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"Tes lèvres, ô fiancée, dégageront de la douceur" (nofét titoféna chiftotayi'h - Chir haChirim 4,11)

-> Hachem a révélé à Moché 49 explications pour chaque mot de la Torah (Shoher Tov - Tehillim 12), correspondant aux 49 Portes de la compréhension.
Dans l'avenir, la 50e et dernière porte nous sera ouverte.

À ce moment-là, "tes lèvres, ô épouse, dégageront de la douceur (נֹפֶת - nofét)" de la Torah.
Le mot נפת (douceur), peut être divisé en נ פת (soit : 50 pains - noun pat). Et le pain est une métaphore de la Torah. [cf. Michlé 9,14 ; Tan'houma A'haré Mot]
À l'avenir, nos lèvres dégageront de la douceur des 50 aspects de la Torah.

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-> La Torah est appelée : "yaalat 'hen" (pleine de grâce - Michlé 5,19), signifiant qu'elle accorde de la grâce à ceux qui l'étudient. (guémara Erouvin 54b)

"Avec Moi, de Lévanon, ô épouse, avec Moi, de Lévanon, tu viens ; tu regarderas du haut du mont Amana" (iti miLévanon kala, iti miLévanon tavo'i, tachouri méroch amana - Chir haChirim 4,8)

-> Lors de la rédemption finale, les exilés rassemblés regarderont la Terre sainte du haut du mont Amana, comme quelqu'un qui regarde sa maison après l'avoir quittée pendant de nombreuses années ...
Il existe une montagne nommée Amana dont le sommet est la frontière nord de la Terre Sainte [d'Israël] (voir guémara Guitin 8a).
Lorsque les exilés rassemblés y parviendront, ils "regarderont le pays du haut de la Amana", se réjouiront et exprimeront leur gratitude.
[...]

Chaque nuit, pendant que nous dormons, nos âmes s'élèvent pour étudier la Torah dans les écoles célestes de Torah. Cette ascension se fait par le site du Temple, où se trouve la porte du ciel.
Lorsque les exilés rassemblés [au moment de la guéoula] arriveront à la frontière de la Terre d'Israël, leurs âmes reconnaîtront le lieu et réveilleront leurs corps pour se réjouir et chanter.
[en effet même chez les juifs dont le corps ne sera jamais venu en Israël, en réalité leur âme aura constamment contemplé la Terre d'Israël. ]

Hachem dit aux âmes : "C'est de Lévanon que tu viendras avec Moi, ô fiancée, c'est de Lévanon que tu viendras avec Moi".
Lévanon (de lavan, "blanc") fait référence au Temple, qui blanchit les fautes d'Israël grâce aux sacrifices expiatoires (guémara Yoma 39b).
Hachem dit : Ô épouse, chaque nuit tu viens pour être avec Moi, arrivant de Lévanon, le site du Temple. La preuve en est que "tu regarderas depuis le sommet de l'Amana", ce qui témoigne que vous reconnaissez la Terre.
[Ben Ich 'Haï - Even Chéléma]

Le yétser ara commence à séduire l’homme en le convainquant de prendre part aux vanités du monde et de passer plus de temps à s’y adonner. Plus il se concentre sur les activités de ce monde, plus il s’éloigne de la prière et des autres mitsvot.
De plus, une fois que cela s’installe dans l’esprit d’une personne comme un idéal, la poursuite des plaisirs de ce monde, elle regrette toutes les prières et les mitsvot qu’elle a accomplies dans le passé (voir Nazir 4b, Tossafot "alé'ha") ...

Lorsqu’une personne s’adonne aux plaisirs mondains, cela l’amène à se détourner des mitsvot ...
car ces deux choses sont étroitement liées : l’une conduit automatiquement à l’autre.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayichla'h 36,22]

"Dans une génération qui rejette Hachem, attendez les pas du machia'h".
[midrach Yalkout Chimoni - Amos 549 ]

Selon certaines opinions (cf. guémara Shabbath 55a), les mérites des Patriarches ont été totalement épuisés. En revanche, ceux des Matriarches perdurent.
Ainsi, la nation juive sera finalement libérée grâce aux bonnes actions des héroïnes de l'histoire juive.
[Sfat Emet - Pessa'h 5642]

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Même si le mérite de nos Patriarches est épuisé, la guéoula finale se produira par le mérite de nos Matriarches.
[Sfat Emet - Pessa'h 5642]

Etre juif = un privilège unique

+ Etre juif = un privilège unique :

"Un homme qui apportera, de parmi vous, une offrande pour 1'Eternel" (Vayikra 1,2)

-> Le Ben Ich 'Haï rapporte au nom du midrach que lorsque Hachem a ordonné à Israël de réaliser des sacrifices, les nations du monde se sont rassemblées chez Bilaam.
Elles lui demandèrent: pour quelle raison Hachem a-t-il donné la paracha des sacrifices à Israël alors qu'à nous, Il n'a rien ordonné?
Il leur répondit : insensés ! Israël a reçu la Torah et par conséquent la paracha des sacrifices. En ce qui vous concerne, vous n'avez pas reçu la Torah et par conséquent vous n'avez pas reçu la paracha des sacrifices.

Le Ben Ich 'Haï demande à propos de cet enseignement : bien que les nations du monde n'aient pas reçu la Torah, elles ont pourtant la possibilité de transgresser les sept lois Noa'hides qui leur furent attribuées, alors pourquoi ne pas leur donner la possibilité de faire expiation sur ces éventuelles transgressions?

Le Ben Ich 'Hai répond d'après un machal : un homme possédait une coupe en cristal de très grande valeur transmise de génération en génération. Un jour, son épouse affairée à l'entretien de la maison cassa la coupe par inadvertance.
Que pouvait-elle faire? Que pouvait-on lui conseiller?
De mijoter un bon plat apprécié par son mari, de préparer une belle table et de faire comme la reine Esther le fit pour trouver grâce et bonté aux yeux de son mari. Cependant, si la coupe avait été déposée chez un étranger et que ce dernier l'eut brisée, il est évident que même en lui préparant un très bon plat de très grande valeur cela ne l'aurait en rien aidé à apaiser son propriétaire. Le maladroit aurait quand même dû rembourser la valeur du verre.

Ainsi, il faut comprendre la réponse du midrach : la Torah établit une alliance entre le Créateur et le peuple d'Israël qu'Il considère comme Ses enfants.
Comme tous les enfants, ils peuvent parfois commettre des fautes graves et susciter ainsi la colère de leurs parents. Malgré tout, nous sommes très précieux pour le Créateur et Lui-même conseille : "de Le consoler" par nos actes et nos sacrifices.
En revanche, les nations du monde qui n'ont pas reçu la Torah n'ont pas établi d'alliance avec le Maître de l'univers et ne peuvent pas Le "consoler" par des sacrifices. Elles devront payer le prix fort pour chaque faute, qu'elle soit volontaire ou involontaire.
Sachons apprécier à sa juste valeur ce lien si précieux qui nous lie à notre Créateur et apprenons grâce à l'étude de notre sainte Torah, à le mériter tous les jours un peu plus.

Selon le Zohar (vol.II,144a), les 3 Patriarches et le roi David sont considérés comme les 4 roues du char divin (Merkava), et c’est grâce à leur mérite que le peuple juif est protégé.
Lorsque le peuple juif ne suit pas la volonté de Hachem, les Patriarches et le roi David prennent sa défense et alors, même si un décret a été promulgué, il sera annulé.
Comme l’ont dit nos Sages (Tikounim 139a) :
"S’ils [le peuple juif] méritent d’être brûlés, alors Avraham, qui a été jeté dans le feu pour l’amour de Hachem, servira de mérite pour les protéger. S’ils méritent d’être tués par l’épée, alors Its'hak servira de mérite. S’ils méritent d’être exilés, alors Yaakov servira de mérite".
Concernant David, nous pourrions suggérer : S’ils méritent de souffrir, alors le roi David servira de mérite. Chacun d’eux protège le peuple juif d’une manière différente, en fonction de ce qu’ils ont eux-mêmes enduré au cours de leur vie.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Chémini 11,22]

Selon une michna (Pèa 1,1), l'étude de la Torah équivaut à elle seule à toutes les autres bonnes actions dont l'homme tire profit dans ce monde tout en conservant le capital pour le monde futur ...

Le Tana débé Eliyahou enseigne : Heureux l'homme qui se rend comme un bœuf sous le joug et comme une bête de somme en étudiant la Tora toute la journée, car l'inspiration sacrée réside aussitôt sur lui.
[rav 'Haïm Vital - Chaaré Kédoucha 2,4]

"Qui, seul, opère de grandes merveilles" (Téhilim 137,4) = tout ce que D. fait est des "grandes merveilles".
Les plus grandes de toutes, sont les merveilles dont Lui seul est conscient.
[Baal Chem Tov]

[ainsi lorsque nous remercions Hachem, cela reste très limité : en fonction de ce que nous comprenons, en fonction de ce que nous avons connaissance, ...]

Obtenir une délivrance & émouna

-> La émouna dans les promesses d'Hachem, même lorsqu'elles semblent ne pas correspondre à la réalité que nous percevons, génère un mérite extrêmement puissant pour nous.
En fait, le midrach (Yalkout Chimoni - Hochéa 2) affirme que la émouna que les juifs en Égypte avaient concernant leur libération éventuelle était en fait ce qui a permis à leur délivrance de se produire.
C'est la raison pour laquelle Moché a d'abord partagé la nouvelle de la délivrance avec les juifs lorsqu'il est retourné en Égypte. Ce n'est qu'ensuite qu'il alla parler à Pharaon (Chémot 4,31 ; 5,1). Il avait besoin d'allumer la flamme de la émouna des juifs avant que la délivrance ne se produise.
De même, le Sforno (Bo 12,11) écrit que lorsque le peuple juif a mangé le Korban Pessa'h la nuit précédant la sortie d'Égypte, il lui a été ordonné de le faire "(avec) vos reins ceints, vos chaussures aux pieds et votre bâton à la main" (Bo 12,11). Les juifs devaient agir comme s'ils étaient déjà en train de partir. Ils démontraient ainsi leur foi en la réalisation de la sortie d'Egypte, ce qui leur permettait de partir (voir Sforno - Vaéra 6,9).

-> Il nous est enseigné que c'est également de cette manière que la délivrance future doit se produire.
Ce même midrach (Yalkut Chimoni - Hochéa 2) poursuit : "Par le mérite de la émouna, nous mériterons la délivrance future et le rassemblement des exilés .... [tout comme] ils ont quitté l'Égypte grâce à [leur] émouna".

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-> Ce concept est également crucial pour notre vie quotidienne.
Le moyen de nous racheter de nos difficultés personnelles est également la émouna.
Le midrach (Béréchit rabba 98,14) affirme que l'on se libère de la souffrance grâce à "l'espoir".
Le rav Yérou'ham Lévovitz explique cette affirmation ainsi :
Supposons qu'un juif souffre et qu'il renforce sa émouna en pensant que toute sa douleur vient d'Hachem. Il affirme qu'Hachem peut mettre fin à sa douleur à tout moment, et cette connaissance l'imprègne du grand espoir que les choses changeront.
C'est précisément cette émouna et cet espoir qui fournissent le mérite par lequel la délivrance [personnelle] d'une personne peut survenir.

Pourquoi en est-il ainsi?
La réponse est simple : Hachem veut nous racheter de nos problèmes. Cependant, Il attend que nous renforcions notre émouna.
En effet, le but même de la souffrance est souvent de renforcer notre émouna et de nous rapprocher de Lui.