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Gravité de parler à la synagogue & terre d’Israël

+ Gravité de parler à la synagogue & terre d'Israël :

-> "Hachem, dans Son immense miséricorde, nous a laissé un mikdach méat (petit Sanctuaire, Temple en miniature). Ce sont les synagogues et les maisons d'étude (baté midrachot). [depuis la destruction du Temple, ces lieux tiennent viennent en place du Temple - Méguila 29a ]
Si nous les traitons avec sainteté, ils se déplaceront vers la terre d'Israël (suite à la venue du machia'h) ... Même maintenant, ils ont la sainteté de la terre d'Israel.
Les prières montent de là vers les portes du ciel. Cependant, si les gens manquent de respect au beit midrach et y tiennent des propos futiles, le Sar (l'ange) de 'houts la'Aretz vient et devient le chef du beit midrach (ex: laisse passer ce qu'il veut, se nourrit en mal/impureté de nos prières), que D. préserve".
['Hatam Sofer - drachot - vol.2, 309: ]

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-> Le Tzla'h écrit : "[Nos Sages enseignent] que si quelqu'un a un beit midrach (ou synagogue) dans sa ville et qu'il ne s'y rend pas pour prier, il est considéré comme un mauvais voisin (cha'hèn ra).
Même s'il y a un minyan dans la maison de quelqu'un, cela ne se compare pas à la sainteté d'un beit midrach (ou synagogue), qui est un mikdach méat, où réside Hachem.
Lorsqu'une personne se trouve dans un beit midrach (ou synagogue), le yétser ara est déraciné de son cœur, et l'atmosphère devient similaire à celle de la terre d'Israël. Les prières montent au ciel ...
Le sar (ange de 'houtz la'Aretz) n'a aucun contrôle sur l'atmosphère d'une synagogue.
En revanche, lorsqu'on prie chez soi, on perd tous ces avantages ...
Nous devons être prudents avec tout ce qui peut faire partir la Chékhina du peuple juif, ce qui était le but des Grecs. En exil, à cause de nos nombreuses fautes, la Chékhina n'a pas d'endroit où résider car le Temple a été détruit. Mais Hachem, dans Sa miséricorde, nous a laissé un reste, comme il est dit : "Je serai pour eux un Mikdach miniature dans les pays où ils entreront" (Yé'hezkel 11,16). Ce sont les baté midrachim (et synagogue). La Chekhina y réside."

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-> L'un des miracles du Temple était que la fumée du mizbéa'h (Autel) s'élevait en ligne droite. Les vents ne dispersaient pas cette colonne de fumée qui s'élevait directement vers le ciel. Comme il est dit (Pirké Avot 5,5) : le vent ne dispersait pas la colonne de fumée qui sortait du mizbéa'h.

-> Le Avodat Israël écrit :
"L'explication est que le Temple de la terre est directement opposé au Temple du ciel. Lorsque la fumée du mizbéa'h s'élevait vers le Temple d'en-Haut, elle était reçue avec amour par le Créateur, apportant des bienfaits à tous les mondes. Cela n'aurait pas pu se produire si le vent avait dispersé la colonne de fumée.
Maintenant, voyez ... Chaque bit midrach (synagogue) a certainement un beit midrach correspondant dans le ciel qui lui fait face. Les prières montent vers le beit midrach dans le ciel.
C'est pourquoi il faut veiller à ne jamais parler dans le beit midrach, sauf pour prononcer des paroles de prière, car lorsque l'on y tient des propos futiles, c'est comme si l'on était en pleine conversation avec le roi et que l'on disait : "Je ne peux pas te parler maintenant" (j'ai plus intéressant, important, que Toi!), puis que l'on s'adressait à d'autres personnes. Cela éloigne la Chékhina, que D. préserve.
De plus, il est possible que les prières de ceux qui prient dans le beit midrach avec kavana ne soient pas exaucées à cause des fautes de ceux qui parlent pendant la prière.
Pire encore, lorsque quelqu'un parle pendant la répétition de la Amida et la lecture de la Torah, car le moment de la lecture de la Torah est comme Moché Rabbénou debout sur le mont Sinaï, répétant la Torah de la bouche d'Hachem au peuple juif. "
[imaginons-nous en plein don de la Torah, avec Hachem nous parlant directement, et nous préférant raconter des potins à nos voisins! (ça va avec Sa Torah, tu connais pas la dernière ...) ]

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-> La guémara (Béra'hot 8a) dit que Rabbi Yo'hanan était étonné devant le nombre très important de personnes âgées vivant à Bavél.
La raison était car elles allaient le matin et le soir prier à la synagogue.

Comment comprendre que les gens de Bavél vivaient très longtemps, alors que selon nos Sages (guémara Béra'hot 8a) seule la terre d'Israël confère à ses habitants le privilège de vivre longtemps?

Rabbi Yossef Adès explique que lorsque le Temple fut détruit, Hachem dispersa ses pierres dans le monde, et en tout lieu où tomba l'une d'elles, une synagogue fut construite.
C'est pourquoi celles-ci sont surnommées "mikdach méat" (petit sanctuaire).
Ainsi, lorsque les juifs de Babylone s'y rassemblaient, ils rejoignaient un endroit où se trouvait une pierre du Temple, si bien qu'ils étaient considérés comme se trouvant dans le pays d'Israël.

De plus : "Les synagogues et les lieux d’étude de Bavél sont destinés à être implantés en Israël" (guémara Méguila 29a).
A ce titre, toutes les synagogues dans le monde sont considérées comme partie intégrante du pays d'Israël.
[ -> La guémara (Méguila 29a) rapporte qu’au moment d’être exilés, les juifs ont pris avec eux des pierres, et c’est avec ces pierres d’Israël qu’ils ont construit les synagogues et les lieux d’étude en exil.
Cette pratique a continué à toutes les époques.]

-> Le Alchikh haKadoch (Torat Moché - Kédochim 20,22-24) écrit :
Un juif qui vit dans en 'houts LaArets est comme quelqu'un qui n'a pas de D. (guémara Kétouvot 110b), car il est sous [la domination de forces] extérieures.
En revanche, sur la terre [d'Israël], la divinité d'Hachem nous concerne, car la Chékhina y plane, et [D.] ne l'a pas attribuée [la terre d'Israël] aux [forces] extérieures.
De plus, quiconque y habite se trouve dans une atmosphère sainte, sous les ailes de la Chékhina.
[en dehors d'Israël, il y a l'ange Tutélaire de la nation où l'on se trouve qui sert d'intermédiaire entre nous et Hachem, tandis qu'en Israël on est directement sous la supervision d'Hachem. ]

=> Ainsi, avec ce qu'on a vu précédemment, lorsque l'on est dans une synagogue c'est dans une certaine mesure comme si l'on était en terre d'Israël, et nos prières peuvent monter directement à Hachem (sans un ange des nations qui va les affaiblir [en prenant une commission de cette force de sainteté qu'est notre prière pour renforcer les forces du mal], les remettre en question [ex: sommes-nous méritants?]).
En parlant dans une synagogue, on fait fuir la Chékhina, se reposant sur les anges des nations pour transmettre nos prières.

[en 'houts laAretz, chaque fois que nous sommes dans une synagogue (où nous nous tournons vers Jérusalem), nous devons renforcer en nous notre amour et notre désir d'y vivre, car on a envie d'être dans un lieu où papa Hachem est beaucoup plus présent.
Et même si notre vie en galout peut être agréable, notre amour intense d'Hachem (qui désire que l'on vive en Israël - mitsva de la Torah), doit nous pousser au maximum à désirer vivre en Israël (même si pour le moment cela n'est concrètement pas possible). ]

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+ Parler dans la synagogue :

-> Un problème qui découle du fait de parler pendant la prière est que cela empêche les prières de la communauté de monter. Il faut donc être très prudent et éviter de parler dans la synagogue, car cela pourrait ruiner la prière de toutes les personnes présentes.

-> Le 'Hida écrit que si l'on sait que l'on va parler pendant la prière, il vaut mieux prier chez soi, car le fait de parler empêche les prières de monter au ciel.

-> Le Zohar (Vayakel 205) enseigne que parler pendant la prière le jour du Shabbat est une violation encore plus grave.
Le Kaf Ha'Haïm (151,8) explique que c'est parce que parler dans la synagogue chasse la Chékhina.
La Chékhina est plus présente dans la synagogue le jour du Shabbat ; par conséquent, parler le jour du Shabbat pendant la prière est une faute encore plus grave.

-> La guémara (Yébamot 6a) déclare : "Ce n'est pas que vous ayez la crainte du Temple, mais plutôt que vous craignez Celui qui réside dans le Temple."
De même, nous ne craignons pas la synagogue et le beit midrach en soi, mais plutôt le fait qu'Hachem y est beaucoup plus présent, Sa Chékhina y repose bien davantage qu'ailleurs, et nous devons veiller à les traiter avec sainteté.

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-> Le Tzla'h écrit :
"Il n'y a pas de plus grande rébellion contre le Roi du monde que de parler dans son heikhal, en sa présence. Il rend l'air sacré impur, à l'instar des Grecs qui ont rendu impur le mizbéa'h. Parler pendant la prière revient à placer une idole dans le heikhal."

-> Le père du Chlah HaKadoch (dans son Yech No'halim) écrit :
"Je jure que, de toutes les fautes que j'ai vues, je n'ai jamais rien vu d'aussi grave, car qu'est-ce que l'on gagne à parler (dans une synagogue)?
Pour tous les autres fautes, tels que le vol, l'adultère, la consommation d'aliments non casher, ..., le yétser ara est fort et pousse parfois la personne à fauter parce qu'elle désire des plaisirs. Mais aucun yétser ara ne le pousse à parler pendant la prière?
De plus, on ne commet jamais cette faute seul. Il faut qu'il y ait au moins deux personnes. Il est donc quelqu'un qui faute et incite les autres à fauter avec lui. Les fautes de beaucoup de gens seront à cause de lui.
Le pire, c'est qu'il déshonore l'honneur de Hachem en public, au milieu de la communauté, au moment sacré destiné à louer Hachem".
[si l'on peut dire Hachem prend plaisir et fierté à voir Ses enfants le louer dans leur prière, et nous plutôt que d'y participer on snobe le Roi, on Lui manque de respect en laissant notre égo parler à autrui. ]

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-> Rachi commente : "Le Temple d'en-Haut fait directement face au Temple d'en bas" (Rachi - Michpatim 23,20).

Le rav Yéhochoua de Belz explique :
"Lorsque les Bné Israël ont fauté et ont été banni de leur terre (suite à la destruction du Temple), errant d'un endroit à l'autre et d'une terre à l'autre, il n'avait plus la sainteté du Temple dans son emplacement permanent sur le mont Moria, et ils n'ont qu'un échantillon de la sainteté du Temple dans les synagogues et les baté midrach, comme l'explique nos Sages (Méguila 29a) sur le verset (Yé'hezkel 11,16) : "Je serai pour eux un petit temple (mikdach méat)".
Dans Sa grande miséricorde, Hachem déplace le Temple d'en-Haut de son emplacement, afin qu'il se trouve directement en face des "baté mikdach" (Temple) d'en bas, les synagogues et les baté midrach où le peuple juif s'adonne à la Torah et à la prière. "

=> On comprend la gravité de parler en bas, puisque directement connecter en face d'en-Haut.

"En ces jours-là ... les Bné Israël gémissait sous le poids du travail et criait, et leurs cris parvinrent à D., du sein de l'esclavage" (Chémot 2,23).

-> Le Ramban (Bo 12,40) écrit : "L'exil (en Egypte) aurait dû durer plus longtemps, mais ils ont crié et prié à maintes reprises."

=> Cela a été valable pour les juifs en Egypte qui étaient au 49e niveau d'impureté. Ainsi, la prière de tout juif permet de rapprocher la guéoula!

"La prière se tient au sommet du monde ; pourtant, les gens la prennent à la légère"
(guémara Béra'hot 6b - Rachi).

Rabbi Nathan de Breslev dit : "Même les anges ne peuvent s'élever au niveau que la prière peut atteindre!"
(Avné'ha Barzel - p.88).

La prière

+ La prière :

-> La prière est plus importante que les bonnes actions, car personne n'a accompli plus de bonnes actions que Moché notre maître, et pourtant, il n'a été exaucé que grâce à sa prière.
La prière est même plus grande que les korbanot.
[guémara Béra'hot 32b]

-> Dans notre génération, où nous n'avons ni roi, ni prophète, ni Cohen, ni Ourim véToumim, tout ce que nous avons, c'est la prière.
[midrach Vayikra rabba 30,3 ]

-> Il faut être prudent avec la prière, car rien n'est aussi bon qu'elle.
Elle est plus grande que les korbanot, et même si quelqu'un n'est pas digne d'obtenir une réponse à ses prières [qui demandent à Hachem] de lui faire du bien, puisqu'elle prie et multiplie les supplications, Je (Hachem) lui ferai du bien.
[midrach Tan'houma Vayéra 1 ]

-> Hachem dit : "Quiconque se livre à l’étude de la Torah, aux actes de bonté, et prie avec la communauté (minyan), Je lui attribue le mérite comme s'il M’avait délivré, Moi et Mes enfants, de parmi les nations du monde.
[guémara Béra'hot 8a ]

-> Rabbi Yéhouda dit : Le cri est si puissant qu'il peut déchirer un décret maléfique qui a été prononcé contre quelqu'un pour toute sa vie. Comme il est écrit : "Et ils ont crié vers Hachem dans leur douleur, et de leur détresse, Il les a délivrés" (Téhilim 107,28).
[Zohar II,20a ]

-> Même si une épée tranchante est posé sur le cou d'une personne, il ne faut pas s'abstenir de prier pour obtenir miséricorde.
[guémara Béra'hot 10a ]

-> La guémara (Kidouchin 29b) rapporte le récit dans lequelle Rav Acha bar Yaakov devait arriver au beit midrach où Abayé était roch yéchiva. Il y avait un démon dans le beit midrach, et Abayé ordonna que personne n'offre de logement à Rav Acha bar Yaakov afin qu'il soit obligé de dormir dans le beit midrach, et peut-être que grâce à son mérite, le démon serait tué.
Le Maharcha était troublé par cela, car selon la guémara (Shabbat 32a), une personne ne doit jamais se mettre en danger et compter sur un miracle pour la sauver, et si un miracle se produit, cela diminue les mérites de la personne. Comment Abayé a-t-il pu mettre Rav Acha bar Yaakov en danger et compter sur un miracle pour repousser le démon?
Le Maharcha répond qu'il est interdit de se mettre en danger et de compter sur un miracle sans prier, mais que si l'on prie, le fait que ses prières soient exaucées ne relève pas de la catégorie des miracles.
Le Maharcha nous montre ainsi le pouvoir garanti de la prière, même face à un danger imminent.

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-> Hachem semble distant, mais personne n'est plus proche de Lui.
Une personne entre dans la synagogue et prie à voix basse, et Hachem écoute ses prières. Comme une personne qui chuchote à l'oreille de son ami, et son ami l'écoute.
[guémara Yérouchalmi - Béra'hot 9,1 ]

-> Rabbi Aivou (איבו ) dit : "Lorsque tu te lèves pour prier, ton cœur doit se réjouir, car tu sers le D. Suprême."
[midrach Shocher Tov 100 ]

-> Rabbi Youdan dit en son nom propre : L'homme a un protecteur. Si quelqu'un rencontre des difficultés, il ne s'adresse pas immédiatement à son protecteur. Il se présente plutôt à la porte du protecteur et appelle son serviteur ou un membre de sa famille. Cette personne dira : "Untel se tient à la porte de votre cour".
Peut-être que [le protecteur] vous laissera entrer, peut-être qu'il vous laissera là.
Cependant, Hachem n'est pas comme cela. Si quelqu'un rencontre des difficultés, il n'appelle pas [les anges] Michaël ou Gavriel, mais il M'appelle (à l'aide de tout son coeur), et Je lui réponds immédiatement.
[Yérouchalmi - Béra'hot 9,1 ]

-> "Et Hachem passa devant lui [Moché] et proclama" (Ki Tissa 34,6).
Rabbi Yo'hanan dit : Si cela n'était pas écrit explicitement, il serait impossible de le dire. Cela enseigne que Hachem s'est enveloppé dans un talith comme celui qui dirige la prière et a montré à Moché l'ordre de la prière.
Il a dit à Moché : "Chaque fois qu'Israël faute, accomplis devant Moi cet ordre, et Je leur pardonnerai".
[Roch Hachana 17b ]

[ la compréhension simple du mot "accomplir" consiste simplement à réciter la prière. Cependant, Rabbénou Bé'hayé précise qu'il faut comprendre le sens de ce que l'on récite et le faire avec intention (kavana) [en y mettant son cœur].
Le Réchit 'Hokhma prend "accomplir" au sens littéral : on ne peut pas se contenter de réciter la prière, mais on doit aussi suivre activement les voies de Hachem.]

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-> Ces moments [de prière] devraient constituer le cœur et le fruit de notre temps, et le reste de notre temps devrait être comme des chemins qui mènent à ce moment.
On devrait aspirer à ce que ce moment approche, car pendant celui-ci, on est comparable aux êtres spirituels et on s'éloigne des créatures animales.
Le fruit de nos jours et de nos nuits devrait être ces 3 moments de prière ; et le fruit de notre semaine devrait être le jour du Shabbat, car il est établi pour l'attachement à la divinité et devrait être accompli dans la joie et non dans la soumission. Cet ordre pour l'âme devrait être comme l'ordre de la subsistance pour le corps.

Une personne prie pour son âme et mange pour son corps. Les bénédictions d'une prière durent jusqu'à la prochaine prière, tout comme un repas nourrit le corps pendant la journée jusqu'à ce qu'une personne mange à nouveau le soir.
Dans la mesure où l'âme est éloignée du moment de la prière, elle s'assombrit en rencontrant les affaires de ce monde.
[Kouzari 3,5 ]

-> Il me semble que, même selon le Ramban, son intention n'est pas d'affirmer que la mitsva de la prière est une obligation rabbinique et qu'il n'existe aucune obligation de la Troah ; ce serait illogique. Elle n'est tout simplement pas comptabilisée parmi les 613 mitsvot.
Comment serait-il possible de suggérer que nous ne sommes pas obligés de prier notre Père qui est aux cieux? La Avoda (la prière) est l'un des trois piliers du monde!
De plus, il me semble que le Ramban ne compte pas la prière parmi les 613 mitsvot parce qu'elle est trop noble. La prière, c'est comme se tenir devant le Roi et lui parler face à face ...
En réalité, elle englobe toutes les mitsvot, comme une colonne vertébrale qui soutient tout le corps d'une personne. Elle n'est incluse ni dans les 248 organes ni dans les 365 tendons/nerfs, car elle n'est pas un membre spécifique, mais un membre qui englobe tout.
De même, la prière n'est pas comptée parmi les mitsvot spécifiques, car elle est une question qui englobe tout.
[Aroukh HaChoulchan - Orach Haim 89 ]

[ "Le monde repose sur trois choses : la Torah, le service (avoda) et les actes de bonté" (Pirké Avot 1,2).
Rabbénou Yona explique que avoda fait référence au service sacrificiel original dans le Temple, qui a maintenant été remplacé par la prière. ]

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-> Le principal plaisir d'Hachem est lorsque les juifs prient devant Lui.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Chémot ]

-> Depuis le jour où le Temple a été détruit, Hachem n'accorde du bien à Israël (aux juifs) que grâce au mérite de la prière.
[Rokéa'h - partie 22, p.387 ]

-> De nos jours, la force des gens est diminuée. Nous ne pouvons plus repousser ou apaiser le yétser ara et nous sanctifier pour éviter d'être attirés par les futilités du monde. Nous n'avons pas en nous la sagesse nécessaire pour pouvoir jeûner. Par conséquent, notre seul remède est la prière, avec toute notre force.
En faisant des efforts sur chaque lettre de la prière, nous repoussons le yétser ara et nous nous purifions.
Tout comme les rivières purifient une personne, il en va de même pour les synagogues (baté knésiyot) et les baté midrachot.
[Beit Aharon - Likoutim בזה ]

-> Il est dit au nom du rav 'Haïm Vital que dans les générations précédentes des érudits de la guémara, leur étude de la Torah était la principale forme de service Divin.
Aujourd'hui, dans la période précédant le machia'h (ikvéta déMéchi'ha), le service (avoda) principal est par la prière.
[rav Shimshon Pinkous - Shéarim B'Téfila - Pirké Pesicha ]

[le rav Pinkous souligne cela en comparant avec Roch Hachana. Bien que l'étude de la Torah est égale à toutes les mitsvot, la mitsva de ce jour est de sonner le shofar, et celui qui ne le fait pas n'a pas rempli son obligation. De même, de nos jours, bien que l'étude de la Torah est égale à toutes les mitsvot, notre forme principale d'avodat Hachem doit être par la prière. ]

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-> J'ai entendu, au nom de rav Sim'ha Bounim de Peshischa, un conseil destiné à tout juif afin qu'il soit constamment connecté au service d'Hachem et ne manque jamais de rien : habituez-vous à prier et à demander à Hachem tout ce dont vous avez besoin, petit ou grand.
Ne pensez pas que cela ne peut être accompli qu'à travers la méditation, en revêtant le talit et les téfilin.
Où que vous soyez, même au marché ...
Implorez Hachem et Il exaucera certainement votre demande.
[Beit Yaakov - parachat Vayétsé ]

-> Quiconque croit en la Providence divine du Créateur sait que la subsistance d'une personne pendant notre exil (galout) vient en récompense de la prière, qui remplace le Mizbéa'h (Autel) qui soutenait Israël, comme le disent nos Sages (Kétoubot 10b) : Mizbéa'h (מזבח) est une conjonction des mots "bouger" (mézia'h - מזיח) et "soutenir" (mézin - מזין).
[ Haflaah 67b - בגמרא ר' אבא ]

-> Il y a des gens qui ne méritent pas que leurs prières soient acceptées, sauf par de fortes supplications et des larmes régulières.
Même s'il n'a pas de mérites ni de bonnes actions, Hachem accepte ses prières et exauce ses désirs.
[séfer 'Hassidim 130 ]

-> Le Maor Vachémech (parachat Chémot) cite le Zohar qui dit que parfois les prières n'atteignent pas Hachem à cause des forces Accusatrices. Pour remédier à cette situation, il est recommandé de crier du plus profond de son cœur avec un son mais sans paroles.

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-> Lorsque l'homme a été créé, il est écrit : "Et l'homme devint une âme vivante (néfech 'haya)" (Bérechit 2,7). Le Targoum Onkelos interprète cela comme "une âme qui parle", et le Zohar (III,301a) développe cette idée pour signifier une âme qui parle avec les mots de la Torah et de la prière ...
Cela implique que l'existence d'une personne consiste à rechercher constamment son Créateur.
[rav Shimshon Pinkous - Shéarim B'Téfila - bitsour 2 ]

-> Dans les bénédictions d'Its'hak à Yaakov, il dit : "Je te donnerai la rosée du ciel et la graisse de la terre" (Toldot 27,28). Rashi cite le Midrach (Bérechit rabba 66,3) qui précise : "Qu'Il donne et donne encore et encore".
Tandis que la bénédiction d'Its'hak à Essav est : "Voici, la graisse de la terre sera ta demeure, et la rosée du ciel au-dessus" (Toldot 27,39).
Le Sfat Emet explique que Hachem s'abstient de nous donner tout d'un coup, car Il désire entendre nos prières, c'est pourquoi Il donne et donne encore et encore.
Cependant, Essav reçoit immédiatement tout ce dont il a besoin pour vivre, car Hachem ne se soucie pas de ses prières.

-> C'est pour la même raison que Hachem a empêché la pluie de tomber au début de la Création (voir Rachi - Bérechit 2,5), que nos Imahot (Matriarches) étaient toutes stériles (voir Yébamot 64a) et que le manne tombait quotidiennement plutôt qu'une fois par an (voir Yoma 76a).
Il est dit au nom de rav Sim'ha Bounim de Peshischa que c'est également la raison pour laquelle nous prions chaque jour pour notre subsistance dans la Amida, même si "toute la subsistance d'une personne est déterminée entre Roch Hachana et Yom Kippour" (Bétsa 16a).
Hachem pourrait s'abstenir de nous accorder cette abondance parce qu'Il souhaite entendre nos prières quotidiennement.

Tous les mondes, des royaumes spirituels les plus élevés à l'existence terrestre la plus basse, sont soutenus par la prière, car aujourd'hui, la prière remplace les sacrifices [korbanot] (Béra'hot 26b) ...

Ce sont les prières qui illuminent les mondes Supérieurs, ce qui produit à son tour une grande abondance qui se répand sur tous les mondes, y compris le monde le plus bas, la terre, comme le dit le verset : "pour briller sur la terre" (léa'ir kol aarets - Béréchit 1,17).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béréchit 1,14-16]

La prière est l'échelle de l'âme.
Quand une personne prie, elle éveille le désir caché de son âme de s'attacher à sa Source (papa Hachem).
[ Maguid de Mézéritch ]

Mayim a’haronim

L'importance de se laver les doigts après avoir mangé du pain (mayim a'haronim) : il faut garder à l'esprit que le Satan se tient juste à côté de la table et qu'il est capable d'exercer davantage d'emprise sur la personne au moment où elle mange, surtout si elle mange seule.
S'il y a trois personnes pour bénir avec le zimoun (un quorum), le Satan disparaît. Mais lorsqu'on se lave les doigts, on donne à Satan sa part, et il s'en va donc.
[rav 'Haïm Vital]

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-> Il ne faut jamais s’interrompre entre le lavage (ablution) des doigts (mayim a'haronim) et le Birkat Hamazon.
Un jour, une personne s’est plainte auprès de mon maître (le Arizal) d’avoir souffert pendant deux jours d’une douleur terrible aux épaules. Mon maître l’a regardé et lui a dit que cette douleur était due au fait qu’il avait interrompu le passage entre le lavage des doigts après le repas et le Birkat Hamazon en lisant un chapitre de la Michna.
Il avait ainsi enfreint la règle de nos Sages selon laquelle il faut prononcer la bénédiction immédiatement après s’être lavé les doigts ; dans ce cas, le mot Té'hef (immédiatement) s’est transformé en Katef (épaule) et il a ressenti de la douleur.
[rav 'Haïm Vital - Shaar HaMitsvot Ekev ]

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-> b'h, sur ce sujet de mayim a'haronim voir également : https://todahm.com/2025/04/07/le-sel-de-sodome

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+ Mayim A'haronim :

-> Mayin A'haronim, l'ablution des mains en fin de repas, est une obligation. [mayim a'haronim 'hova - Choul'han Arou'h 181,1]

Elle a été instaurée afin d'avoir les mains propres avant de réciter le birkat hamazone.
Et aussi, pour éliminer toute trace de sel de Sodome, qui est dangereux pour les yeux.
De nos jours, il est également à craindre que dans le sel de table se trouve un peu de sel de Sodome, ayant la même propriété de rendre aveugle.

Selon la Kabbala, la raison de cette ablution est de repousser les forces du mal (Kaf ha'Haïm 181,1).
Cette eau est très impure, on fera donc attention à ne pas se toucher son visage ou sa bouche avant de se sécher les doigts (Kaf ha'Haïm 181,1).

-> Celui qui méprise cette ablution verra ses jours raccourcis ('Hida dans Birké Yossef 181,7), sa subsistance (parnassa) sera diminuée (Aroukh haChoul'han 181,5) et il amènera sur lui des souffrances.
Le Yalkout Réouvéni rapporte que Iyov ne faisait pas cette ablution, et c'est ce qui lui attira toutes ses épreuves.

-> La halakha exige de laver les 2 premières articulations des doigts (Choul'han Arou'h 181,4) [et pour le pouce la 1ere (michna Broura 181,10)], mais il est bon de suivre l'avis de la Kabbala qui conseille de laver aussi la 3e articulation, celle qui est proche de la paume.
Malheureusement, certaines personnes méprisent cette halakha et mouillent à peine le bout des doigts, ce qui n'est pas valable selon le din (michna Broura 181,10).
Cependant, il ne faut pas non plus exagérer et se laver avec beaucoup d'eau, car cette eau selon la Kabbala est la part que reçoit le Satan.

-> Le 'Hida (Birké Yossef) rapporte les paroles de son grand-père, rabbi Avraham Azoulay, au nom du Talmud de Jérusalem, selon lequel celui qui ne s'interrompt pas entre Mayim A'haronim et le Birkat Hamazone empêche le Satan de formuler toutes ses accusations relatives au repas écoulé.

-> On raconte qu'une fois une personne alla rendre visite au saint Arizal et lui confia qu'elle souffrait énormément de son épaule.
Le Arizal regarda son front [car sur le front de la personne sont inscrites toutes ses fautes] et lui répondit : "La source de ta souffrance est que tu t'interromps entre Mayim A'haronim et le Birkat Hamazone, immédiatement après le Mayim A'haronim il faut faire le Birkat Hamazone", et du fait que tu n'as pas accompli ce précepte, tu souffres de ton épaule qui est appelée en hébreu : "katéf" (כָּתֵף) [mêmes lettres que Tékéf (immédiatement - תכף)].
Il lui conseilla de ne plus jamais s'interrompre, et son mal guérit.
[Kav haYachar - chap.87]

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-> La mayim a'haronim (ablution fin du repas) ne doit pas éclabousser la nourriture ou les ustensiles de cuisine (Ora'h 'Haïm 181:2) [de même, on essaie de verser un minimum de cette eau pour ne pas donner des forces aux puissances maléfiques]. ]

"En réalité, si une personne ne pratique pas les actes de bonté, il est très difficile pour ses prières demandant la faveur et la bonté divines d'être acceptées par Hachem."
['Hafets 'Haïm - Ahavat 'Hessed 2,6 ]

"La synagogue est un paradis pour les tsadikim"
[séfer 'Harédim - chap.66]

Le ‘Amen Yéhé chémé raba’ amène la guéoula

Yaakov voulait révéler à ses fils le moment où le machia'h viendrait, et la Chékhina le quitta. Cela l'amena à croire qu'il y avait peut-être un défaut subtil caché parmi ses fils. Ils affirmèrent qu'ils étaient tous pleinement soumis à Hachem en récitant ensemble le Shéma et en acceptant à l'unisson le joug du Royaume céleste.
Yaakov répondit joyeusement : "Yéhé chémé raba". En leur répondant ainsi, il leur révéla que la rédemption (guéoula) viendrait rapidement grâce au mérite de "Yéhé Chémé raba".
Lorsque le peuple juif dit "Yéhé chémé raba", nous demandons que le Grand Nom d'Hachem remplisse rapidement le monde ; cela apporte du réconfort à la Chékhina qui est en exil.
Cela ouvre également la voie à la révélation de la Chékhina parmi nous, en purifiant tous les mondes qui ont été corrompus par nos fautes.
De plus, cela prépare le terrain pour que nous puissions recevoir la lumière intense de la venue du machia'h.
[Shomer Emounim - maamar Pit'hou Chéarim]

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[ainsi, plus nous répondons avec force 'Amen Yéhé chémé raba', plus nous avons d'impact pour provoquer la venue du machia'h. ]

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-> Rabbi Yéhochoua ben Lévi dit : "Quiconque répond "Amen yéhé chémé raba" de toutes ses forces, le (mauvais) jugement prononcé contre lui sera annulé.
[guémara Shabbath 119b]

-> Tossafot (Shabbath 119b) précise que lorsque les juifs se rendent à la synagogue et disent "yéhé chémé raba" à haute voix, cela annule tout décret difficile.
Le Zohar (Tikouné Zohar 4b) ajoute à la guémara que dire Amen yéhé chémé raba de toutes ses forces annule un jugement sévère, même un jugement (décrété) pour 70 ans.

-> Le Gaon de Vilna (Tikouné Zohar 4b) dit que les 70 ans font référence aux 'hévlé machia'h (douleur de l'enfantement) qui précèdent l'arrivée du machia'h et qui dureront 70 ans. Ainsi, celui qui dit Amen yehei Shmei rabba de toutes ses forces sera sauvé de 'hevlé machia'h.