Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

-> "Voyez comme les paroles de la Torah brillent pour une personne lorsqu'elle s'y consacre.
Celui qui s'abstient de s'y intéresser et n'acquiert pas de connaissances risque de trébucher. On peut comparer cela à une personne qui se tient dans l'obscurité. Lorsqu'elle essaie de marcher, elle trébuche sur une pierre et glisse sur des eaux usées, se cognant la tête contre le sol. Pourquoi? Parce qu'il ne tenait pas une bougie à la main.
De même, le simple d'esprit qui ne tient pas les paroles de la Torah entre ses mains rencontrera bientôt la faute, y participera et connaîtra la mort. Pourquoi?
Puisqu'il ne connaît pas la Torah, il va fauter, comme le dit le verset : "Le chemin des réchaïm est obscur, ils ne savent pas sur quoi ils trébuchent" (Michlé 4,19).

Cependant, la Torah éclaire de sa lumière ceux qui s'y engagent, comme une personne qui se tient dans l'obscurité en tenant une bougie à la main. Il verra la pierre mais ne tombera pas.
Elle verra les eaux usées mais ne glissera pas. Pourquoi?
Parce qu'elle tient une bougie dans sa main, comme le dit le verset : ''"Tes paroles sont une bougie pour mes pieds et une lumière pour mon chemin" (Téhilim 119,105). "Même si tu cours, tu ne trébucheras pas" (Michlé 4,12).
[ midrach Chémot rabba 36,3 ]

Marcher dans la voie de la Torah est la plus grande des mortifications pour le corps.
[rabbi Ména'hem Mendel de Kotzk]

"Tu as dit : "Je te ferai assurément du bien"" (véata amarta étév étiv ima'h - Vayichla'h 32,13)

Pourquoi la Torah dit-elle : "Je ferai assurément du bien" ?
Hachem accorde Sa bonté à la nation juive et Sa générosité aux autres nations également. La différence entre les deux, cependant, est que lorsque D. confère de la bonté au peuple juif, Il le fait pour son bénéfice.
En revanche, lorsqu'Il fait du bien aux autres nations, qui s'opposent aux valeurs juives, c'est à leur détriment, comme il est dit : "Il rétribue ceux qui Le haïssent, en face, pour les faire périr" (Vaé'hanan 7,10). Ainsi, la bonté qu'ils reçoivent n'est pas vraiment à leur avantage.
En revanche, lorsque D. confère des bienfaits au peuple juif, c'est vraiment pour son bien.
C'est pourquoi le verset ajoute le mot "assurément", pour nous enseigner que la bonté de D. nous est accordée pour notre bénéfice.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi]

-> La guémara (Kidouchin 40a) dit : "Une personne doit toujours se considérer comme étant à moitié méritante et à moitié responsable. Si elle accomplit une seule mitsva, elle est digne d'éloges, car elle a fait pencher la balance du côté du bien."
Rabbi Elazar ajoute que, puisque le monde est jugé en fonction de la majorité des gens, et que chaque individu est jugé en fonction de sa propre majorité (chacun rend compte en fonction de ses capacités, de son contexte de vie, ...), chaque personne doit se considérer comme si elle faisait pencher la balance du monde entier : "S'il accomplit une seule mitsva, il est digne d'éloges, car il a fait pencher la balance de lui-même et du monde entier du côté favorable."
Nous voyons ici à quel point le rôle d'un individu est important dans le grand schéma des choses.

Le mot "émouna" (אמונה) a la même valeur que "garçons" (banim - בנים). La émouna en Hachem a la force de bénir une personne d'avoir des enfants.
[rabbi Na'hman de Breslev - 'Hayé Moharan (477) ; Si'hot haRan (34) ]

"Un petit trou dans le corps est un grand trou dans l'âme" (Baal Chem Tov).
Son intention était que si l'estomac de quelqu'un est vide parce qu'il manque d'argent pour acheter de la nourriture, cela affectera grandement sa spiritualité.

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-> Le midrach (Béréchit rabba 69,4) explique que lorsque Yaakov a prié pour du pain (Vayétsé 28,20), cela signifie en fait qu'il a prié pour avoir de bons moyens de subsistance en général. Lorsque Yaakov a prié pour la parnassa, il priait pour avoir suffisamment d'argent afin de pouvoir servir Hachem avec toute sa force.

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-> Si quelqu'un ne prie que pour la yirat chamayim (crainte du Ciel), et pas pour la parnassa, c'est un signe que même ses prières pour la yirat chamayim n'ont pas été prononcées avec dévotion et avec des intentions pures. En effet, il est impossible d'avoir l'un et pas l'autre. Pour avoir de la yirat chamayim, il faut avoir une parnassa suffisante.
[ rabbi Sim'ha Bounim de Pshischa - rapporté dans le séfer midrach Sim'ha ]

Avoir 1/8e de 8e d’orgueil

+ Avoir 1/8ème de 8ème d'orgueil :

-> Bien que l'humilité soit un trait souhaitable, la guémara (Sotah 5a) nous éclaire en disant qu'un érudit de la Torah doit avoir un 1/8ème de 8ème d'orgueil car les gens ne respecteraient pas un érudit s'il est humble à 100%.
C'est similaire à un leader qui a besoin d'orgueil pour diriger le peuple et ne pas être dirigé et gouverné par ce dernier. Il s'agit d'une orgueil positive car il est dit : "son coeur s'est élevé dans les voies d'Hachem" (Divré Hayamim II 17,6).

-> Voici quelques allusions à cette idée:
1°/ Le Gaon de Vilna (Peninim miChoulkhan haGra) donne une allusion : קטנתי מכל החסדים est le 8ème verset de la 8ème paracha (Vayichla’h).
[La formulation de la Guemara est qu'un érudit de la Torah doit avoir au moins 1/8ème de 8ème d'orgueil (אחד משמונה בשמינית). Pourquoi la guemara utilise-t-elle.la forme masculine (שמונה ) puis la forme féminine (שמינית) ? Cela fait référence au 8ème verset dans la 8ème paracha car פסוק est masculin et פרשה féminin.]

2°/ Rabbi Heshel de Cracovie nous donne l'illustration suivante. Le midrach (Bo) dit que le mont Sinaï avait une hauteur de 500 amot. Hachem voulait donner la Torah sur le mont Tavor, la plus haute montagne s’élevant à 4 parsaot. Une parsa représente 4 mil et 1 mil vaut 2 000 amot (Baba Batra 73b).
En résumé, le Har Tavor est haut de 32,000 amot. Le mont Sinai, la plus petite montagne était haute de 500 amot. Or 1/8ème de 8ème de 32,000 est 500, la hauteur du mont Sinai.

3°/ Cette idée nous est également montrée à ‘Hanoucca. Le Maharal souligne que le mot (אור ) יהי vaut 25, allusion à 'Hanouka, le 25 Kislev.
Le Gaon de Vilna nous dit que le 25ème mot de la Torah est אור , allusion à ‘Hanoucca.Le miracle de 'Hanoucca est clairement un phénomène surnaturel, car selon les lois de la nature, l'huile n'aurait pas dû brûler aussi longtemps.
'Hanoucca dure 8 jours. La 8ème lettre de la Torah est le du ר mot ברא . Le ר symbolise l'humilité, רש signifiant appauvri. En effet, le verset (Chmouel II 12,3) ולרש אין כל = le pauvre homme n'a rien.19 La lettre ר a une valeur numérique de 200. 1/8ème de 200 est 25, allusion au 25 Kislev.

La reconnaissance est intimement liée à l'humilité.
Elle reconnaît que ce que nous sommes et ce que nous avons est dû aux autres et surtout à D.
[rav Jonathan sacks ]

+ "Vous vous tenez aujourd'hui devant Hachem, votre D."  (Dévarim 29,9)

= Nous pouvons nous tenir devant D. si nous nous préoccupons que du jour présent.

Rabbi Na'hman de Breslev disait : "Hier et demain constitue la ruine de l'homme.
Aujourd'hui, vous pouvez être dévoués à D.  mais vos hiers et vos demains vous ramènent en arrière."

Nous avons en nous un yétser ara, une force destructive, dont le mode opératoire ne consiste pas exclusivement à nous inciter à commettre un péché.
En effet, s'il parvient à paralyser quelqu'un et à l'empêcher d'avoir un comportement constructif, il aura alors atteint son objectif.

Nous ne pouvons rien faire au sujet du passé et, en général, très peu en ce qui concerne le futur.
Notre préoccupation pour le passé et le futur, qui nous dissuade de toute attitude constructive dans le présent, est donc une machination du yétser ara.

=> Pour être avec D., nous devons nous concentrer sur aujourd'hui  ...   ("aujourd'hui devant Hachem").

L’appel divin quotidien …

"Chaque jour, une voix Céleste émane du Mont Sinaï, proclamant ces mots : "Malheur à l'humanité pour son mépris de la Torah." " 
[Pirké Avot 6,2]

Le Baal Chem Tov pose la question suivante :
"Quel est l'intérêt de cette voix de D. sortant du Mont Sinaï si elle est inaudible?
Personne n'a jamais rapporté avoir entendu cette voix céleste."

Le Baal Chem Tov répond :
"La voix de D. ne peut être entendue par l'oreille, mais elle est perçue par la néchama, l'âme.

Chaque fois que le remord s'éveille en nous et nous incite à examiner notre conduite et à regretter les mauvaises actions que nous avons commises, cela vient de l'appel de D. perçu par la néchama."

L'appel divin est réel.
[A l'image d'ondes au-delà du spectre de perception de l'oreille humaine, et qui ne sont audibles seulement que par certains animaux, certains instruments spéciaux, ...]

Notre néchama qui est sensible, l'entend quotidiennement.
Chaque jour, D. Nous fait signe et nous prie de revenir vers Lui.
Comme nous sommes inconscients de rester sourds à cet appel ...