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L’unité du peuple d’Israël …

+ L'unité du peuple d'Israël ...

Dans la guémara (Yérouchalmi Nédarim 9,4), le Smag rapporte l'idée suivante :
Un homme marche en chemin lorsque, soudain, l'un de ses pieds butte contre l'autre et le fait trébucher ; le voilà par terre, couvert de bosses et d'égratinures.

Songera-t-il à se venger du pied "coupable" au lieu de panser ses blessures?
En voudra-t-il à ce pied?

Sûrement pas, car ses pieds, tout comme ses mains ou son visage sont des parties d'un seul et meme corps, le sien.
Ce qu'il devrait faire, c'est réfléchir un peu et comprendre que ce sont ses fautes qui l'ont fait trébucher.
[...]
Chacun, tout en faisant  partie d'un tout, possède son indépendance et sa personnalité distincte, à la manière d'un corps qui est un tout mais qui est composé d'éléments distincts qui possèdent chacun une fonction individuelle.

Ce n'est que dans ce monde où l'âme de l'homme est enfermée dans son enveloppe de chair et se soucie de sa propre personne, qu'elle se voit comme une entité distincte.
Mais en réalité, il n'en est rien, et tous les juifs ne font qu'un.

Source (b"h) : issu du livre "Chémirat haLachone" du 'Hafets Haïm

Aimer le méchant …

+ Aimer le méchant ...

Un élève demande à Rabbi Chmelké de Nicolsbourg :
"Aimer son prochain comme soi-même, d'accord.
Mais un méchant, oui un méchant, comment l'aimer?"

Et le Rabbi de Nicolsbourg de répondre :
"Tu sais, toutes les âmes n'en font qu'une.
Si ta main heurte ton corps par mégarde, la frappes-tu en retour?
Augmentes-tu ta peine?
Non. Et bien, si ton prochain te fait du mal, ne lui rends pas, car son âme est aussi la tienne?
N'ajoute donc pas de mal à ta douleur!"

"Si tu prends ce qui ne t'appartient pas, tu seras privé de ce qui t'appartient."

[Déré'h Eréts Zouta - chapitre 3]

--> Le 'Hafets 'Haïm fait remarquer qu'il faut être sot pour penser qu'en volant/lésant autrui on aura un sou de plus que ce qui nous a été alloué à Roch Hachana.
Au contraire, nos Sages (guémara Soucca 29b) nous disent que le fait de priver son prochain/voisin de ce qui lui revient, aura comme châtiment de nous voir privés de ce qui a été décrété pour nous (nos gains légitimes).

On y perd sur tous les tableaux ...

-> Le Gaon de Vilna (sur Michlé 6,19) et le rav Its'hak Isaac 'Haver (drouch parachat Shékalim) parlent tous deux avec éloquence de la condition sine qua non de l'unité entre les juifs pour que la Chékhina puisse résider parmi nous.

Le rav Chaver conclut : "Tout comme l'âme ne s'attache pas à un seul organe, Hachem n'est pas appelé Eloké Israel, le D. d'Israël, à moins que la nation entière ne soit unie, de sorte qu'Il habite avec toute la nation comme une seule personne".

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-> Le Maharal (Nétsa'h Israël 53,54) nous enseigne également qu'Aharon HaCohen, le grand unificateur du peuple juif, nous aide également à nous relier à notre Père céleste.
Le rav David Cohen (roch Yéchiva de la Yéchivat 'Hévron - Zman Sim'haténou) ajoute que c'est pour cette raison que les Ananei HaKavod (Nuées de Gloire) étaient par le mérite d'Aharon. Puisqu'il a rassemblé le peuple juif en faisant la paix entre les individus, il a également effectué résider la Chékhina dans la nation.

"Celui qui se met en colère est considéré comme un idolâtre."
(guémara Nédarim 22a)

Selon Rabbi Chnéour Zalman (Séfér haTanya) = "Dès l'instant où il se met en colère, sa foi l'abandonne ; car s'il croyait alors que seul D. lui envoie cette épreuve, il ne s'en irriterait pas."

Evitons d’être des voleurs de la paix …

+ Evitons d’être des voleurs de la paix …

Nos Sages nous enseignent que celui qui ne répond pas au salut d’une personne est considéré comme un voleur.

De quelle sorte de vol?
= Il est question du “vol de la paix”, le guézel shalom.

Prenons l’exemple du fait de tenir une porte ...
Une personne tient la porte, tout en souriant à la personne arrivant derrière elle.

Cette personne se sent importante = on me tient la porte et on me sourit à moi, c’est que je suis quelqu’un !! => elle est de bonne humeur et a reçu de l'oxygène vital à la vie, qui est l’impression d’être quelqu’un de valeur.

De plus, elle se sent redevable (elle a besoin de solder sa dette envers autrui, elle a besoin de passer du statut de receveur à donneur), et va ainsi, répliquer l’attitude de son prédécesseur en tenant la porte au suivant et en lui souriant.

Il y a un véritable effet domino, qui peut potentiellement irradier positivement la journée de plein de personnes.

A l’inverse, rompre cette dynamique de pas rendre un salut à quelqu’un d’autre va lui signifier (plus ou moins consciemment) qu’il n’est pas une personne de valeur/digne d'intérêt, et va générer de la tristesse/frustration, et ainsi une personne moins épanouie dans sa journée ;

==>Tâchons d’entretenir des dynamiques positives, tâchons de donner de l’oxygène à autrui en lui exprimant que c’est quelqu’un de bien, afin de permettre au shalom de régner …

La notion de vol chez nos Sages …

+ La notion de vol chez nos Sages ...

Nous allons voir 2 exemples : un chez le Rav Israël Salanter (1810-1883) et un chez le 'Hafets 'Haïm (1839-1933), afin d'appréhender, à notre niveau, l'extrême exigence de ces 2 géants de l'histoire du monde, dans le domaine du vol.

1°/ Lors d'un de ses voyages, le rav Israël Salanter est arrivé, par une froide journée d'hiver, dans une auberge, et ce en compagnie d'un rav.
Ce rav a ouvert la porte de l'auberge, et a attendu que le rav Salanter entre en 1er.

En toute hâte, le rav Salanter a fermé la porte, et a dit :
"Nous sommes dans un cas de doute afin de savoir qui doit honnorer qui [afin d'entrer en 1er dans l'auberge].
Mais en laissant la porte ouverte, nous laissons sortir la chaleur de la maison, et cela est pour sûr du vol.
Rien ne peut justifier de faire cette interdiction, même pas l'acte positif d'honorer un sage."

2°/ Des Rabbanim se sont rassemblés pour discuter de questions importantes concernant le peuple d'Israël.
Afin de noter les décisions qui seraient prises, l'un des participants, voyant une feuille de papier dans la salle, la prit et s'apprêta à écrire.

Le 'Hafets 'Haïm l'arrêta net :
"Savez-vous qui est le propriétaire de cette feuille?
Avez-vous reçu la permission de l'utiliser?
Sachez qu'un vol pareil crée un ange qui a la force de démolir la moitié de la ville de Petersbourg!"

L’amour d’autrui du Rav Chakh …

+ L’amour d’autrui du Rav Chakh …

Pendant la période incertaine de la guerre du Golfe, nombreux furent ceux qui demandaient au Rav Chakh s’il fallait rentrer en France, aux États-Unis pour rejoindre les parents qui le demandaient avec insistance.

Le Rav se montra apaisant : “Restez en Israël, à la Yéchiva!”

Pourtant ses proches remarquèrent que le Rav dormait mal la nuit.
Plutôt que de s’étendre sur son lit, il se plaçait délibérément dans une position inconfortable et somnolait.

Un matin, lorsque l’on demanda au Rav les motifs de cette surprenante attitude, il répondit :
“Les parents de nos élèves ne sont pas en sécurité ….
Comment pourrais-je dormir?”

 

Le principal dans la vie : c’est …

+ Le principal dans la vie : c’est ...

Le Rav Chakh a dit :“Dans la vie, le ‘hessed est la chose principale.
La vie n’a aucun goût si on ne donne pas.

Moi, je n’ai rien à donner. Voyez mes “meubles”!
J’ai juste un peu de Torah, si je ne la donne pas, la vie ne sert à rien.”

 

La jalousie

--> "Personne ne peut toucher, fut-ce d'un millimètre, à ce qui est destiné à son prochain."
(guémara Yoma 38b)

--> "Tout ce que fait D., c'est pour le bien, qu'Il le fait!"
(guémara Béra'hot 60b)

 => arrêtons de nous battre contre D., arrêtons d'être jaloux, ...
Profitons de ce que l'on a, car c'est réellement ce qu'il y a de mieux pour nous!
TodaHM ...

 

+ "La jalousie est un signe de manque d'intelligence, et une preuve de sottise.
Car l'envieux ne gagne rien, et il ne cause aucun tort à celui qu'il jalouse.
Il ne nuit qu'à lui même!

Cependant, certains sont tellement stupides, qu'ils se rongent, se tourmentent, et sont chagrinés en voyant qu'un autre a un avantage, au point de ne plus éprouver la moindre satisfaction.
--> C'est le sens du verset : "La jalousie est une carie pour les os." "

[Rabbi Moché 'Haïm Luzzato - Méssilat Yécharim - chap.11]