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"La bonté est le point intérieur essentiel de l'âme juive"
['Hazon Ich]

-> Le 'Hazon Ich enseigne que la Torah n'est pas une science, mais c'est l'âme juive elle-même.
Et lorsqu'un juif prodigue du bien à autrui, son âme s'élève et grâce à cela, il comprend mieux et plus en profondeur la Torah.

-> Le 'Hafets 'Haïm explique la formulation de la bénédiction : "boré néfachot rabot", de la manière suivante :
On y récite : "Béni sois-Tu, Hachem, Maître du monde, qui crée de nombreux êtres et ce qui manque à tout ce que Tu as créé pour faire vivre tout être vivant".
Hachem a créé dans son monde une multitude d'êtres et chacun d'entre eux a été créé avec un manque de ressources, un manque de famille et d'amis, des besoins médicaux, un manque d'intelligence, ...
Pour quelle raison en est-il ainsi?

La réponse est : afin de "faire vivre tout être vivant", car le monde est fondé sur le fait que chacun prodigue à son prochain ce qui lui manque.

[Hachem met devant nous plein d'occasions de faire du 'hessed (un sourire, une parole positive, ...), car de même qu'on donne à autrui sans raison particulière (par amour de son prochain), alors de même Hachem a alors une bonne occasion de nous donner des belles choses, sans se baser sur des raisons/mérites particulières.
Le 'hessed à autrui, c'est la meilleure façon de se faire du 'hessed à soi-même!]

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-> b'h, également à ce sujet : https://todahm.com/2020/07/22/14490-2

Pourquoi les juifs ont-ils soufferts plus que toute autre nation?
C'est à cause de la haine gratuite et de la jalousie.

[rabbi Shimon Wertheimer - grand rabbin d'Hongrie au 18e siècle]

Lorsque les juifs aimeront leur prochain, à la fois à l'extérieur d'eux-mêmes (par des actes, paroles, expressions) et à la fois à l'intérieur d'eux-mêmes (en leur cœur, pensées), alors le machia'h viendra.

[le Bat Ayin (paracha Chémini) - rabbi Avraham Dov d'Avritch - un disciple du Baal Chem Tov]

"La meilleure préparation pour la prière est d'aider dans sa maison, comme contribuer à ce que les enfants soient prêts à aller à l'école."
[rabbi Eliézer Mendel de Lélov]

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Le rabbi Bounim de Pschisha enseigne qu'il y a une règle : lorsqu'on fait du 'hessed, cela génère un effet boomerang, et du 'hessed nous revient dessus.

[en ce sens nos Sages nous conseillent de donner à la tsédaka avant la prière.
La charité commence par aider nos proches, dans notre foyer, par des actes, des paroles positives, ... et alors on peut espérer en effet boomerang de voir découler de notre prière un maximum de bontés d'Hachem.]

Lorsque la Torah traite de la génération qui a construit la tour de Bavél en se rebellant contre Hachem (la Dor Haflaga), c'est uniquement le nom Divin "Havaya" (יהוה) qui est utilisé dans ce passage.
Cela est surprenant car c'est le Nom d'Hachem qui est associé à la compassion, à la miséricorde.

La raison est que bien que ces personnes rejetaient et se rebellaient [de toutes leurs forces] contre Hachem, Hachem avait quand même de la compassion pour eux car ils n'étaient pas mauvais les uns envers les autres.

Cependant, au sujet du Déluge (maboul), le nom "Elokim" (אלקים) est utilisé pendant la paracha.
C'est parce qu'ils fautaient envers leur prochain, par le vol et la corruption (vayimalé aarets 'hamass).

Aux yeux d'Hachem, fauter envers son prochain est pire que de fauter envers Hachem.

[rabbi Elimélé'h Biderman]

[On apprend de là l'importance de ne pas fauter l'un l'autre (ben adam la'havéro), afin que D. puisse toujours se comporter envers nous avec miséricorde et non avec rigueur]

L’hospitalité

+ L'hospitalité :

-> Une peau d'animal qui est utilisée pour la mitsva des téfilin devient alors sainte.
De même, lorsque nous recevons un invité, il est utilisé pour la mitsva de l'hospitalité.
Ainsi, tout invité est saint, et mérite une attention toute particulière.
[Avné Nézer]

-> Un invité est comme un "objet" utilisé pour une mitsva, et il y a ainsi de une sainteté [spéciale] sur lui.
[Sfat Emet]

-> Lorsqu'un invité demandait au 'Hafets 'Haïm de ne pas se déranger pour lui, le 'Hafets 'Haïm répondait : "Vraiment! Et demain vous mettrez les téfilin pour moi?"

De même, le 'Hazon Ich a répondu à un invité : "Depuis quand un étrog dit-il à la personne le tenant comment il doit être tenu? Maintenant vous êtes une mitsva, et vous ne pouvez pas dire aux gens qui sont obligés de faire cette mitsva comment l'accomplir."

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-> Selon nos Sages, lorsque pendant sa vie un tsadik excelle dans une mitsva, il continue à l'accomplir après sa mort avec les juifs qui réalisent cette mitsva.
L'âme du tsadik se joint à un juif qui accomplit cette mitsva dans laquelle il a excellée, afin d'aider le juif pour qu'il la réalise mieux.

En se basant sur ce principe, le rabbi Moché de Kobrin dit que Avraham continue toujours à faire la mitsva d'hospitalité (hakhnassat or'him).
En effet, à chaque fois qu'un juif prend soin de ses invintés, notre Patriarche Avraham est présent, et il participe à la mitsva.

Dans le récit où Avraham reçoit ses invités (les 3 anges), les verbes sont au passé, à l'exception de : "véou oméd aléhèm ta'hat aéts" (il [Avraham] se tient avec eux sous l'arbre - Vayéra 18,8), qui est écrit au présent.
Cela fait allusion au fait que jusqu'à maintenant, à chaque fois qu'un juif fait de l'hospitalité, Avraham se tient là avec lui.
Il est présent et il souhaite participer à la mitsva.

Selon nos Sages (guémara Baba Batra 16b) : "Une pierre précieuse était accrochée autour du cou d'Avraham. Tout celui qui l'a regardée était guéri."
Ainsi, lorsque nous faisons de l'hospitalité, Avraham se tient juste à côté de nous, et grâce à sa pierre précieuse, il amène la guérison.

[le rabbi de Kobrin était une fois invité chez le rabbi de Karlin, dont la fille était malade. Il a conseillé à cette dernière de regardé son père qui accomplissait la mitsva d'hospitalité, et lui a dit que c'est comme si la pierre de guérison d'Avraham était alors sur son cou.]

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-> Avraham dit à ses invités : "véek'ha pat lé'hem" (je vais prendre du pain).
Normalement, il y aurait dû être écrit : "vééténa pat lé'hem" (je vais vous donner du pain).
Le Ahavat Israël explique que cela nous enseigne que lorsqu'on donne du pain à quelqu'un qui a faim, en réalité celui qui donne c'est celui qui "prend".
Comme le disent nos Sages : "Davantage que le riche fait pour le pauvre, le pauvre fait pour le riche", puisqu'il lui donne l'occasion de faire une mitsva.

[de même un simple morceau de pain, un sourire, ... nous donne droit à une récompense énorme et éternelle!]

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-> Le Baal haTanya a dit au Maguid de Mézéritch : "Cela fait 24 ans que je me suis marié, et je n'ai toujours pas d'enfant".

Le Maguid de Mézéritch lui a conseillé d'accomplir la mitsva de l'hospitalité, et il méritera des enfants.
Il est écrit (Téhilim 119,9) : "bamé yézaké naar?" (comment mériter des enfants? - בַּמֶּה יְזַכֶּה נַּעַר), la suite : "ét or'ho" (en accueillant des invités [dans le besoin] - אֶת אָרְחוֹ).

Le Maguid de Mézéritch a ajouté : "le père du Baal Chem Tov a également mérité son fils par le mérite de la mitsva de l'hospitalité".

-> Le midrach (Tan'houma Ki Tétsé 2) dit :
"Il y a des mitsvot dont la récompense est d'avoir des enfants, comme avec Sarah qui a accueillit des invités, et avec la Chounamit qui a hébergé Elicha".

-> Il est écrit : "é la'hém zéra" (הֵא לָכֶם זֶרַע - Vayigach 47,23).
Le terme : הֵא est l'acronyme de : הכנסת אורחים (l'hospitalité), "la'hém zéra" = par laquelle on méritera d'avoir une descendance (donc des enfants).

-> Le rav Elimélé'h Biderman dit que si une femme est généreuse avec ses invités, alors elle sera également dispensée des douleurs liées à l'enfantement.

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-> "Il [Avraham] planta un "éshel" à Béer Shéva" (Vayéra 21,33)

Rabbénou Bé'hayé écrit que le mot : vayita (planta - וַיִּטַּע) n'apparaît qu'une autre fois dans la Torah : "Hachem planta un jardin en Eden" (Béréchit 2,8).
C'est une allusion au fait que grâce à la mitsva de l'hospitalité, on peut mériter le Gan Eden.

-> Au début de la prière du matin, nous récitons la michna (Péa 1,1), qui rapporte : "Voici les choses dont l'on mange les fruits [de ses bonnes actions] dans ce monde" (élou dévarim chéadam okhél ...), et l'une des rares mitsvot [dont l'on profite de la récompense dans ce monde] est celle de l'hospitalité (akhnassat or'him).

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-> La guémara (Sanhédrin 103b) dit que par le mérite de la mitsva d'hospitalité : "Hachem détourne son regard des fautes des réchaïm".

=> Ainsi, lorsque nous réalisons cette mitsva, Hachem ne pense pas à nos fautes.

Une preuve a cela est avec Mikha.
La guémara enseigne que lorsque les juifs ont traversé la mer Rouge, Mikha a porté avec lui une idole.
Selon une autre explication, Mikha a porté une plaque en or avec les Noms d'Hachem écrits dessus. Il avait l'intention de l'utiliser pour faire de l'idolâtrie. Et c'est ainsi, que quelques mois après, il a jeté cette plaque dans le feu, et de là a émergé le Veau d'or (cf. Rachi Chémot 32,4).

Une fois arrivé en terre d'Israël, Mikha a continué ses mauvaises actions.
Le prophète (Choftim 17) dit qu'il y a fait une idole et construit un temple pour son culte.
La guémara (Sanhédrin 103b) rapporte : "Migrav (l'endroit où se trouvait son temple) était à 3 mil (environ 3km) de Shilo (où le Michkan se trouvait). La fumée de l'autel de Mikha se mélangeait avec l'autel du Michkan de Shilo.
Les anges ont voulu tuer Mikha, mais Hachem a dit : "Laissez le en vie, car il a donné du pain aux voyageurs de passage"."

Mikha tenait un endroit d'hospitalité sur la route, et par ce mérite Hachem a ignoré ses fautes.

Le rav Elimélé'h Biderman dit que malgré ses très graves fautes (idolâtrie!), Mikha a pu vivre dans ce monde et n'a pas perdu sa part dans le monde à venir, et ce grâce aux mérites de l'hospitalité.

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-> Rabbi ‘Hanina dit : "Tout celui qui affirme que Hachem ferme les yeux sur les fautes, sa vie sera effacée" (guémara Baba Kama 50a)

=> Comment concilier cela avec ce que nous venons de voir : "Hachem détourne son regard des fautes des réchaïm" (guémara Sanhédrin 103b)?

Dans le cadre de la mitsva de l'hospitalité, nous invitons quelqu'un peu importe qu'il soit méritant ou pas, qu'il soit tsadik ou pas, peu importe qu'il nous soit agréable ou pas, ... seul compte qu'il soit affamé!
Mesure pour mesure, comme nous ne jugeons pas, ne mesurons pas les mérites de nos invités, alors au Ciel nous agissons de même avec nous, et Hachem ne regarde pas nos faute.

[de même que nous donnons à autrui en fermant les yeux sur ce qu'il est, de même Hachem nous donne ce que nous avons besoin en bien dans notre vie en fermant les yeux sur ce qui pourrait l'empêcher.]

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-> La guémara (Sanhédrin 103b) enseigne : "[l'accomplissement de la mitsva d'hospitalité] entraîne que même les faux prophètes perçoivent la Présence Divine et reçoivent une vraie prophétie."

"Tandis qu'ils étaient attablés, une voix divine s'adressa au prophète qui l'avait fait revenir" (Mélah'im I 13,20)
Il s'agit d'un faux prophète [un idolâtre] qui a nourri le vrai prophète Ido, et qui grâce à cela a pu recevoir une vraie prophétie.

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-> Cette guémara (Sanhédrin 103b) conclut en disant que si quelqu'un n'aide pas une personne qui est affamée, alors s'il faute accidentellement, il est puni comme s'il avait fauté intentionnellement.

La guémara apporte un exemple du livre de Chmouël I (chap.21-22).
Yonathan a dit à David de fuir son père Shaül.
La guémara dit : "Si Yonathan avait donné à David 2 tranches de pain, Nov, la ville des Cohanim, n'aurait pas été assassinée, Doeg haAdomi n'aurait pas perdu sa part dans le monde à venir, et Shaül avec 3 de ses enfants n'aurait pas été tué."

En effet, puisque David a fui sans nourritue, il est allé dans la maison du Cohen gadol Achimélé'h à Nov, et il lui a demandé un repas.
Doeg a découvert cela, et il a dit à Shaül que la ville de Nov se rebellait contre lui, car ils aidaient l'ennemi de Shaül.
Shaül a alors ordonné de tuer tous les Cohanim de la ville de Nov.

Le résultat a été que : Doeg a perdu sa part dans le monde à venir à cause du lachon ara qu'il a dit.
Shaül a été puni pour avoir tué les Cohanim de Nov. En punition, Shaül et 3 de ses enfants sont morts en guerre.

La guémara tient Yonathan pour responsable de tout cela, car il n'a pas donné 2 morceaux de pain à David.
Cela signifie que si quelqu'un ne fourni pas de la nourriture à ceux qui en ont besoin, il est tenu responsable pour tout le mal qui peut arriver à cause de son erreur.

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-> "Accueillir des invités est plus grand qu’accueillir la présence divine"
[guémara Shabbath 127a]

Comment appliquer cette leçon dans notre vie quotidienne?

-> Le Baal Chem Tov répond :
Nos Sages nous enseignent une leçon importante. Bien que la pratique de l'hospitalité implique parfois de négliger l'étude de la Torah ou bien de prendre le temps d'écouter d'innocents commérages, des choses qui en apparence semblent condamnées par la Présence Divine, en réalité elles en ont priorité."
[rapporté par le Otsar 'Haïm]

-> Même si l'accueil d'invités fait parfois perdre du temps à une personne pour l'étude de la Torah, ou peut l'amener à entendre des histoires diffamatoires, cela reste plus important que de recevoir la Chékhina.
[Toldot Yaakov Yossef - p.109b ]

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-> Lorsqu’une personne raccompagne un invité qui quitte son domicile, la Chekhina (présence divine) se joint alors à l’invité et l’accompagne sur le chemin pour le protéger.
[Zohar - Vayéra 10 ]

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-> b'h, voir le lien étonnant entre hospitalité et accidents de la route : https://todahm.com/2022/09/28/les-raisons-etonnantes-des-accidents-de-voiture

Celui qui reçoit des honneurs n'est pas aussi grand que celui qui les accorde, car le premier est un preneur.
Et un preneur est toujours inférieur à un donneur.

[rabbi Raphael de Bershad]

Puisque l'âme de chaque personne est une partie de Hachem, nous devons avoir pitié pour cette étincelle Divine qui est emprisonnée dans une personne mauvaise, et lui offrir notre amour.
[rabbi Shmouël Horovitz]

[on peut se protéger d'une personne dangereuse, ne pas aimer le mal qui est en elle, mais nous devons témoigner notre amour pour la partie Divine qui est en elle, en priant par exemple pour que tout ce mal parte, et qu'elle devienne une belle personne.]

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-> La guémara (Shabbath 33b) nous apprend que le jour où rabbi Chimon bar Yo'haï et son fils rabbi El'azar sortirent de la grotte après y avoir séjourné pendant 12 ans, tout endroit où se posait leur regard s'enflammait aussitôt.
Une voix du Ciel sortit alors et déclara : "Est-ce pour détruire Mon monde que vous êtes sortis? Retournez dans votre grotte!"

=> Si tous ces endroits où se posait le regard de rabbi Chimon méritaient effectivement de prendre feu, alors pourquoi Hachem lui reprocha-t-Il de "détruire Son monde"?
Et si inversement, si ces lieux ne méritaient pas de brûler, pour quelle raison la chose eut-elle lieu?

Le rav Eliyahou de Kartinga (un ami du rav Israël Salanter) répond que si l'on observe les choses de ce monde avec un regard aussi intransigeant que celui de rabbi Chimon bar Yo'haï, elles méritent effectivement de partir en fumée.
Cependant, la conduite convenable consiste à ne pas porter un tel regard inflexible sur le monde, comme le reprocha Hachem explicitement.

Le rav conclut : "Ainsi en est-il pour nous-mêmes. Si c'est avec de tels yeux que vous regardez le monde, alors rentrez chez vous et cessez d'observer votre voisinage!"

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-> Il y a une notion de "repousser de la main gauche tout en retenant de la main droite."
La guémara (Sanhédrin 37) rapporte :
Des garnements vivaient dans le quartier de rabbi Zira. Celui-ci s'efforçait de les rapprocher de lui pour les encourager à se repentir, mais cette attitude déplaisait aux Sages.
Lorsque rabbi Zira décéda, ces garnements se dirent : "Jusqu'à présent, le "petit aux cuisses brûlées" [surnom donné à rabbi Zira] invoquait la miséricorde pour nous. Qui priera dorénavant pour nous?"
Ils furent pris de remords et ils se repentirent.

[certes la faute, leur attitude est détestable et à repousser au loin, mais d'un autre côté il faut avoir de la bienveillance, de la miséricorde pour la pauvre néchama prisonnière.]

"Chaque pas que l'homme fait en faveur de son prochain lui en économise mille pour lui-même"
[rav Chlomke de Zwil]

La mitsva du 'hessed évite à celui qui la pratique bien des soucis et des tourments.

"Tel est prodigue de son bien et le voit s'augmenter" (Michlé 11,24)

-> On pourrait penser qu'en aidant autrui financièrement on s'appauvrit, mais selon nos Sages, ce verset nous assure que c'est le contraire : finalement, cela nous apporte davantage que ce que l'on avait avant.

-> Rabbi Yossef Mougrabi, citant le Baal Chem Tov, affirme que ce verset fait également référence à la spiritualité.
Une personne qui consacre beaucoup de temps à enseigner la Torah, à renforcer autrui, à résoudre leurs problèmes, n'aura pas à s'inquiéter de s'appauvrir spirituellement.
En effet, Hachem va lui fournir une aide Divine supplémentaire [qu'il n'aurait pas eu sinon], durant le temps qu'il a pour étudier personnellement.
Au final, cela lui permettra d'avancer et d'avoir plus de Torah à disposition pour donner aux autre.

Le rav Ovadia Yossef (Séfer Ya'hid béDora - chap.5) dit que c'est uniquement par les sacrifices qu'il a fait pour aider autrui qu'il a reçu une aide du Ciel dans son étude de Torah.

[de même que nous aidons autrui au-delà de nos obligations strictes, de même Hachem nous aide en nous donnant au-delà de ce que nous devrions avoir.
De plus, cela ressemble d'une certaine façon à un père qui voit un de ses enfants prendre soin, aider, un autre des ses enfants, et qui va alors le remercier bien au-delà de ce qu'il a pu donner. ]

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-> [Hachem nous dit : ] "Personne n’a fait ma volonté et en a été perdant."
[midrach Dévarim rabba 4,5 – en adam shoméa li oumafssid]

-> "Une personne ne sera jamais perdante d’avoir réalisée une mitsva"
[Kohélét 8,5 – shomer mitsva lo yéda davar ra]