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Mettre constamment Hachem face à soi

Nos Sages (guémara Kidouchin 31a) ont dit : Si une personne commet une faute en secret, c’est comme si elle repoussait les pieds de la Chékhina, car "le monde entier est rempli de Sa gloire" (Yéchayahou 6,3), et "la terre est le marchepied de Mes pieds" (Yéchayahou 66,1).
Par conséquent, lorsqu’une personne faute, elle repousse les pieds de la Chékhina [car elle agit comme si la Chékhina n’était pas présente].
Si elle réalisait que Hachem se tient devant elle et l’observe, elle s’abstiendrait immédiatement et ne fauterait pas, comme l’a dit le roi David : "J’ai toujours mis Hachem devant moi ; parce qu’Il est à ma droite, je ne chancellerai pas" (Téhilim 16,8).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - A'haré Mot 18,2-4]

Danger de l’amour de soi

Le fait d'affirmer "Je te connais mieux que tu ne te connais toi-même" n’est pas une raison d’être fier, car la plupart des gens n’ont de toute façon pas une compréhension honnête de qui ils sont vraiment.
Pourquoi sommes-nous capables de remarquer les défauts des autres, mais avons-nous parfois du mal à prendre conscience de nos propres lacunes?

Il existe un verset qui dit : "L’amour couvre tous les défauts". (l'amour rend aveugle)
Quand il y a de l’amour, on ne voit pas les défauts.
L’amour de soi est l’amour le plus fort de tous. Lorsqu’une personne est amoureuse d’elle-même (de son égo), elle a beaucoup de mal à voir réellement ses propres défauts.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,1 ]

Considérer avec importance la terre d’Israël

+ Plus on donne de la grandeur à la terre d'Israël, plus on peu bénéficier de ses bénédictions :

-> Le midrash (Dévarim rabba 2,8) déclare : "Moché dit à Hachem, Maître de l'Univers! Comment se fait-il que les ossements de Yossef ont été apporté en terre d'Israël et que je ne puisse pas entrer dans le pays?
Hachem répondit : "Celui qui reconnaît la terre d'Israël mérite d'y être enterré, mais celui qui ne reconnaît pas la terre ne mérite pas d'y être enterré.
Yossef a reconnu qu'il était originaire de la terre d'Israël, car lorsque [la femme de Potifar] a dit : "Il nous a amené un Hébreu", Yossef n'a pas nié ces affirmations. Au contraire, il admet : "Voici que j'ai été enlevé de la terre des Hébreux" ...
Mais tu (Moché) n'as pas protesté lorsque les filles de Yitro ont dit : "Un égyptien nous a sauvées?" Tu as gardé le silence."

-> Le rav 'Haïm Shmoulévitz (Si'hot Moussar p.384) souligne à quel point ce midrach est étonnant. Lorsque Moché n'a pas répondu à la déclaration des filles de Yitro, il a renié non seulement son lien avec la terre d'Israël, mais aussi son identité juive.
Néanmoins, nous ne trouvons aucune punition pour cela, et il n'a été puni que pour son refus d'avoir un lien avec la terre d'Israël.

Le rav Shmoulévitz explique cependant que lorsqu'on a dit à Moché que "celui qui reconnaît la terre d'Israël mérite d'y être enterré", il ne s'agissait pas d'une punition mais d'une déclaration de fait.
Celui qui ne reconnaît pas la terre d'Israël n'est pas lié à la terre d'Israël ; la terre d'Israël n'a ni intérêt ni désir pour lui.

=> Lorsque c'est le cas, la terre ne veut pas de lui non plus. Il s'agit là d'une leçon importante pour nous, conclut le rav Shmoulevitz.
Celui qui veut bénéficier de l'abondance et de la ségoula que la terre d'Israël a à offrir doit d'abord reconnaître la terre et établir un lien avec elle en reconnaissant son importance et sa grandeur.
Ce n'est qu'à ce moment-là qu'il méritera tout ce que la terre a à lui offrir.

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-> Le rav Alexander Ziskind, communément appelé le Yessod véChorech HaAvodah d'après le livre dont il est l'auteur, a écrit un autre petit sefer pour ses enfants intitulé Tsavaa Kétana (un petit testament).
Dans ce livre, il dicte à ses enfants la manière dont ils doivent se comporter pour atteindre de hauts niveaux spirituels et mener une vie pleine de sainteté et de perfection au service d'Hachem.

Dans la toute dernière instruction qu'il donne à ses enfants, il écrit ce qui suit :
"Mes enfants bien-aimés, vous devez constamment désirer vous rendre en Terre Sainte, et alors vous serez certainement aidés par le Ciel, car "dans la direction où une personne désire aller, elle reçoit l'aide du Ciel".
Une personne juive qui n'a pas espéré de tout cœur se rendre en Terre sainte avant de mourir reçoit une punition très sévère, qu'Hachem nous sauve.
Il est vrai que si une personne ne désire pas constamment se rendre en Eretz Yisrael, elle ne prendra jamais la décision d'entreprendre le voyage de tout son cœur. C'est pourquoi, mes enfants bien-aimés, purifiez vos cœurs à ce sujet, et le salut d'Hachem viendra".

La tsédaka

+ La tsédaka :

-> Selon le Zohar (Vayéra 104a) :
"Rabbi Éléazar enseigne : viens et constate jusqu'où l'attribut de Bonté de Hachem s'étend sur Ses créatures, et à plus forte raison, sur ceux qui empruntent Ses voies. Car même lorsque le moment est venu pour Hachem de juger le monde (par la rigueur), Il accorde l'opportunité d'accomplir une mitsva l'épargnant de la stricte Justice ... Quelle est donc cette opportunité?
Lorsque le Maître de l'univers aime l'homme, Il lui envoie un pauvre qui pourra le rendre méritant car le pauvre dans ce monde terrestre est à la ressemblance du "pauvre" du monde d'en haut, c'est-à-dire la Présence divine, qui est appelée "pauvre".
Ainsi, si l'homme en a le mérite, par cet acte de charité, il attire sur lui un fil de bonté du côté droit, et lorsque l'ange de destruction qui vient appliquer la stricte rigueur se déplace, il ne peut accomplir sa mission car il voit le fil de bonté inscrit sur cet homme.
De la sorte, Hachem devance la stricte justice en accordant l'opportunité de donner un mérite à l'homme."

-> Ainsi, Rabbi Éléazar, le fils de Rabbi Chimon Bar Yo'haï, nous enseigne que la Miséricorde divine donne la possibilité à chacun d'éviter la stricte rigueur jusqu'au dernier instant. Ceci se matérialise par la possibilité d'accomplir un acte charitable amené à produire une lumière divine de bonté qui sera inscrite sur le front de la personne.
Et lorsque l'ange de la stricte rigueur doit exécuter la sentence décrétée et qu'il voit sur le front de cet homme l'inscription de l'acte de tsédaka qu'il a réalisé, il annule immédiatement son intervention et repart.
D'après les enseignements du Zohar, il se trouve par conséquent que le pauvre apporte beaucoup plus de bonté à son bienfaiteur que l'inverse car il lui donne quelque chose d'inestimable en retour.

Ceci est enseigné explicitement par les Sages du midrach (Vayikra raba 34,8) : "Le pauvre fait plus pour le maître de maison que le maître de maison ne fait pour le pauvre."
Nos Sages apprennent cet enseignement de Ruth qui bénéficia de la bienveillance de Boaz qui la laissa glaner les gerbes d'orge de ses terres agricoles afin qu'elle puisse subvenir à ses besoins ainsi qu'à la subsistance de sa belle-mère Naomi. Par le mérite de ce soutien fondamental, Boaz bénéficia de la longévité.

-> La Providence Divine envoie une personne dans le besoin, précisément chez toi, car a été décrété dans le Ciel un mauvais décret, D. nous en préserve. Ce pauvre se présente ainsi telle une bouée de sauvetage contre le mauvais décret à venir. De ce fait et malgré toi, ta vie dépend de lui.
Ne viens pas croire, ne serait-ce qu'un instant, que tu lui fais du bien car il t'apporte du bien bien plus que toi tu ne lui en apportes.

Ainsi, il est rapporté dans le midrach (Yalkout Chimoni Kohélet - remez תתקפט) qu'une fois, un homme qui avait l'habitude de donner beaucoup de tsédaka se retrouva un jour dans un bateau prisonnier d'une forte tempête. Le bateau sombra dans les profondeurs de la mer.
Rabbi Akiva, qui avait été témoin de toute la scène se présenta devant les Sages pour témoigner que cet homme était mort et, par conséquent, que sa femme devenait permise, habilitée à se marier avec un autre.
Cependant, avant même que Rabbi Akiva n'ait terminé son témoignage au tribunal rabbinique, cet homme se présenta devant lui. Rabbi Akiva lui demanda : "Mon fils, n'étais-tu pas celui qui a coulé avec le bateau dans la mer?"
Il répondit : "Oui, c'est moi qui étais dans ce bateau".
Rabbi Akiva demanda à nouveau : "Et qui t'a fait remonter des profondeurs des eaux?" Il répondit : "Rabbi, ce sont les actes de charité qui m'ont sauvé. Lorsque je suis descendu dans les profondeurs de la mer, j'ai entendu une voix et un grand bruit qui déclarait : "Courez et remontez cet homme qui pratique la charité".
À ce moment, Rabbi Akiva déclara : "Béni sois-tu d'avoir choisi les voies de la Torah et les paroles de nos Sages car il est écrit : "Répands ton pain sur la surface des eaux car après plusieurs jours, tu le retrouveras" (Kohélet 11,1)."

[Tsor ha'Haïm - paracha Béhar]

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-> Le Zohar (Vayéra 104a) donne l'exemple de la destruction de Sodome. Avant que celle-ci ne s'abatte, Hachem envoya trois invités à Avraham afin de lui donner du mérite pour pouvoir sauver Loth de la destruction, comme il est écrit : "D. se souvint d'Avraham" (Vayéra 19,29), alors qu'il n'est pas écrit : "D. se souvint de Loth" car ce n'était pas par son propre mérite mais seulement par celui d'Avraham.
Et de quoi s'est souvenu le Maître de l'univers?
Il se souvint du mérite d'Avraham d'avoir reçu les trois anges comme invités. Ainsi, lorsqu'est venu le moment de la stricte justice, si l'homme a le mérite de faire de la charité à l'égard d'un autre, ceci sera pris en considération car le Maître de l'univers se souviendra de cet acte de bonté qui interviendra pour le sauver de la mort.

"Il existe deux commandements [d'Hachem] qui nous offrent le mérite de les réaliser avec l'ensemble de notre corps : la mitsva de Soucca et celle de résider sur la terre d'Israël".
[le Gaon de Vilna - sur Téhilim 76,3 ]

=> grâce à D. nous avons de nos jours la possibilité de faire toute l'année à chaque instant une mitsva qui nous entoure totalement : le fait de résider en Israël.

Accompagner sa Torah de mitsvot

Selon le Réchit 'Hokhma (introduction), lorsqu’une personne étudie la Torah et accomplit les mitsvot, elle renforce les forces de la sainteté ; si une personne étudie la Torah sans accomplir les mitsvot, elle renforce au contraire les forces de l’impureté, à D. ne plaise, et les fait pénétrer dans le domaine des forces de la sainteté.
C’est ce à quoi fait référence le verset : "Une servante qui hérite [de la place] de sa maîtresse" (Michlé 30,23). Une telle personne a fait entrer le profane à la place du sacré, et l’impur à la place du pur.
Ce n’est que lorsqu’une personne étudie la Torah avec des motivations pures, c’est-à-dire qu’elle l’étudie afin de la mettre en pratique, qu’elle peut distinguer le sacré du profane, l’impur du pur, et s’assurer de ne corrompre en rien ce qui est censé être sacré.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Chémini 10,8-11]

La jalousie & les ossements de Yossef

+ La jalousie & les ossements de Yossef :

"Moché emporta avec lui (imo - עִמּוֹ) les ossements de Yossef" (Béchala'h 13,19).

-> Le Maharil Diskin pose une question: il aurait dû être écrit "ito" et non "imo", comme il est écrit dans la suite du verset : "Vous emporterez avec vous (it'hem) mes os de ce pays".

Il explique qu'à chaque fois que la Torah utilise le mot "imo", cela signifie au même niveau que lui.

La guémara (Shabbat 152b) explique le verset : "Mais la jalousie est la carie des os" (Michlé 14 ,30). Celui dont le cœur est rongé par la jalousie, ses os pourrissent, mais celui qui ne jalouse pas les autres, ils restent intacts.
Moché vit que les os de Yossef étaient intacts, c'était la preuve qu'il n'avait pas jalousé ses frères, même si la Torah témoigne que les frères éprouvèrent de la jalousie envers lui, comme il est écrit : "Les frères de Yossef le jalousèrent" (Vayéchev 37,11).

Puisque Yossef n'éprouva aucun sentiment de jalousie envers ses frères, son corps ne fut pas endommagé.

Le Maharil Diskin nous révèle que Moché Rabbénou apprit de Yossef combien il est interdit de jalouser qui que ce soit. C'est pour cela qu'il est dit : "Moché emporta avec lui les ossements de Yossef", à savoir qu'il prit exemple sur lui et imita son comportement.

Nous avons trouvé ainsi qu'Eldad et Medad prophétisèrent dans le camp. Yéhochoua dit à Moché : "Mon maître Moché, empêche-les!" (Béahaloté'ha 11,28). Moché lui répondit : "Tu es bien zélé pour moi.
Plût au ciel que tout le peuple de Dieu se composât de prophètes".

C'est l'explication du verset : "Moché emporta avec lui les ossements de Yossef", à savoir que Moché en tira une leçon, celle de s'éloigner du défaut de la jalousie.

‘Hizkiyahou & l’important de remercier Hachem

+ 'Hizkiyahou & l'important de remercier Hachem :

-> Hachem désirait faire du roi 'Hizkiyahou le machia'h et de San'hériv, Gog Oumagog.
L'Attribut de justice dit devant D. : "Maître du monde, le roi David, qui entonna tant de chants et de louanges devant Toi, Tu n'en as pas fait le machia'h, et 'Hizkiyahou, qui fut l'objet de tant de miracles et qui ne chanta rien, Tu vas le prendre pour machia'h?" [guémara Sanhédrin 94a]

Ainsi, 'Hizkyahou ne devint pas le machia'h, étant donné qu'il ne chanta [de remerciement à Hachem] pas après avoir été sauvé.

-> Après la chute de San'hériv, Yéchaya Hanavi s'adressa au roi 'Hizkiyahou et lui dit : "Chantez Hachem, Il a réalisé des choses glorieuses" (Yéchayahou 12,5).
Il lui recommanda d'entonner un chant devant Hachem. Il lui répondit : ce n'est pas nécessaire, car "ces choses sont divulguées par toute la terre".

Dans le midrach (Chir Hachirim rabba 4,3), deux opinions sont rapportées quant au sens de la réponse de 'Hizkiyahou.
Rabbi Aba Bar Kahana nous enseigne que 'Hizkiyahou dit : "La Torah que j'étudie, remplace le chant (de remerciement, de louange)".
Rabbi Lévi nous enseigne que 'Hizkiyahou a dit : "Pourquoi devons-nous raconter les miracles et les faits redoutables de D.? Ils sont connus de tous, d'un bout du monde à l'autre. Le soleil se tint au milieu du firmament et tous s'aperçoivent des hauts faits de D., dans tout l'univers".

Le roi 'Hizkiyahou refusa d'entonner un chant et de ce fait, il ne put être le machia'h. Pour quelle raison?
Le machia'h n'a qu'une seule fonction: raconter les louanges d'Hachem jusqu'à ce que tous les êtres humains, y compris les non-juifs, aient conscience et déclarent : "c'est devant Toi que doit plier tout genou, jurer toute langue". C'est la mission ultime du machia'h!

Lorsque le roi 'Hizkiyahou, cet homme de grande envergure, décida qu'il n'était pas nécessaire de chanter, il fut puni et il fut décrété qu'il ne serait pas le machia'h [alors qu'il avait tout pour l'être!! ].

Lachon ara

+ Lachon ara :

-> En réfléchissant, on s’aperçoit que la pratique des mitsvot de juger autrui favorablement et de garder sa langue dépend de la pratique de la mitsva positive : "Aime ton prochain comme toi-même" (Kédochim 19,18).
En effet, si l’on aime véritablement le prochain, on ne dira certainement pas du lachon ara sur lui, et on cherchera de toutes ses forces à le justifier.
On se représentera que si l’on avait fait soi-même quelque chose de mal, que des gens aillent le raconter, et qu’on se connaisse une excuse, ce n’était pas exprès ou toute autre raison, combien on désirerait qu’il se trouve quelqu’un qui nous justifie, pour ne pas être tellement humilié!
C’est tout à fait de cette façon qu’il faut se comporter avec autrui.
['Hafets 'Haïm - Chmirat haLachon - Chaar haTévouna chap.5]

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-> Dans le Pirké de Rabbi Eliezer, nous trouvons ces mots du testament qu’il adressa à son fils Horkenos : "Mon fils! Ne prends pas place parmi les gens qui médisent de leur prochain, car lorsque leurs paroles arrivent en haut, elles sont écrites dans le Livre et tous ceux qui se trouvent présents y sont inscrits sous le nom de membres d’un clan de méchants (racha) et de médisants."

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-> "Tu n’iras pas colporter le mal dans ton peuple" (Kédochim 19,16)

Le Zohar (Nasso 121b) enseigne :
Rabbi Abba a dit : lorsque les gens dorment, goûtent à la mort [le sommeil étant 1/60e de la mort] et que l’âme s’élève au ciel, elle se tient là où elle se tient, on l’examine sur ses actions de la journée et on les écrit dans un registre.
Pourquoi les écrit-on dans un registre ?
Parce que l’âme monte et témoigne des actions de l’homme et de chaque parole qui sort de sa bouche.
Lorsque la parole qui est sortie de sa bouche est correcte, comme des paroles de sainteté, d’étude de la Torah ou de prière, elle monte et se tient là où elle se tient jusqu’à ce qu’arrive la nuit, alors l’âme monte, saisit cette parole et l’introduit devant le Roi [Hachem].
Mais quand elle n’est pas correcte et fait partie des paroles interdites, comme le lachon ara, elle monte là où elle monte, et alors elle est inscrite comme une accusation pour l’homme.

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-> Le ‘Hafets ‘Haïm a dit : "On s’adresse à moi avec des questions dans tous les domaines de la Torah, même des choses qu’il est très simple de permettre, ou des sujets dans lesquels il y a diverses raisons de se montrer sévère, et c’est seulement dans le domaine du lachon ara qu’on ne vient pas encore me poser de questions.
Je ne comprends pas pourquoi on ne vient pas me demander s’il est permis ou interdit de dire telle chose, et j’écrirais une longue réponse avec des sources tirées des versets jusqu’à ce qu’il soit clair si la chose est permise ou non".

[notre yétser ara fait tout pour que l'on minimise cette faute si grave (ça va, c'est que des paroles!)]

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-> "Ainsi vous bénirez les enfants d'Israël" (Nasso 7,23)

Rachi explique que la bénédiction (des Cohanim) doit se faire "en langue sainte", c'est à dire en Hébreu.

Mais d'après le Tiferet Chelomo cela suggère aussi que pour qu'une bénédiction ait de l'effet, il faut sanctifier sa langue. Une bénédiction qui sort d'une bouche qui prononce des paroles interdites (médisance, mensonge, moqueries, ...), n'aura pas tant d'effet. Mais celui qui sanctifie sa langue pour ne prononcer que des paroles permises ou même sacrées (étude de Torah, prière, bienveillance...), alors Hachem valorisera sa parole, et ses bénédictions auront une grande force.
Pour avoir le plus d'effet, la bénédiction doit donc provenir d'une "langue sainte".

[ainsi plus nous utilisons notre bouche pour dire du lachon ara, plus nous réduisons notre force de prière!]

+ Combien il est capital et grand de travailler sur soi-même pour arriver à la sainteté.
Les initiales des mots : "kédochim tiyou ki kadoch" (Soyez saints car Je [Hachem] suis saint) ont la même valeur numérique que le mot Kéter (couronne).
Cela signifie que lorsque l’homme se domine avec sainteté, il est considéré comme un roi avec sa couronne sur la tête, et mérite d’arriver à la perfection et à la royauté.
Car un roi sans couronne sur la tête n’est pas un roi, mais s’il a sa couronne sur la tête, sa sainteté plane au-dessus de lui, et un tel homme s’appelle saint, et "juste, fondement du monde".
[rabbi David Pinto - la voie à suivre n°260]