Puisque l'esprit humain est si limité, il ne faut jamais remettre en question la façon dont Hachem dirige le monde.
Au contraire, il faut faire preuve de temimout (simplicité et foi) et croire que tout ce que fait Hachem est en fin de compte pour notre bien ...
Si une personne croit cela, elle méritera de voir que ce qu'elle pensait être mauvais était en réalité à son avantage.
['Hafets 'Haïm ]
Catégorie : Foi/Confiance en D.
La émouna est une chose très forte. Elle devrait être encore plus forte que quelque chose que vous pouvez voir avec vos yeux.
Si vous vous efforcez de renforcer votre foi en Hachem, votre émouna deviendra si claire que vous serez capable de voir qu'Il vous observe, et vous serez incapable de Lui désobéir !
[Beit Avraham]
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[ il donne l'exemple que si le yétser ara nous demandait de mettre notre main sur une bougie allumée, nous ne le ferions pas, car nous pouvons voir concrètement le feu brûlant.
De même, nous devons travailler et muscler notre émouna pour que la vision juive de la vie devienne une réalité palpable. ]
Si quelqu'un se met toute sa confiance en Hachem, Il sera toujours avec lui, et aucune force néfaste ne pourra lui nuire.
[rav Tsvi haCohen de Rimanov - rapporté dans le séfer Béerot haMayim (sur Vayéchev 39,23) ]
Le bita’hon est plus puissant que la prière
+ Le bita'hon est plus puissant que la prière :
-> Le Shomer Emounim (maamar Hachga'ha Pratit - 4) écrit au nom du Baal Chem Tov que lorsqu'une personne se trouve dans une période difficile, la meilleure ségoula est de renforcer son cœur dans le bita'hon en Hachem. Si l'on agit ainsi, on sera sauvé.
C'est plus efficace que la prière, il faut donc se concentrer sur son bita'hon et ne pas prier à ce moment-là pour que le danger soit écarté.
Le Shomer Emounim (drouch haBita'hon 11) ajoute que le Baal Shem Tov disait que le yétser ara essaie d'enlever le bita'hon d'une personne dans les moments difficiles. Par conséquent, une personne doit demander à Hachem de lui permettre de conserver son bita'hon. Si elle le fait, elle sera sauvée, car le bita'hon est plus utile que la prière.
En effet, lorsqu'une personne prie, elle n'est exaucée que si elle est digne de voir ses prières acceptées, alors que celle qui a du bita'hon est toujours exaucée, comme le dit le verset : "Celui qui a confiance en Hachem est entouré de bonté" (Téhilim 32,10).
Nos Sages (Yalkout Téhilim 719) ajoutent que même une personne racha qui a du bita'hon est entourée de bonté.
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[ex: imaginons tous les juifs avec d'un côté Pharaon et son armée et de l'autre une mer déchaînée, ils ont dû faire une prière de folie. Pourtant au Ciel, les anges Accusateurs argumentaient pour empêcher que leur prière ne soit exaucée (ex: les juifs sont aussi des adorateurs d'idoles en Egypte).
Le Ohr ha'Haïm explique que la seule chose à faire était un acte de bita'hon au-delà de la nature (avancer dans la mer déchaînée confiant en Hachem), et c'est ce mérite du bita'hon qui a permis ce que la prière n'a pas pu faire : l'ouverture de la mer Rouge.
Il en est de même chacun à notre niveau individuel.
(on ne doit pas négliger la prière, mais on doit savoir que le bita'hon est également un élément très puissant!) ]
La émouna aide toujours une personne
+ La émouna aide toujours une personne :
"Il crut en Hachem et ce fut considéré pour lui comme de la tsédaka" (Lé'h Lé'ha 15,6)
-> Rabbi Yaakov Abou'hatséra (séfer Abir Yaakov - Chévi'i chel Pessa'h) commente :
ce verset a pour but de nous enseigner que la émouna est comparable à la mitsva de la tsédaka.
Lorsqu'une personne donne à la tsédaka, elle est récompensée même si ses intentions ne sont pas entièrement léchem chamayim (pas 100% désintéressé, uniquement pour Hachem). C'est ce qu'affirme la guémara (Pessa'him 9a) : "Si quelqu'un donne une pièce de monnaie à la tsédaka à condition que son fils vive, il est un tsadik complet".
De même, si la émouna de quelqu'un n'est pas entièrement léchem chamayim, mais plutôt pour son propre intérêt, elle est toujours considérée comme une mitsva et elle le protégera du mal.
"Jette ton fardeau sur Hachem, et Il te soutiendra (véhou yé'halkélékha)" (Téhilim 55,23).
-> Certaines personnes ont du bita'hon en Hachem mais n'ont pas les "kélim" (récipients) pour retenir la bonté qu'elles reçoivent en conséquence.
Le verset dit que si quelqu'un "jette son fardeau sur Hachem", ce qui signifie qu'il se fie entièrement à Lui, alors "hou yé'halkélékha", Il (hou) lui accordera les "kélim" pour conserver les bénédictions qu'il reçoit d'Hachem.
Il lui sera octroyé des lieux pour stocker et conserver tout ce qu'Hachem lui donne.
[Tséma'h Tsédek]
La confiance n'est pas seulement une croyance, c'est un bitoul (annulation de soi) complet, car faire confiance à Hachem signifie abandonner toutes les illusions de contrôle. [compter vraiment à 100% en Hachem, et en rien d'autre ]
[Ramban - Emouna Ou'Bita'hon - chap.1 ]
Avoir de la crainte avec son bita’hon
"La crainte d'Hachem est une confiance solide et un refuge pour Ses enfants" (b'yirat Hachem mivta'h oz oulvanav yiyé ma'hassé - Michlé 14,26)
Le Tanya (Iguéret HaKodech 22) note que le bita'hon sans crainte d'Hachem (yira) peut se transformer en arrogance, orgueil. Mais lorsque la confiance est fondée sur la crainte d'Hachem, elle devient "oz", une force indestructible qui est transmise aux enfants.
+ Lorsque des problèmes surviennent [dans notre vie] et qu'il n'y a pas de solution possible dans le cours de la nature, il existe une porte de délivrance surnaturelle, qui peut être ouverte grâce au mérite d'une émouna sincère en Hachem et en Ses serviteurs, les tsadikim.
[...]
Dans la mesure où notre émouna est sincère et exempte de tout doute, nous mériteront de voir les événements se transformer en bien dans un renversement miraculeux.
[rabbi David Abou'hatséra]
Emouna – base de toutes les mitsvot
+ La émouna est le fondement et l'essence de toutes les mitsvot de la Torah.
Nos Sages nous disent que Moché a reçu 613 mitsvot d'Hachem. Ensuite, le roi David est venu et a montré comment elles dépendent toutes de 11 fondements. Ensuite, Yéchayahou est venu et les a condensées en six. Puis vint Mikha et les condensa en trois. Puis Yéchayahou revint et les condensa encore plus à deux. Puis vint 'Habakouk, le prophète, et montra comment elles dépendent tous d'un seul fondement : "Le tsadik vivra par sa foi" ('Habakouk 2,4).
Il ne s'agit en aucun cas de diminuer l'importance considérable de l'observation de chaque mitsva dans ses moindres détails. Cela signifie plutôt qu'au fil des générations, il est devenu de plus en plus difficile de découvrir le chemin par lequel une personne peut parvenir à une réalisation parfaite de toutes les mitsvot.
Chacun de ces tsadikim a tracé un chemin à suivre pour sa propre génération, afin d'arriver à cette destination, selon les fondements les plus cruciaux pour leur époque.
Ils ont réduit les conditions jusqu'à ce que 'Habakouk parvienne finalement à la fondation la plus cruciale dont tout le reste dépend, la émouna.
Grâce à la émouna, une personne peut découvrir la force et l'aide Divine dont elle a besoin pour surmonter tous les obstacles.
Le mot "émouna" est généralement traduit par "foi", mais il peut également signifier "élever", comme nous le voyons dans le verset : "Il (Mordé'haï) a élevé Hadassa (Esther)" (vayéhi omèn ét adassa - Esther 2,7).
Une personne qui croit fermement en Hachem peut faire élever, augmenter, toute l'aide d'Hachem dont elle a besoin pour réussir dans tous les aspects de la avodat Hachem.
[rabbi David Abou'hatséra]