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Sachez qu'il y a des gens dont les yeux sont dirigés vers Hachem lorsqu'il s'agit de questions importantes ... mais qui ne se souviennent pas d'Hachem dans les petites choses.
C'est parce que l'activité est insignifiante à leurs yeux et qu'ils sont certains de pouvoir la réussir [par eux-mêmes] ...

C'est pourquoi il est dit : "Connaissez-Le dans toutes vos voies" (Michlé 3,6) - petites ou grandes!
Puisque toutes les actions dépendent d'Hachem et que tout succès est dû à Sa bonté, une personne est obligée de se souvenir d'Hachem dans tout ce qu'elle fait.
Car celui qui réussit dans son activité et ne se souvient pas d'Hachem ou ne se tourne pas vers Lui pour obtenir de l'aide, il est déficient dans son service divin.
[Rabbénou Yona]

"Nous constatons que Pharaon a été frappé par des plaies successives afin qu'il sache que la terre appartient à Hachem.
Hachem fait de même tout au long des générations. Chaque fois que le chef d'une autre nation devient prétentieux et pense qu'il peut faire tout ce qu'il veut, il finit par être frappé de plaie en plaie et est forcé d'admettre qu'il n'a aucun pouvoir sur quoi que ce soit.

Cependant, à l'époque de Pharaon, les plaies étaient miraculeuses. Aujourd'hui, les plaies sont provoquées par la nature (cachées dans la naturalité), mais l'objectif principal demeure : que le dirigeant admette qu'Hachem dirige le monde et qu'il n'a aucun contrôle sur ce qui s'y passe".

['Hafets 'Haïm à rabbi Pessa'h haCohen - Si'hot hé'Hafets 'Haïm - p.120 ]

Quiconque ne croit pas en la providence Divine et affirme qu'Hachem a abandonné le monde et qu'Hachem ne nous voit pas nie la souveraineté d'Hachem.
Nos Sages appellent une telle personne un hérétique (min), et l'hérésie est un véritable culte d'idole.
Quiconque lit des livres qui se moquent d'Hachem et de Sa Torah et qui nient Sa providence est comme quelqu'un qui introduit une idolâtrie dans sa maison et la vénère.

[issu d'une lettre du 'Hafets 'Haïm au public - rapporté dans Ma'amré hé'Hafets 'Haïm 9]

Principe de foi = Hachem m’aime

+++ Principe de foi = Hachem m'aime :

"Vous êtes un peuple saint pour Hachem, votre D. Hachem vous a choisis pour être Son peuple précieux parmi tous les peuples de la surface de la terre ... En raison de l'amour d'Hachem pour vous et parce qu'il tient le serment qu'il a juré à votre ancêtres, Hachem vous a fait sortir d'une main forte et vous a délivrés de l'esclavage du Pharaon, roi d'Égypte" (Vaét'hanan 7,6-8)

-> Ce qui a toujours été considéré comme un fait incontestable au fil des générations : l'amour d'Hachem pour nous, à la fois en tant que nation et en tant qu'individus, semble avoir été remis en question dans notre génération.
Pourtant, le rav Its'hak Berkovits explique qu’il est si important que nous sachions qu’Hachem nous aime, car cette compréhension constitue le fondement d’une relation.
En fait, le rav Berkovits dit souvent qu'il est sûr que si le Rambam écrivait ses 13 principes de foi [d'un juif] pour cette génération, il en ajouterait un 14e : "Je crois d'une foi parfaite qu'Hachem m'aime [pour ce que je suis personnellement (un enfant adoré!), indépendamment de ce que je peux faire]".
Non seulement cela, conclut le rav Berkovits, mais cela figurerait en très bonne place sur la liste.

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[ainsi, lorsque notre yétser ara nous pousse à croire que chaque juif n'est pas si important et si aimé que ça par Hachem, alors au-delà d'être un mensonge c'est une pensée hérétique. On renie un principe de base de tout le judaïsme, c'est comme si l'on remettait en cause toute la Torah!
A l'inverse, nous devons développer notre perception de cela, car c'est un fondement sur lequel on pourra développer/épanouir notre vie juive. ]

Lorsqu'une personne place sa confiance en Hachem, Hachem ne la déçoit pas.
Le bita'hon ouvre les portes du ciel. Le bita'hon ouvre les portes de la bénédiction céleste dans tous les domaines, tant spirituels que matériels. Le verset dit ainsi : "Jette ton fardeau sur Hachem et Il te soutiendra" (Téhilim 55,23).

Il s'agit là d'une leçon importante qui nous permet de ne pas nous laisser entraîner dans le piège du yétser ara, qui nous distrait avec des préoccupations mondaines pendant que nous prions.
Lorsqu'une personne surmonte ces pensées et se fie au fait qu'Hachem est le seul à bénir nos moyens de subsistance, elle bénéficie de 2 avantages. Il est capable de prier avec un cœur pur (avec tranquillité et kavana), et il est également béni avec une prospérité supplémentaire par le mérite de son bita'hon.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra]

Transformez votre cœur de manière à ce qu'il soit orienté vers Hachem pour tout, et alors, Hachem vous bénira avec tout.
[Gaon de Vilna]

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-> Dans disons dans le Hallel : "mé'ét Hachem haïta zot, hi niflat béénénou" (Ceci a émané d'Hachem, c'est merveilleux à nos yeux - Téhilim 118,23).
Selon le Beit Aharon, si nous disons toujours, "mé'ét Hachem haïta zot" = en attribuant tout à 100% à Hachem (rien ne pouvant se passer sans un décret Divin), alors nous serons méritants de "hi niflat béénénou" = de voir des merveilles et des miracles avec nos yeux.

-> Plus notre émouna est forte, plus nous avons de chances d'obtenir des miracles.
Quelle doit être la force de notre émouna? Notre confiance doit être aussi ferme que notre certitude "que la lumière du jour viendra au matin".
[Séfer ha'Ikarim - maamar 4]

-> "Si une personne a confiance en Hachem, l'Attribut Divin de bonté qui soutient le monde l'entourera de tous côtés ... comme ce fut le cas pour Eliyahou Hanavi, dont la subsistance fut assurée par les corbeaux (Méla'him I 17,6), et comme ce fut le cas pour les 2 groupes de cinquante prophètes qui furent soutenus dans la grotte par Ovadia.
Plus le bita'hon est fort, plus les résultats seront incroyables."
[Rabbénou Bé'hayé - Kad haKéma'h - Bita'hon]

-> Si nous nous appuyons sur Hachem comme il se doit, Hachem ne nous refuse pas Son amour bienveillant.
Il est impossible pour la midat hadin (l'Attribut de Justice) de régner sur quelqu'un qui possède vraiment le trait de bita'hon en Hachem, même si de nombreux mauvais décrets ont été prononcés contre lui.
Ce principe a été testé et éprouvé, et il est explicitement énoncé dans le verset : "Cantique des degrés. Ceux qui ont confiance en l’Eternel seront comme la montagne de Sion, qui ne chancelle pas, inébranlable à jamais" (Téhilim 125,1). [Keter Chem Tov]
En effet, trouver le point de 'hessed (bonté) dans le din (rigueur) est une ségoula qui permet d'échapper à la souffrance. Puisqu'il n'y a pas de din sans 'hessed, cet outil peut être utilisé en toutes circonstances.
[Toldot Yaakov Yossef - Noa'h]

-> Nous pouvons nous transporter dans n'importe quel endroit que nous imaginons. Les bonnes pensées conduisent à de bons résultats.
Lorsque nous pensons à l'amour bienveillant d'Hachem, l'amour bienveillant nous entoure, car nous sommes engloutis par Hachem.
[Likoutim Yékarim 207]

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-> La mitsva de rendre visite aux malades a pour but de renforcer le cœur du malade afin qu'il continue à avoir confiance en l'aide d'Hachem.
[Toldot Adam - Vayigach]

-> Lorsqu'une personne est malade, la meilleure approche n'est parfois pas spécifiquement de prier, mais plutôt de se renforcer dans une émouna absolue.
[Shomer Emounim - maamar hachga'ha pratit 4]

-> La Hachga'ha (intervention) d'Hachem est proportionnelle à la connexion de bita'hon qu'une personne a lorsqu'elle se décharge de son fardeau sur son Créateur.
['Hazon Ich ]
[il est écrit : "Décharge-toi sur D. de ton fardeau, Il prendra soin de toi" (Téhilim 55,23) = plus tu décharges tes problèmes sur D., sachant que seul Lui peut en être la solution, alors plus "Il prendra soin de toi". Certes on fait une hichtadlout nécessaire, mais cela ne retire pas qu'à 100% c'est Hachem qui est derrière toute chose, qu'Il peut tout. ]

-> "Confie-toi en l'Eternel de tout cœur, mais ne te repose pas sur ton intelligence"
Rabbeinu Yonah (Michlé 3,26) commente que le bita'hon signifie se fier à Hachem et non à une personne, non à la puissance de notre propre intellect, non à notre propre compréhension [des choses] ou stratégies car tout dépend du Ciel.

-> Il devrait être clair pour nous que les forces naturelles sont toutes soumises à la hachga'ha pratit pour chaque individu, à chaque moment et dans chaque situation.
Selon Sa volonté, ces forces suivent les voies naturelles qui leur ont été tracées, et selon Sa volonté, elles s'écartent de ces voies et dévient de leur nature.
[rav Avraham ben haRambam]

-> En tant que juifs, nous ne craignons et ne croyons qu'en Hachem, que Lui uniquement à le pouvoir de nous protéger ou bien de faire que nous souffrons.
Il est écrit : "jusqu'à votre âge extrême, Je vous porterai. Comme Je l'ai fait, Je continuerai à vous porter, à vous soutenir, à vous sauver" (Yéchayahou 46,4).

-> On apprend à chaque jeune enfant que lorsqu'il traverse la rue, il doit regarder des deux côtés et agir avec prudence. Mais lorsque ce même enfant tient la main de son père, il traverse la rue sans regarder, sans aucune crainte. Pourquoi?
Parce qu'il tient la main de son père, à qui il fait entièrement confiance pour le protéger.
C'est le niveau de bita'hon que nous nous efforçons d'atteindre, la confiance presque aveugle d'un enfant.
[rav Moché Aharon Stern - Bayit ouMénou'ha]

-> Une personne devrait ressentir comme si Hachem lui avait promis la délivrance dont elle a besoin. [Rabbénou Bé'hayé]

-> Tant que nous nous sentons en sécurité en nous-mêmes, tant que nous avons confiance en notre propre ego, il nous est impossible de ressentir l'étreinte transcendante d'Hachem. Ce n'est que lorsque nous n'avons rien d'autre à quoi nous raccrocher que nous pouvons faire l'expérience des bras aimants d'Hachem, qui sont toujours présents sous le monde pour [enlacer] ceux qui tombent.
[rabbi Nah'man de Breslev]

-> Nous devons nous accrocher avec ténacité à notre émouna.
Le Baal Chem Tov (Kéter Chem Tov) dit : "lorsque le Ciel cherche à infliger une punition à quelqu'un qui la mérite, il le prive de son attribut de bita'hon".

Lorsque quelqu'un est malade ou souffre, le yétser ara s'efforce d'affaiblir et même de supprimer sa émouna en Hachem afin que le jugement d'Hachem reste puissant.
C'est pourquoi, dans ces moments-là, on doit se renforcer considérablement et supplier Hachem de ne pas affaiblir notre émouna, et d'au contraire la renforcer.
Si on s'accroche sagement à notre émouna, alors il est impossible de nous faire du mal.
[Toldot Yaakov Yossef - Michpatim]

[lorsque nous nous attachons totalement à Hachem, alors nous contournons le principe strict de récompense et de punition, et peu importe si nous ne sommes pas méritants, nous pouvons obtenir le meilleur par la bonté d'Hachem. ]

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-> Le Radak (sur Téhilim 116,6) explique les mots : "Shomer pétayim Hachem" (Hashem protège les simples) de la manière suivante : le terme "simple" fait référence aux personnes qui ne comptent pas sur leurs stratégies pour se sortir de leurs difficultés. Hachem protégera ces personnes lorsqu'elles ont du bita'hon en Lui.

-> La Michna (Béra'hot 6) nous informe : "Si une personne fait la bénédiction de Shéhakol sur n'importe quel produit alimentaire, alors elle est "yotsé", elle a rempli l'obligation de réciter une bénédiction avant de consommer de la nourriture". [à défaut de connaître la bonne bénédiction, celle de Shéhakol permet de s'acquitter de tout aliment. ]

Le Mipi Tsadikim donne une autre explication : "Si une personne dit : "Shéhakol niya bidvaro" (c'est 100% selon Sa parole [rien ne peut se produire sans un décret d'Hachem] ) sur tout ce qui lui arrive, croyant que tout cela vient d'Hachem, alors elle est yotsé, elle sera capable de laisser sa tristesse derrière elle et d'être délivré par le mérite de son bita'hon en Hachem.
[d'une certaine façon, si tu veux te libérer, te rendre quitte de mauvaises choses prévues sur toi, alors soit totalement convaincu dans les moindres détails que "shéhakol niya bidvaro", et alors tu t'acquittes, rendant plus nécessaires la réalisation de mauvaises choses sur toi. ]

-> En tant que juifs, nous savons que tout arrive par le jugement du Ciel et qu'il est dans le pouvoir d'Hachem de changer la nature et d'altérer les destins. Rien ne peut empêcher Hachem d'apporter le salut au grand nombre ou au petit nombre.
Même si la détresse est proche, Son salut est également proche, car Il est tout-puissant, et aucune stratégie ne Lui échappe.
[Rabbénou Yona - Michlé]

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-> Même lorsque la mort semble imminente, nous ne devons jamais perdre espoir. Nous devons nous rappeler que nos peurs n'ont pas de réalité intrinsèque, car les lois de la nature n'ont aucune importance.
Hachem crée tout à nouveau à chaque seconde. Par conséquent, la seule chose à craindre est Hachem.
[Beit halévi - Bita'hon]

-> Le salut vient souvent lorsqu'il n'y a pas d'espoir. C'est précisément lorsque l'épée tranchante repose sur notre cou qu'Hachem nous envoie Son aide. Parce que le but de la Création est de nous tester, Hachem nous amène à un endroit où le salut semble impossible afin de déterminer si notre émouna est complète.
Si nous souffrons, nous devons nous renforcer avec cette connaissance. Le fait que nous n'ayons pas encore été sauvés ne doit pas nuire à notre tranquillité d'esprit.
[ l'Alter de Kelm - Ohr Yé'hezkel]

Il faut être tellement confiant dans son bita'hon, qu'on doit avoir l'impression qu'Hachem nous a promis qu'Il s'occuperait de notre besoin particulier.
[Rabbénou Bé'hayé - Kad haKéma'h - Bita'hon ]

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-> L'existence de D. est évidente pour l'esprit rationnel, mais les passions du cœur empêchent l'homme de voir cette vérité.
[rabbi El'hanan Wasserman ]

Confiance en Hachem & miracles

+++ Confiance en Hachem & miracles :

"Le bénéficiaire d'un miracle ne reconnaît pas le miracle" (guémara Nida 31a)

-> A un niveau plus profond, cela signifie qu'une personne qui demande un miracle à D. devrait reconnaître que tout ce que D. fait, aussi miraculeux que cela puisse nous paraître, ne l'est pas du tout, parce qu'en vérité, tout, même l'événement le plus banal, dépend de Sa volonté.
Hachem est omnipotent et la source de toutes les causes ; tout, petit ou grand, est identique pour lui.

Par conséquent, lorsqu'une personne a besoin de quelque chose, quelle qu'elle soit, elle doit renforcer sa confiance et sa croyance en Hachem. Le miracle s'accomplira alors pour elle, et elle sera aidée.

La seule condition est que le bénéficiaire du miracle ne reconnaisse pas qu'il s'agit d'un miracle. Il ne doit pas considérer comme un miracle le fait que D. puisse changer la nature. Au contraire, il doit lui sembler parfaitement évident que D. peut faire des miracles.
Aux yeux des sages, il n'y a aucune différence entre le fait que D. ordonne à l'huile de brûler ou au vinaigre de brûler, ou que l'eau de la mer soit agitée ou calme. Pour Hachem, tous les miracles sont simples et n'entraînent aucune difficulté.
[la guémara (Taanit 25a) raconte qu'un vendredi, rabbi 'Hanina ben Dosa remarqua que sa fille était bouleversée. Elle lui expliqua qu'elle avait rempli par erreur les lampes de Shabbath avec du vinaigre plutôt qu'avec de l'huile. Rabbi 'Hanina lui dit : "Ma fille, quelle importance? Celui qui a dit que l'huile peut être allumée peut déclarer que le vinaigre sera allumé." C'est ce qui se produisit. Les flammes ont été allumées et sont restées allumées pendant tout le Shabbath.
[...]

C'est ce que signifie l'affirmation de la guémara : "Le bénéficiaire d'un miracle ne reconnaît pas le miracle."
Cela signifie que pour l'homme, il devrait être évident que Hachem peut faire des miracles. Dans son esprit, il ne devrait y avoir aucune différence entre le miraculeux et le naturel. Lorsqu'une personne atteint cette conscience, alors D. accomplit effectivement des miracles pour elle.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Béchala'h 15,11 ]

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-> Ce qui est miraculeux dans les miracles, ce ne sont pas les miracles en soi, mais le fait que D. les accomplit par amour pour nous.

"Car D. est venu pour vous mettre à l'épreuve" (Yitro 20,17)

-> Lorsque Hachem lui-même nous déclare : "Je suis Hachem, ton D. ... Tu n'en auras pas d'autre", ces paroles Divines ont laissé une empreinte indélébile dans le cœur de chaque juif, de sorte que même le juif le moins méritant fait volontiers preuve d'abnégation pour sanctifier le nom d'Hachem.

C'est ce à quoi font allusion les mots "Car D. est venu pour vous mettre à l'épreuve", ce qui implique que Hachem lui-même a déclaré "Je suis D." afin de nous donner les moyens de résister aux épreuves de la foi.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Yitro 20,17 ]

Notre confiance en D. réveille Sa bonté à notre égard

+ Notre confiance en D. réveille Sa bonté à notre égard :

"Moché et le peuple juif chantèrent (litt. chanteront - "yachir" = verbe au futur) ce chant à Hachem, et ils parlèrent en disant" (Béchala'h 15,1)

-> Le midrach (Chémot rabba 23,1) dit à propos de ce verset :
Il est écrit : "Tu es éternel ; Ton trône est établi depuis toujours [méaz, littéralement, "depuis toujours"].
Rabbi Bérékhia dit au nom de Rabbi Abahou : "Bien que Tu sois éternel, Ton trône n'était pas fermement établi, et Tu n'étais pas connu dans Ton monde avant que Tes enfants ne récitent le chant [à la mer Rouge]." C'est la signification de "Ton trône a été établi à partir de ce moment-là" (na'hon kissé'ha méaz).
[ en d'autres termes, "Ton trône est établi depuis (mé'az)" = depuis le chant entonné lors de l'ouverture de la mer Rouge, qui commence par le mot "alors" (az yachir). ]

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-> Le rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi) enseigne :

Si une personne est certaine que Hachem pourvoira à tous ses besoins, alors toutes ses demandes seront satisfaites par le Ciel.
Mais si une personne se préoccupe continuellement de ses moyens de subsistance et de la subsistance (parnassa) de sa famille, alors ses moyens de subsistance seront réduits par le Ciel.
Hachem agit alors comme l' "ombre" de la personne, prenant exemple sur son comportement, et lui fournit ses moyens de subsistance. De même que la personne s'en remet à D. pour qu'Il réponde à tous ses besoins, de même D. lui fournit tous ses besoins.

Lorsque la mer Rouge s'est ouverte, il y a eu un éveil préalable par le bas. Le peuple juif a amélioré son comportement en raison de sa grande foi (émouna) et de sa confiance (bita'hon dans le fait que D. les sauverait, ce qui a suscité la miséricorde d'Hachem à leur égard.
Puisqu'ils avaient la foi que D. les sauverait, il leur vint à l'esprit de chanter ses louanges avant même leur salut effectif.
["Moché et le peuple juif chanteront (az yachir) ce chant à Hachem". Le rabbi de Berditchev explique l'emploi du futur (chanteront, plus que chantèrent ce chant) ainsi : la tribu de Yéhouda (menée par leur nassi Nahchon ben Aminadav) est entrée dans la mer avec la certitude que D. accomplirait un miracle pour le peuple juif et qu'ils allaient ensuite chanter (az yachir) en réponse à ce miracle.
de même, juste avant le chant il est écrit : "ils ont eu confiance en Hachem et en Moché Son serviteur" (vayaaminou b'Hachem ...) = selon le rabbi de Berditchev, cela signifie qu'avant d'être sauvé (à la mer Rouge), les juifs sont parvenus à une certitude que Hachem allait réaliser des miracles et des merveilles.
(on fait au mieux notre hichtalout, avec la certitude que Hachem fait et peut tout!) ]

... lorsqu'il y a un éveil de notre part en bas (ex: par une émouna/bita'hon accrue), notre effusion émotionnelle incite Hachem à traiter le peuple juif avec Ses caractéristiques de bonté, de compassion et d'amour bienveillant.

De même, le mot "alors" (az [yachir]) indique que nous étions convaincus que Dieu séparerait la mer avant qu'elle ne se sépare, et qu'ensuite nous chanterions un chant accompagné de tambourins, comme expliqué plus haut. C'est ce qu'implique le mot "alors" (az).
Cette confiance a servi de "réveil d'en bas", de "Trône" de l'Attribut d'en haut, afin que Hachem accomplisse à son tour le miracle de la séparation de la mer Rouge.
... Cette confiance a servi de "trône", c'est-à-dire de support, sur lequel Hachem a accompli le miracle.

C'est la signification sous-jacente du verset : "Ton Trône a été établi dès lors, Tu es d'éternité" (na'hon kiss'akha mé'az - Téhilim 93,2) = que le trône a été établi depuis "alors" (mé'az), c'est-à-dire depuis l'époque où nous avons eu foi dans le salut de D., comme nous l'avons expliqué.
Nous pouvons maintenant comprendre la signification profonde de la clause qui conclut ce Téhilim : "Tu es d'éternité" (méolam ata). Lorsque Hachem accorde Sa grande bonté aux mondes inférieurs sans être incité à le faire par un éveil préalable venant d'en bas, cette bonté est désignée comme existant "depuis les jours d'autrefois" (mimé kédem - Mikha 7,20).
Mais lorsque le peuple juif, par ses bonnes actions, éveille Sa bonté, Sa compassion et Sa générosité céleste, cette générosité est appelée "bonté du monde" ('hassdé olam - voir téhilim 89,2).
Il s'agit d'une bonté que D. accorde en raison de nos actes accomplis dans ce monde. Les actes des résidents de ce bas monde engendrent cette bonté. [voir Zohar 3:134b].
C'est ce que signifie la phrase "Tu es d'éternité" (méolam ata), qui se lit littéralement : "Tu es du monde". "Tu" = Ta bonté, est "du monde".
Le peuple juif, habitant du monde inférieur, suscite le flux de la bonté de D.

Cela explique mieux le verset "Ton trône fut établi à partir de ce moment-là".
En faisant confiance à Hachem pour qu'il accomplisse un miracle, le peuple juif a engendré cette bonté, qui s'est ensuite répandue dans le monde.
C'est ainsi que le verset continue : "Tu es du monde", ce qui traduit l'idée que la bonté de D. est suscitée par les actes des habitants de ce monde.