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Pourquoi avons-nous besoin des 248 mitsvot positives?
Le Zohar (2:82b) appelle ces mitsvot : "248 conseils" (réma'h itin) sur la manière de parvenir à la crainte et à l'amour de D.
En effet, le verset dit explicitement à propos des mitsvot : "Afin que tu apprennes à craindre Hachem, ton D., tous les jours" (Réé 14,23).
La Torah et les mitsvot nous ont été données pour que nous cultivions la crainte et l'amour de D.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Pessa'h ]

Le corps est comme une chaussure pour l’âme. Tout comme une chaussure ne recouvre que la partie la plus basse du corps, de même le corps n’habille que la partie la plus basse de l’âme.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm 1,1 ]

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[dans la matérialité de ce monde, sachons s'identifier à ce que nous sommes vraiment (une âme très élevée, une partie Divine, provenant de sous le Trône d'Hachem). Par ailleurs, à nous de rester focus sur l'essentiel (sans s'éparpiller dans des futilités passagères), et à investir pour embellir notre éternité (ex: comment aurons-nous aménagé notre monde à Venir éternel, à quoi ressemblera notre âme qui y sera habillée par nos mitsvot). ]

Aspiration & écouter son enfant intérieur

+ Aspiration & écouter son enfant intérieur (selon le rav Kook) :

-> Tout désir naturel qu’une personne éprouve pour un rêve idéaliste n’est en réalité qu’un retour vers son enfant intérieur.
Au cœur de ce désir réside un attachement à un idéal dépourvu de toute justification abstraite. Il s’agit d’une impulsion qui provient d’un lieu totalement inconscient.
Et c’est précisément cet enfant intérieur que nous devons protéger de toutes les influences négatives.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 351 ]

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-> Le rav Kook estime que, même si les enfants doivent apprendre la constance et la responsabilité auprès des adultes, ces derniers ont beaucoup à apprendre des enfants. Il est facile, en grandissant, de baisser les bras, de devenir cynique et pessimiste face au monde.
Le rav Kook considère que les enfants sont les grands maîtres de l’idéalisme. Ils refusent de baisser les bras ; ils s’enthousiasment sincèrement pour tous les aspects de la vie. Les enfants rappellent aux adultes de ne pas se prendre trop au sérieux, et qu’une vie qui a du sens doit être remplie non seulement d’objectifs importants, mais aussi d’émerveillement et de joie.
C’est pourquoi, si nous souhaitons véritablement transformer le monde en un endroit meilleur, nous devons apprendre à écouter et à protéger non seulement nos enfants, mais aussi l’enfant qui sommeille en nous.

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+ Les enfants sont naturellement idéalistes :

-> La pureté d’un enfant renferme en elle-même la pureté universelle. Le désir d’une vie empreinte de pureté naturelle palpite au plus profond de l’enfant, sans aucune souillure ni contamination.
L’expression sacrée d’un enfant pur renferme en elle-même l’étincelle la plus puissante et la plus limpide de l’idéalisme de la vie.
Et c’est à travers cette expression sacrée qu’il est capable de mener la vie du monde à son accomplissement. C’est pourquoi "le monde repose sur le souffle des enfants" (Shabbat 119b).
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 6:284 ]

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+ La pureté des enfants :

-> La pureté naturelle de l’âme se manifeste durant l’enfance.
C’est à cette période que l’âme d’une personne n’a pas encore été contaminée par la folie de la vie, "la levure dans la pâte" (Béra'hot 17a).
Nous voyons à quel point il est facile pour un enfant d’être réceptif aux émotions spirituelles. À cet âge, l’individu est véritablement sensible à la sainteté et à la crainte d'Hachem. C’est pourquoi les plus grands spécialistes de l’éducation en sont venus à conclure que l’éducation religieuse, qui allie un esprit vif et une sensibilité émotionnelle, est l’éducation la plus naturelle pour un enfant.
[Maamaré haRéiya - p.32]

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+ Les idées enfantines changent le monde

-> Nous devons toujours partir du commencement, des premières pensées de l’enfance. Nous devons tenter de les comprendre, de les purifier et d’en révéler le bien qui s’y cache. Nous devons veiller à ne pas dénigrer les idées simples. En réalité, ces idées apporteront plus de lumière à nos vies que n’importe quelle idée prétendument sophistiquée.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 1:351 ]

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+ Quand les enfants enseignent aux adultes

-> Le monde est sans cesse en quête de davantage de connaissances, de compréhension et de sagesse complexe. Pourtant, en fin de compte, l’essentiel de notre vie est tourné vers l’avenir, vers l’éducation de la génération suivante ; et l’éducation, c’est avant tout les enfants.
Mais comme les capacités intellectuelles des enfants sont si simples et si peu développées, la plupart des connaissances vastes et sophistiquées que les adultes ont acquises ne peuvent être assimilées par leur esprit.
Peut-être devons-nous en tirer la leçon que l’accumulation de connaissances et de sagesse n’est pas ce qui nous rend heureux. La clé du bonheur réside plutôt dans la simplicité de l’enfance.

C’est une chance pour nous que notre culture nous implique si fortement dans l’éducation des enfants. Ce lien à lui seul nous rattache à l’enfance et à toute sa pureté, et une énergie de simplicité circule à travers nous et s’intériorise grâce à cela. Elle purifie la contamination et la perversion de la sophistication qui se sont infiltrées en nous à l’âge adulte.

Heureux celui qui puise son énergie dans la sève de l’enfance, même à l’âge adulte. Heureux celui qui est comme un enfant d’un an, libre de toute faute, même après avoir vécu de nombreuses années d’une vie ordinaire.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 7:205 ]

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+ Protéger l’enfant intérieur :

-> Les sens fondamentaux des enfants se développent bien avant qu’ils n’acquièrent la capacité de comprendre le monde de manière intellectuelle. Cela leur permet de découvrir le monde sans subir les influences négatives de personnes à l’esprit étroit.
Il est essentiel qu’un enfant découvre d’abord le monde sous sa forme originelle, sans aucune explication : il doit d’abord faire l’expérience, puis seulement ensuite comprendre.
Les enfants doivent découvrir le monde qui les entoure sans le comprendre, afin de disposer d’une base pure à partir de laquelle ils pourront commencer à faire fonctionner leur esprit.
Au début, ils ne doivent recevoir ni explications ni raisonnement intellectuel. Ils doivent faire face au monde tel qu’il est : l’œuvre des mains du Créateur, dotée de Son immense pouvoir de compréhension infinie. Tout cela devrait être vécu dans le cœur d’une personne dès l’instant même où elle entre dans la lumière de la vie.
Et ce n’est qu’une fois cette graine saine semée que la graine de la vie spirituelle pourra perdurer.

Tout désir naturel qu’une personne éprouve pour un rêve idéaliste est en réalité un retour vers son enfant intérieur. Au cœur de ce désir réside un attachement à un idéal dépourvu de toute justification abstraite.
Il y a une impulsion qui provient d’un lieu totalement inconscient. Et c’est précisément cet enfant intérieur que nous devons protéger de toutes les influences négatives.
Les éveils innocents de l’âme qui proviennent de la partie la plus pure et la plus naturelle de l’esprit doivent être respectés. Mais en même temps, nous devons veiller à neutraliser toute influence étrangère et déformée.
"Que le prophète qui a un rêve raconte son rêve ; et que celui qui a Ma parole prononce Ma parole fidèlement. Qu’est-ce que l’ivraie comparée au blé ? Ce sont là les paroles de D." (Yirmiyahou 23,28).
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 2:359 ]

-> Nos Sages disent que ce qui importe le plus à Hachem, c’est notre aspiration vers Lui : "Ra'hmana, liba baé" (le Miséricordieux veut notre cœur).
Par conséquent, même si nous constatons que nous commettons sans cesse les mêmes fautes et qu’il semble que nous soyons incapables de changer, nous pouvons tout de même procurer à Hachem une immense satisfaction en Lui confiant nos véritables sentiments et en priant pour pouvoir vaincre le yétser ara.
En effet, rabbi Nathan (Likouté Halakhot - 'Hezkay Métaltélim 5) explique que chaque fois que nous prions pour obtenir l’aide d'Hachem, c’est comme si nous déposions une plainte officielle devant un tribunal concernant notre bien (notre cœur) qui a été illégalement saisi par un voleur (le yétser ara).
Tant que nous continuons à déposer ces "plaintes", nous empêchons le voleur d’acquérir ce bien (d’établir une 'hazaka), jusqu’à ce que nous parvenions finalement à l’éliminer complètement.

Les korbanot sont offerts pour créer un "parfum agréable" devant Hachem, et Rachi (Zéva'him 46b) explique qu'Hachem prend plaisir à ce que Sa volonté ait été accomplie.
Ainsi, la plus grande satisfaction d'Hachem est simplement que nous accomplissions Sa volonté, comme Il nous l’a commandé.
[rav Moché Sternbuch]

L’importance du désir et de l’aspiration dans le service Divin

+ L'importance du désir et de l'aspiration dans le service Divin :

-> "Seulement la tribu de Lévi, tu ne la recenseras pas parmi les Bné Israël et tu ne la compteras pas parmi les Bné Israël" (Bamidbar 1,49)

-> "Et tu ne la compteras pas parmi les Bné Israël" : pourquoi? Parce que les Lévi'im sont à Moi [comme il est écrit] : "Et les Lévites seront à Moi" (Bamidbar 3,12), car quiconque Me rapproche de lui, Je le rapproche de Moi.
Ils se sont rapprochés de Moi, comme il est dit : "Et Moché proclama : "Celui qui est pour Hachem qu’il vienne à Moi", et toute la tribu de Lévi se regroupa autour de lui" (Ki Tissa 32,26) ; ils M’ont rapproché, et Moi, Je les ai rapprochés : "Et les Lévites seront à Moi".
[midrach Bamidbar rabba 1,20]

-> Le 'Hidouché haRim (Likouté haRim - Bamidbar) explique les propos de ce midrach :
"il arrive qu’un homme aspire à servir son Créateur, et que cependant, Hachem se dissimule de lui. Cependant, lorsqu’il désire servir Hachem de toutes ses forces, la muraille de fer qui le sépare de Lui tombe, et il appartient alors entièrement à Hachem."

Le rav Elimélé'h Biderman commente : Cela nous enseigne l’importance de la volonté : lorsqu’un homme se rapproche d'Hachem, en aspirant de tout son coeur et de tout son être à Le servir, alors Hachem lui vient en aide et le rapproche de Lui. Les cloisons qui les séparaient disparaissent, fussent-elles un mur de fer.

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-> Ce principe fut dévoilé aux Bné Israël avant même le don de la Torah, comme Rachi le rapporte (Yitro 19,10) : au début, Hachem désirait donner la Torah par l’intermédiaire de Moché, mais "Moché rapporta les paroles du peuple", [ce que Rachi explique ainsi :] "J’ai entendu qu’ils désirent l’entendre de Toi, car il n’y a pas de commune mesure entre entendre de la bouche d’un émissaire et du Roi Lui-même, notre désir est de voir notre Roi!"
C’est pourquoi il est écrit ensuite (verset 10) : "Hachem dit à Moché" ; s’il en est ainsi, et qu’ils M’obligent à leur parler : "Retourne vers le peuple et sanctifie-les".
Rachi nous enseigne la force de la volonté : c’est parce qu’ils ont "crié" (si l’on peut dire) : "notre désir est de voir notre Roi", que les Bné Israël obligèrent Hachem à se dévoiler à eux, et à leur donner Lui-même la Torah (néanmoins, ils ne supportèrent d’entendre la voix d’Hachem que pour les deux premiers commandements).

-> Le rav de Satmar (sur Shavouote p.127) rapporte au nom du midrach (Yalkout Yéchayahou 391) : "Dans les temps futurs, Hachem fera venir le mont Tabor et le mont Carmel pour y construire le Temple, et ils le mériteront grâce à leur désir ardent de voir se produire le don de la Torah ait lieu sur leurs versants [comme il est rapporté dans le midrach Béréchit rabba 99,1]."

=> Si des créations inertes méritèrent tous les honneurs grâce à la force de leur volonté, il est certain qu’un homme, à plus forte raison, méritera d’accéder à des niveaux spirituels élevés si seulement il désire ardemment recevoir la Torah.

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-> La guémara (Shabbat 86b) enseigne que "le premier jour [où les Bné Israël arrivèrent au Sinaï], Hachem ne leur ordonna rien, du fait qu’ils étaient perturbés à cause des désagréments du voyage".

A priori, demandent certains commentateurs, de quels désagréments la guémara veut-elle parler?
On sait pourtant qu’ils étaient transportés par les nuées de Gloire, et que les chaussures qu’ils portaient ne s’usaient pas. Dès lors, pourquoi durent-ils attendre le 2e jour de leur arrivée?

Le Sifté Tsadik (sur Shavouote §59) répond que les désagréments dont il s’agit ici consistent en ce que l’on a l’habitude de nommer " 'holat aava" ("la maladie de l’amour" - חולת האהבה) : Hachem vit qu’ils avaient une telle soif de recevoir la Torah, qu’Il préféra en différer le don, afin de ne pas provoquer un relâchement de leur désir. Car celui-ci est extrêmement cher à Ses yeux et c’est de lui qu’Il tire la plus grande satisfaction. C’est pourquoi Il ne voulait pas faire perdre aux Bné Israël ce niveau spirituel si élevé.

-> Le rav Elimélé'h Biderman enseigne :
C’est un grand principe dans la Torah : Hachem ne demande pas à l’homme d’obtenir des résultats dans son travail spirituel, car ceux-ci ne dépendent pas de lui, mais qu’il ait soif et soit rempli d’une aspiration à accomplir Sa volonté avec coeur.
Suivant cette idée, certains commentateurs ont ainsi expliqué les paroles de Rabbi Yossi (guémara Shabbat 118b) : "Que ma part soit parmi ceux qui meurent sur le chemin d’une mitsva" : a priori, cela semble étonnant : pourquoi employer l’expression "sur le chemin d’une mitsva"? La logique serait plutôt qu’il soit préférable de quitter ce monde après avoir réalisé une mitsva.
Mais en réalité, Rabbi Yossi connaissait parfaitement les voies du Ciel et il savait que l’essentiel de ce qu’Hachem attend de l’homme, ce sont la soif et le désir ardent d’accomplir Sa volonté.
Par conséquent, grand est le niveau de celui qui va sur le chemin d’une mitsva, car il ne vise et n’aspire qu’à accomplir la volonté du Roi. Et c’est ce qui est de plus cher aux yeux du Créateur, plus encore que de Lui offrir des sacrifices et des holocaustes.

Récompense fonction de la difficulté

-> "En fonction de l'effort sera la récompense" (léfoum tsaara agra - Pirké Avot 5,23]

-> "La récompense [pour une mitsvot] est proportionnelle au degré de difficulté (de l'effort investi)" (léfoum tsara agra - Pirké Avot 5,22)

-> Si tu as étudié la Torah pendant une période agréable, ne t'en détourne pas pendant une période de difficulté. Car il vaut mieux pour une personne avoir une chose dans la souffrance que cent fois [pendant une période] agréable (où notre avodat Hachem se fait avec facilité, inspiration).
[Avot déRabbi Nathan 3,5 ]

Le rav Israël Lubchansky, machguia'h de Baranovitch, cite le 'Hafets 'Haïm qui affirme que cela a déjà été dit à l'époque de nos Sages, et à plus forte raison de nos jours, où il faut déployer beaucoup plus d'efforts pour surmonter les défis de la vie. Il vaut mieux une fois avec douleur que mille fois sans douleur.

-> Il est dit au nom du Baal Shem Tov que celui qui se force [à accomplir les mitsvot] sans avoir aucune inspiration est plus grand.
[Mahari"d miBelz - parachat Béhaaloté'ha]

-> La qualité d'une bonne action accomplie est calculée en fonction de la souffrance qu'il a fallu endurer pour la réaliser. De même, la qualité d'une mauvaise action est calculée en fonction de la douleur qu'il a fallu endurer pour s'abstenir de la commettre. Plus la douleur est grande, moins l'action est mauvaise.
[rav Israël Salanter - Ohr Israël 31]

-> Il y avait une veuve dans le quartier de laquelle se trouvait une synagogue.
Chaque jour, elle allait prier dans le beit hamidrach de Rabbi Yo'hanan.
Il lui dit : "Ma fille, n'y a-t-il pas une synagogue dans ton quartier?"
Elle lui répondit : "Mon maître, n'est-ce pas chaque pas que je fais qui me vaut une récompense?" (guémara Sotah 22a).

De cette veuve, Rabbi Yo'hanan apprit qu'il valait mieux marcher jusqu'à une synagogue éloignée plutôt que jusqu'à une synagogue proche, afin d'obtenir une récompense pour chaque pas supplémentaire.
Cette idée s'applique non seulement aux pas physiques, mais aussi aux "pas spirituels". Tout comme quelqu'un peut se trouver loin de la synagogue, il peut aussi parfois se sentir loin d'Hachem. Il devient alors difficile d'ouvrir la bouche pour prier, et il reçoit une récompense pour avoir fait les pas spirituels difficiles vers Lui.
Même si, à première vue, il semblerait préférable de mener une vie où "la synagogue semble proche", nous voyons dans cette guémara la récompense pour les pas effectués, et que notre récompense est multipliée les jours où "la synagogue semble éloignée".
[Maor Enayim - Kountres Yisma'h Lev ]

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-> Il est possible que même une personne remplie de défauts puisse avoir des actions désirables aux yeux d'Hachem si elle surmonte ne serait-ce qu'un peu son yétser ara ...
Surmonter sa nature peut être plus désirable aux yeux d'Hachem que d'être une personne créée à un niveau déjà élevé.
[rav Tsadok HaCohen - Pri Tsadik - Shavouot 26 ]

-> Celui qui désire fauter est plus important et plus complet que celui qui ne désire pas fauter et qui ne souffre pas de s'en abstenir ...
La récompense de celui qui contrôle sa nature augmente en fonction de la souffrance qu'il endure pour dompter sa nature.
[Rambam - Shemona Prakim - chap.6 ]

-> Si les obstacles sont importants et empêchent une personne d'accomplir son avodat Hachem, les éliminer mérite une récompense proportionnellement importante ...
Comme une personne qui piétine dans la boue dont il est difficile de sortir. Comme le disent nos Sages (Sanhédrin 96a) à propos de nos saints Patriarches [qu'ils] "couraient devant Hachem comme des chevaux dans les marécages". De même, chaque personne a de grands marécages.
Quelle grande récompense pour le soldat qui les surmonte!
[rav Yérou'ham Lévovitz - Daat Torah - parachat Mikets - p.253 ]

-> Si l'on soutient dans le beit din d'en-Haut (chel maala) que la personne qui se tient devant eux [les juges célestes] a surmonté sa nature pour fermer les yeux afin de ne pas voir quelque chose de mauvais, ou qu'elle a fermé la bouche pendant une dispute, ou qu'elle s'est efforcée d'accomplir les mitsvot et d'étudier la Torah malgré les obstacles difficiles qui se dressaient sur son chemin, alors cela causera une grande joie au ciel.
Car la qualité de surmonter les défis ne se trouve pas au ciel, puisque les anges n'ont pas à surmonter ou à résister à des défis ... Par conséquent, la persévérance de l'homme l'élève au-dessus du niveau des anges.
[rav Shlomke de Zhvil - séfer Hamala'h ]

-> La guémara (Shabbat 88b) raconte que lorsque Hachem a voulu donner la Torah au peuple juif, les anges ont demandé que la Torah soit donnée aux anges dans le Ciel à la place. Moché répondit qu'ils ne pouvaient pas recevoir la Torah car ils n'étaient pas descendus en Egypte.
Le rav Itzele de Volozhin (cité dans Pé Kadoch) explique que Moché soulignait l'incapacité des anges à descendre en Egypte et à résister aux épreuves auxquelles le peuple juif avait dû faire face.

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-> [La guémara (Taanit 25b) relate un incident avec] Rabbi Eliezer qui descendit devant l'arche pour diriger la prière et ne reçut pas de réponse. Rabbi Akiva descendit après lui et reçut immédiatement une réponse.
Une bat kol est apparue et a dit : "Ce n'est pas parce que celui-ci [Rabbi Akiva] est plus grand que celui-là [Rabbi Eliezer], mais plutôt parce que celui-ci a maîtrisé ses midot et que celui-là n'a pas maîtrisé ses midot."

La question est posée [dans le séfer Beit Elokim] : si Rabbi Akiva a réprimé ses midot, cela ne le rend-il pas plus grand? Au contraire, Rabbi Eliezer accomplissait chaque mitsva de la même manière que Rabbi Akiva.
La seule différence était que, par nature, Rabbi Eliezer était plus disposé à accomplir diverses mitsvot, et il le faisait conformément à sa nature. Mais la nature de Rabbi Akiva n'était pas d'accomplir des mitsvot. Il a surmonté son yétser ara et a accompli les mitsvot, même s'il était difficile d'aller à l'encontre de sa nature.
C'est pour cette raison qu'il est considéré comme celui qui a triomphé de ses midot.
[ 'Hochmat Manoa'h ]

L’humilité nous apporte des influences célestes

+ L'humilité nous apporte des influences célestes :

-> Le Sfat Emet explique plus en détail comment un homme qui a confiance en Hachem apporte des bénédictions au monde en disant que l'essence d'Hachem est la bonté et qu'Il désire envoyer toutes sortes de bonnes choses et d'influences célestes à chaque personne. Cependant, si une personne n'est pas pleinement confiance en Hachem, elle peut faire un mauvais usage des bonnes choses qu'Hachem lui donne. Si une telle personne reçoit de l'argent ou des honneurs, elle peut oublier que c'est Hachem qui lui a donné tout ce qu'elle possède, et elle peut utiliser ce qu'elle a à de mauvaises fins et commettre des fautes.

Hachem est la vérité ultime. Il veut que Ses influences soient utilisées à des fins vraiment bonnes, et certainement pas pour la faute. S'Il voit que les gens ne sont pas dignes de confiance, Il retiendra Sa bonté afin qu'elle ne soit pas utilisée pour le mal.
Mais si le peuple juif a une vraie confiance en Hachem et utilise correctement la bonté qu'Hachem lui envoie, il est digne de recevoir toutes Ses bénédictions.

En ce qui concerne le Shabbath, nous trouvons écrit : "Et Hachem bénit le 7e jour" (Béréchit 2,3).
Le Shabbath est un jour de bénédiction parce que le monde entier revient à son état d'origine [sans le vol, la malhonnêteté, ...] et qu'Hachem envoie Ses bénédictions et Ses influences sacrées à ceux qui agissent avec honnêteté.

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-> "Un homme qui a [véritablement] confiance en Hachem aura de nombreuses bénédictions."
[Zohar - I, 197b]

Si les nations du monde avaient reconnu à quel point elles bénéficiaient personnellement du Temple (qui est un canal du flux des bénédictions d'Hachem sur nous), elles ne l'auraient jamais détruit.
[midrach Bamidbar rabba 1,3]

"L’homme court après l’argent et cherche la richesse, mais il ne sent pas et ne comprend pas du tout que plus il reçoit d’un côté, plus les forces du mauvais penchant augmentent en proportion.
Le pauvre croit que s’il avait de l’argent, il serait le maître de son argent, alors que le résultat est que l’argent qu’il a acquis devient son maître."
['Hafets 'Haïm]