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Le véritable bita'hon, c'est lorsque le cœur est calme, apaisé, parce que la confiance est placée uniquement en Hachem.
['Hazon Ich - Emouna Ou'bita'hon chap.2 ]

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-> "Il ne craindra pas les mauvaises nouvelles ; son cœur est inébranlable, il a confiance en Hachem" (Téhilim 112,7)

-> Le Sfat Emet explique : lorsque le cœur d'une personne est ancré dans le bita'hon, aucune crainte extérieure ne peut l'ébranler.
Même les "mauvaises nouvelles" ne brisent pas son équilibre intérieur, car elle considère tous les événements comme provenant d'Hachem.

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-> Quand on marche avec témimout, on ne compte plus sur ses propres mérites, mais sur la guidance divine. La confiance (bita'hon) assure la stabilité spirituelle, car l'âme ne tremble plus face à l'instabilité extérieure.
[Noam Elimelé'h - Toldot ]

-> La confiance ne doit être accordée qu'à Celui qui détient le pouvoir. Se fier à toute autre force, même inconsciemment, nous déconnecte du flux divin.
Une confiance mal placée génère un vide spirituel [interne].
[Ram'hal - Messilat Yécharim - chap.19 ]

"Car en Lui notre cœur se réjouira, parce que nous avons mis notre confiance en Son saint nom (ki béchem kodcho bata'hnou)" (Téhilim 33,21)

-> La joie n'est pas le résultat des circonstances, mais une conséquence secondaire de la confiance en la sainteté d'Hachem.
Le Méor Einayim (parachat Vaéra) écrit que "la confiance en Son saint nom" n'est pas abstraite : elle signifie vivre en ayant conscience que chaque événement fait partie de l'unité (a'hdout) d'Hachem, ce qui apporte une joie intérieure même dans la dissimulation.

"Ainsi parle Hachem : Maudit soit l'homme qui met sa confiance en un mortel, prend pour appui un être de chair, et dont le coeur s'éloigne de D." (Yirmiyahou 17,5)

-> Ce verset met en garde contre le fait de placer une confiance absolue dans les êtres humains ou le pouvoir matériel.
Selon le Zohar (Béchala'h 61a), une telle confiance "coupe la connexion" avec le flux céleste de la subsistance divine.
Le Sfat Emet (Bé'houkotaï 5642) explique que la confiance en la chair (les efforts humains seulement) rétrécit la conscience spirituelle, tandis que le bita'hon en Hachem ouvre l'accès à des réalités plus profondes.

"Aucun de ceux qui espèrent en Toi ne sera déçu" (Téhilim 25,3).Ajouter un article

-> Le roi David nous enseigne que ceux qui placent leur espoir en Hachem ne seront jamais déçus, car Hachem répondra toujours à leurs prières.
Le mot clé est "confiance". Lorsqu'une personne place toute sa confiance en Hachem, ses prières seront exaucées.

L'expérience humaine semble contredire cette notion. Combien de fois les gens disent-ils : "Je crois en D., je fais confiance à Hachem, et pourtant tous mes besoins ne sont pas satisfaits".
Pourquoi en est-il ainsi ?

Nous devons faire la distinction entre les besoins et les désirs matériels et physiques, et les besoins et désirs spirituels.
Une personne qui a une confiance totale et absolue en Hachem, convaincue qu'Il la comblera de richesses et de succès matériels, n'obtiendra pas nécessairement le résultat qu'elle désire.
Cependant, une personne dont la confiance en Hachem est centrée sur ses besoins spirituels et dont les désirs émanent de son âme, une telle confiance ne sera jamais vaine. Hachem répondra à son aspiration spirituelle, et cette personne sera entourée de la bonté d'Hachem.
[ rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonathan Eikha ]

"Hachem est ma force et mon bouclier ; mon cœur a mis sa confiance en Lui, et j'ai été secouru ; alors mon cœur exulte, et par mes chants je Le louerai" (Téhilim 28,7)

-> Le rav Tsadok HaCohen (Tsidkat haTsadil 143) enseigne que lorsque le cœur fait véritablement confiance à Hachem, même avant que le salut n'arrive, la joie s'installe déjà, car la connexion elle-même est rédemptrice.

"Israël, fais confiance à Hachem ; Il est leur aide et leur bouclier" (Israël béta'h b'Hachem ézram oumaguinam ou - Téhilim 115,9)

-> Le Sfat Emet (Bé'houkotaï 5643) explique que "aide et bouclier" signifie que Hachem apporte son soutien à la fois intérieurement (aide) et extérieurement (protection).
La confiance en Hachem débloque ces deux aspects.

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-> Le rabbi de Slonim (Nétivot Shalom - Téhilim 86,2) explique qu'un vrai 'hassid n'est pas quelqu'un de parfait, mais quelqu'un qui remet tout son être entre les mains de Hachem.
C'est cette confiance même qui rend quelqu'un digne de protection.

"Si une personne subit une perte ou une sorte de malheur, et qu'elle est capable de se renforcer comme un lion pour accepter joyeusement la décision d'Hachem, alors elle est assurée de récupérer ce qu'elle a perdu".
[rav 'Haïm Palagi - Kaf ha'Haïm 1,14]

Celui qui dépend uniquement d'Hachem aura un refuge dans ce monde et dans le monde à Venir.
[guémara Ména'hot 29b - kol atolé bit'hono b'Hachem, aré lo ma'hssé baolam azé vélaolam aba ]

=> En mettant toute notre confiance, tous nos espoirs, uniquement en Hachem, alors Hachem nous prend sous Son aile dans ce monde et dans celui à Venir.

Une personne doit croire qu'Hachem peut changer la nature, qu'Hachem peut changer son mazal, et qu'Hachem peut l'aider dans tous les domaines où il a besoin d'aide. Même lorsqu'il semble n'y avoir aucun espoir, il y a toujours de l'espoir.
[ Rabbénou Bé'hayé - dans son Kad HaKéma'h - Inyan Parnassa ]

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-> Le séfer mitsvot Katan (siman 1) écrit que la mitsva d'espérer dans le salut d'Hachem est incluse dans le premier des 10 Commandements : "Ano'hi Hachem Eloké'ha", parce que quelqu'un qui croit en Hachem sait qu'Il peut toujours l'aider, peu importe à quel point la situation où l'on se trouve est désespérée, sombre et difficile.

La émouna ne signifie pas que la vie aura toujours un sens ; elle signifie que l'on a confiance qu'Hachem nous soutient même lorsque cela semble ne pas être pas le cas.
[d'après rabbi Na'hman de Breslev ]