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L’amour et la joie au service d’Hachem

+ L'amour et la joie au service d'Hachem :

-> Attachée à Hachem par de forts liens d'amour et de joie, l'âme ne sert pas son Maître contre son gré ; même si on voulait l'en empêcher, elle brûlerait du désir de Le servir et d'accomplir la volonté du Créateur avec joie et droiture, conformément à la recommandation : "Servez Hachem dans la joie" (Téhilim 100,2) et encore "La joie sur les cœurs droits" (Téhilim 97,11).

Au lieu de Le servir pour son profit ou sa gloire, l'homme doit se dire : "Moi qui suis méprisable et délaissé par les hommes, qui suis ici aujourd'hui et demain dans la tombe, moi qui ai été conçu dans la faute et qui suis plein de déchets, comment ai-je été choisi et créé pour devenir le serviteur du Roi de gloire?"

Quand l'âme est animée d'une crainte profonde, l'amour brûle en elle et sa joie augmente. La sagesse de l'homme illumine sa face et il réjouit tous ceux qui aiment Son nom ; elle l'incite à accomplir la volonté du Créateur de tout cœur, avec joie et ardeur.

Celui qui aime Hachem ne pense pas à son honneur personnel ni aux vains plaisirs de ce monde ; il n'a d'autre aspiration que d'accomplir Sa volonté et d'inciter les autres à sanctifier Son nom en se dévouant corps et âme pour Lui, comme Avraham, qui jura de ne rien prendre du butin (voir Béréchit 14,23), pour que le roi de Sodome ne prétende pas l'avoir aidé à s'enrichir, et comme Pin'has, qui n'hésita pas à mettre sa vie en danger en tuant Zimri (Bamidbar 25,7-8).

Il ne cherche pas à faire l'important, ne prononce pas de vaines paroles, ne regarde pas les femmes, ne répond pas aux insultes, ne pense qu'au Créateur, chante Ses louanges, et un amour ardent anime toutes ses pensées.
[séfer haRokéa'h 2a]

Accomplis les mitsvot par amour [d'Hachem] afin de ne pas en venir à haïr Hachem à cause de la crainte qu'Il t'inspire.
[séfer haRokéa'h 2a]

Celui qui s'applique à l'étude de la Torah n'a rien à craindre ni des mondes Supérieurs ni des mondes inférieurs. Il est protégé de toute maladie grave, car il est sans cesse relié à l'Arbre de vie et s'y nourrit chaque jour.

Par conséquent, l'homme doit s'adonner à l'étude de la Tora jour et nuit, comme il est écrit : "Tu la méditeras jour et nuit" (Yéhochoua 1,8). Car s'écarter de la Tora ou s'en séparer équivaut à se couper de l'Arbre de vie.

[Zohar - Introduction p.11a ]

Pour comprendre ce qu’est la katnout ("petitesse" ; conscience restreinte) et ce qu’est la gadlout ("grandeur" ; conscience élargie) :
Lorsqu’une personne s’assoit et étudie la Torah, par exemple, et le fait sans discernement, elle se trouve dans un état de katnout, son esprit n’est pas complet. En revanche, lorsqu’elle étudie avec discernement et hitlahavout (ferveur ; enthousiasme), elle se trouve au niveau de gadlout, car elle est attachée aux niveaux Suprêmes.

Les [états de] katnout et gadlout s’appliquent de la même manière à la prière et à chaque mitsva accomplie par l’homme.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 129]

L’amour et la crainte sont nécessaires

La raison pour laquelle [à la fois] l’amour et la crainte [sont nécessaires] : si l’homme n’avait que l’amour d'Hachem, il serait habitué à être continuellement avec Hachem.
De plus, l’amour serait si profondément ancré en lui qu’il deviendrait sa nature même.
Cependant, en vertu de la crainte jointe à [l’amour], il aura la crainte de s’approcher.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 128 ]

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-> C'est-à-dire que si l'on aurait que l'amour d'Hachem on en perdrait le sens du respect, car la familiarité engendre le mépris.
"Celui qui agit [uniquement] par amour ... ne se sentira parfois pas obligé d'agir avec scrupule. Celui qui a le sens de la crainte, en revanche, veillera attentivement à agir correctement." (Likoutim Yékarim, fin section 118)

-> Le fait d'avoir alternativement de l'amour et de la crainte d'Hachem, va créer une dynamique où cela sera plus apprécié, car "le plaisir continu n'est pas un plaisir".

Crainte = derrière toute chose il y a Hachem

+ Crainte = derrière toute chose il y a Hachem :

-> Chaque fois que vous avez peur de quelque chose, ou que vous l'aimez, vous devriez vous demander : "D'où vient cette peur ou cet amour? Après tout, tout provient de Lui (Hachem), béni soit-Il, qui a placé les [aspects de] la peur (crainte) et de l'amour même dans les mauvaises choses, telles que les bêtes sauvages. Car au moment de la "brisure [des récipients]" (Shevirat haKélim), quelque chose est tombé de tous les attributs.
La peur, par conséquent, vient de Lui, béni soit-Il. Pourquoi, alors, devrais-je craindre d’une seule étincelle de Lui qui est [investie] dans cette chose mauvaise?
Il vaut mieux m’attacher à la "grande crainte"!

Il en va de même pour l’amour, et ainsi de tous les attributs, afin d’en extraire l’étincelle [de sainteté] et de l’élever jusqu’à sa racine. Car tel est le désir ultime de notre âme : élever [les débris de] la "brisure [des récipients]" (Shevirat haKélim) jusqu’à leur source.

Il en va de même pour ta parole : ne pense pas que c’est toi qui parles. C’est plutôt la force vitale en toi, qui provient du Créateur, béni soit-Il, qui parle à travers toi et élève la parole à sa source.
Cette [attitude] renforce également la [notion d’] sérénité, car la faculté de parole est la même chez autrui qu’en toi, car tout provient de Lui, béni soit-Il.

De même, lorsque tu manges, ton intention devrait être d’extraire la vitalité [de la nourriture pour l’élever vers le Haut par le service du Créateur, béni soit-Il. Et il en va de même pour tout le reste.
Ton intention en toute chose devrait être de faire en sorte que tu t’attaches au Haut.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 126-127]

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-> La conscience de l’omniprésence divine, et du fait que toute chose n’existe que par la vertu de sa vitalité divine, conduira d’elle-même à l’attitude et à l’intention appropriées.

-> La crainte et la joie liées à une même chose sont deux sentiments contraires. Dans le service de D., cependant, elles ne se contredisent pas mais peuvent aller de pair. Cette coexistence est unique.
Elle n’est possible que dans le service d'Hachem.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov - sect. 349 ]

-> La "crainte de D." est l’un des 613 préceptes de la Torah (Vaét'hanan 6,13). C’est une condition préalable au service de D., "le fondement de toute sagesse et la porte vers Hachem".
Néanmoins, elle doit coexister simultanément avec la joie ("Servez Hachem dans la joie"), qui est l’effet inévitable de la vraie foi et de la confiance en Hachem. Car la crainte à elle seule conduit à la morosité et au découragement. De même, la joie à elle seule conduit à l’insouciance et à la frivolité

Les mitsvot = être véritablement vivant

"Mais vous qui vous attachez à Hachem, votre D., vous êtes tous vivants aujourd’hui" (Vaét'hanan 4,4), ce qui signifie que sans la Torah et les mitsvot, nous ne sommes pas considérés comme vivants du tout.
Même si une personne est techniquement vivante et respire dans ce monde, sans la Torah, sa vie n’est pas meilleure que celle d’un animal.
Une personne ne vit véritablement que lorsqu’elle est connectée à Hachem, car alors non seulement son corps physique est vivant, mais son âme s’épanouit et se nourrit de sa source de vitalité.
[rav Moché Sternbuch]

+ Il nous est ordonné de nous rappeler chaque jour du miracle de la sortie d'Egypte.
Mais d'une certaine manière, le miracle de Pourim est encore plus grand que celui de la sortie d'Egypte.
En Égypte, Hachem a sauvé les juifs de l'esclavage ; dans l'empire perse, il les a sauvés de l'anéantissement total.
=> Pourquoi, alors, ne pas rappeler quotidiennement le miracle de Pourim?

Mordé'haï a pris des mesures pour forcer le miracle de Pourim à se produire. Il a demandé à Esther de mettre sa vie en danger en se rendant à l'improviste auprès d'A'hachvéroch pour plaider la cause de son peuple.
Le décret de destruction ne devait pas entrer en vigueur avant 11 mois. Esther objecte qu'elle sera bientôt convoquée chez A'hachvéroch et qu'elle pourra alors plaider sa cause sans risquer sa vie.
Mordé'haï lui ordonne sévèrement de s'y rendre en toute hâte.

Hachem a miraculeusement aidé Esther à atteindre son objectif, mais nous ne devons pas suivre l'exemple de Mordé'haï.
"Le machia'h viendra à l'improviste" (guémara Sanhedrin 97a) = nous ne devons pas insister pour qu'il vienne avant l'heure.

La rédemption messianique sera semblable à la rédemption de l'Égypte. Les Bné Israël n'ont pas essayé d'obtenir la rédemption de l'Égypte par la force ; ils ont servi leurs oppresseurs jusqu'à ce que D. les libère.
La rédemption finale, elle aussi, ne sera pas obtenue par notre force, mais par le ciel.
C'est pourquoi nous rappelons chaque jour les miracles de l'exode, mais pas ceux de Pourim.
[Ben Ich 'Haï - Ben Ich 'Hayil 1, Za'hor 4]

Kavana & le « léchem yi’houd » avant une mitsva

-> Selon le Tiféret Shlomo :
Chaque mitsva que l'on accomplit s'accompagne de nombreuses kavanot. Les grands tsadikim connaissent un grand nombre de ces kavanot et sont toujours en train de trouver de nouvelles façons de comprendre les mitsvot.
Alors que beaucoup ne peuvent pas le faire, nous disons une prières (le léchem yi'houd koud'cha béri'h ou) selon laquelle nous devrions être méritants pour accomplir la mitsva de tout notre cœur, et alors toutes les kavanot qui sont censés accompagner la mitsva sont considérées comme étant présentes.

La mitsva doit être accomplie "lechem kol Israël", comme le Arizal dit qu'avant la prière, on doit avoir la kavana pour accomplir la mitsva d'aimer son prochain comme soi-même, car si une personne est complètement liée au reste du peuple juif et qu'elle prie également pour tout le peuple juif, ses prières seront certainement exaucés.
Si quelqu'un accomplit une mitsva en tant que membre du peuple juif tout entier, alors dans sa mitsva il a aussi les kavanot du peuple juif, qui élèvent sa mitsva.

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-> b'h, voir aussi : Dire le "léchem yi'houd" avant une mitsva : https://todahm.com/2018/03/05/dire-le-lechem-yihoud-avant-une-mitsva

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"Voici les récits du Tabernacle, le Tabernacle du Témoignage" (Pékoudé 38,21)

-> Nous devons comprendre pourquoi, lorsque la paracha énumère tous les détails de la construction du Tabernacle (Michkan) et des ustensiles, elle conclut chaque fois en déclarant que cela a été fait "comme Hachem l'a ordonné à Moché".
Pourquoi le mentionner à chaque fois, au lieu de tirer une conclusion générale à la fin, à savoir que tout a été fait "comme Hachem l'a ordonné à Moché"?

La Torah enseigne une leçon fondamentale sur le service de Dieu et l'accomplissement des commandements, qu'il s'agisse du shofar, de la soucca, de Pessa'h, des tefillins, ...
Chacun se compose d'actions, de mots et d'intentions, c'est-à-dire de pensées. Les intentions sous-jacentes aux commandements et aux prières sont grandes et impressionnantes, et peu de gens, même ceux qui ont un niveau spirituel élevé, saisissent plus qu'une infime partie des intentions que les hommes de la Grande Assemblée mettent dans les prières. Il en va de même pour l'accomplissement des commandements (mitsvot).

Et pourtant, chaque juif doit prendre part à ces trois aspects. Parce que l'acte physique du commandement crée un vêtement pour l'âme dans le Gan Eden inférieur, et que l'intention mise dans le commandement crée un vêtement pour l'âme dans le Gan Eden supérieur.

La réponse est donc de s'inclure et d'inclure ses intentions, que ce soit dans la prière ou dans l'accomplissement des mitsvot, dans ses repas de semaine et, à plus forte raison, dans les trois repas de Shabbat, avec les "parfaits fidèles d'Israël" (les tsadikim) qui connaissent le sens profond des prières et des commandements, selon les hommes de la Grande Assemblée.
C'est le sens de l'affirmation du Arizal selon laquelle il faut faire précéder chaque prière des mots suivants : "J'accepte par la présente le commandement positif d'aimer son prochain comme soi-même", car on inclut alors ses propres prières avec celles de ceux qui savent comment unir les attributs suprêmes. Que ces mots suffisent.

Or, en construisant le Tabernacle [dans le désert], leurs pensées étaient concentrées sur la construction du Tabernacle supérieur, comme le dit le verset : "Et le Tabernacle fut dressé" (Pékoudé 40,17), c'est-à-dire que lorsque le Tabernacle d'en bas fut dressé, le Tabernacle d'en haut le fut aussi. (midrach Tn'houma Ki Tissa 18 ; Zohar 2,240a)
Et tandis que leurs pensées et leurs intentions étaient mises en œuvre dans le monde physique d'en bas, ils avaient à l'esprit le monde spirituel, pour construire le Tabernacle d'en haut, qui est le secret de la création du ciel et de la terre et de tous les mondes.
Cependant, tous les esprits ne peuvent pas comprendre cela. C'est pourquoi, après la construction de chaque objet du Tabernacle, le peuple déclarait clairement qu'il le faisait selon l'intention intérieure que Hachem avait ordonnée à Moché.

C'est également ainsi que nous disons [avant l'accomplissement de chaque mitsva] : "Que l'agrément du Seigneur notre D. soit sur nous, et qu'il affermisse l'œuvre de nos mains, et qu'il affermisse l'œuvre de nos mains" (Téhilim 90,17).
[Baal Chem Tov - rapporté par le Ben Poras Yossef - Introduction, p.8, 9 ]

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-> Gan Eden signifie littéralement "le jardin d'Eden", mais se réfère ici à la dimension spirituelle dans laquelle l'âme s'élève après la mort. Selon la Kabbale, lorsque l'âme quitte le corps physique, elle entre dans un corps spirituel, appelé le "vêtement des rabbins", qui est formé de toutes les bonnes actions et mitsvot que l'individu a accomplies au cours de sa vie.
Et tout comme une personne vivante a un côté physique et un côté spirituel, une dimension extérieure et une dimension intérieure, l'âme après la mort a une dimension extérieure, le "vêtement des rabbins", et une dimension intérieure, qui a été formée par l'intention que l'on a mise dans l'accomplissement des mitsvot dans ce monde.
De plus, lorsque l'âme continue à s'élever après la mort, les dimensions intérieures s'extériorisent pour devenir des vêtements extérieurs, et de nouvelles dimensions intérieures se révèlent.  (voir rabbi Tsadok haCohen de Lublin Tsidkat haTsadik 155)