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Les mitsvot illumine notre âme

+++ Les mitsvot illumine notre âme :

"Et Its'hak fut saisi d'un très grand tremblement, et il dit" (Toldot 27,33)

-> Selon Rachi, Its'hak dit que le Guéhinam s'est ouvert sous Essav.

-> Le rav Méchoulim Zouchia de Tchernobyl (séfer Tsour Tsadik) demande pourquoi a-t-il spécifiquement vu le Guéhinam sous les pieds d'Essav à ce moment-là (où ce dernier vient recevoir les bénédictions de son père)?
Il répond à cette question en demandant comment se peut-il que Its'hak ait aimé Essav. N'a-t-il pas senti son impureté?

Il répond par une histoire (citée dans le séfer Emek haMélé'h - chap.33) qui s'est produite lorsque l'auteur du séfer midrach Shmouel (sur Massé'het Avos) était un jeune homme. Il entra un jour dans une pièce où le Arizal était assis, et ce dernier se leva en son honneur. L'élève du Arizal, le rav 'Haïm Vital était assis dans la même pièce et fut stupéfait de voir son professeur se lever pour un si jeune homme.
De plus, il avait vu le Midrach Shmouel entrer dans le beit midrach de nombreuses fois auparavant, et le Arizal ne s'était alors pas levé. Il se demanda pourquoi cette fois-ci était différente.

Le Arizal lui expliqua plus tard qu'il ne s'était pas levé pour le Midrach Shmouel. Il s'était plutôt levé en l'honneur du saint Tana, Rav Pin'has ben Yaïr, qui était entré dans la pièce en même temps que lui. Il déclara que le jeune homme avait dû faire une mitsva ce jour-là, ce qui avait amené l'âme (néchama) de Rav Pin'has ben Yaïr à l'accompagner.

Le rav 'Haïm Vital se rendit visite au Midrach Shmouel et lui demanda s'il avait fait quelque chose d'inhabituel ce jour-là. Le jeune homme répondit : "Ce matin, je passais devant une maison et j'ai entendu des cris à l'intérieur. Je suis entré et j'ai vu que la famille avait été dévalisée par un groupe de bandits qui leur avaient pris tout ce qu'ils possédaient, même les vêtements qu'ils avaient sur le dos. Je me suis empressé de faire en sorte qu'on leur donne tout ce dont ils ont besoin, y compris de nouveaux vêtements".

Le rav Vital comprit alors. Rav Pin'has ben Yaïr était très impliqué dans la libération des captifs et dans la guémilout 'hassadim (guémara 'Houlin 7a). C'est pourquoi son âme accompagnait le Midrach Shmouel, puisque lorsqu'une personne réalise une mitsva (du mieux qu'il peut), elle mérite d'être accompagnée par la néchama du tsadik qui était particulièrement lié à cette mitsva (de son vivant).

Essav excellait dans la mitsva du kiboud av (respect de son père). Il avait même des vêtements spéciaux qu'il portait lorsqu'il servait son père (midrach Béréchit rabba 65,58).
Par conséquent, chaque fois qu'il était avec son père, il avait le mérite de cette mitsva avec lui et était accompagné par les saintes âmes (néchamot) liées à cette mitsva.
C'est pourquoi Its'hak l'aimait. Chaque fois qu'il le voyait, il rayonnait de sainteté, car il était entouré de saintes néchamot.

Cependant, cette fois-ci, les intentions d'Essav étaient uniquement pour son propre avantage. Il apporta la nourriture à son père pour qu'il puisse recevoir les bénédictions, et non pour accomplir la mitsva de kiboud av.
Le Targoum Yonathan ben Ouziel (27,31) ajoute qu'il n'a pas trouvé de gibier à attraper, alors il a abattu un chien et l'a apporté à Its'hak. Par conséquent, aucune âme n'était avec lui à ce moment-là, et c'est pourquoi Its'hak a pu voir pour la première fois qu'il empestait l'impureté et qu'il a pu voir les Guéhinam s'ouvrir sous lui.

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-> Le rav Méchoulim Zoushia explique que selon nos saints livres, lorsqu'une personne réalise une mitsva, elle est revêtue de la sainteté de cette mitsva et son âme brille.

Dans le même ordre d'idées, on raconte qu'il a été dit un jour au 'Hozé de Lublin qu'il y avait en ville un juif délateur qui causait beaucoup de problèmes à la communauté. Cela s'est produit à Hanoucca et lorsque le nom de l'informateur a été communiqué au 'Hozé de Lublin, il a dit : "Il est illuminé dans tous les mondes!".

Le lendemain, le nom de l'homme a été à nouveau transmis au 'Hozé, et il peut voir tout ce que la personne a fait. Il dit : "Hier, lorsque vous m'avez dit le nom de cet homme, il était en train d'allumer la ménora (de 'Hanoucca) et grâce à cette mitsva, sa néchama brillait!".

De même, lorsqu'Essav était avec son père et accomplissait la mitsva de kiboud av, sa néchama était brillante, c'est pourquoi Its'hak l'aimait. Cette fois-ci, cependant, il ne faisait pas la mitsva de kiboud av, car il ne pensait qu'à lui-même, et sa néchama n'était donc pas illuminée. Ainsi, Its'hak a pu voir qui il était vraiment.

Le pouvoir de la joie

+++ Le pouvoir de la joie :

Essav dit en son cœur : "Les jours de deuil de mon père approchent. Je tuerai alors mon frère Yaakov" (Toldot 27,41)

-> Le séfer miZékénim Et'bonen cite le rav Mordé'haï 'Haïm de Slonim qui demande pourquoi Essav a dû attendre la mort de son père. Esav était un racha et un meurtrier. Pourquoi n'a-t-il pas tué Yaakov tout de suite?
Il répond qu'Essav ne pouvait pas faire de mal à Yaakov tant qu'il était joyeux. Le Baal Chem Tov dit que lorsque quelqu'un est vraiment joyeux, rien ne peut lui faire de mal et personne ne peut lui nuire.
Tant que Its'hak était en vie, Yaakov était dans un état de joie constant, c'est pourquoi Essav attendait la mort de son père. Il pensait que Yaakov serait triste pendant les jours de deuil et qu'il pourrait enfin le tuer.

Etudier la Torah, implique d’éviter le lachon ara

+++ Etudier la Torah, implique d'éviter le lachon ara :

"Yaakov s'approcha d'Its'hak, son père ... Et il dit : "La voix est la voix de Yaakov et les mains sont les mains d'Essav" (Toldot 27,22)

-> Le 'Hida (séfer Kissé Ra'hamim) apprend de ce verset que pour que la Torah de quelqu'un soit appréciée au Ciel, il doit s'abstenir de dire du lachon ara et d'autres formes de paroles interdites.

Nous voyons que si quelqu'un n'utilise pas sa bouche correctement, elle devient impure.
La bouche d'une personne est considérée comme le "kol Yaakov", la bouche de Yaakov utilisée pour étudier la Torah, uniquement lorsqu'elle est propre et exempte de faute.
Si elle est propre, la Torah d'une telle bouche peut protéger une personne et la mettre à l'abri du danger. Sinon, elle ne pourra pas le protéger.

Il n'est pas suffisant d'attendre le machia'h, nous devons prier pour son arrivée et nous devons aussi anticiper sa venue imminente.
Nous devons sincèrement pouvoir se dire que la machia'h peut venir à tout moment et nous attendons son arrivée avec un cœur entier.
[rabbi Its'hak Zev Soloveitchik - Likouté haGriz - vol.2 ]

Quand une personne pense : "Tout ce que Hachem fait pour moi est pour mon bien, que ce soit matériellement ou financièrement, même si je ne peux pas voir ou comprendre en quoi cela est pour mon bien, c'est certainement le cas", alors son amour [pour Hachem] ne faiblira pas malgré les circonstances difficiles ou les épreuves. Au contraire, son amour se renforcera et grandira.
[Ram'hal - Messilat Yécharim - chap.19 ]

De nos jours, la force des gens est diminuée. Nous ne pouvons plus repousser ou apaiser le yétser ara et nous sanctifier pour éviter d'être attirés par les futilités du monde. Nous n'avons pas en nous la sagesse nécessaire pour pouvoir jeûner. Par conséquent, notre seul remède est la prière, avec toute notre force.
En faisant des efforts sur chaque lettre de la prière, nous repoussons le yétser ara et nous nous purifions.
Tout comme les rivières purifient une personne, il en va de même pour les synagogues (baté knésiyot) et les baté midrachot.
[Beit Aharon - Likoutim בזה ]

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-> Selon la guémara (Béra'hot 16a) : "Et Rabbi 'Hama, fils de Rabbi 'Hanina, dit : Pourquoi les tentes étaient-elles juxtaposées aux ruisseaux, comme il est écrit : "Elles s'étendent comme des ruisseaux, comme des jardins au bord du fleuve. Comme les tentes que Hachem a plantées, comme des cèdres au bord de l'eau" (Balak 24,6) ?
Pour vous dire que, tout comme les ruisseaux élèvent une personne de l'impureté à la pureté, les tentes élèvent également une personne du niveau de l'obligation au niveau du mérite.
Bien que Rachi interprète le mot "tentes" comme faisant uniquement référence aux baté midrachot, le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada) l'interprète comme faisant référence à la fois aux baté midrachot et aux baté knessiyot (synagogue).

"Le judaïsme en terre d'Israël est la délivrance elle-même"
[rav Avraham Kook - Orot - Erets Israël 1 ]

Lire les korbanot

+ Lire les korbanot :

-> "Voici la Torah de l'offrande pour la faute" (zot Torat ha'hatat - Tsav 6,18) .
"Et ceci est la Torah de l'offrande pour la culpabilité" (vézot Torat ha'acham - Tsav 7,1).
Ce qui signifie que quiconque étudie la Torah de l'offrande pour la faute, c'est comme s'il avait sacrifié une offrande pour la faute.
Et quiconque étudie la Torah de l'offrande pour la culpabilité (acham), c'est comme s'il avait sacrifié une offrande pour la culpabilité.
[guémara Ména'hot 110a ]

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-> Quiconque mentionne les phrases des korbanot dans les synaoggue (baté knessiyot) et les baté midrachot avec une intention appropriée, une alliance est scellée pour lui, selon laquelle les anges qui mentionnent ses fautes pour le persécuter ne peuvent plus rien faire d'autre que du bien pour lui.
[Zohar I,102b ]

-> Hachem dit à Israël : "Même si le Temple sera détruit à l'avenir et que les korbanot seront annulés, n'oubliez pas l'ordre des korbanot. Veillez plutôt à les lire et à en tirer des enseignements, et je considérerai que vous apportez des korbanot".
[midrach Tan'houma - Tsav 14 ]

Désirer sincèrement faire une mitsva, c’est réaliser quelque chose de grand

+ Désirer sincèrement faire une mitsva, c'est réaliser quelque chose de grand :

"Réouven entendit et il le sauva de leur main" (Vayéchev 37,21)

-> Le Sfat Emet (5637) écrit que Réouven a accompli cette mitsva avec de bonnes intentions. Il voulait sincèrement sauver Yossef, mais lorsqu'il est revenu, il a constaté que Yossef n'était plus dans le puits.
Il se sentit alors mal à l'aise et pensa que les conseils qu'il avait donnés à ses frères avaient causé la destruction de Yossef.
Cependant, Hachem a témoigné à son sujet qu'il avait réellement sauvé Yossef de la mort, car sans ses conseils, Yossef aurait été tué.

Cela nous enseigne une leçon importante. Nous voyons que si une personne désire vraiment accomplir une mitsva, même s'il semble qu'elle n'a pas pu le faire, elle a certainement fait une bonne chose.
Si une personne fait de son mieux pour accomplir une bonne action, même si elle n'est pas en mesure de la mener à bien, elle ne doit pas se sentir mal parce qu'elle a accompli quelque chose de grand [au Ciel] dans les royaumes supérieurs.

-> La guémara (Béra'hot 6a) dit que si quelqu'un veut faire une mitsva mais que, en raison de circonstances indépendantes de sa volonté, il ne peut pas la faire, c'est comme s'il l'avait faite.
Le Maguid de Mézéritch explique que si une personne réalise une mitsva, elle ne peut jamais savoir si elle l'a accomplie à 100% correctement, avec tous les détails parfaitement exécutés et avec toutes les bonnes intentions.
Cependant, si l'on est empêché d'accomplir une mitsva qu'on voulait faire, on peut être certain que c'est comme si l'on avait accompli la mitsva parfaitement et avec toutes les meilleures intentions (kavanot) possibles.
C'est le sens de la guémara qui dit qu'Hachem considère qu'il a réalisé la mitsva, de la manière la plus idéale.

Le vol fait apporte la rigueur Divine dans le monde

+ Le vol fait apporte la rigueur Divine dans le monde :

"Hachem dit à Noa'h : "La fin de toute chair est venue devant Moi, car la terre est remplie de brigandage à cause d'eux ; et voici, Je suis sur le point de les détruire de la terre"" (Noa'h 6,13)

-> Rachi explique : "Partout où l'immoralité et l'idolâtrie sont présentes, un fléau s'abat sur le monde et tue les bonnes [personnes] en même temps que les mauvaises". Pourtant, malgré l'immoralité et l'idolâtrie endémiques, le décret du déluge n'a été scellé qu'à cause de la faute du vol.

-> Le Maharal (Gour Aryé) commente :
Malgré la prédominance des graves fautes d'immoralité et d'idolâtrie, le décret du déluge n'aurait pas eu lieu sans la prévalence de la faute de voler.
Le vol a joué un rôle déterminant dans le décret, car Hachem est miséricordieux et ne se hâte pas de détruire le monde, même à une époque où l'immoralité est très répandue. Cependant, le vol omniprésent dans la génération du déluge a entraîné l'effondrement de la société civilisée. La civilisation a commencé à s'effondrer de l'intérieur, et ce n'était qu'une question de temps avant que le monde ne se désintègre complètement.
Il n'y avait donc aucune raison pour qu'Hachem retarde son décret. Ainsi, bien que le facteur déterminant de la destruction du monde ait été l'immoralité, c'est la faute du vol qui a finalisé [l'application] de la punition.

En outre, Hachem juge le monde mesure par mesure.
Lorsque les gens font du 'hessed, des actes de bonté, Hachem les juge également avec bonté et miséricorde, et Il ne se précipite pas pour les punir de leurs fautes. Même lorsqu'Il décrète une punition, celle-ci n'est pas exécutée immédiatement.
Cela permet [de laisser le temps pour] annuler le décret par le biais du repentir et de la prière.

En revanche, lorsque les gens se traitent mal les uns les autres, Hachem les juge avec l'attribut de la stricte justice. En tant que tel, le décret est définitif et ne peut être annulé.
Le vol généralisé et le manque de pitié entre les gens ont créé un environnement de justice stricte qui a abouti au décret du Déluge.
Ce n'est qu'après la destruction des réchaïm et les prières de Noa'h et de sa famille que l'environnement de stricte justice commence à s'estomper.

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=> Hachem est tout à fait miséricordieux et n'est pas prompt à punir. Cependant, la faute du vol entraîne l'effondrement de la société civile. Ainsi, Hachem ne retarde plus la punition.
De plus, lorsque le vol est répandu et que les gens ne font preuve d'aucune pitié les uns envers les autres, un environnement de stricte justice prévaut dans le Ciel.

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-> Aux yeux d'Hachem, quelle faute est la plus grave : celle que nous commettons envers Hachem ou bien celle que nous commettons envers notre prochain?

À l’époque de Noa'h, avant le déluge, l’humanité était devenue extrêmement fauteuse. Elle s’était rebellée contre Hachem et avait causé de grands torts et des pertes financières à ses semblables.
Nos Sages partagent la façon dont Hachem percevait leurs fautes. Hachem dit : "Lorsque l’humanité se rebelle contre moi, je suis prêt à renoncer à mon honneur et je n’enverrai pas le déluge. Cependant, je ne peux pas fermer les yeux lorsque je vois l’humanité causer de la douleur, de la souffrance et des pertes financières à ses semblables."
Et c’est à ce moment-là qu'Hachem a envoyé le déluge.
[rav Yonathan Eibshitz - 'Hidouché rabbi Yéhonatan]