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Israël – la terre de notre nation

+ Israël - la terre de notre nation :

-> [Le peuple] d'Israël convient au pays [d'Israël] et le pays lui convient ...
Hachem dit à Moché : "Voici, la terre m'est chère, comme il est dit : "Une terre est qui constamment sous l'œil du Seigneur, depuis le commencement de l'année jusqu'à la fin" (Ekev 11,12), et Israël (chaque juif) M'est cher, comme il est dit : "c'est parce que Hachem vous aime" (Vaét'hanan 7:8)".
Hachem a dit : "Je ferai entrer [le peuple d'] Israël, qui m'est cher, dans le pays qui m'est cher. [Tout cela est évoqué dans le verset "Quand vous entrerez dans le pays de Canaan" (Massé 34,2).
[midrach Bamidbar rabba 23,6-7]

-> Hachem a mesuré toutes les villes et n'a trouvé aucune ville où [il convenait] de construire le Tempme autre que Jérusalem.
Hachem a mesuré toutes les terres et n'a trouvé d'autre terre digne d'être donnée au peuple juif que la terre d'Israël.
[midrach Vayikra rabba 13,2]

-> Il est écrit dans le Tana DéBé Eliyahou Zouta 2 :
D'où vient que Hachem n'a pas pris d'autre part dans son monde que les Bné Israël?
Il est écrit : "La part d'Hachem, c'est Sa nation ; Yaakov est le lot de son héritage" (Haazinou 32,9) ...

L'avantage de la terre [d'Israël] est que Hachem s'est tenu au milieu d'elle et a créé toutes les autres terres, [après quoi] Il a mis de côté la terre d'Israël [comme] térouma (une portion spéciale) de toutes les terres.
Il a ensuite réservé Jérusalem comme térouma de l'ensemble de la terre d'Israël, et le site du Temple sacré comme térouma de l'ensemble de Jérusalem.

De même, Hachem a créé toutes les nations et a réservé Israël [comme] térouma de toutes les nations.
Du peuple d'Israël, il a réservé la tribu de Lévi [comme] térouma ; et de la tribu de Lévi, il a réservé Aharon le Cohen et ses fils [comme] térouma. Il sanctifia [Aharon], l'oignit et le glorifia avec les vêtements sacerdotaux, [y compris] le Tzitz et les Ourim véToumim, afin qu'il puisse se tenir devant Hachem, et expier pour les enfants d'Israël chaque année.

Il a fait entrer le peuple d'Israël, qui est une térouma de toutes les nations, dans la terre d'Israël, qui est une térouma de toutes les terres.
Il fit entrer la tribu de Lévi, qu'il avait mise à part de tout Israël, dans Jérusalem, qu'il avait mise à part de toute la terre d'Israël. Il fit entrer les fils d'Aharon, qu'il avait mis à part de la tribu de Lévi, dans le Temple sacré, qu'il avait mis à part de Jérusalem, pour qu'ils se tiennent et servent devant Hachem, et qu'ils fassent sa volonté.

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-> Selon la Mékhilta (Béchala'h - massekhta déShira 9-10) :
Bien que le monde entier soit à Toi, Tu n'as pas d'autre nation qu'Israël ...

Quatre [choses] sont appelées un kinyan (une acquisition) : Israël est appelé kinyan, comme il est dit : "Cette nation, tu l'as acquise" (Béchala'h 15,16). La terre d'Israël est appelée un kinyan, comme il est dit : "Possesseur du ciel et de la terre" (Lé'h Lé'ha 14,19). Le Temple sacré est appelé "kinyan", comme il est dit : "Cette montagne que Sa main droite a acquise" (Téhilim 78,54). La Torah est appelée un kinyan, comme il est dit : "Le Seigneur m'a acquis comme le début de sa voie" (Michlé 8,22).
Que le peuple d'Israël, qui est appelé un kinyan, entre dans le pays, qui est appelé un kinyan, et construise le Temple sacré, qui est un kinyan, au nom de la Torah, qui est appelée un kinyan.

Quatre [choses] sont appelées na'hala (héritage) : Le saint Temple est appelé na'halah, comme il est dit : "Sur la montagne de ton héritage" (Béchala'h 15,17). La terre d'Israël est appelée une na'hala, comme il est dit : "Sur la terre que le Seigneur ton D. te donne en héritage" (Ki Tétsé 25,19). La Torah est appelée na'hala, comme il est dit : "Et de Matana (le don) à Na'haliel (l'héritage)" ('Houkat 21,19). Israël est appelé na'hala, comme il est dit : "Ma nation et mon héritage, Israël" (Yoël 4,2).
Hachem dit : "Que le peuple d'Israël, qui est appelé na'halah, entre en terre d'Israël, qui est appelé na'hala, et construise le saint Temple, qui est appelé na'hala, au nom de la Torah, qui est appelée na'hala".

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-> Hachem a placé chaque nation à l'endroit qui lui convient, et Il a placé [le peuple juif] à l'endroit qui lui convient, c'est-à-dire la terre d'Israël.
[Maharal de Prague - Nétsa'h Israël - chap.1 ]

-> De même, selon le midrach (Bamidbar rabba 23,11) :
"Voici la terre [d'Israël] qui vous (la'hem) reviendra en héritage" (Massé 34,2) : Que signifie "à vous" (la'hem)?
C'est la terre qui vous convient.

=> Le peuple juif et la Terre d'Israël sont parfaitement adaptés l'un à l'autre, un mariage fait au ciel. Ils sont tous deux beaux, aimés d'Hachem, des portions spéciales séparées du reste du monde.
Et comme tout autre couple aimant, ils sont faits pour être ensemble.

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-> Selon le Maharal (Nétivot Olam - Nétiv haTsédaka - chap.6) :
"Lorsque les juifs sont entrés dans le pays [d'Israël], ils sont devenus une seule et même nation ...
Le peuple juif ne s'est pas complètement uni en une seule nation avant d'entrer dans le pays et d'y vivre ensemble, ayant un lieu commun, c'est-à-dire la terre d'Israël.
Et par le biais de la terre d'Israël, ils sont absolument une seule nation. "

=> selon le Maharal, le peuple juif n'est véritablement qu'une seule nation qu'en étant en terre d'Israël.

-> Responsa Avné Nézer, Yoreh De'ah 126:4
Le Maharal explique que la terre d'Israël est unique pour le peuple juif et qu'elle fait que tous les juifs qui y vivent sont comme un seul homme.
Il explique pourquoi les juifs ne sont devenus responsables les uns des autres qu'après avoir traversé le Jourdain (voir Sotah 37b).
Par conséquent, lorsqu'ils sont venus en terre d'Israël, ils sont devenus responsables les uns des autres.

Aujourd'hui également alors que le peuple juif est en exil, cette responsabilité mutuelle existe toujours. La raison en est claire : même si les juifs ont été exilés, leur place est toujours en terre d'Israël, et lorsque nous sommes dans un autre pays, nous sommes considérés comme des exilés, car ce n'est pas notre place.
Notre seule place est en terre d'Israël, et c'est une mitsva d'y vivre. Par conséquent, nous sommes toujours considérés comme si nous étions tous en terre d'Israël, car même si nous n'y sommes pas, c'est là que nous vivons.

=> l'idée du Avné Nézer est que la terre d'Israël unit tous les juifs (à l'exception des apostats), car quel que soit l'endroit où un juif vit, il sait (au moins au fond de lui) que la d'Israël d'Israël est notre seule véritable patrie.

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=> S'il est vrai que la terre d'Israël convient parfaitement au peuple juif, pourquoi a-t-elle été donnée à l'origine aux nations cananéennes?

-> Le Ramban (Noa'h 10,15) explique
Sachez que la terre de Canaan, selon ses frontières, était destinée au peuple juif depuis qu'il est devenu une nation, et qu'elle est le lot de son héritage, comme il est dit : "Lorsque Hachem donna aux nations leur héritage, lorsqu'Il sépara les enfants de l'homme, il fixa les frontières des nations en fonction du nombre des Bné Israël" (Haazinou 32,8).
Cependant, au moment du partage [des nations], D. a donné à Canaan, qui était un esclave, le soin de la garder pour les juifs.
C'est comme une personne qui confie les biens du fils du maître à son serviteur jusqu'à ce que [le fils] atteigne l'âge adulte et mérite [de prendre possession] des biens et du serviteur.

[ainsi, la terre d'Israël n'a jamais convenu aux Cananéens (ni à aucune autre nation d'ailleurs).
Ils ont eu le privilège de la posséder pendant un certain temps afin d'en prendre soin, jusqu'à ce que son véritable partenaire, la nation juive, soit mûre et prête à reprendre les rênes. ]

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+ Les juifs et Israël doivent être ensemble pour être épanouis :

-> Nos Sages disent qu'un mari et une femme sont incomplets l'un sans l'autre (voir Yébamot 62b).
Il en va de même pour la terre d'Israël et peuple juif. Aucun des deux ne peut atteindre son plein potentiel sans l'autre. ]

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Le Kouzari a dit : "Je n'ai pas entendu dire que les habitants d'Eretz Yisrael soient avantagés par rapport à n'importe qui dans le monde".
12. Le rabbin dit :

-> Selon le Kouzari (2e essai, 9-12) :
"C'est comme votre montagne : vous dites qu'elle possède des vignes exceptionnelles. Pourtant, si la vigne n'y était pas plantée, ou si son sol n'était pas cultivé correctement, elle ne produirait pas de raisins.
De même, les qualités distinguées de la terre d'Israël se manifestent d'abord et avant tout dans la nation [juive] ... La terre est ensuite aidée par les actes et les lois [de la Torah] qui s'y rapportent, qui sont comme la culture de la vigne.
En fin de compte, la nation juive ne peut atteindre la Divinité nulle part ailleurs [dans le monde], tout comme la vigne ne peut pousser avec succès nulle part ailleurs que sur la montagne".

=> On peut simplifier l'analogie du Kouzari. ainsi :
Trois éléments sont nécessaires pour produire d'excellents raisins : 1°/ des bonnes graines : 2°/ un sol approprié et 3°/ une culture adéquate.
De même, trois éléments sont nécessaires pour parvenir à une véritable connexion avec le Divin : 1°/ le peuple juif, 2°/ la terre d'Israël et 3°/ l'accomplissement des mitsvot qui dépendent de la terre [d'Israël].
Et comme le conclut le Kouzari, "la nation juive ne peut atteindre la Divinité (c'est-à-dire une véritable proximité avec Hachem, comme par le biais de la prophétie) nulle part ailleurs [qu'en terre d'Israël]".

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-> Le Abarbanel [sur Yéchaya 5] (1437-1508) écrit :
"Il est clair que la nation juive ne peut atteindre la perfection ailleurs que sur la Terre élue, la Terre que Hachem ton D. recherche ; Ses yeux sont toujours sur elle (Ekev 11,12).
C'est pourquoi Hachem Yitbara'h (qu'Il soit béni) a ordonné à Avraham de quitter sa terre [natale] et de s'y installer.
De plus, les prophètes n'ont prophétisé que dans [le pays] ou pour lui, et les Sages ont toujours aspiré à y vivre toute leur vie, car c'était le trésor de tous les pays [du monde], un pays où coulent le lait et le miel dans les domaines physique et spirituel, dont l'air rend sage."

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-> Selon le séfer 'Harédim (chap.59) :
Chaque juif doit chérir la terre d'Israël et y venir du bout du monde, avec un grand désir, comme un fils vers le sein de sa mère.
Après tout, notre principale faute, pour lequel des pleurs éternels ont été établis pour nous, a été [le fait] que nous avons méprisé [la Terre], comme il est dit : "Ils ont méprisé la Terre désirable" (Téhilim 106,24).

...Ceux qui, de près ou de loin, vivent en dehors de la terre, devraient la désirer ardemment, car de même que Hachem a choisis [le peuple juif], Il a également choisi la terre d'Israël et l'a désignée pour nous.
De plus, nous ne sommes pas considérés comme une nation singulière/unique (goy é'had) sans elle, comme l'interprète Rabbi Shimon bar Yo'haï sur : "qui est comme Ton peuple, Israël, une seule nation sur la terre" (I Divré HaYamim 17,21).

[ le séfer 'Harédim se réfère à une déclaration du Zohar (paracha Emor), dans laquelle Rabbi Shimon bar Yo'haï considère que le mot "terre" dans le verset signifie la terre d'Israël. En conséquence, le prophète dit : "Qui est comme ton peuple d'Israël? Qui est comme Ton peuple Israël, qui ne forme une nation unifiée que sur la terre d'Israël?"
Cela nous donne un autre exemple de l'insuffisance du peuple juif sans la terre d'Israël. Nous ne sommes complets que lorsque nous vivons ensemble en tant que nation unique et unifiée. ]

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-> Au milieu des réprimandes de la paracha, la Torah (Bé'houkotaï 26,32) nous met en garde :
"Je ferai du pays une désolation, et vos ennemis qui l'habitent seront une désolation sur lui".

[ bien que cela semble être la suite de la longue liste des malheurs qui frapperont le peuple juif s'il ne suit pas les voies d'Hachem, nos Sages y voient une bonne nouvelle, la garantie que notre Terre ne donnera jamais ses dons spéciaux à quelqu'un d'autre qu'à nous.]

-> La Sifra (Torat Cohanim - Bé'hpukotaï 2,6) écrit :
C'est une bonne mesure.
Cela signifie que les juifs ne diront pas : "Maintenant que nous avons été exilés de notre pays, nos ennemis viendront y trouver leur compte". Car [le verset] dit : Et vos ennemis qui y habitent seront désolés sur elle = même vos ennemis qui viendront après ne trouveront pas de satisfaction dans [le pays].

-> Selon le Ramban (Bé'houkotaï 26,16) :
L'affirmation "Et vos ennemis s'y désoleront" est une bonne nouvelle. Elle proclame à chaque génération que notre terre n'accepte pas nos ennemis.
C'est pour nous une grande preuve et une grande promesse, car vous ne trouverez pas dans le monde entier un autre pays qui soit aussi bon et aussi vaste, qui ait toujours été habité, et qui soit [maintenant] dans un tel état de ruine.
Depuis que nous l'avons quittée, elle n'a accepté aucune autre nation, et toutes essaient de s'y installer, mais sans succès.

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-> "Je te donnerai, à toi [Avraham] et à tes descendants après toi, la terre de tes séjours, toute la terre de Canaan, comme une possession éternelle, et je serai pour vous un D." (Lé'h Lé'ha 17,8)

-> Rabbénou Bé'hayé (Lé'h Lé'ha 17,24) commente :
Cela signifie que la terre sera la possession éternelle d'Israël, et qu'ils seront les seuls à en hériter et à s'y installer. Et si, par hasard, ils sont exilés de la Terre [d'Israël], ils y reviendront, car c'est leur possession éternelle, et non celle des nations.
C'est un grand signe pour le peuple juif, car depuis qu'il a été exilé de sa terre, aucune autre nation ne s'y est installée. Au contraire, elle est détruite et désolée jusqu'à ce que ses "poussins" [c'est-à-dire ses enfants] y reviennent.

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-> Lorsque le peuple juif est exilé de sa terre [ou ne mérite pas la bénédiction de D.], le monde entier en souffre.
[Ohr ha'Haïm haKadoch - Ekev 11,12]

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+ En l'absence de juif en Israël, la nation juive cesse d'exister (selon le Rambam, et le 'Hatam Sofer) :

-> Le Rambam (séfer HaMitsvot - commandement positif 153) écrit :
La 153e mitsva est celle que Hachem nous a ordonné de sanctifier les mois et de calculer les mois et les années. C'est la mitsva du Kiddouch Ha'hodech, et elle est [basée sur] Sa déclaration : "Ce mois sera pour vous le commencement des mois" (Bo 12,2).
Nos Sages ont développé cela et ont dit : "Ce témoignage vous sera donné" (Roch Hachana 22a). En d'autres termes, cette mitsva n'est pas confiée à chaque individu, comme l'est le Shabbat, [à propos duquel] chacun compte 6 jours et se repose le 7e.
[En d'autres termes, nous ne disons pas que] chaque personne, lorsqu'elle voit la (nouvelle) lune, doit établir ce jour comme Roch 'Hodech, ou [que chaque individu] doit faire les calculs de la Torah et établir Roch 'Hodech, ou [que l'on] doit chercher à savoir si le printemps est en retard, ou tout autre facteur qu'il convient d'examiner, et ajouter un mois.
Au contraire, le Beit Din HaGadol (tribunal rabbinique suprême) est le seul à accomplir cette mitsva, et personne d'autre, pour toujours.
Et [elle ne peut être accomplie] qu'en terre d'Israël. C'est pourquoi nous avons cessé [d'établir la nouvelle lune par le biais d'au moins deux] témoins, en raison de l'absence du Beit Din HaGadol, tout comme l'offrande de sacrifices a été annulée en l'absence du Saint [Temple].
Les hérétiques, appelés Karaïtes ici en Orient, se trompent sur ce point, et certains rabbins ne reconnaissent pas non plus ce principe, les suivant [les Karaïtes] dans l'obscurité la plus totale.

Sachez que les calculs que nous effectuons aujourd'hui pour déterminer les nouveaux mois et les fêtes ne peuvent être effectués qu'en terre d'Israël. Toutefois, en cas de nécessité et en l'absence de sages en terre d'Israël, il est permis à un beit din ordonné en terre d'Israël d'intercaler les années et d'établir les mois en dehors du pays, comme l'a fait Rabbi Akiva, ainsi que le rapporte la guémara (Béra'hot 63a).
Et même cela est très difficile. Pour autant que nous le sachions, le Beit Din HaGadol a [presque] toujours été en terre d'Israël, et ce sont eux qui établissent les mois et intercalent les années, selon leurs méthodes acceptées, et lorsqu'ils sont réunis.

Cette [halakha] est un fondement très important de notre croyance, que seuls les penseurs profonds reconnaîtront et percevront. En d'autres termes, le fait que nous, en dehors de la terre d'Israël, calculions actuellement [le calendrier juif] en utilisant les méthodes traditionnelles d'intercalation, et que nous disions qu'un certain jour est Roch 'Hodech ou un jour férié (jour de fête juif), en aucun cas nous n'établissons ce jour comme un jour férié en raison de nos calculs.
Nous le faisons plutôt parce que le Beit Din HaGadol de la terre d'Israël a déjà établi que ce jour était Roch 'hodech ou un jour férié.
C'est seulement parce qu'ils ont dit qu'aujourd'hui est Roch 'hodech ou un jour férié qu'il s'agit de Roch 'hodech ou d'un jour férié, que leur détermination soit basée sur des calculs ou des observations de la lune, comme l'ont expliqué les Chazal : "Voici les fêtes fixées par Hachem que vous devez annoncer (Emor 23,2), je n'ai pas d'autres fêtes que celles-là" (Sifra, Emor 10).
En d'autres termes, [je n'ai pas d'autres fêtes que celles que les membres du Beit Din] déclarent être des fêtes, même s'ils se trompent involontairement, même s'ils sont contraints [d'établir la fête], même s'ils se trompent (ibid.), comme la tradition nous l'a été transmise.
La [seule] raison pour laquelle nous faisons les calculs aujourd'hui est de déterminer quel jour les habitants en terre d'Israël ont établi Roch 'hodech, puisqu'ils utilisent le même système de calcul [que nous utilisons], et non des observations. Nous nous appuyons sur leurs déterminations, et non sur nos calculs. Nos calculs ne font que révéler la question. Comprenez bien cela.

Je m'explique. Supposons, par exemple, que les juifs en terre d'Israël disparaissent du pays, D. nous interdit de faire une telle chose, car Il a promis de ne pas détruire entièrement les restes de la nation. Supposons également qu'il n'y ait pas de beit din dans cette région et qu'il n'y ait pas de beit din dans la Diaspora qui ait été ordonné en terre d'Israël.
Dans ces circonstances, nos calculs ne nous seraient d'aucune aide. En effet, nous ne pouvons pas calculer les mois ou établir des années bissextiles en dehors de la terre d'Israël, à moins que [nous ne remplissions] les conditions mentionnées ci-dessus. En effet, c'est de Sion que sortira la Torah (Yéchayahou 2,3).

[ => l'implication de ces mots est stupéfiante : l'absence de juifs en terre d'Israël équivaut à la destruction du peuple juif. Il est clair que le Rambam considère les juifs de la terre d'Israël comme les seuls véritables représentants du Klal Yisrael.
Nous allons commenter cela avec 2 responsa du 'Hatam Sofer. ]

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-> Expliquant ce Rambam, le 'Hatam Sofer (Responsa - Yoré Déa 234) écrit :
"Tous nos Sages s'accordent à dire que la sainteté des deux [Jérusalem et la terre d'Israël] est éternelle.
Depuis les temps immémoriaux jusqu'à la fin des temps, leur sainteté n'a jamais changé et ne changera jamais. La seule chose est que la sainteté de Jérusalem est plus intense que celle du reste du pays.
Même le Rambam, qui ne comptait pas le fait de résider en terre d'Israël parmi les commandements positifs, comme l'a fait le Ramban dans [son] décompte des mitsvot, admet néanmoins, avec beaucoup de vigueur, que [la Terre est] sainte [même] de nos jours.

C'est pourquoi le Rambam écrit dans le [séfer HaMitsvot - mitsva assé 153], ce qui suit : "Disons, à D. ne plaise, que les enfants d'Israël disparaîtraient de la terre d'Israël, que Son nom soit béni pour cela [pour ne jamais laisser cela se produire], car Il nous a promis dans la Torah que cette nation ne sera jamais complètement détruite. [Disons également qu'il n'y aurait pas de beit din en Eretz Yisrael ni de beit din en Diaspora qui aurait été ordonné en Eretz Yisrael. Dans ces circonstances, les calculs que nous faisons dans le Chutz LaAretz ne nous seraient d'aucune utilité.
En effet, nous ne pouvons pas instituer des années bissextiles ou établir des mois ailleurs qu'en terre d'Israël. En effet, c'est de Sion que sortira la Torah, et c'est de Jérusalem que sortira la parole de l'Éternel (Yéchayahou 2,3)".

Ce qui est stupéfiant, c'est que [le Rambam] a écrit : "Hachem nous a promis dans la Torah que cette nation ne serait jamais détruite."
Il semble, d'après ses paroles, que si, à D. ne plaise, il ne restait pas un seul juif en terre d'Israël, même si des juifs vivaient en 'houts LaAretz, cela serait considéré comme la destruction de la nation, à D. ne plaise, car nous n'avons pas de rabbins avec une (vraie) semichah (ordination rabbinique), et il est [par conséquent] impossible d'établir des mois et d'instituer des années bissextiles.
Le Rambam soutient que le fait que les anciens sages aient calculé les années et les mois, et les aient sanctifiés, ne sert à rien si [certains] juifs ne restent pas en terre d'Israël, même des vignerons et des agriculteurs.
Alors, lorsque le moment sera venu, ces viticulteurs [et agriculteurs] établiront les fêtes, sur la base des calculs de ces anciens sages, en fonction de ce qu'ils voient dans un calendrier particulier et selon l'ordre des années bissextiles pour chaque année. De cette manière, les fêtes sont sanctifiées dans le monde entier.

Mais si aucun [juif ne vit en terre d'Israël], les calculs et les sanctifications effectués par les sages précédents seraient inutiles et la Torah tout entière serait abrogée, [ce qui ferait] cesser l'existence de la nation juive, ce qui équivaudrait à la destruction de la nation, à D. ne plaise.
Notre Créateur nous a cependant promis que cela n'arriverait pas. C'est pourquoi, pendant les 70 années de l'exil babylonien, lorsqu'il y avait des rabbins ordonnés dans la Diaspora, nous n'avions aucune garantie que la [tragédie] susmentionnée ne [se produirait] pas. Au contraire, pendant 52 ans, aucun homme n'a traversé [le pays].
Aujourd'hui, cependant, notre disgrâce, le fait que nous n'ayons pas de rabbins avec une [véritable] semichah, est le salut de la Terre [d'Israël], car elle peut être assurée que les Juifs demeureront en son sein, quoi qu'il arrive.

Telle est l'intention du Rambam. Quoi qu'il en soit, il ressort de ses propos que la sainteté de la terre n'a pas diminué et qu'elle ne dépend pas du tout de la capacité à accomplir les mitsvot.
Au contraire, la terre elle-même est sainte, et Jérusalem est [encore] plus sainte."

[ => ainsi, selon le Rambam, les juifs du monde entier ne peuvent respecter les mitsvot qui dépendent du calendrier (et elles sont nombreuses) qu'en vertu du mérite des juifs qui vivent en terre d'Israël, qu'ils soient ou non érudits ou pieux. En fait, ils gardent toute la nation juive. ]

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-> De même, le 'Hatam Sofer (dans sa Responsa - Ora'h 'Haïm 203) écrit :
Le Rambam soutient que même si aucun être humain n'a traversé la Judée pendant 52 ans après la destruction du premier Temple (guémara Shabbat 145b), [les rabbins ont été capables de fixer le calendrier, car il y avait encore des rabbins ordonnés en Babylonie, qui était donc comme terre d'Israël en termes de sanctification du mois nouveau mois.
Cependant, après l'abolition de la semicha, les derniers rabbins ordonnés ont sanctifié tous les mois et toutes les années jusqu'à la venue du machia'h.

Néanmoins, cela ne servira à rien si un juif ne vit pas en terre d'Israël. Hillel et ses collègues, les derniers rabbins dotés d'une [véritable] semichah, ont calculé et sanctifié les mois [et les années] pour ce seul juif, et la sainteté émane de là pour tout Israël.
Cependant, si l'implantation en terre d'Israël devait cesser de nos jours, à D. ne plaise, cette sanctification deviendrait nulle et non avenue, et la plupart des mitsvot seraient dissoutes, à D. ne plaise.

C'est pourquoi nous devons soutenir de toutes nos forces l'installation [des juifs] en terre d'Israël ... non pas pour aider ceux [qui y vivent à accomplir] la mitsva de résider en terre d'Israël. Au contraire, [nous devons le faire] pour nous-mêmes, pour maintenir les paroles de cette Torah, car sans l'implantation juive dans cette région, la Torah expirerait, à D. ne plaise.

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-> Le rav Yé'hiel Michel Tikochinsky (séfer Erets Israël 25,15) écrit :
Le Rambam (séfer HaMitsvot - mitsva assé 153) écrit que la seule façon dont nous nous appuyons, aujourd'hui, sur l'établissement des fêtes (que Hillel le dernier Nassi a instituée) est en vertu de la communauté juive qui habite en terre d'Israël.
Et si, à D. ne plaise, les bné Israël disparaissaient de la terre d'Israël, notre calcul ne nous aiderait pas du tout.
... La principale force d'Israël et du beit din (les tribunaux rabbiniques) se trouve en terre d'Israël, et chaque juif pratiquant [qui vit ici] ajoute de la force à la communauté [juive dans son ensemble].

[La terre d'Israël ] "toute la bonté du monde vient de là."
[midrach Tan'houma - Kédochim 12 - kol atovot chéba'olam miména]

L’unité est notre bouclier contre les mauvaises choses

+ L'unité est notre bouclier contre les mauvaises choses :

-> "C'est une merveilleuse ségoula qui a été testée et éprouvée que de recevoir des bénédictions grâce aux autres auxquels on est lié. On pourra recevoir toutes les bonnes choses qui profitent au corps et à l’âme ... [l'unité, la paix entre nous (alors que ce n'est pas toujours évident), fait descendre la bénédiction de notre papa Hachem. ]

Si l’on respecte le commandement de la Torah d’aimer son prochain comme soi-même, on sera complètement lié à eux. Chaque lien (avec un autre juif) découle du lien avec Hachem (qui est présent en chacun). Ainsi, en se connectant à autrui, on se connecte à Hachem.
Ce lien de davantage de proximité avec Hachem nous aidera dans nos souffrances.

De plus, comme autrui est liés à nous, notre douleur est leur douleur, et si les autres ne méritent pas de souffrir, Hachem fera preuve de compassion.
Par conséquent, le simple fait de leur parler de notre problème entraînera une demande de miséricorde pour nous.
[pour Hachem : puisqu'ils sont liés comme un, je ne vais pas le faire souffrir car telle autre personne faisant partie du groupe ne mérite pas cette dose de souffrance actuellement. Il en découle que nous devons prendre un temps où l'on vide notre cœur sur des difficultés qu'on a pu entendre autour de nous, car en plus de faire la mitsva d'aimer notre prochain, par notre mérite on peut empêcher des galères à arriver à autrui. ]

C’est également le sens du verset de : "Il a délivré mon âme par la paix de la bataille qui m’a frappé, grâce aux nombreux gens qui étaient avec moi" (Téhilim 55,19).
Le lien avec de nombreuses personnes est ce qui délivre une âme de tous les problèmes, tant physiques que spirituels. Lorsqu’une personne a un lien avec les autres, elle ne peut pas souffrir car ils ne méritent pas de souffrir. Par conséquent, elle sera sauvée de sa douleur.
[rav Avraham de Kalish]

+ "Vous observerez donc mes lois et mes statuts, parce que l'homme qui les pratique obtient, par eux, la vie : je suis Hachem" (A'haré Mot 18,5)

-> Le midrach (Téhilim 56) explique : "pour marcher devant Hachem dans le pays de la vie, il s'agit de la terre d'Israël".

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-> "C'est la nostalgie pour le terre d'Israël, le pays de la kédoucha, le pays d'Hachem, où toutes les mitsvot sont accomplies et s'expriment dans leur forme achevée.
Et cette aspiration à révéler la qualité particulière de l'esprit de D., à lever la tête dans l'esprit de D., dans sa grandeur absolue, est ce qui stimule le cœur de chacun, et tous souhaitent s'unir à lui pour goûter le charme de sa vie."
[rav Avraham Kook - Orot]

-> "La terre d'Israël est particulièrement distingué par le D. d'Israël, et la conduite humaine ne peut être parfaite que dans ce pays ... le cœur et l'âme ne peuvent être parfaitement purs et sans tâche que dans ce lieu spécialement choisi par Hachem."
[Kouzari 5,23]
[ s'attacher pleinement avec Hachem, ne peut être réalisé qu'en terre d'Israël. ]

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-> Le rav Tsvi Fishman (rapportant le rav Avraham Kook) dit qu'en terre d'Israël, l'âme d'un juif en terre d'Israël va s'unir avec l'esprit Divin de la terre, provoquant une vie illuminée par la Torah et les mitsvot à son niveau de révélation le plus élevé.
[il en résulte une telle différence comparativement à un juif résidant en dehors d'Israël, que la terre d'Israël est appelé : la terre/pays de la vie = "artsot ha'Haïm" (Téhilim 116,9) ; "érets ha'haïm" (Téhilim 142,6). ]

La guéoula et la lumière du machia'h ressemblent à une gazelle.
La gazelle bondit sur une montagne, de rocher en rocher, échappant à la vue à tel moment pour revenir dans le champ de vision un instant plus tard pour disparaître à nouveau et réapparaître escaladant un plateau.
[d'après le midrach Chir haChirim rabba 2,14]

Avoir foi dans la pureté intérieur de tout juif

+ Avoir foi dans la pureté intérieur de tout juif :

-> Le Maharal (Nétsa'h Israël - chap.11) décrit l'éternelle pureté intérieure de tout juif qu'une faute extérieure ne peut jamais entacher ou atteindre.
Il insiste à plusieurs reprises sur le fait que la faute est quelque chose d'extérieur au peuple juif. La lumière divine intérieure qui caractérise l'âme d'un juif existe sur un plan d'existence différent du monde physique/matériel.
Sur un plan divin plus profond, il n'y a aucune rencontre ni aucun contact avec la faute.

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-> "La nation d'Israël a une alliance éternelle selon laquelle elle ne deviendra jamais complètement impure.
L'impureté (de ses fautes) peut l'influencer ; elle peut assombrir la nation avec des taches, mais elle ne peut pas déraciner la nation de sa source de vie divine.

... l'esprit de la nation en terre d'Israël est si profondément lié à l'esprit d'Hachem qui infuse la vie de la nation, que même une personne qui dit qu'elle n'a pas besoin de l'esprit d'Hachem y est elle-même attachée, en dépit de ce qu'elle dit, en raison de son désir ardent de faire partie de la nation juive".
[rav Avraham Kook - Orot ]

La différence entre l’âme d’un juif et celle d’un non juif

+ La différence entre l'âme d'un juif et celle d'un non juif :

"Je ferai une distinction entre Mon peuple et ton peuple, c'est demain qu'aura lieu ce signe" (Vaéra 8,19)

-> Le Imré Emet (cité dans le séfer Likouté Yéhouda) explique ce verset en citant le Magen Avraham (46:10) qui dit au nom des Mékoubalim que nous faisons les bénédictions de "chélo assani goy" (qui ne m'a pas fait non juif) et "chélo assani aved" (qui ne m'a pas fait esclave) chaque matin pour remercier Hachem de ne pas avoir permis à un âme d'un non juif ou d'un esclave d'entrer dans notre corps pendant que nous dormions.

Il pose la question suivante : Comment une personne peut-elle savoir que l'âme d'un non juif n'est pas entrée dans son corps?
S'il est capable de bénir Hachem et de prononcer Son nom, c'est un signe clair que cela ne s'est pas produit.

C'est pourquoi le verset dit : "Je ferai une distinction entre Mon peuple et ton peuple, c'est demain (matin) qu'aura lieu ce signe" = chaque matin, lorsque l'on récite les Birkat Hacha'har, la séparation entre un juif et un non juif devient évidente.

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+ Une transformation quotidienne :

-> Le Imré Emet ajoute que la raison pour laquelle le "Yid Hakadoch" (rabbi Bounim de Peschi'ha) était connu sous ce nom était qu'il se sanctifiait chaque jour pour s'élever à un nouveau niveau de sainteté qui était aussi loin au-dessus de son niveau précédent que la différence entre un juif et un non juif.

Ce concept est illustré par ce verset qui dit que la séparation entre un juif et un non juif est visible chaque matin, ce qui signifie qu'un juif est capable de subir une transformation chaque jour pour atteindre un nouveau niveau qui est aussi éloigné de son ancien niveau que la différence entre un juif et un non juif.

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-> Toute la création peut être classée en 4 catégories : les objets inanimés/minéraux, les végétaux, les créatures vivantes (animaux) et les êtres parlants (humains) (domem, tsoméa'h, 'haï, médaber).
Dans le Séfer haKouzari (4e hakdama du maamar 5), le rav Yéhouda haLévi ajoute une 5e catégorie : le peuple juif (am Israël).

=> Dans les mots du Kouzari : "Les plus bas (spirituellement) parmi les enfants de la Torah d'Hachem sont plus élevés que même les plus élevés parmi les nations qui n'ont pas la Torah. Car la Torah, qui vient d'Hachem, insuffle à l'âme les qualités et la nature des anges".

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-> En plus des quatre formes de création dans le monde : les inanimées (ex: les pierres), les végétaux (ex: les plantes), les êtres animés (les animaux) et les êtres parlants (les humains), il existe un autre type qui est plus élevé que tous les autres : le peuple juif, qui est plus pur à tous égards que toutes les autres créations.
[rav 'Haïm Vital - chaar Hakédoucha ]

[cette idée est reprise par le Ram'hal (dans son Déré'h Hachem 2:1, ainsi que dans son maamar ha'Hokma), ainsi que par le Chem miChmouël (Yitro)]

-> Les enfants de Yaakov se distinguent des autres peuples par des qualités divines, ce qui faisait d'eux, pour ainsi dire, une caste angélique.
[Kouzari 1:103]

Hachem cache Sa face à ceux qui pensent avoir les moyens de s’aider par eux-mêmes

+ Hachem cache Sa face à ceux qui pensent avoir les moyens de s'aider par eux-mêmes :

-> "Jusqu'à quand me cacheras-Tu Ta face? Combien de temps vais-je chercher des solutions par moi-même"?" (Téhilim 13,2-3)

-> Le rabbi de Ruzhin explique que cela signifie qu'Hachem cache Son visage lorsque nous essayons de trouver des solutions par nous-mêmes.
Mais si nous reconnaissons que notre seule et unique solution est de faire confiance à Hachem, alors Il ne nous cachera pas Son visage.

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+ "Même l'obscurité ne sera pas obscure devant Toi" (gam 'hochékh lo ya'hchih - Téhilim 139,12).

-> Le rav Ména'hem Mendel de Kotzk explique cela comme signifiant que si l'on reconnaît que l'obscurité perçue vient d'Hachem, alors il n'y aura pas d'obscurité du tout.

[d'où la suite de ce Téhilim : "la nuit est lumineuse comme le jour, l’obscurité est clarté". ]

La grandeur d’être juif à notre génération

+ La grandeur d'être juif à notre génération :

-> Le Baal Chem Tov dit qu'en exil, une aide spéciale est disponible pour une personne cherchant l'inspiration divine, malgré le fait que la Chékhina ne réside pas en diaspora.
Même si une personne n'est pas tout à fait digne, le ciel n'est pas aussi exigeant avec elle qu'en terre d'Israël. En effet, lorsqu'un roi est en voyage, il doit dormir dans des auberges et des hôtels dont la propreté et la beauté ne sont pas à la hauteur de son honneur ; cependant, le roi n'est pas déshonoré, car tout le monde sait qu'il est en voyage.
[Irga déPirka 148]

=> le Baal Shem Tov veut dire qu'étant donné que la Présence divine est en exil dans le monde et qu'elle n'est plus concentrée sur la terre d'Israël et le Temple sacré (sa résidence sur terre), il est en fait plus facile de parvenir à une perception d'Hachem que par le passé.

-> Sur cette idée, le rabbi Yaakov Yossef de Polnoye (Toldot Yaakov Yossef - Ekev, 181b) écrit :
"Particulièrement à notre époque, où la Présence divine est en exil et ne trouve pas d'endroit où se reposer, dès qu'une personne prépare toutes ses actions pour agir selon la volonté d'Hachem, elle devient immédiatement un "trône" pour la Chékhina, qui se repose sur elle.
Une telle personne est même considérée comme plus élevée que ceux des générations précédentes, lorsqu'il y avait de nombreux Tsadikim dans le monde, alors qu'aujourd'hui, "l'homme pieux disparaît" (Téhilim 12:2), c'est-à-dire ceux qui sont pieux devant leur Créateur (Zohar III ,281b).

Une personne doit se renforcer comme un guerrier et faire preuve de bonté envers la Chékhina, afin de devenir un trône pour l'Attribut de l'amour bienveillant ('Hessed). Tout comme à l'époque d'Avraham, où il n'y avait personne d'autre que lui pour aider la Chékhina, aujourd'hui aussi, à part quelques rares individus, personne ne pense à aider et à soutenir la Chékhina dans cet exil amer.
Ainsi, une personne qui est prête à se sacrifier (faisant Sa volonté ma volonté) deviendra certainement un trône pour la Présence divine, avec le trait de la bonté aimante."

La joie est un prérequis pour notre Avodat Hachem

+ La joie est un prérequis pour notre Avodat Hachem :

-> Il est impossible de vaincre le yétser ara par la paresse et la mollesse, qui découlent de la tristesse et de l'affadissement du cœur. Il faut plutôt de la vivacité, qui découle de la joie et d'un cœur ouvert qui n'est entaché d'aucune trace d'inquiétude et de tristesse dans le monde.
[Tanya - chap.26]

-> La tristesse qui nous affaiblit, démoralise, est un mal aux yeux d'Hachem, car elle pousse une personne à négliger son implication dans son avodat Hachem, et à servir Hachem avec un visage en colère, une faiblesse physique et une lourdeur, un désarroi et de nombreuses erreurs.
['Hida - Moré baEtsba 10,320]

-> "Lorsque nous disons que la joie est nécessaire (pour servir Hachem), la joie (sim'ha) dont nous parlons n'est pas une sim'ha cbel mitsa, car il s'agit déjà d'un niveau et nous ne pouvons pas demander que chaque juif soit à ce niveau. Ce que nous voulons dire, c'est qu'il ne faut pas se soumettre à une tristesse qui nous affaiblit".
[rav Aharon de Karlin]

-> Le Ben Ich 'Haï (Od Yossef 'Haï - Bé'houkotaï) déclare : "Par la joie, on tire le désir. C'est du désir que découle l'empressement à accomplir les mitsvot, de sorte qu'elles ne soient pas un fardeau pour la personne, mais qu'elle les perçoive plutôt comme légères et non comme lourdes."

-> La joie permet à une personne de lever la tête, d'élever son esprit afin qu'elle puisse prier correctement, apprendre de la bonne manière et accomplir ce qui lui incombe.
[rav David Tsvi Shlomo Biderman]

-> "L'âme n'est naturellement attirée que par les choses qui lui procurent la douceur, le plaisir, l'expansion et la joie. Elle ne s'engagera que dans quelque chose qui lui promet la joie et le plaisir".
[séfer haBrit 14:7,24]

-> Le Iglé Tal, citant le Zohar, explique que le yétser hatov (bon penchant) est renforcé par la joie.

-> Le Agra déKalla (Toldot) explique que par le biais du plaisir physique, on prépare son cœur à se réjouir et à s'engager avec joie dans la avodat Hachem. En outre, c'est l'essence des séoudot mitsva dans lequel nous devons prendre part.

-> Selon le Beit Israël (Gour - paracha Ki Tavo 5719), c'est grâce à la joie que l'on peut atteindre une véritable avodat Hachem.

-> Le 'Hatam Sofer (drachot du 7 Adar 5570) dit : "Il est impossible de servir Hachem et d'acquérir le monde à Venir sans l'avoda de la joie."

-> "C'est pourquoi vous n'avez pas servi Hachem, votre D., avec joie et allégresse de cœur mérov kol (par-dessus tout)".
Les mots "mérov kol" signifient "plus que toutes les mitsvot. L'intention est qu'une personne doit s'efforcer de servir Hachem avec le trait de la joie plus qu'elle ne s'efforce d'accomplir toutes les autres mitsvot.
[séfer Torat Avot - Ki Tavo]
[d'une certaine façon, la mitsva des mitsvot, est d'être dans la joie! ]

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-> Grâce à la joie, "une échelle plantée sur le sol", même si une personne a l'impression que son échelle est plantée sur la terre (qu'elle vaut pas grand chose, comme au ras du sol), elle peut être sûre que "son sommet atteint les cieux", elle est capable d'atteindre la Gloire de d'Hachem dans les cieux.
Un autre avantage de la joie est que, grâce à la joie, on peut atteindre un niveau plus élevé que celui des anges. En effet, si un ange tombe de son niveau, il n'est pas capable de se relever.
L'homme, cependant, est plus grand que cela, car il peut tomber et s'élever à nouveau jusqu'à la Maison d'Hachem.
L'homme atteint son apogée lorsqu'il sert Hachem avec joie et que Hachem plane sur lui. Une personne doit toujours être dans un état où aucun signe de tristesse n'apparaît sur son visage. Au contraire, elle doit toujours être dans un état de grande joie et servir Hachem avec joie.
C'est ainsi qu'elle ne connaîtra jamais le malheur".
[Kédouchat Yom Tov - Vayétsé]

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-> Selon le Baal Chem Tov, la joie est "un long chemin qui est très court". Ce qu'une personne doit s'efforcer d'atteindre en s'affligeant et en jeûnant pendant de nombreuses années pourrait être atteint en une période de temps infiniment plus courte si elle s'habituait à servir Hachem avec joie.
Le Taharat HaKodech (taharat haMa'hchava) compare cela à un ascenseur avec lequel on peut s'élever à un niveau très élevé en peu de temps. Il en va de même pour le pouvoir impressionnant de la joie.

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-> "Soyez extrêmement joyeux dans votre avoda actuelle, et grâce à cette joie, vous mériterez un niveau plus élevé"
[rav Ména'hem Mendel de Vitebsk - Pri HaAretz - lettre 22 ]

-> Lorsque le cœur d'une personne est rempli de joie à propos de l'unité d'Hachem avec toute l'étendue de la joie, son cœur reçoit la force, grâce à cette joie, de s'élever bien au-delà de tous les obstacles internes et externes, à l'accomplissement des 613 mitsvot.
[séfer haTanya - chap.33]

-> "Croyez-moi, il n'y a pas de moyen plus facile de se renforcer dans la avodat Hachem que la joie chel mitsva ... Lorsqu'une personne s'habitue à accomplir les mitsvot avec joie, le yétser ara et la sitra a'hra s'échappent naturellement de devant elle, car ils n'ont aucun lien avec la sim'ha chel mitsva.
En vérité, c'est la raison pour laquelle l'essence même de l'objectif du yétser ara est de priver une personne de sa joie. Mais une personne a besoin de croire de tout son cœur et de se réjouir de tout son cœur pour chaque action."
[Sfat Emet - lettre 22 ]

-> La avoda qui est accomplie avec joie est plus élevée dans le niveau de sa qualité et rapproche une personne d'Hachem, comme l'écrit le rav 'Haïm Vital (chaaré Kédoucha 2,4) : "La joie ajoute un énorme désir et un amour de la proximité avec Hachem".
Grâce à cela, on méritera de s'élever de plus en plus haut, niveau après niveau, sur l'échelle de la Torah et de la crainte du Ciel. En effet, la avoda accomplie avec joie entraîne dans son sillage un désir ardent pour le Créateur de tous les mondes, et une avoda joyeuse nous rapproche de notre Père céleste.

En effet, il est écrit dans le séfer Yaarot Dvach du rav Eibshitz (vol.1, 11e discours) que la joie dans la avodat Hachem "est ce qui amène une personne à l'admiration et à l'amour d'Hachem. C'est littéralement l'essence de la Torah d'une personne complète, car grâce à cela, on peut se lier à Hachem, se tourner vers Son amour et étudier Sa Torah avec passion, en se plongeant dans la Torah et la crainte du Ciel tout au long de ses jours."
[rav David Tsvi Shlomo Biderman]

-> "Il n'y a pas d'autre conseil pour lutter contre tous les détracteurs que celui d'une joie de sainteté".
[Shomer Emounim - Tsahala véRina ]

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-> "L'essence de tous les traits négatifs est la tristesse et la dépression".
[rav de Karlin - séder haYom]

-> "Il n'y a pas de trait de caractère plus détestable pour Hachem que la tristesse."
[Ben Ich 'Haï - Adéret Eliyahou - Vayakel]

-> "Honorez Hachem avec une âme joyeuse afin d'être prêt à recevoir Sa Gloire. En effet, la tristesse ferme la place de l'âme et sert de barrière entre l'âme et Hachem.
La Chékhina ne se repose (sur une personne) ni dans la tristesse, ni dans la paresse, mais uniquement dans la joie".
[Kol Bo - Hilkhot Ichout - Béiour Birkat Acher Bara]

-> "La tristesse empêche l'âme de se connecter à Hachem, ce qui est possible grâce à la joie."
[Toldot Yaakov Yossef - Michpatim n°13]

-> "La tristesse est le klipa la plus difficile de toutes, ... car on n'a pas de lien avec Hachem (voir Hochéa 4,17 : 'havour atsavin')."
[Pri haArets - Mattot-Massé]

-> Le Tiféret Sblomo (Pessa'h) notre à propos de ce que nous disons dans les Ta'hanoun :"Nivhala nafchénou mérov atsvonénou", que par la tristesse, l'âme devient confuse, car elle est tombée de son niveau [de sainteté].

-> On trouve dans les écrits du Arizal : "La tristesse est du côté de la klipa (force du mal), et l'âme est du côté de la sainteté. L'élément principal de l'étude de la Torah et de la avoda est enraciné dans une abondance de joie".
[Toldot Yaakov Yossef - Michpatim n°15]

-> "Le trait de tristesse est révoltant, en particulier lorsque l'on cherche à acquérir la sagesse et les réalisations spirituelles, car il n'y a pas de plus grand obstacle à des perceptions plus élevées que cela."
[Eitz 'Haïm - Introduction]

-> Tout ce que vous pouvez faire pour réjouir votre cœur, faites-le, car ... il est impossible qu'une pensée de vérité, même partielle, soit révélée dans un cœur attristé, enraciné dans le mal et le mensonge, ..."
[séfer Yocher Divré Emet - p.44]

-> "La tristesse crée un obstacle à la avodat Hachem et à l'accomplissement des mitsvot, interrompant l'implication de la personne dans l'étude de la Torah et sa kavana lors de la prière, annulant toutes les pensées positives de vouloir servir Hachem.
C'est la porte qui se trouve au tout début de l'attaque séductrice du yétser ara, même si l'on est un tsadik ...
Le contraire de cela est lorsque l'on sert Hachem dans la joie, car la joie augmente l'amour et le désir de se connecter à Hachem".
[rav 'Haïm Vital - Chaaré Kédoucha 2,4]

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-> Le Baal Ha'Harédim (Mili Dchmaya - chap.26) explique le pasouk : "C'est à cause de cela que vous n'avez pas servi Hachem avec joie". Il n'est pas dit : "C'est à cause de cela que vous n'avez pas servi Hachem". L'implication est plutôt qu'au début, ils ont servi Hachem, mais pas avec joie.
Une faute en appelle un autre, et par la suite, ils s'abstiendront complètement de servir Hachem".

-> Sefer HaTanya (chapitre 26) : "Il faut trouver un moyen de se libérer de la tristesse liée aux questions d'avodat Hachem ... car on sait qu'il s'agit d'une stratégie du yétser ara pour nous plonger dans des désirs impurs. Il faut se concentrer sur le fait que ce n'est pas le bon moment pour ressentir une véritable tristesse ou même pour s'inquiéter de ses graves fautes (il y a un temps pour chaque chse)."

-> "Lorsqu'une personne se promène constamment avec des soucis, même s'il s'agit de soucis concernant ses fautes, et qu'elle n'éprouve aucune joie, il lui est impossible d'aller jusqu'au bout de sa avodat Hachem."
[séfer Torat Avot n°36]

-> "Une personne doit s'éloigner considérablement de la tristesse, car ce trait de caractère fait tomber une personne dans les mains du yétser ara.
Selon le Zohar, la tristesse est la colère du dégoûtant (c'est-à-dire le yétser ara). La tristesse est absente d'un esprit serein, et lorsque l'on perd ce sens de la clarté, l'âme animale s'enhardit, et l'esprit de bonté et de pureté s'échappe devant elle ...
Par conséquent, le seul conseil que l'on puisse donner à une personne est de se renforcer de plus en plus avec joie".
[rav Avraham Slonim - Yessod haAvoda vol.3 chao.8]

-> "Ce Shabbath Kodech, avant la prière, j'ai contemplé divers éléments de avodat Hachem. J'ai alors commencé à m'interroger sur les différents échecs que l'on peut rencontrer dans la avodat Hachem, et j'ai vu que la source de tous ces échecs n'est autre que la tristesse".
[Shomer Emounim - dans une lettre du Tsahala véRina - note 19]

-> Les séforim hakédochim expliquent longuement comment la tristesse peut amener une personne à se laisser facilement attirer par les plaisirs de ce monde. L'âme juive tire son origine de la source du plaisir. C'est pourquoi, en l'absence de plaisir spirituel, elle recherchera des plaisirs beaucoup plus modestes de ce monde, voir dans la faute que D. préserve.
Le Maor VaChémecb (Béha'alotékha) écrit : "C'est un fondement important de la avodat Hachem que de s'éloigner de la tristesse, de toutes les façons possibles ... car elle nous amène à toutes sortes de transgressions. La tristesse provoquera d'abord le désir de manger (avec excès), puis ce désir conduira à d'autres ..."

-> "Si une personne n'a pas de plaisir ou de joie de son propre sort (spirituel), l'âme, qui a besoin de plaisir, commencera à désirer d'autres plaisirs (dans la matérialité, dans l'animalité)."
[rav de Vitebsk - séfer Pri Ha'Aretz - lettre 22 ]

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-> "On pourra se purifier en fonction de notre degré de joie. L'essentiel, c'est la joie".
[séfer Imré Emet - Tétsavé]

-> Le rav Tsadok haCohen (Pri Tsadik - Vayétsé n°3) affirme que si le cœur d'une personne est rempli de joie, "elle est délivrée de toutes sortes de pensées qui font souffrir et dégoûtent l'âme".

-> De même, le Or'hot Tsadikim (5e porte, cité dans le séfer 'Harédim n°300) explique que la sainte joie "... bannit du cœur la douceur du physique et les plaisirs de ce monde".

-> Le séfer Yisma'h Israël (méoran chel Israël) enseigne : "Et vous serez bésim'ha, seulement joyeux". Le mot "bésim'ha" contient les mêmes lettres que "ma'hchava", la pensée. Car on aura naturellement des pensées pures et bonnes, comme le dit le pasouk,

-> De même, le Beit Aharon ('Hanouka) écrit : "Le mot 'ma'hchava' contient les mêmes lettres que le mot 'bésim'ha', car le fait d'être joyeux, bésim'ha, permet à quelqu'un de garder son esprit et de se retenir de considérer les vanités de ce monde."
[si on trouve notre bonheur, notre épanouissement, dans la Torah, alors pourquoi chercher ailleurs.
Hachem nous demande de Le servir de tout notre être, de tout notre cœur. Ce n'est qu'en étant joyeux qu'on peut être à 100% avec Hachem, car sinon on a aussi des attentes dans d'autres domaines pour combler notre besoin de plaisir.
Ainsi, d'un côté notre yétser ara travaille discrètement pour qu'on soit moins épanouie, plus triste, et nous à l'inverse on doit constamment trouver des astuces pour rester pleinement joyeux. ]

-> Le rav Moché Leib de Sassov (Likouté Ramal de Sassov - Béréchit) écrit que la joie des mitsvot protège une personne des forces néfastes et garantit qu'elle ne sera pas attirée par les plaisirs de ce monde. C'est parce qu'il est déjà connecté à la joie de la Torah et des mitsvot.

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-> La guémara (Shabbath 30b) affirme : "Le Chékhina ne repose sur une personne que dans la joie".
On y lit également : "Avant de commencer leur discours les Rabbanan, Rabbah commençait par des plaisanteries et les Rabbanan riaient."
En effet, le Pirké Avot (6,6) enseigne que la joie est l'une des 48 façons d'acquérir la Torah.
Le rav Ovadiya de Barténoura commente que c'est "parce que la Chékhina ne se repose qu'au milieu de la joie".

Le Meiri commente : "Le Chékhina ne se repose pas dans la tristesse, car la tristesse ferme le cœur et scelle les voies de l'esprit. Au contraire, elle ne se repose que dans la joie du cœur et dans une disposition agréable".

Rabbeinu Bé'hayé (Béréchit 1,21) écrit : "Il est connu que lorsqu'une personne est très joyeuse, les forces intellectuelles de son âme sont renforcées et elle est mieux préparée à saisir les idées, comme dans le cas d'Elicha : "Procure-moi un musicien."

-> Le Maharal (Déré'h Ha'Haïm 6,7) écrit : "Par conséquent, le rire de l'esprit est une grande condition préalable à l'étude de la Torah, car pour comprendre la profondeur de la Torah, l'esprit d'une personne doit être lucide. Il s'agit d'une question qui ne nécessite aucune preuve, lorsque l'esprit d'une personne est lucide, son cœur s'ouvre à un degré toujours plus grand."

Dans la suite de ce passage, le Maharal explique la Mishna de manière plus approfondie :
"Lorsqu'une personne est joyeuse, elle est complète, ce qui lui permet de recevoir la Torah, qui est l'achèvement de l'homme. En revanche, lorsqu'une personne souffre et éprouve un manque, elle est incapable de recevoir la Torah, qui est l'achèvement de l'homme.
La règle [générale] est la suivante : La composition divine qu'est la Torah ne convient qu'à une personne remplie de joie, qui est l'achèvement de l'âme. Lorsque l'âme d'une personne est joyeuse, elle est apte à recevoir l'achèvement de l'homme, c'est-à-dire la Torah."

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-> Le Agra déKalla (Yitro) explique : "Lorsqu'une personne est triste, l'élément Terre est attiré sur elle et elle est incapable de contempler des idées profondes.
En revanche, lorsqu'une personne est joyeuse, l'élément du vent, qui se déplace d'un endroit à l'autre, est renforcé, et elle est ainsi capable de passer d'une idée à l'autre".

-> Le rav 'Haïm de Volozhin (Roua'h Haïm) écrit : "Une personne qui étudie pendant une heure dans la joie apprendra bien plus qu'une personne triste n'apprend en plusieurs heures."

- >Le séfer midrach Shmouel enseigne la même leçon : "Si quelqu'un n'étudie pas dans la joie et que la Torah devient un fardeau pour lui, il finira par se déconnecter de son étude et continuera à avancer (sans vraiment s'unir avec la Torah).
En revanche, lorsqu'on étudie la Torah dans la joie, on est constamment fou de cet amour, car la Torah et la joie sont frères."

-> Selon le Réchit 'Hokhma (chaar haKédoucha - chap.15) : "La Torah ne s'acquiert que par le principe de la joie."

-> Dans l'introduction du Iglé Tal, il est écrit : "Celui qui se réjouit de ses études, les mots de la Torah sont absorbés dans son système sanguin".

-> Selon le 'Hida (Dvach léFi 7) sur les mots "Mizmor léDavid lé'hazkir" = le chant (mizmor) aide à soutenir la mémoire (lé'hazkir), car c'est la douleur qui entraîne l'oubli.