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Hachem dit : "Si vous sentez que Essav vient contre vous, échappez-vous vers la Torah"

[midrach Dévarim rabba 1,19]

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-> "La voix est la voix de Yaakov et les mains sont les mains de Essav" (Toldot 27,22)

Le Gaon de Vilna interprète ainsi ce verset :
Quand la voix est celle de Yaakov (par l'étude de la Torah et la prière), alors les mains, sous-entendu ses mains, c'est-à-dire les mains du peuple juif, seront les mains de Essav.
Le peuple d'Israël aura alors le droit de ''subtiliser'' les mains de Essav pour les utiliser pour se défendre et se protéger.

Ainsi, cela revient à dire que "les mains ne seront plus les mains de Essav" = Tous les ennemis d'Israël n'auront plus leurs mains pour faire du mal au peuple juif, puisque leurs mains c'est-à-dire leurs forces seront neutralisées pour être transférées au profit d'Israël en vue de se défendre et de se protéger.

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-> Un conférencier disait : "la Torah est comme l'oxygène. De même que nous ne pouvons vivre sans oxygène, nous ne pouvons vivre sans Torah".
Le rabbi 'Haïm de Brisk n'est pas d'accord avec cela, car pour lui : "l'oxygène aide les gens à vivre, mais la Torah c'est la vie elle-même."

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-> Le Kédouchat Yom Tov dit que lorsque nous étudions la Torah nous nous éloignons des impuretés de ce monde, et ainsi nous nous sauvons de devenir impurs par les influences [mauvaises] de l'exil.

Emouna & humilité

+ La racine de toutes les erreurs de émouna (foi) et de vision des choses (hachkafa) est l'orgueil et l'égocentrisme, car ils empêchent l'homme de soumettre sa volonté à celle des autres et plus particulièrement à celle d'Hachem.
Pour l'orgueilleux, tous les moyens sont bons pour s'affranchir des devoirs qu'Hachem lui impose dans la Torah et qui vont à l'encontre de ses désirs.
[...]

Le cœur est le véritable moteur de l'homme. Nos yeux ne voient que ce que nous voulons bien voir, notre intellect ne comprend que ce qui va dans le sens de notre volonté ... à tel point que de mauvaises qualités de cœur (midot) peuvent amener l'homme à déformer toute sa émouna et sa compréhension de la Torah.

Tous les êtres humains sont touchés, de près ou de loin, par ce phénomène dont le seul remède est d'acquérir l'humilité nécessaire pour écouter les conseils et les remontrances des autres.
Plus particulièrement, il faudra s'attacher aux paroles de nos Sages, qui eux sont parvenus à corriger leurs midot et à gouverner les inclinaisons de leur cœur.

[rav Friedlander - Sifté 'Haïm - Moadim 1,p.185]

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-> Grâce à la modestie, tu mériteras d'avoir la émouna.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Emouna]

"L’épreuve d’Hachem est pour l’âme, ce que le médicament est pour le corps.
Celui qui les rejette ressemble à un patient qui fuit le médecin qui voudrait lui prescrire son traitement.
Hachem envoie à l’homme exactement ce dont il a besoin pour guérir son âme de ses fautes."

[Ramad Valli - un élève du Ram'hal]

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-> "L'épreuve c’est l’occasion donnée par Hachem pour pousser l’homme à combler ses manques et à arriver à se parfaire."
[Ram'hal]

Même lorsque nos fautes sont nombreuses, Hachem possède bien plus de délivrances et de bontés que l'obscurité de nos fautes.

[Rabbénou Yona]

[même si nos fautes sont nombreuses et grandes, la compassion, miséricorde d'Hachem l'est toujours davantage, puisqu'infinie.
D'ailleurs, selon le 'Hovot haLévavot, la 7e condition pour renforcer notre confiance en Hachem est : Hachem possède une bonté infinie, une envie de donner que l'on ne peut pas percevoir ; peu importe si nous sommes aptes ou non à cela, Sa générosité s'exprime et se propage en permanence.]

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-> La citation ci-dessus vient d'un commentaire de Rabbénou Yona sur : "Hachem sera l'objet de ton espoir" (Michlé 3,26).
Il commente :
"Sache que le bita'hon, c'est la foi entière et le renforcement du cœur dans la délivrance (yéchoua) d'Hachem ; et il faut réellement compter dessus car le bita'hon ne supporte pas le doute ...

Le bita'hon implique aussi que l'homme se rappelle dans son cœur que tout est entre les mains d'Hachem ; Il [Hachem] peut changer la nature, inverser le mazal (destinée), Il n'a pas de limite pour délivrer, que ce soit une grande délivrance ou une petite délivrance ; même si la difficulté a l'air proche, la délivrance peut l'être encore plus car Hachem peut tout faire sans limite.

Il faudra donc compter et espérer dans la bonté d'Hachem dans toute situation d'obscurité, "car Il est prodigieux dans la délivrance" (ki ou rav léochia) ; dans toute situation difficile et comme un clin d'œil (kééref ayin), elle peut arriver, si seulement nous ne désespérons pas ...

Le bita'hon c'est s'efforcer que dans chaque situation difficile : l'espoir et la conscience de la bonté d'Hachem et de Son amour pour nous prenne le dessus, dans notre esprit et dans notre cœur, et dépasse même tout sentiment de peur ou d'angoisse de la situation ; car la bonté d'Hachem est au-delà de toute faute et au-delà de toute limite et il est plein de miséricorde sur tous.
Plus le cœur est fort, plus il pourra le renforcer dans l'espoir ; inversement, plus le cœur est tendre et faible et plus l'espoir diminuera."

[nos Sages dans la guémara nous disent d'espérer dans la délivrance d'Hachem même lorsque l'épée est posée sur notre gorge, ou même si un prophète reconnu d'Hachem nous annonce par prophétie une mauvaise nouvelle, à l'instar du roi David ou du roi 'Hizkiyahou, qui se sont trouvés dans de telles situations et se sont renforcés en prière et en confiance dans la bonté d'Hachem, en fuyant à tout prix le désespoir.]

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-> 'Habakouk a fait tenir toute la Torah sur la émouna, car par le renforcement de cette émouna, l'homme atteint l'attachement à Hachem (dvékout) qui est le pilier sur lequel on peut faire tenir toute la Torah.
[Maharal de Prague]

-> L'intention d'Hachem dans toutes les mitsvot est que l'on soit très proche de Lui, et que l'on profite de la lumière et de l'éclat de Son visage (si l'on peut s'exprimer ainsi) ...
Hachem sourit tout le temps et éclaire en permanence par Sa bonté, le manque vient du receveur : l'Homme, qui ne se tourne pas vers l'éclat d'Hachem et s'éloigne de Lui.
[Ram'hal - Déré'h Hachem (1.4.11)]

-> Lorsque l'homme compte sur Hachem pour réussir et pas sur la finesse de ses actions, alors Hachem réalise sa demande.
[Maharal - Nétivot Olam - Nétiv haBita'hon]

->"Tout celui qui met sa confiance en Hachem mérite qu'Hachem le protège dans ce monde-ci et dans le monde futur."
[Rabbi Ami à Rabbi Yéhouda haNassi - guémara Ména'hot 29b]

-> Tout celui qui sait remercier Hachem pour les épreuves de la vie et qui est heureux dans les épreuves, mérite qu’Hachem lui donne ce monde-ci (olam azé) et le monde à venir (olam aba).
[Tana dévéEliahou (chap.3) - au nom de Eliyahou haNavi]

-> La Guemara (Shabbat 88b) parle de cet homme qui se réjouit dans l’épreuve et dit à son sujet : il fait partie de ceux qui aiment Hachem et qui sont puissants comme le soleil à son zénith.

-> L'homme qui est fort et ne permet pas à l’inquiétude de venir dans son cœur tant il reçoit avec joie et affection tous les évènements verra sa force se décupler et même ses maladies s’en iront.
[Rachi - Michlé (18.14]

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-> Rabbi El'azar a enseigné : que signifie le verset : "qui fait honte au jour de la petitesse" (Zékharia 4)?
La guémara (Sota 48b) explique : qui fait honte aux tsadikim lorsqu'ils arrivent au monde futur?
[Rachi : Car leur salaire n'est pas entier : ] c'est la petitesse de émouna qu'ils avaient dans ce monde-ci.

-> Le 'Hafets 'Haïm (Ma'hané Israël - chap.25) enseigne :
Tu dois savoir que la récompense qu'un homme recevra lorsque le machia'h viendra ou dans le monde futur dépendra directement de son niveau de émouna.

Le midrach rapporte d'ailleurs que dans le futur le Gan Eden repoussera et recrachera les tsadikim qui viendront s'abriter en lui et il dira : envoyez-moi des tsadikim qui ont émouna.
En effet, dans le monde de la vérité, il ne suffit pas d'avoir de bonnes actions et la Torah dans nos actes mais il faut également avoir la Présence d'Hachem et de la Torah dans nos cœurs.
Or cela n'est possible que par un renforcement permanent du bita'hon qui est l'unique moyen de nous rapprocher d'Hachem en permanence et en profondeur ici-bas.

Ce monde-ci a été créé avec la lettre hé (ה), et le monde futur avec la lettre youd (י), c'est-à-dire le nom : "ya" (יה).
Cela implique que l'on peut espérer en Hachem au-delà de tout ce qui a été créé dans ce monde et dans le monde futur. En effet, celui qui espère en Hachem s'appuie sur Son Nom entier : יהוה, nom représentant la miséricorde d'Hachem, et nom qui dépasse donc tout ce qui a été créé et fixé dans la Création du monde par le "simple" nom : youd hé (יה).

En réalité, Hachem a créé au-dessus de ce monde-ci et du monde futur des mondes qui ne sont que bonté (koulo tov) : dans lesquels s'exprime Sa bonté et Sa compassion/miséricorde, infiniment, sans qu'il n'y ait d'interférence par la matière ou par l'attribut de rigueur.

Ainsi, si un homme n'est pas apte à recevoir de bonnes choses car il a un mauvais mazal (destin), qu'il fasse confiance en Hachem au-delà de tout ce qui a été créé pour lui (dans ce monde ou dans le prochain) et Hachem lui donnera alors du bien, des bontés : provenant du monde Supérieur (olam haélione) qui dépasse le mazal et la rigueur (din).

C'est pourquoi cet homme mérite, mesure pour mesure, d'avoir une protection dans ce monde-ci et dans le monde futur car Hachem lui a dispensé de la bonté d'une source encore plus haute que ces 2 mondes.

C'est cela qui est écrit : "celui qui fait confiance en Hachem est entouré de 'hessed" (abotéa'h b'Hachem 'hessed yéssovévénou), dans lequel il n'y a que de la bonté et de la miséricorde, aucune présence de rigueur, qui sont des notions qui n'apparaissent seulement lorsqu'on se rapproche du monde matériel.

[Maharal - Nétiv haBita'hon]

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-> Le Ram'hal enseigne :
Béréchit, toute la création fait allusion à la notion d'espoir (tikva) car les créatures inférieures attendent des mondes supérieurs qu'Hachem comble tous leurs besoins et cela se fait par la prière (téfila) ou le chant (chir).

Le monde d'en-bas a été créé avec un tsimtsoum (une limitation de la Présence d'Hachem, de son 'hessed ...) ; [pourquoi cela?]
Pour permettre aux créatures d'en bas d'espérer que se révèle l'infinie lumière et l'infinie bonté d'Hachem ici-bas.

Dans le Zohar, on parle de tsimtsoum (limitation) et de kav (ligne, trait, pont) qui existe entre notre monde et le monde infini d'en haut : pont qui permet que l'infinie bonté d'Hachem se révèle un peu plus ici-bas.
Le mot : kav (pont, trait) est la racine du mot : kavé (espère) ou tikva (espoir, espérance).
Selon l'espoir et la volonté de chacun, ainsi la lumière et la bonté d'Hachem se révèlent ici-bas.

Regarde que chaque créature ici-bas est créée manquante car Hachem attend qu'elle fasse des efforts pour recevoir d'en haut sa perfection (chlémout), par des bonnes actions ou par la prière ou le chant ...
Le seul espoir qui est vrai est celui que l'on place en Hachem et sache qu'il n'est jamais vain et qu'il sera toujours récompensé par Hachem.

Les chidou’him

"Lavan et Bétouél répondirent et dirent : La chose a émané de Hachem!" ('Hayé Sarah 24,50)

-> La guémara (Moéd Katan 18a) enseigne :
"De la Torah, des Névi'im et des Kétouvim, [nous avons des preuves que] Hachem arrange les chidou'him.
- de la Torah : "La chose [ce chidou'h] a émané de Hachem" (v.24,50) ;
- des Névi'im : "son père et sa mère ne savaient pas que cela venait de Hachem" (Chimchon trouvant une femme entre les filles des Philistins - Choftim 14,4) ;
- des Kétouvim : "Maison et fortune sont un héritage des parents, une femme sensée est un don de Hachem" (Michlé 19,14)."

-> "Hachem donne un foyer à ceux qui vivent solitaires" (Elokim mochiv yé'hidim - Téhilim 68,7)

-> Selon le 'Hazon Ich, les Chidou'him bénéficient d'une intervention Divine toute particulière, en comparaison à l'intervention Divine générale dans le monde.
Il est vrai que tout vient d'Hachem, mais les chidou'him sont uniques car tout le monde peut y voir clairement la Main d'Hachem.

-> Certains appellent la cérémonie d'engagement le "vort" (qui se traduit littéralement par : "un mot").
Cela doit nous rappeler que : "tout vient par le mot d'Hachem" (chéakol niya bidvaro).
[ou bien dans le verset ci-dessus : méHachem yatsa adavar (La chose a émané de D.)]

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-> Le 'Hidouché haRim fait remarquer que plusieurs miracles se sont passés lorsque Eliézer a cherché le chidou'h de Its'hak.
On peut citer par exemple :
1°/ il a voyagé de la terre d'Israël à Aram Naharayim en seulement un seul jour, la terre se contractant pour lui (kfitsat aarets) ;
2°/ au moment où Eliézer a prié pour le chidou'h, Rivka est apparue ;
3°/ l'eau du puits est montée d'elle-même vers Rivka ;
4°/ un ange a échangé l'assiette empoissonnée d'Eliézer avec celle de Bétouel.

Le 'Hidouché haRim explique que cela nous apprend que chaque chidou'h se passe miraculeusement, et non pas d'après les lois de la nature.

=> Pourquoi les miracles sont-ils tant nécessaires à un chidou'h?

-> Le rav de Koziglav répond que le Satan essaie d'empêcher la bonne réalisation des chidou'him car il est conscient de leur grandeur.
[par exemple, la guémara (Yébamot 62) affirme : "tout celui qui n'est pas marié est sans joie, sans bénédiction, sans bonheur, ..." ; ou encore la guémara (Sotah 17a) enseigne que si un mari et une femme sont méritants, alors la présence Divine réside avec eux. ]

Si un chidou'h devait se passer selon les règles de la nature, il pourrait ne jamais avoir lieu car le Satan viendrait le bloquer.
Les miracles sont ainsi nécessaires pour surmonter chaque obstacle que le Satan va essayer de déployer pour en empêcher l'aboutissement.

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-> "40 jours avant qu'un enfant ne soit formé, un voix Divine annonce : la fille de untel se mariera avec untel" (guémara Sota 2a)

=> Pourquoi les chidou'him sont-ils choisis aussi tôt? Ne peut-on pas attendre que l'enfant soit en âge de se marier?

La guémara (Kidouchin 30b) dit : "Il y a 3 partenaires dans la création d'un homme : Hachem, le père et la mère."
Le rav Elimélé'h Biderman explique qu'en tant que partenaires, les parents veulent donner une opinion sur avec qui leur enfant doit se marier.
C'est pourquoi, Hachem choisit le chidou'h avant que l'enfant ne naisse, bien avant que les parents ne pensent à le marier.
Le temps passant, l'enfant a alors l'âge pour se marier, le chidou'h est déjà choisi du Ciel, et les parents ne peuvent pas protester.

Un homme peut avoir toute une liste de critères pour sa future femme, mais au moment de rencontrer celle qui lui est destinée, Hachem mettra dans son cœur un désir pour ce chidou'h, annulant tous ses plans préétablis.

On trouve une allusion à cela dans le 1er chidou'h de l'histoire, où Hachem a endormi Adam afin de créer 'Hava.
En effet, le fait que Adam dormait à ce moment indique que pour faire un chidou'h, parfois les plans et les idées d'une personne doivent être mis en sommeil. Et ce n'est qu'alors que le chidou'h se produit.

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-> Le rabbi Shlomo de Zvhil dit que certes un chidou'h est déjà arrangé au moment où l'enfant est dans le ventre de sa mère, mais ensuite lorsqu'Hachem le rend réel, il permet aux gens d'avoir le bon sentiment de penser que c'est eux qui l'ont fait.
Hachem choisit le chidou'h, et puisque les parents sont ses partenaires dans la création de l'enfant, et qu'ils ont peiné pendant de nombreuses années pour l'élever, alors Hachem va créer une illusion en donnant un fort sentiment de comme s'ils participaient à la réalisation du chidou'h.

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-> "Le serviteur courut au devant d’elle ... Elle se hâta de faire glisser sa cruche ... et elle courut à nouveau" ('Hayé Sarah 24,17-20)

-> Le Beit Israël avait coutume de rapporter au nom du rav ‘Haïm de Brisk que dans le domaine des Chidoukhim, nous devons savoir que tout se déroule selon les mots du verset : "La chose émane de D. même".
Et pas seulement le Chidoukh lui-même, mais également le jour et l’heure où il sera conclu eux aussi ne dépendent que d'Hachem, et personne n’est en mesure d’anticiper ni de retarder ce moment ne fût-ce d’un instant.
Lorsque le jour décidé par le Ciel où il doit se conclure approche, les événements se précipitent (à l’instar du trajet qui se raccourcit subitement pour Eliézer, de la hâte soudaine de Rivka, ...) afin que tout se termine en temps voulu sans aucun retard (et il est obligé de se terminer en ce jour-même, comme on le voit dans la prière de Eliézer : "Daigne me faire rencontrer aujourd’hui" (verset 11)).

-> Certes une hichdatlout peut être nécessaire, mais il faut surtout être rempli de émouna que : tout dépend uniquement de la parole et de la volonté d’Hachem qui "donne un foyer à ceux qui vivent solitaires" (Elokim, mochiv yé'hidim bayéta - Téhilim 68,7).

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-> On a demandé au Gaon de Tchebin ce qu'il faut regarder dans un chidou'h, et il a répondu : "3 choses : de bonnes midot, de bonnes midot, de bonnes midot".
[le Imré 'Haïm fait remarquer que Eliézer n'a pas été impressionné par les miracles de Rivka, mais par ses midot, car c'est le facteur de loin le plus important.]

"Nos Sages (guémara Sanhédrin 109a) indiquent que les gens de Sedom possédaient toutes sortes de défauts, mais que c'est par leur refus obstiné de porter assistance aux pauvres qu'ils virent leur sort scellé ...

Et c'est en voyant la punition de Sedom que nous comprenons la grandeur de la terre d'Israël.
En effet, bien qu'il existât d'autres peuples corrompus de par le monde, aucun ne connut la destruction totale de Sedom.
C'est par rapport à la grandeur de la terre d'Israël, semblable au palais de Hachem, que tout ceci arriva."

[Ramban - Vayéra 19,5]

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-> "Les yeux de D. y [en terre d'Israël] sont constamment rivés, depuis le début de l'année jusqu'à la fin de l'année" (Ekev 11,12)

Le Chem miChmouël (Vayéra 5672) commente :
Tout ce qui a lieu en terre d'Israël a plus d'intensité que tout autre événement de par le monde, du fait de l'attention toute particulière que Hachem y porte.
Cela implique que si les bénédictions qui s'y manifestent y ont plus d'impact, l'emprise du mal y est également plus forte qu'ailleurs.

Lorsque la Torah traite de la génération qui a construit la tour de Bavél en se rebellant contre Hachem (la Dor Haflaga), c'est uniquement le nom Divin "Havaya" (יהוה) qui est utilisé dans ce passage.
Cela est surprenant car c'est le Nom d'Hachem qui est associé à la compassion, à la miséricorde.

La raison est que bien que ces personnes rejetaient et se rebellaient [de toutes leurs forces] contre Hachem, Hachem avait quand même de la compassion pour eux car ils n'étaient pas mauvais les uns envers les autres.

Cependant, au sujet du Déluge (maboul), le nom "Elokim" (אלקים) est utilisé pendant la paracha.
C'est parce qu'ils fautaient envers leur prochain, par le vol et la corruption (vayimalé aarets 'hamass).

Aux yeux d'Hachem, fauter envers son prochain est pire que de fauter envers Hachem.

[rabbi Elimélé'h Biderman]

[On apprend de là l'importance de ne pas fauter l'un l'autre (ben adam la'havéro), afin que D. puisse toujours se comporter envers nous avec miséricorde et non avec rigueur]

L’hospitalité

+ L'hospitalité :

-> Une peau d'animal qui est utilisée pour la mitsva des téfilin devient alors sainte.
De même, lorsque nous recevons un invité, il est utilisé pour la mitsva de l'hospitalité.
Ainsi, tout invité est saint, et mérite une attention toute particulière.
[Avné Nézer]

-> Un invité est comme un "objet" utilisé pour une mitsva, et il y a ainsi de une sainteté [spéciale] sur lui.
[Sfat Emet]

-> Lorsqu'un invité demandait au 'Hafets 'Haïm de ne pas se déranger pour lui, le 'Hafets 'Haïm répondait : "Vraiment! Et demain vous mettrez les téfilin pour moi?"

De même, le 'Hazon Ich a répondu à un invité : "Depuis quand un étrog dit-il à la personne le tenant comment il doit être tenu? Maintenant vous êtes une mitsva, et vous ne pouvez pas dire aux gens qui sont obligés de faire cette mitsva comment l'accomplir."

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-> Selon nos Sages, lorsque pendant sa vie un tsadik excelle dans une mitsva, il continue à l'accomplir après sa mort avec les juifs qui réalisent cette mitsva.
L'âme du tsadik se joint à un juif qui accomplit cette mitsva dans laquelle il a excellée, afin d'aider le juif pour qu'il la réalise mieux.

En se basant sur ce principe, le rabbi Moché de Kobrin dit que Avraham continue toujours à faire la mitsva d'hospitalité (hakhnassat or'him).
En effet, à chaque fois qu'un juif prend soin de ses invintés, notre Patriarche Avraham est présent, et il participe à la mitsva.

Dans le récit où Avraham reçoit ses invités (les 3 anges), les verbes sont au passé, à l'exception de : "véou oméd aléhèm ta'hat aéts" (il [Avraham] se tient avec eux sous l'arbre - Vayéra 18,8), qui est écrit au présent.
Cela fait allusion au fait que jusqu'à maintenant, à chaque fois qu'un juif fait de l'hospitalité, Avraham se tient là avec lui.
Il est présent et il souhaite participer à la mitsva.

Selon nos Sages (guémara Baba Batra 16b) : "Une pierre précieuse était accrochée autour du cou d'Avraham. Tout celui qui l'a regardée était guéri."
Ainsi, lorsque nous faisons de l'hospitalité, Avraham se tient juste à côté de nous, et grâce à sa pierre précieuse, il amène la guérison.

[le rabbi de Kobrin était une fois invité chez le rabbi de Karlin, dont la fille était malade. Il a conseillé à cette dernière de regardé son père qui accomplissait la mitsva d'hospitalité, et lui a dit que c'est comme si la pierre de guérison d'Avraham était alors sur son cou.]

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-> Avraham dit à ses invités : "véek'ha pat lé'hem" (je vais prendre du pain).
Normalement, il y aurait dû être écrit : "vééténa pat lé'hem" (je vais vous donner du pain).
Le Ahavat Israël explique que cela nous enseigne que lorsqu'on donne du pain à quelqu'un qui a faim, en réalité celui qui donne c'est celui qui "prend".
Comme le disent nos Sages : "Davantage que le riche fait pour le pauvre, le pauvre fait pour le riche", puisqu'il lui donne l'occasion de faire une mitsva.

[de même un simple morceau de pain, un sourire, ... nous donne droit à une récompense énorme et éternelle!]

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-> Le Baal haTanya a dit au Maguid de Mézéritch : "Cela fait 24 ans que je me suis marié, et je n'ai toujours pas d'enfant".

Le Maguid de Mézéritch lui a conseillé d'accomplir la mitsva de l'hospitalité, et il méritera des enfants.
Il est écrit (Téhilim 119,9) : "bamé yézaké naar?" (comment mériter des enfants? - בַּמֶּה יְזַכֶּה נַּעַר), la suite : "ét or'ho" (en accueillant des invités [dans le besoin] - אֶת אָרְחוֹ).

Le Maguid de Mézéritch a ajouté : "le père du Baal Chem Tov a également mérité son fils par le mérite de la mitsva de l'hospitalité".

-> Le midrach (Tan'houma Ki Tétsé 2) dit :
"Il y a des mitsvot dont la récompense est d'avoir des enfants, comme avec Sarah qui a accueillit des invités, et avec la Chounamit qui a hébergé Elicha".

-> Il est écrit : "é la'hém zéra" (הֵא לָכֶם זֶרַע - Vayigach 47,23).
Le terme : הֵא est l'acronyme de : הכנסת אורחים (l'hospitalité), "la'hém zéra" = par laquelle on méritera d'avoir une descendance (donc des enfants).

-> Le rav Elimélé'h Biderman dit que si une femme est généreuse avec ses invités, alors elle sera également dispensée des douleurs liées à l'enfantement.

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-> "Il [Avraham] planta un "éshel" à Béer Shéva" (Vayéra 21,33)

Rabbénou Bé'hayé écrit que le mot : vayita (planta - וַיִּטַּע) n'apparaît qu'une autre fois dans la Torah : "Hachem planta un jardin en Eden" (Béréchit 2,8).
C'est une allusion au fait que grâce à la mitsva de l'hospitalité, on peut mériter le Gan Eden.

-> Au début de la prière du matin, nous récitons la michna (Péa 1,1), qui rapporte : "Voici les choses dont l'on mange les fruits [de ses bonnes actions] dans ce monde" (élou dévarim chéadam okhél ...), et l'une des rares mitsvot [dont l'on profite de la récompense dans ce monde] est celle de l'hospitalité (akhnassat or'him).

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-> La guémara (Sanhédrin 103b) dit que par le mérite de la mitsva d'hospitalité : "Hachem détourne son regard des fautes des réchaïm".

=> Ainsi, lorsque nous réalisons cette mitsva, Hachem ne pense pas à nos fautes.

Une preuve a cela est avec Mikha.
La guémara enseigne que lorsque les juifs ont traversé la mer Rouge, Mikha a porté avec lui une idole.
Selon une autre explication, Mikha a porté une plaque en or avec les Noms d'Hachem écrits dessus. Il avait l'intention de l'utiliser pour faire de l'idolâtrie. Et c'est ainsi, que quelques mois après, il a jeté cette plaque dans le feu, et de là a émergé le Veau d'or (cf. Rachi Chémot 32,4).

Une fois arrivé en terre d'Israël, Mikha a continué ses mauvaises actions.
Le prophète (Choftim 17) dit qu'il y a fait une idole et construit un temple pour son culte.
La guémara (Sanhédrin 103b) rapporte : "Migrav (l'endroit où se trouvait son temple) était à 3 mil (environ 3km) de Shilo (où le Michkan se trouvait). La fumée de l'autel de Mikha se mélangeait avec l'autel du Michkan de Shilo.
Les anges ont voulu tuer Mikha, mais Hachem a dit : "Laissez le en vie, car il a donné du pain aux voyageurs de passage"."

Mikha tenait un endroit d'hospitalité sur la route, et par ce mérite Hachem a ignoré ses fautes.

Le rav Elimélé'h Biderman dit que malgré ses très graves fautes (idolâtrie!), Mikha a pu vivre dans ce monde et n'a pas perdu sa part dans le monde à venir, et ce grâce aux mérites de l'hospitalité.

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-> Rabbi ‘Hanina dit : "Tout celui qui affirme que Hachem ferme les yeux sur les fautes, sa vie sera effacée" (guémara Baba Kama 50a)

=> Comment concilier cela avec ce que nous venons de voir : "Hachem détourne son regard des fautes des réchaïm" (guémara Sanhédrin 103b)?

Dans le cadre de la mitsva de l'hospitalité, nous invitons quelqu'un peu importe qu'il soit méritant ou pas, qu'il soit tsadik ou pas, peu importe qu'il nous soit agréable ou pas, ... seul compte qu'il soit affamé!
Mesure pour mesure, comme nous ne jugeons pas, ne mesurons pas les mérites de nos invités, alors au Ciel nous agissons de même avec nous, et Hachem ne regarde pas nos faute.

[de même que nous donnons à autrui en fermant les yeux sur ce qu'il est, de même Hachem nous donne ce que nous avons besoin en bien dans notre vie en fermant les yeux sur ce qui pourrait l'empêcher.]

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-> La guémara (Sanhédrin 103b) enseigne : "[l'accomplissement de la mitsva d'hospitalité] entraîne que même les faux prophètes perçoivent la Présence Divine et reçoivent une vraie prophétie."

"Tandis qu'ils étaient attablés, une voix divine s'adressa au prophète qui l'avait fait revenir" (Mélah'im I 13,20)
Il s'agit d'un faux prophète [un idolâtre] qui a nourri le vrai prophète Ido, et qui grâce à cela a pu recevoir une vraie prophétie.

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-> Cette guémara (Sanhédrin 103b) conclut en disant que si quelqu'un n'aide pas une personne qui est affamée, alors s'il faute accidentellement, il est puni comme s'il avait fauté intentionnellement.

La guémara apporte un exemple du livre de Chmouël I (chap.21-22).
Yonathan a dit à David de fuir son père Shaül.
La guémara dit : "Si Yonathan avait donné à David 2 tranches de pain, Nov, la ville des Cohanim, n'aurait pas été assassinée, Doeg haAdomi n'aurait pas perdu sa part dans le monde à venir, et Shaül avec 3 de ses enfants n'aurait pas été tué."

En effet, puisque David a fui sans nourritue, il est allé dans la maison du Cohen gadol Achimélé'h à Nov, et il lui a demandé un repas.
Doeg a découvert cela, et il a dit à Shaül que la ville de Nov se rebellait contre lui, car ils aidaient l'ennemi de Shaül.
Shaül a alors ordonné de tuer tous les Cohanim de la ville de Nov.

Le résultat a été que : Doeg a perdu sa part dans le monde à venir à cause du lachon ara qu'il a dit.
Shaül a été puni pour avoir tué les Cohanim de Nov. En punition, Shaül et 3 de ses enfants sont morts en guerre.

La guémara tient Yonathan pour responsable de tout cela, car il n'a pas donné 2 morceaux de pain à David.
Cela signifie que si quelqu'un ne fourni pas de la nourriture à ceux qui en ont besoin, il est tenu responsable pour tout le mal qui peut arriver à cause de son erreur.

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-> "Accueillir des invités est plus grand qu’accueillir la présence divine"
[guémara Shabbath 127a]

Comment appliquer cette leçon dans notre vie quotidienne?

-> Le Baal Chem Tov répond :
Nos Sages nous enseignent une leçon importante. Bien que la pratique de l'hospitalité implique parfois de négliger l'étude de la Torah ou bien de prendre le temps d'écouter d'innocents commérages, des choses qui en apparence semblent condamnées par la Présence Divine, en réalité elles en ont priorité."
[rapporté par le Otsar 'Haïm]

-> Même si l'accueil d'invités fait parfois perdre du temps à une personne pour l'étude de la Torah, ou peut l'amener à entendre des histoires diffamatoires, cela reste plus important que de recevoir la Chékhina.
[Toldot Yaakov Yossef - p.109b ]

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-> Lorsqu’une personne raccompagne un invité qui quitte son domicile, la Chekhina (présence divine) se joint alors à l’invité et l’accompagne sur le chemin pour le protéger.
[Zohar - Vayéra 10 ]

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-> b'h, voir le lien étonnant entre hospitalité et accidents de la route : https://todahm.com/2022/09/28/les-raisons-etonnantes-des-accidents-de-voiture

Une personne fait chaque jour des milliers de pas, et si elle ne croit pas que chacun de ses pas est préparé par Hachem, alors sa bénédiction du matin : "qui prépare les pas de l'homme" (amé'hin mitséadé gavér) est une bénédiction en vain.

[rabbi Yé'hezkel de Kozmir]

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-> Rabbi Mordé'haï Pogrmanski dit :
"Je vais vous livrer un principe très important : Un juif ne se trompe jamais de chemin!
Lorsqu'un juif se retrouve à un certain endroit, c'est toujours le fait de la Providence Divine".