie la Torah et en éprouve du plaisir, son être se lie avec la Torah.
[ce sentiment de se lier avec la source de la vie, avec l'origine première, avec Hachem est un honneur et un énorme plaisir]
[Rabbi Avraham de Sochotchov]

-> La Torah est le délice de Hachem ; il est donc tout à fait naturel que nous réjouissions d'un tel trésor.
[Rabbin 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 6]

-> Plus nous éprouvons de la joie à étudier la Torah, plus nous aurons des capacités à retenir ce que nous avons étudié.
[le Steïpler - Birkat Perets]

-> Rabbi Eliyahou Lopian enseigne qu'il faut chercher à toujours avoir du plaisir dans son étude de la Torah, car en cela nous serons moins tentés d'être attirer par la matérialité.
[en maintenant le feu d'amour pour la Torah, nous évitons d'aller voir la concurrence (matérialité) qui vend du rêve en toc (yétser ara), voir de se rebeller contre la Torah.]

Le rav Moché de Kobrin disait de même : "Si nous ne cherchons pas la joie inhérente à la sainteté, nous nous tournerons naturellement vers les plaisirs matériels."

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-> Rabbi 'Haïm de Volozhin dit que nous devons être heureux pour ce que nous pouvons étudier, plutôt que de faire dépendre notre joie sur la finalisation d'objectifs d'étude importants.

-> Lorsque nous étudions la Torah, il faut ressentir de la joie pour nos efforts, car tant que l'on a fait de son mieux, nous n'avons aucune raison d'être découragé.

Les efforts investis sont l'objectif de l'étude (le résultat étant un cadeau que nous fait Hachem).
[Rabbi Nathan Wachtfogel]

[la récompense n'est pas sur le nombre de pages étudiées, mais sur l'effort investi par rapport à ce que l'on pouvait faire]

-> "Si une personne s'immerge sincèrement dans l'étude de la Torah, rapidement les sentiments de difficultés disparaissent et elle trouvera alors qu'aucun plaisir (de ce monde) ne peut se comparer à celui d'étudier la Torah avec ferveur"
['Hazon Ich - Kovets Igrot]

[certains grands Sages disent que les 5-10 premières minutes d'étude sont difficiles, mais une fois dépassées, c'est le kiff ultime!]

-> Ressentir de la joie lorsqu'un autre étudie, démontre que notre joie lorsque nous étudions provient d'une source sincère, et non uniquement pour notre gain personnel.
[Rabbi 'Haïm de Volozhin]

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+ Mais aussi :

-> Dans les plaisirs matériels, nous éprouvons plus de plaisir dans l'anticipation d'une chose que dans sa réalisation.
En terme de plaisirs spirituels, comme l'étude de la Torah et les bonnes actions, plus nous en avons envie, plus nous aurons de plaisirs à les faire.
[le Beit haLévi - Béréchit]

-> Le Ram'hal (Messilat Yécharim - Chap.7) explique qu'en agissant extérieurement, on peut influencer nos sentiments internes.
En effet, puisque nous avons plus de contrôle sur nos actions que sur nos émotions, nous devons faire des actions externes qui vont générer de la joie et de l'enthousiasme internes à vouloir grandir spirituellement.

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+ A ce sujet, Rabbi Na'hman de Breslev enseigne :

-> On doit accomplir les mitsvot avec une joie si intense que l'homme ne voudra aucune récompense relative au monde à venir pour cette mitsva, mais Hachem lui donne l'occasion de réaliser une autre mitsva, ce qui constituera le salaire de la précédente, car il tire profit de la mitsva en elle-même.
[Likouté Moharan - Torah 5,1-2]

-> Grâce à la joie que l'individu éprouve à accomplir une mitsva, Hachem le couvrira de sa protection
[Séfer haMidot - Sim'ha]

-> Le fait qu'un homme accomplisse une mitsva avec joie, sera un signe que son cœur est intègre avec son D.
[Séfer haMidot - Sim'ha]

-> Grâce au fait qu'on transpire en faveur d'une chose en rapport avec la sainteté, on accède à la joie.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 6]

-> Grâce à la joie de la mitsva, la sainteté est rendue parfaite, et on élève la vitalité et la sainteté qui sont dans les écorces (forces impures) ; c'est pourquoi lorsqu'on réalise la mitsva avec joie, on fait monter la Présence divine en dehors des écorces.

On doit s'éloigner énormément de la tristesse, car les écorces correspondent à la tristesse, et elles expriment la rigueur du jugement ; et quand la tristesse prend le dessus, cette situation relève de l'exil de la Présence divine qui est la joie d'Israël ; la suppression des écorces et l'élévation de la sainteté se font principalement grâce à la joie.
[Likouté Moharan - Torah 24,2]

La joie dans les mitsvot (1ere partie)

"Parce que tu n'auras pas servi Hachem ton D. dans la joie et le contentement du cœur" (Ki Tavo 28,47)

+ La joie dans les mitsvot (1ere partie) :

-> "L'ultime réussite pour un homme consiste à s'attacher à Hachem en accomplissant les mitsvot dans la joie"
[Nétsiv - Ar'hév Davar - Chémot 5,3]

-> Un homme doit se réjouir de chaque occasion où il sert Hachem, soit en pensée, soit dans son comportement.
Même si les actes eux-mêmes ne durent qu'un bref moment, leur impact est immense.
[Rav Aharon de Karlin - Beit Aharon]

-> Le terme Sim'ha est un acronyme pour : "Sim'hat mitsva "hiouv hou" : nous sommes obligés d'accomplir les mitsvot dans la joie.
Même une pensée positive passagère produit des résultats édifiants.

Lorsqu'un homme se réjouit de faire une mitsva, sa récompense est plus grande que celle octroyée pour l'accomplissement de la mitsva elle-même.
['Hida - Tsiporen Chamir]

Autre enseignement important du 'Hida sur ce sujet : https://todahm.com/2019/10/02/10736

-> Selon rabbénou Bé'hayé (Kad haKéma'h), la joie de faire une mitsva est plus importante que la mitsva en elle-même.

-> Lorsqu'un homme sert Hachem avec joie, sa mitsva est ennoblie, et sa récompense est démultipliée en ayant 1000 fois plus de valeur que si elle était réalisée sans joie.
[Or'hot Tsadikim - Chaar Sim'ha]

-> Ne prenez pas à la légère [le fait de servir Hachem dans la joie], car la récompense [de cela] est infiniment grande.
[le Arizal - Chaar haKavanot]

D'ailleurs, le Séfer 'Harédim écrit : "Tous [les niveaux spirituels] qu'a pu atteindre le Arizal, sont venus en récompense du fait qu'il était débordant de joie et de bonheur, au plus au point, à chaque fois qu'il réalisait une mitsva."

-> Le Baal Chem Tov avait l'habitude de dire : "Même si l'on ne devait recevoir aucune autre récompense que la joie et le plaisir d'accomplir une mitsva, cela serait suffisant."

-> Hachem nous a donné la Torah avec une abondance de mitsvot
Nous pouvons nous en servir à volonté.

Même la mitsva la plus infime a plus de valeur que tous les trésors matériels de ce monde.
Cette existence, foisonnant de joyeuses opportunités, doit nous satisfaire au point de nous combler entièrement.
[le 'Hafets 'Haïm - Chem Olam]

-> Les mitsvot ont été données pour notre bonheur et notre plaisir ultime.
L'objectif des lois de la Torah est de donner à une personne une façon de vivre qui va lui améliorer considérablement sa vie.
[Rabbi Nathan Tsvi Finkel - Tnouat haMoussar]

-> Les mitsvot ont été données dans notre intérêt et pour notre plaisir.
C'est pourquoi on doit ressentir énormément de joie lorsqu'on en réalise une.
[Rabbi Yonathan Eibeschetz - Yaarot Dvach]

-> C'est parce que nous sommes tellement impliqués dans des problématiques matérielles que nous avons perdu notre sensibilité à la quantité importante de bonheur et de joie que nous pouvons ressentir en accomplissant une mitsva.
[...]
Nous devons ressentir de la joie à agir d'une manière qui amène de la satisfaction au Créateur de l'univers.
[...]
Nous devons ressentir plus de bonheur et de plaisir à servir Hachem que si nous devions vivre tous les plaisirs qui existent.
['Hafets 'Haïm - Chem Olam - part.2 chap.11]

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-> "Its'hak a été le 1er enfant à naître juif (circoncit à 8 jours).
Il a été appelé Its'hak car la sainteté de la nation juive dépend de la joie au moment de l'accomplissement des mitsvot et de la réalisation du service de D."
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Halakhot II,146a]

[Lorsqu’il est né, Sarah a dit : « D. m’a fait un rire (ts’hok assa li Elokim - Vayéra 21,5-6)]

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-> Les 10 épreuves avec lesquelles Hachem a éprouvé Avraham n'auraient pas attesté de sa grandeur, s'il ne les avait pas acceptées dans la joie et de bon cœur.
['Hovot haLévavot - Chaar 'Hechbon haNéfech 3,27]

=> Ainsi, l'existence du peuple juif repose sur la joie de Avraham à toute épreuve, conscient que c'est uniquement Hachem qui est derrière, et ce dans les moindres détails.

-> La michna des Avot déRabbi Nathan (34,9), nous apprend qu'il y a en hébreu (lachon hakodech) 10 mots différents pour exprimer la joie : sasson, sim'ha, guila, rina, ditsa, tsahala, aliza, 'hedva, tiféret et alitza.

Le Séfer Machshévét Israël fait remarquer que nous trouvons cela dans aucune autre langue, car le caractère propre d'un juif est d'être joyeux!

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-> Le rav 'Haïm Vittal rapporte les enseignements de son maître le Arizal (introduction au Chaar haMitsvot) :
Comment se fait-il qu'autant de personnes réalisent les mitsvot, et qu'elles n'ont pas les récompenses promises par nos Sages?

A l'origine tout dépend du fait que nous ne devons pas considérer une mitsva comme une lourde charge, comme un fardeau dont nous devons vite nous débarrasser, mais plutôt nous devons avoir à l'esprit que nous gagnons des milliers de milliers de pièces d'or.

La joie que nous devons ressentir dans notre cœur et notre âme au moment d'accomplir une mitsva doit être sans limite, et nous devons en avoir un énorme désir, comme si on nous donner des milliers de milliers de pièces d'or pour l'accomplir."

[Hachem nous a multiplié les mitsvot, comme autant d'occasions de gagner des millions.
Comment pouvons-nous utiliser cette bonté de Hachem, pour en devenir blasés : "encore je dois me lever pour aller prier!" ; "encore je n'ai pas le droit de faire ça", ...
Les mitsvot ne sont pas des punitions, mais des cadeaux d'amour de D. pour nous, qu'Il multiplie au maximum.
=> Sachons donc avoir un sourire de remerciement lorsqu'on les fait. ]

-> Notre attitude envers la plus petite élévation spirituelle doit être similaire au bonheur et à l'excitation de trouver un trésor caché.
[Rabbi Avraham Grodzinsky - Torat Avraham]

-> Pour ressentir de la joie en accomplissant une mitsva, on doit se focaliser sur combien de joie nous aurions eut, si nous avions trouvé une importante somme d'argent.
Une fois qu'on a conscience de cela, on doit réaliser à quel point nous gagnions davantage en réalisant des mitsvot.
Nous aurons alors toujours plus de joie à les faire.
[...]
Représente-toi dans ton esprit la grande joie que peut avoir quelqu'un qui a été sauvé d'être brûlé vivant. A la dernière seconde, il a été sauvé de la mort certaine, et il a alors été élevé à la position de roi.
Représente-toi dans ton imagination chaque détail d'une telle situation.
Ressens le soulagement d'être sauvé. Ressens l'allégresse débordante d'une telle personne devenant un monarque riche et puissant.
Telle est la joie qu'on doit ressentir lorsque nous accomplissons une bonne action, si l'on apprécie la valeur d'observer les commandements de Hachem.
[le Pélé Yoets - Sim'ha]

-> Une ville était en proie à une épidémie, et quelqu'un a approché le 'Hafets 'Haïm, lui demandant s'il était d'accord de renoncer à sa récompense pour la mitsva de mettre les téfilim pendant une seule journée, afin que grâce à cela l'épidémie puisse s'arrêter.

Le 'Hafets 'Haïm lui a répondu que ce n'est pas comme cela que ça fonctionne.
Pourquoi?
Cela ressemble à une personne entrant dans un magasin de bonbons afin d'en acheter un seul valant quelques centimes, avec un billet d'un million.
Cela n'est pas possible, car il n'y a pas assez de monnaie à lui rendre.

=> La récompense pour la mise des téfilin d'un seul jour, est si importante qu'on ne peut rien avoir en échange dans ce monde, car il n'existe rien pour rendre la monnaie.

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-> "Lorsqu'une personne réalise une des mitsvot, cette mitsva monte et se tient devant Hachem, puis L'orne et dit : "Untel m'a fait, je viens de lui" ... et cela entraîne de la paix (shalom) à la fois dans les mondes supérieurs et inférieurs.
[...]
Heureux est la part de cette personne qui a accompli les mitsvot de la Torah!"
[Zohar haKadoch - Bamidbar 118a]

[notre manque de joie lors de la réalisation des mitsvot provient du fait que l'on ne les considère pas à leur juste valeur.
Un acte, même le plus simple, s'il est fait parce que telle est la volonté de D., le Roi des rois, génère des conséquences phénoménales/infinies, que seul le libre arbitre et notre limitation humaine nous empêche de percevoir dans ce monde.]

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-> L'essentiel du service d'Hachem, que ce soit dans l'étude ou la prière, doit être réalisé dans la joie.
L'essentiel du plaisir et de la satisfaction que l'on procure à Hachem en prononçant les mots de Torah ou de prière, c'est quand on le fait avec joie et plaisir.
Au point que certains Maîtres disaient des propos amusants avant l'étude pour réjouir les élèves, car il est dit : "Servez Hachem dans la joie".
[Maor vaChémech]

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-> Outre le fait que la joie est fondamentale dans le service Divin, elle est aussi révélateur de l'état d'un homme.
En effet, lorsqu'un homme prie ou réalise toute mitsva sans joie, il montre qu'il ne connaît pas Hachem, et ne sait pas comment Le servir.
Car si cela était le cas, il saurait que Hachem est LA source du bien et des bénédictions, et il serait rempli de joie.
Cela ressemble à un homme qui ramasse dans la rue un sac rempli de pierres précieuses, et ne manifeste aucun signe de joie : c'est bien la preuve qu'il n'a aucune connaissance du contenu du sac.
[rav Chimchon Pinkous]

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-> Dans les ta'hanoun, nous disons : "sharnnou mimitsvoté'ha vélo chava lanou"
Le 'Hafets 'Haïm explique : "Nous avons quitté les mitsvot car elles n'avaient pas de valeur à nos yeux".
Nous ne considérons pas chaque pensée de Torah, chaque mot de prière, chaque mitsva, comme étant largement plus précieuses que l'or et les diamants, et par conséquent nous ne les observons pas suffisamment.
=> Ainsi, notre enthousiasme, notre joie, témoigne et développe en nous l'importance de réaliser une mitsva (souhait de Hachem), et nous pousse à en faire le maximum.

[plus nous développons l'importance des mitsvot à nos yeux (comme en témoigne notre joie de les faire), plus nous développement notre importance, notre vraie valeur de nous-mêmes. En effet, nous devons êtres très importants, car Hachem nous a choisi pour être les garants du respect de Sa volonté.
[par exemple, si les juifs arrêtaient d'étudier, le monde se détruirait à la seconde!]
Plus nous croyons en Hachem (par le biais de ses mitsvot), plus nous en venons à croire en notre grandeur, et plus nous agissons avec grandeur!
La joie de faire les mitsvot, va générer une joie de faire ce qu'il y a de mieux à faire, une joie de construire notre éternité, une joie d'être de plus en plus proche de D., une joie d'avoir confiance en D. qui gère et peut tout, ... ]

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-> b'h, il y a une 2e partie sur ce sujet : https://todahm.com/2018/10/10/la-joie-dans-les-mitsvot-2e-partie-2

-> Le pouvoir de la joie nous sauvera de toutes les difficultés et de toutes les souffrances de ce monde-ci.
[Rav Sim'ha Bounim de Péchis'ha]

-> Je vous avertis solennellement que si vous êtes toujours heureux, Hachem vous aidera en toutes circonstances ; mais si tel n'est pas le cas, qui sait ce qu'il adviendra de vous!
[Rav Moché de Kobrin - à ses élèves]

-> Si l'homme montre un visage rayonnant ici-bas, son être est illuminé d'une clarté Céleste.
Mais s'il affiche une mine triste, le Ciel prononce un jugement contre lui.
[Zohar II - 184b]

-> Lorsqu'un homme se réjouit, "son visage est brillant" car on l'éclaire d'en-Haut.
Ainsi, la joie de l'homme attire sur lui la joie céleste.
Il est une mitsva de diffuser ces propos.
[Rabbi de Loubavitch]