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"Aucun de ceux qui espèrent en Toi ne sera déçu" (Téhilim 25,3).Ajouter un article

-> Le roi David nous enseigne que ceux qui placent leur espoir en Hachem ne seront jamais déçus, car Hachem répondra toujours à leurs prières.
Le mot clé est "confiance". Lorsqu'une personne place toute sa confiance en Hachem, ses prières seront exaucées.

L'expérience humaine semble contredire cette notion. Combien de fois les gens disent-ils : "Je crois en D., je fais confiance à Hachem, et pourtant tous mes besoins ne sont pas satisfaits".
Pourquoi en est-il ainsi ?

Nous devons faire la distinction entre les besoins et les désirs matériels et physiques, et les besoins et désirs spirituels.
Une personne qui a une confiance totale et absolue en Hachem, convaincue qu'Il la comblera de richesses et de succès matériels, n'obtiendra pas nécessairement le résultat qu'elle désire.
Cependant, une personne dont la confiance en Hachem est centrée sur ses besoins spirituels et dont les désirs émanent de son âme, une telle confiance ne sera jamais vaine. Hachem répondra à son aspiration spirituelle, et cette personne sera entourée de la bonté d'Hachem.
[ rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonathan Eikha ]

"Hachem est ma force et mon bouclier ; mon cœur a mis sa confiance en Lui, et j'ai été secouru ; alors mon cœur exulte, et par mes chants je Le louerai" (Téhilim 28,7)

-> Le rav Tsadok HaCohen (Tsidkat haTsadil 143) enseigne que lorsque le cœur fait véritablement confiance à Hachem, même avant que le salut n'arrive, la joie s'installe déjà, car la connexion elle-même est rédemptrice.

"Israël, fais confiance à Hachem ; Il est leur aide et leur bouclier" (Israël béta'h b'Hachem ézram oumaguinam ou - Téhilim 115,9)

-> Le Sfat Emet (Bé'houkotaï 5643) explique que "aide et bouclier" signifie que Hachem apporte son soutien à la fois intérieurement (aide) et extérieurement (protection).
La confiance en Hachem débloque ces deux aspects.

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-> Le rabbi de Slonim (Nétivot Shalom - Téhilim 86,2) explique qu'un vrai 'hassid n'est pas quelqu'un de parfait, mais quelqu'un qui remet tout son être entre les mains de Hachem.
C'est cette confiance même qui rend quelqu'un digne de protection.

"Si une personne subit une perte ou une sorte de malheur, et qu'elle est capable de se renforcer comme un lion pour accepter joyeusement la décision d'Hachem, alors elle est assurée de récupérer ce qu'elle a perdu".
[rav 'Haïm Palagi - Kaf ha'Haïm 1,14]

Celui qui dépend uniquement d'Hachem aura un refuge dans ce monde et dans le monde à Venir.
[guémara Ména'hot 29b - kol atolé bit'hono b'Hachem, aré lo ma'hssé baolam azé vélaolam aba ]

=> En mettant toute notre confiance, tous nos espoirs, uniquement en Hachem, alors Hachem nous prend sous Son aile dans ce monde et dans celui à Venir.

Une personne doit croire qu'Hachem peut changer la nature, qu'Hachem peut changer son mazal, et qu'Hachem peut l'aider dans tous les domaines où il a besoin d'aide. Même lorsqu'il semble n'y avoir aucun espoir, il y a toujours de l'espoir.
[ Rabbénou Bé'hayé - dans son Kad HaKéma'h - Inyan Parnassa ]

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-> Le séfer mitsvot Katan (siman 1) écrit que la mitsva d'espérer dans le salut d'Hachem est incluse dans le premier des 10 Commandements : "Ano'hi Hachem Eloké'ha", parce que quelqu'un qui croit en Hachem sait qu'Il peut toujours l'aider, peu importe à quel point la situation où l'on se trouve est désespérée, sombre et difficile.

La émouna ne signifie pas que la vie aura toujours un sens ; elle signifie que l'on a confiance qu'Hachem nous soutient même lorsque cela semble ne pas être pas le cas.
[d'après rabbi Na'hman de Breslev ]

La peur est comme un aimant. Elle attire à elle la chose même dont elle a peur.
Craignez la maladie ou le danger, et vous risquez de l'attirer plus près de vous.
Mais craignez Hachem avec crainte et amour, et vous attirerez la Chékhina elle-même vers vous.
[d'après le Arvé Na'hal - Vayétzé - drouch 2 ]

Toutes les décisions sont prises par Hachem

+ Toutes les décisions sont prises par Hachem :

"Tu te souviendras d'Hachem ton D., car c'est Lui qui te donne la force d'acquérir cette prospérité" (Ekev 8,18)

-> Le Targoum traduit ce verset ainsi : "Et tu te souviendras de Hachem ton D., car Il te donne les décisions d'acquérir des biens."
Autrement dit, il ne suffit pas de croire que ses biens viennent d'Hachem. Il faut aussi croire que les décisions prises pour acquérir ses biens ont été placées dans son esprit par Lui.

-> C'est ainsi que le Ramban (fin de la paracha Bo) écrit : on n'a aucune part dans la Torah tant qu'on ne croit pas que tout ce qui se passe dans la vie est un miracle et que la "nature" ​​n'existe pas. Au contraire, tout vient de Hachem et si l'on fait Sa volonté, on prospérera, et si l'on Lui désobéit, on échouera.

-> Le Baal Shem Tov dit qu'il faut reconnaître qu'Hachem place dans l'esprit de chacun les idées qui le poussent à agir, quoi qu'il fasse.
Par conséquent, à postériori, il ne faut jamais regretter ses actes, car ils résultent de la volonté divine.

-> Ceci est conforme à la parole de nos Sages selon laquelle "les réchaïm sont remplis de regrets".
On peut se demander : s'ils regrettent sincèrement leurs péchés, pourquoi sont-ils qualifiés de "réchaïm"?
La réponse est que nos Sages ne veulent pas dire qu'ils regrettent leurs fautes. Ils regrettent, par exemple, des affaires commerciales, et expriment des remords pour ne pas avoir conclu certaines affaires, qui, selon eux, leur auraient rapporté beaucoup d'argent.
Ce regret s'explique par le fait qu'ils ne croient pas que tout ce qui s'est passé venait de Hachem, d'où leur appellation de réchaïm.

-> Le 'Hafets "Haïm disait : Un homme est semblable à un bébé dans son berceau. Il croit pouvoir faire tout ce qu’il veut, mais en réalité, il ne peut rien faire tout seul.

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-> b'h, également : tout vient d'Hachem : https://todahm.com/2025/01/22/tout-vient-dhachem

La émouna apporte la parnassa

La émouna et le bita'hon peuvent permettent d'ouvrir les portes de la parnassa.

Ce concept est illustré par le verset : "Et Abraham donna tout ce qu'il possédait à Its'hak" (vayiten Avraham ét kol acher lo - 'Hayé Sarah 25,5). On peut comprendre cela comme signifiant qu'Hachem a donné à Its'hak la mida de "kol", dont Il l'avait béni ('Hayé Sarah 24,1).
Le Zohar précise que le mot "kol" fait référence à la émouna. Ainsi, la Torah dit qu'Avraham a donné la mida de la émouna à Its'hak, et ce faisant, il lui a donné tout le bien de ce monde.

... La émouna est source de parnassa, de bénéditions.
[Dégel Ma'hané Efraim - Ekev 8,9 ]

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-> "Les lionceaux sont dépourvus et affamés, mais ceux qui recherchent Hachem ne manquent d’aucun bien" (Téhilim 34,11)

-> On peut se demander pourquoi les animaux les plus faibles, comme les vers et autres insectes, trouvent facilement leur nourriture, sans effort, alors que les plus forts, comme les lions et les ours, doivent poursuivre leurs proies et travailler dur pour les tuer et les dévorer. La réponse simple est qu'on ne peut pas attendre des animaux faibles qu'ils se battent pour leur nourriture ; Hachem doit donc leur accorder une nourriture facile, tandis que les animaux forts doivent se battre.
Mais cependant, la vraie réponse est que les animaux forts comptent sur leur propre force et, par conséquent, ils doivent déployer leurs propres efforts pour gagner leur subsistance. Les animaux faibles, en revanche, ne comptent pas sur eux-mêmes ; Hachem pourvoit donc à leurs besoins.

Le roi David dit donc que "les lionceaux sont dépourvus et affamés", ce qui signifie que, s'appuyant sur leur force, ils doivent fournir beaucoup d'efforts pour se nourrir.
Mais ceux qui cherchent Hachem ne manquent de rien, car ils ont confiance en Hachem pour subvenir à leurs besoins et le font.
Ainsi, il ne faut pas se livrer à une hichtadlout excessive, qui est le signe d'un manque de émouna.

-> Dans le même ordre d'idées, le rav Avraham, fils du Rambam (séfer Hamaspik Lé'Ovdé Hachem - chaar Habita'hon) écrit :
"Celui qui ne fait pas confiance à Hachem est comme un rebelle et un traître. Hachem le punit en lui refusant la parnassa. C'est ce que le roi David a dit : "les lionceaux sont dépourvus et affamés"."

-> Le 'Hovot HaLévavot (chaar Habita'hon 7) rapporte qu'un homme pieux avait un voisin qui travaillait comme sofer. Il lui demanda un jour comment il allait, et le voisin répondit : "Tout va bien. Ma main gagne bien sa vie".
Ce soir-là, il se blessa à la main et ne put plus jamais travailler dans son champ. C'était sa punition pour avoir compté sur ses propres efforts.