Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"La sainte descendance (le peuple juif) atteindra toute conduite admirable qui couronne ceux qui la possèdent en gardant en permanence la conscience d'Hachem".
[Rabbénou Yona - Chaaré Téchouva 3,27]

=> L'homme qui a bita'hon, et qui pense donc constamment à Hachem, atteindra les traits de caractère idéaux.

Les gens sont frappés d'aveuglement surtout en ce qui concerne le bita'hon. Les gens se convainquent fréquemment qu'ils croient en Hachem, mais leur réaction en période de difficultés montre le contraire.
[rav Shlomo Wolbe - Alé Chour - vol.2 ]

-> Le rav Yé'hezkel Lévinstein (Or Ye'hezkel - Yira ouMoussar) observe également qu'un homme peut passer toute sa vie sans jamais éprouver un bita'hon réel, et en parler sans intérioriser cette croyance.

-> "Le bita'hon est une expression courante sur les lèvres de beaucoup, mais il est ancré dans le cœur d'hommes d'exception"
[rabbi Avraham ben haRambam - Séfer haMaspik léOvdé Hachem]

-> Selon le Beit haLévi : bien que nous disions tous trois fois par jour dans la Amida qu'Hachem "nourrit les vivants avec bonté ... soutient ceux qui tombent et guérit les malades", un grand nombre d'entre nous n'y croient pas vraiment. Lorsqu'une situation difficile se présente, nous oublions cette affirmation et nous nous précipitons pour essayer de régler le problème par nous-mêmes.

Le 15 Av = un Yom Tov grâce au fait de contrôler ses yeux

+ Le 15 Av = un Yom Tov grâce au fait de contrôler ses yeux :

-> La guémara (Taanit 26b) déclare : "Rav Shimon ben Gamliel dit : Israël n'a pas de yamim tovim comme le 15 Av et Yom Kippour. Ce jour-là [du 15 Av], les jeunes filles juives sortaient avec des vêtements blancs empruntés pour ne pas faire honte à celles qui n'en avaient pas ... Et que disaient-elles?
"Jeune homme, lève les yeux et regarde ce que tu veux choisir. Ne te concentre pas sur la beauté. Veille sur la famille"."

-> Le séfer miZékénim Et'bonen cite le rav Mordé'haï 'Haïm de Slonim qui explique ainsi la grandeur de ce jour :
Du fait que les jeunes filles devaient demander aux ba'hourim de lever les yeux pour les regarder afin de choisir l'une d'entre elles à épouser, on comprend qu'elles ne le faisaient généralement jamais.
Il est utile d'instaurer un Yom Tov pour commémorer leur incroyable niveau de chemirat énayim (garder ses yeux de voir des choses interdites, non modestes).

+ Qui a été créé pour qui, le peuple d'Israël pour la Torah, ou la Torah pour le peuple d'Israël?
Le midrach (Kohélet rabba 1,9) conclut que c'est la Torah qui a été créée pour le peuple juif.

Quelle surprise! La Torah, qui est si sainte, la Torah que les anges du Ciel désiraient ardemment recevoir, tout le but de sa création était pour le peuple juif.
Hachem est venu au mont Sinaï avec des dizaines de milliers d'anges célestes, a tonné dans les cieux et a secoué la terre jusqu'à son noyau, pour le peuple juif.
S'il s'est "dérangé" pour venir, pour ainsi dire, c'est pour que nous et nos amis soyons juifs, membres de Sa nation qui est si proche de Lui.
Et c'est le but que nous devons viser [dans notre vie] : être proche de Lui, de sorte que notre cœur et notre âme ressentent la présence de Hachem.
[rav Kalonymus Shapira - 'Hovat haTalmidim - chap.8]

Le Zohar (3:152) dit : "Celui qui pense que la Torah n'est rien d'autre que sa forme extérieure, son esprit s'éteint et il n'a pas de part dans le monde à Venir".
En d'autres termes, le Zohar nous dit que quiconque étudie la Torah avec rien de plus que son intellect sec, comme s'il étudiait n'importe quel sujet banal, perd sa part dans le monde à Venir.
L'aspect simple et intellectuel de la Torah n'est rien d'autre que sa couche extérieure, et celui qui "revêt" cette couche [externe] est Hachem. Lorsque nous étudions la Torah, nous devons essayer de nous rapprocher d'Hachem qui s'est caché dans la Torah.
Vous voulez purifier votre âme ; Rabbi Akiva a déjà dit (Yoma 85b) : "Tout comme le mikvé purifie ceux qui sont devenus impurs, Hachem purifie le peuple juif". Mais seuls ceux qui viennent au mikvé et s'immergent dans ses eaux peuvent être purifiés. En d'autres termes, essayez de pénétrer au-delà de la couche extérieure de la Torah pour atteindre Hachem, qui est à l'intérieur, et alors vous serez purifiés.
[rav Kalonymus Shapira - 'Hovat haTalmidim - chap.9 ]

La terre d’Israël et le Gan Eden

+ La terre d'Israël et le Gan Eden :

-> Rech Lakich a émis l'hypothèse selon laquelle le Jardin d'Eden se trouve en Israël, et son entrée serait située à Beit Shéan, en raison de la qualité exceptionnelle des fruits qui y poussent. [Erouvin 19a]

-> Cependant, Rabbi Kisma enseignait que le caveau des Patriarches se trouve à proximité immédiate de la porte du Gan Eden. [Zohar 'hadach 77b ]

C'est également l'opinion du Ram'hal (dans son Adir Bamarom chap.8) qui écrivit que l'émanation de la Lumière divine y est si élevée qu'elle adoucit la rigueur.
Ces lumières se trouvent dans le Jardin d'Eden, et leur éclat s'étend jusqu'au caveau des Patriarches, l'endroit même où se trouve le passage vers le Gan Eden.
Ainsi, l'entrée du Gan Eden serait localisée à 'Hevron, au caveau des Patriarches, en terre d'Israël.

-> Mais, un autre enseignement du midrach (Pirké déRabbi Eliézer - chap.20) affirme que l'entrée du Jardin d'Eden se trouve au Har Hamoria.
En effet, après sa faute, Adam Harichon fut renvoyé du Gan Eden et se retrouva sur cette montagne, qui est adjacente à la porte du Jardin.

Il est précisé ailleurs (dans le midrach Socher Tov - Téhilim 72,6) qu'Adam s'est établi juste à l'extérieur du Gan Eden, sur le Har Hamoria, à Jérusalem.

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-> Rech Lakich émet plusieurs hypothèses sur l'emplacement du jardin d'Eden. [Erouvin 19a]

Terre d’Israël & les 2 premiers Commandements

+ Terre d'Israël & les 2 premiers Commandements :

-> Nos Sages nous enseignent qu'au mont Sinaï, Hachem a personnellement prononcé les deux premiers des dix commandements : "Je suis Hachem ton D." et "Tu n'auras pas d'autre dieu devant Moi".
Les huit autres commandements ont été prononcés par Moché.

Le Kli Yakar explique pourquoi certains commandements ont été prononcés par Hachem et d'autres par Moché. Il explique que la plupart des commandements ne sont pas liés à la terre d'Israël et peuvent être accomplis par n'importe quel individu, indépendamment du moment et du lieu où il vit et indépendamment de l'existence ou non du Temple.
Bien que cela soit vrai pour les huit derniers commandements, les deux premiers : "Je suis Hachem ton D." et "Tu n'auras pas d'autre dieu devant moi", ne peuvent être accomplis correctement uniquement lorsque les Bné Israël vivent en terre d'Israël.
La reconnaissance d'Hachem est différente selon que l'on vit en terre d'Israël ou en dehors, car ce n'est qu'en terre d'Israël que l'on peut faire l'expérience d'une communication ouverte d'Hachem.

"Cependant, poursuit le Kli Yakar, depuis que les Bné Israël ont été contraints de quitter la terre d'Israël, le commandement "Je suis Hachem ton D." ne peut être accompli correctement. Comme nous le disent nos Sages, celui qui habite en dehors d'Israël est comparé à quelqu'un qui n'a pas de D.
De plus, le commandement de ne pas avoir d'autres dieux ne peut pas non plus être accompli correctement. Dans une description de ce qui se passera lorsque les Bné Israël seront exilés de leur terre, le verset (Ki Tavo 28,64) déclare : "Et là, vous servirez d'autres dieux". Rachi explique que cela signifie que, puisque les Bné Israël seront contraints de payer des impôts/taxes à des prêtres idolâtres, c'est comme s'ils servaient eux-mêmes des idoles.
Hachem lui-même a énoncé les deux premiers commandements parce qu'ils ne s'appliquent que lorsqu'Il est révélé plutôt que caché, une situation qui n'existe que lorsque les juifs se trouvent en terre d'Israël.
Les autres commandements, cependant, peuvent être accomplis correctement même en dehors d'Israël, où Hachem se dissimule. C'est pourquoi ils nous ont été communiqués de manière cachée, par l'intermédiaire de Moché, plutôt que directement par Hachem.

Parlez à toute l'assemblée des Bné Israël et dites-leur : "Vous serez saints, car Je suis saint, moi, Hachem, votre D." (Kédochim 19,2)

-> Rachi commente :
"Parlez à toute l'assemblée des Bné Israël" = cela nous apprend que cette paracha a été prononcé en assemblée, étant donné que la plupart des principes fondamentaux de la Torah en dépendent (Torat Cohanim).
"Soyez saints" = tenez-vous complètement à l’écart de la débauche et des fautes. Car toutes les fois que l’on trouve une mise en garde contre la débauche, on trouve mention de la sainteté.

-> Le Maharal (Gour Ariyé) commente :
Cela concerne également toutes les indulgences dans la matérialité. Le Ramban écrit même que l'on ne doit pas se livrer à des excès physiques/matériel, même si cela n'enfreint en rien la halakha.
Il s'agit également de sanctifier nos paroles en s'abstenant de tout propos déplacé. En effet, la Torah appelle un nazir kadoch pour cette raison, car il s'abstient de certains actes qui seraient autrement permis.

Néanmoins, l'essence de la kédoucha est l'abstinence de relations interdites. En effet, les relations interdites ne sont pas de simples complaisances physiques, mais plutôt des actes animales. C'est pourquoi la Torah oblige une sotah, une personne soupçonnée de relations interdites, à apporter un sacrifice dit "Min'ha d'orge", un aliment normalement utilisé comme fourrage pour les animaux.
L'essence de ce qui fait de nous des êtres humains est notre âme, et lorsque nous nous engageons dans des relations interdites, nous donnons la priorité à notre corps physique et nuisons à notre âme, nous transformant en créatures animales.
Ainsi, celui qui s'abstient de relations interdites est un kadoch. Cependant, s'il ne se sanctifie pas également en s'abstenant de manger à l'excès et de parler de manière inappropriée, la kédoucha (sainteté) s'avérera finalement non durable.

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=> L'essence de la sainteté est l'abstinence de relations interdites. Cependant, elle inclut également l'évitement de toute indulgence physique, car il faut s'abstenir de toute matérialité excessive pour être considéré comme saint.

Il y a trois choses qui sont appelées par le nom d'Hachem : les tsadikim, le machia'h et Jérusalem.
[guémara Baba Batra 75b]

-> La guémara cite une source pour chacune de ces trois choses, et la source concernant Jérusalem est tirée de Yé'hezkel (48,35) : "Autour d'elle, il y aura 18 000 [coudées], et le nom de la ville, à partir de ce jour, sera 'Dieu est là' ".
La guémara explique qu'il ne faut pas lire cela comme "D. est là" (chama), mais plutôt comme "D. est son nom" (chéma).

Le Messé'h 'Hokhma (Chémot 3,16) explique cette guémara très perplexe. Il écrit que le nom d'Hachem symbolise trois choses différentes : l'existence impérative d'Hachem, l'éternité d'Hachem et le fait qu'Hachem est constamment conscient et impliqué dans l'ensemble de la création.

Chacune des trois choses mentionnées dans la guémara : machia'h, tsadikim et Jérusalem, représente l'un de ces attributs.
Les tsadikim représentent l'attribut de l'existence impérative d'Hachem. Tout comme l'existence d'Hachem est impérative, les tsadiqim sont impératifs pour le monde. S'ils devaient cesser d'exister, le monde cesserait également d'exister, car le but de la création est d'honorer Hachem et ce sont les tsadikim qui l'honorent le plus. Par conséquent, si les tsadikim devaient cesser d'exister, le monde n'aurait plus de raison d'être.

Le machia'h représente le deuxième attribut d'Hachem, à savoir qu'Il est éternel. La guémara enseigne que le machia'h a été créé avant la création de l'univers. Lui aussi est éternel et son existence s'étend d'avant la Création jusqu'à la fin des temps, lorsque le monde atteindra enfin la perfection.

Jérusalem représente le troisième attribut, qui est la conscience d'Hachem. À Jérusalem, la providence d'Hachem est constante et directe, et c'est là que l'esprit d'Hachem se retrouve le plus facilement.

Chaque pas est important

+ Chaque pas est important :

-> Grandir (spirituellement) n'est jamais facile. Mais cela devient plus difficile dans les moments où l'on se rend compte que la personne que l'on est actuellement est assez éloignée de celle que l'on voudrait être.
Une telle prise de conscience peut nous donner un sentiment de frustration et d'inachevé.

Ces moments deviennent particulièrement difficiles lorsque nous traversons des circonstances douloureuses. Les circonstances douloureuses peuvent rendre les moindres pas difficiles, et le long chemin vers la personne que nous voulons devenir semble virtuellement impossible à parcourir.
Nous pouvons même vouloir abandonner notre "voyage de croissance" vers la grandeur parce que, compte tenu de ce que nous vivons, le fossé entre ce que nous sommes et ce que nous voulons être peut sembler impossible à combler.

Cependant, lorsqu'il s'agit de grandir, la règle est que chaque pas, même le plus petit, produit de grands résultats.
Le verset dit : "Ani lédodi vé'alaï téchoukato" (Je suis à mon Bien-aimé, et sur moi est Son désir - Chir haChirim 7,11).
Il est intéressant de noter que le verset utilise le mot "alaï" avec un ayin, "sur moi", par opposition à "élaï" avec un alef, "vers moi", en particulier si l'on considère que la première partie du verset dit "ani lédodi" (je suis à mon Bien-aimé).
L'idée est que toutes les étapes de la spiritualité aboutissent à de grands résultats. Et même un petit pas vers Hachem a pour résultat qu'Il nous couvre littéralement de proximité et de croissance.

Par conséquent, même le simple fait de faire un pas "vers" Lui a pour conséquence qu'Il se déverse "sur" nous.
Si la route qui mène à la personne dont nous rêvons peut être longue et semée d'embûches, chaque pas que nous faisons nous mène très loin sur le chemin.

Nous ne devons jamais minimiser nos plus petits pas et nos plus grandes réalisations, car même les plus petits pas ont de grands résultats.
Notre parcours de croissance est rempli de l'aide d'Hachem. Notre tâche est de continuer à marcher. Hachem nous portera jusqu'au bout.
[...]

Notre tâche consiste à faire constamment un pas vers Hachem. Si nous le faisons, Hachem nous comblera de niveaux et de proximité auxquels nos propres pas n'auraient pas pu nous amener.
Nous ne devons jamais sous-estimer l'importance de nos pas, même s'ils sont petits.
Tous les pas [vers D.] donnent de grands résultats. Hachem travaille avec nous pour nous aider à atteindre notre grandeur. Il nous aime, croit en nous et nous aidera à devenir la personne que nous voulons vraiment être.
[rav Kalonymus Shapira - Bé'houkotaï 5700 (1940)]

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-> "Si nous ouvrons à Hachem une ouverture de la taille d'un chas d'aiguille, Il l'élargira à la taille d'une salle de banquet". [Chir haChirim rabba 5,3]

-> "Ani lédodi védodi li" (Je suis à mon Bien-aimé et mon Bien-aimé est à moi - Chir haChirim 6,3), cela implique que notre relation avec Hachem ne commence qu'avec notre initiative, d'abord "ani lédodi", et ensuite "védodi li".

Il existe un concept selon lequel Hachem envoie des bouffées d'inspiration à quelqu'un qui ne fait pas le premier pas, afin de l'amener à faire le pas. Cependant, si cette inspiration n'est pas suivie de tentatives d'action, elle ne durera pas.
[rav Kalonymus Shapira - Déré'h haMélé'h - Kountras Tiféret Banim Avotam]

-> La guémara (Kidouchin 30a) selon laquelle le yétser ara tente de nous détruire chaque jour et que si Hachem ne nous aide pas, nous ne pourrons pas le vaincre.
L'idée est que le succès spirituel requiert l'aide d'Hachem, et nous pouvons, en effet, être confiants qu'Il nous aidera.
[rav Elimélé'h miLizhensk]

-> "Le roi David écrit : "Shir lamaalot, essa énai el heharim ; meïayin yavo ezri. Ezri mé'im Hachem, ossé Shamayim vaaretz" (Un chant pour les ascensions. Je lève les yeux vers les montagnes ; d'où viendra mon aide? Mon aide vient d'Hachem, créateur des cieux et de la terre".
Pourquoi le roi David ajoute-t-il "ossé Shamayim vaaretz" (créateur du ciel et de la terre)? Dire que c'est "mé'im Hachem" (de Hachem) aurait été suffisant, nous savons certainement que Hachem a créé le monde.
Le rav Kalonymus Shapira explique qu'il arrive parfois que nous soyons confrontés à des défis spirituels si difficiles que nous ne pouvons imaginer y parvenir. Nous pouvons nous résigner au désespoir et abandonner.
Le roi David nous rappelle que dans les moments de désespoir où nous nous demandons "Méayin yavo ezri" (d'où viendra mon aide), "Ezri meé'im Hachem, ossé Shamayim va'aretz" (notre aide vient d'Hachem, créateur du Ciel et de la Terre).
Tout comme le ciel et la terre ont été créés "yech méayin" (quelque chose à partir de rien), le succès dans mes défis spirituels peut être atteint même lorsque j'ai l'impression que je n'en ai pas la capacité, quelque chose à partir de rien.