Tout comme le peuple juif ne peut réaliser son potentiel que sur la terre d'Israël, de même, un juif ne peut réaliser son potentiel spirituel qu'à travers la Torah.
La Torah est la terre spirituelle où s'épanouissent les potentiels uniques de l'âme juive. Par conséquent, lorsqu'il s'agit de faire grandir et de développer l'âme juive, toutes les connaissances non juives sont assimilables à la diaspora. (SK 3:123, OT 12.7)
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 3:123 ; Orot haTorah 12,7 ]
Catégorie : Torah
La Torah nous affranchit du cours naturel des événements. Si nous nous identifions à la nation de la Torah et conformons nos actes à l'esprit de la Torah, la Torah nous élèvera au-delà des contingences naturelles. Dès lors, ce qui est inaccessible de par l'ordre naturel des choses sera à notre portée à travers le mérite de la Torah.
[Maharal - Tiféret Israël 1]
<--->
-> "Si l'on te dit que l'on trouve de la sagesse chez les nations, tu dois le croire. Si en revanche, on te dit qu'il y a de la Torah chez les nations, ne le crois pas" (midrach Eikha rabba 2,13).
En s'adonnant à l'étude de la Torah et à l'observance des mitsvot, les juifs purifient l'air même entre la terre et les cieux, retirant le voile [obscurcissant] de la faute et permettant à la lumière d'Hachem de briller de mille feux dans le monde, comme le rayonnement du soleil lorsqu'aucun nuage ne bloque sa lumière.
[rabbi Yaakov de Lissa - Na'halat Yaakov - Noa'h]
"Celui qui prend à cœur les paroles de la Torah se voit débarrassé de nombreuses préoccupations mentales ... de préoccupations stupides, de préoccupations impures, de préoccupations liées au yétser ara ... de préoccupations liées à des choses futiles".
[Avot déRabbi Nathan - chap. 20 ]
Depuis la destruction de notre Saint Temple et l'exil des enfants loin de la table de leur père, la présence sacrée d'Hachem et Sa gloire errent, pour ainsi dire, sans répit.
Il ne reste plus rien, seulement cette Torah. Lorsque Israël, la nation sainte, s'occupe de la Torah comme il se doit, elle est elle-même comme un sanctuaire miniature, qui se prépare à accueillir et à satisfaire la Sainte Présence, qui se reposera avec elle et déploiera ses ailes sur elle, pour ainsi dire.
Grâce à cela, Hachem bénéficie d'un petit répit, comme le disent nos Sages (Béra'hot 8a) : "Depuis le jour où le Saint Temple a été détruit, Hachem n'a rien dans ce monde à part les 4 amot de la halakha."
[...]
La présence sacrée d'Hachem se repose même sur une seule personne qui s'assoit et étudie la Torah.
[Tana déBé Eliyahou - chap.34 ]
<--->
-> "Venez et voyez à quel point le pouvoir de la Torah est puissant, et combien il est plus élevé que tout"
[Zohar - dans son introduction]
-> Le midrach (Michlé - fin du chap.8 ) explique le verset : "Quiconque me trouve a trouvé la vie".
Hachem dit : "Quiconque se trouve dans les paroles de la Torah, Je me trouve également en lui en tous lieux". Le verset dit donc : "Quiconque Me trouve a trouvé la vie".
-> Les paroles de la Torah sont comparées au pain et à l'eau, nous enseignant que tout comme il est impossible pour une personne d'exister sans pain et sans eau, elle ne peut pas non plus exister sans la Torah.
[Tana déBé Eliayhou - Eliyahou Zouta chap.13 ]
La grandeur acquise grâce à l’étude de la Torah
+ La grandeur acquise grâce à l'étude de la Torah :
1°/ L'importance de chaque mot étudié de Torah :
-> Selon le Gaon de Vilna (Chénot Eliyahou - sur Péa 81,41) : Nos Sages écrivent : "Une personne doit aimer la Torah de tout son cœur, car chaque mot qu'elle étudie est une mitsva en soi. Si tel est le cas, après avoir étudié une page, par exemple, il accomplit plusieurs centaines de mitsvot."
[le 'Hafets 'Haïm rapporte ces mots dans son Chem Olam (chaar Hachzakat haTorah chap.9). ]
Le 'Hafets 'Haïm écrit plus loin, dans le même ordre d'idées, qu'à chaque mot qu'une personne étudie, un ange est créé qui intercède en sa faveur.
<--->
2°/ L'étude de la Torah comme but de la création du monde :
-> Le 'Hafets 'Haïm (Chem Olam - chaar Hachzakat haTorah chap.9 - légèrement adapté) écrit :
"Il est connu que l'étude de la Torah est une mitsva positive de la Torah ... La création de l'homme a pour but principal qu'il fasse des efforts dans la Torah"
-> Le véritable désir de chaque juif est de faire plaisir à son Créateur. Plus une personne reconnaît que la raison principale de la création du monde est l'étude de la Torah, plus il est implicite que, par désir de faire plaisir à son Créateur, elle intensifiera son étude de la Torah.
Puisque la raison principale pour laquelle le monde a été créé est l'étude de la Torah, il est clair que c'est elle qui rapproche le plus de Hachem.
Or, une personne a un grand désir d'être proche d'Hachem et de recevoir une récompense dans le Gan Eden, et cela s'acquiert lorsque l'on réalise la volonté d'Hachem.
<--->
3°/ L'étude de la Torah change l'essence d'une personne :
-> "Il est une mitsva de s'engager dans l'étude de la Torah et de faire de son mieux chaque jour dans l'étude de la Torah, car une personne qui étudie la Torah, son âme acquiert une autre âme sainte et devient comme un ange saint."
[rav 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm chaar 4, chap.15) ; intro Zohar p.12 ]
-> C'est un formidable encouragement pour une personne à rassembler toutes ses forces dans le domaine de l'étude de la Torah, car chaque juif veut s'élever et se rapprocher de Hachem, être plus spirituel et plus pur, changer son être même pour devenir plus saint ...
Nous avons la garantie que l'étude de la Torah purifie notre âme, nous élève et nous fait grimper les niveaux avec toujours davantage de proximité avec Hachem.
Le 'Hazon Ich (dans son Emounah ouBita'hon) écrit qu'une personne peut atteindre un niveau proche de celui d'un ange et pourtant continuer à se mêler aux autres, qui ne remarquent aucune différence entre elle et eux-mêmes.
La vérité ne réside que dans ce qui se trouve à l'intérieur de la personne.
Ainsi, notre yétser ara nous pousse à s'interroger : où sont les changements provoqués par ton étude de la Torah.
Cependant, il est important de connaître la vérité spirituelle, et non ce qu'elle semble être physiquement, par nos sens humain. Quiconque se consacre à l'étude de la Torah, son for intérieur change automatiquement pour devenir plus saint et plus pur. Si on ne le ressent pas, c'est uniquement parce qu'il y a un écran sur le corps qui l'empêche de le ressentir (libre arbitre oblige).
[rabbi Yaakov Ades]
<--->
4°/ Autres changements à notre intériorité dus à l'étude de la Torah :
-> Le 'Hafets 'Haïm écrit que si une personne prenait la peau d'un animal, qui est un objet ordinaire, ne contenant aucune sainteté, et la tannait dans l'intention de l'utiliser pour un rouleau de la Torah, et écrivait un rouleau de la Torah dessus, cette peau deviendrait sainte d'une sainteté impressionnante, une grandeur de rouleau de la Torah bien connue.
À combien plus forte raison lorsqu'une personne prend son cerveau et lui enseigne les paroles de la Torah. Il est certain que le contenu de son cerveau sera sanctifié d'une sainteté extraordinaire.
Dans un rouleau de la Torah, les mots sont simplement écrits sur le parchemin, tandis que dans le cerveau, la Torah pénètre à l'intérieur du cerveau.
La différence entre une personne avant qu'elle n'ait étudié la Torah et après qu'elle l'ait étudiée est comme la différence entre un morceau de peau ordinaire et un rouleau de la Torah qui est sacré et revêt une sainteté extraordinaire.
En vérité, chaque juif, même sans avoir étudié la Torah, possède en lui une grande sainteté simplement parce qu'il est Juif.
Le 'Hafets 'Haïm ajoute ici la différence entre la sainteté d'un juif avant qu'il n'étudie la Torah et la sainteté d'un juif après qu'il ait étudié la Torah, la différence est énorme, comme celle entre un morceau de peau (d'un parchemin) ordinaire et un rouleau de la Torah très saint.
En conséquence, même une personne qui a déjà beaucoup étudié la Torah, lorsqu'elle étudie pendant un temps supplémentaire, son essence est remplacée par une essence encore plus sainte, tout comme la peau ordinaire devient le rouleau sacré de la Torah.
[rabbi Yaakov Ades]
<--->
5°/ Celui qui s'occupe de la Torah mérite une aide céleste surnaturelle spéciale :
-> Le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech Ha'Haïm - chaar 4 , chap.18) écrit que celui qui accepte le joug de la sainte Torah sur lui-même, honnêtement et pour son propre bien, est élevé au-dessus de tout dans ce monde et Hachem lui accorde une attention particulière, bien au-dessus de toutes les forces naturelles.
En effet, il est uni à la Torah et donc à Hachem, pour ainsi dire. Il est sanctifié par la Haute sainteté de la Torah, qui est plus précieuse que tout ce qui a de la valeur dans tous les mondes.
C'est la Torah qui donne vitalité et permanence à tous les mondes et à toutes les forces de la nature. Il s'ensuit donc qu'une personne qui s'occupe de la Torah apporte vie et stabilité à tout et est supérieure à tout.
Celui qui s'occupe de la Torah pour elle-même (lichma) mérite une aide céleste dans ses affaires matérielles, bien au-delà de ce qui est naturel. Il est même possible que ceux qui l'entourent ne le perçoivent pas. Les choses surnaturelles peuvent encore se produire de manière cachée ; l'observateur peut encore se tromper et penser que tout est naturel.
Cependant, la réalité qu'il reçoit est incroyable : l'attention (l'aide) individuelle du ciel. Heureux celui qui mérite cela.
Bien que cela soit écrit à propos de celui qui étudie la Torah pour elle-même et non à propos de quiconque étudie la Torah, cela ne doit pas affaiblir l'inspiration d'une personne à étudier la Torah.
Le Néfech Ha'Haïm (chaar 4,chap.3) écrit que "la Torah pour elle-même" (Torah lichma) ne signifie pas une incroyable proximité avec Hachem et de grands niveaux de spiritualité que beaucoup trouvent difficiles à atteindre, mais plutôt étudier dans le but de comprendre la sainte Torah et non pour d'autres objectifs physiques et matériels, par exemple pour recevoir des honneurs ou prendre plaisir à se disputer, ...
Beaucoup méritent d'étudier avec la simple intention de connaître la Torah et de la comprendre. C'est cela, la Torah pour elle-même (lichma). On n'y parvient pas toujours, mais au moins une grande partie de nos études peut certainement être motivée par la simple intention de connaître la Torah et de la comprendre.
-> Même si le Néfech Ha'Haïm a expliqué ce qui est considéré comme la Torah pour elle-même (lichma - désintéressé d'intérêts personnels), il est néanmoins vrai qu'il s'agit d'un niveau supérieur lorsqu'une personne se concentre dans son étude pour apporter de plus en plus de plaisir à son Créateur, ce qui lui permet d'étudier avec un sentiment de proximité accru envers Hachem.
De plus, l'étude qu'elle a réellement effectuée est également considérée comme étant d'un niveau supérieur.
... Il ressort clairement du Néfech Ha'Haïm qu'il n'est pas nécessaire d'atteindre des niveaux élevés de spiritualité pour mériter tout ce que l'on peut mériter en étudiant la Torah pour elle-même, c'est-à-dire recevoir une aide divine surnaturelle.
Le niveau de base de la "Torah pour elle-même" est que l'objectif de l'individu ne soit pas les choses matérielles, mais plutôt de connaître et de comprendre la Torah.
Il n'est certainement pas préjudiciable d'ajouter quelques pensées de sainteté au niveau de base de "pour elle-même" (lichma). En fait, c'est tout le contraire : c'est un bonus.
Un exemple de ces pensées pourrait être l'intention de faire plaisir à Hachem, ou d'augmenter les mérites du peuple juif et d'apporter la délivrance au peuple juif, ou afin de l'enseigner à d'autres (son intention d'enseigner aux autres doit être pour leur bien et non par arrogance), ou encore le désir de savoir comment mieux accomplir les mitsvot.
Les bonnes intentions ajoutent certainement et ne nuisent pas, comme nous le voyons dans la mishna (Pirké Avot) : "Celui qui étudie afin d'enseigner ou d'agir est préférable à celui qui étudie simplement".
[rabbi Yaakov Ades]
Non perception de l’impact d’une mitsva, de l’étude de la Torah
+ Non perception de l'impact d'une mitsva, de l'étude de la Torah :
-> Chaque instant d'étude de la Torah et chaque mitsva qu'on accomplit, créent une abondance spirituelle qui se déverse d'Hachem vers l'âme de cette personne, la sanctifiant et la reliant au Créateur Lui-même. [le contraire se produit, Hachem nous en préserve, avec une aveirah.]
Certains prétendent ne pas ressentir cela du tout, ou du moins pas assez intensément, surtout lorsqu'il s'agit d'une courte période d'étude, ...
La vérité est cependant qu'à chaque petite période d'étude ou d'accomplissement d'une mitsva, il y a un puissant déversement de bénédiction.
Hachem a toutefois créé le monde de telle manière que, dans ce monde, le corps est comme un écran qui empêche l'âme de ressentir les changements qui s'y produisent.
[tout le monde n'est pas égal face à cet écran, car pour certains, la barrière est plus grande et pour d'autres, elle est moins importante. (cela peut dépendre des moments de notre vie, de nos actions, de la volonté d'Hachem que cela soit ainsi, ...)]
La raison en est que le monde doit être un monde de défis (libre arbitre oblige). Si nous ressentions de manière claire, significative, l'influence des mitsvot et des avérot (fautes) sur l'âme, l'existence d'une épreuve ou d'un défi serait presque impossible.
Ce n'est qu'après 120 ans, lorsqu'il n'y a plus d'obstacle entre l'âme et le corps, qu'une personne verra la réalité de la façon dont chaque moment d'étude de la Torah et chaque partie de l'accomplissement des mitsvot ont apporté une lumière intense à son âme.
Cette lumière n'apparaît pas seulement au moment où il la voit au ciel ; c'est plutôt à ce moment-là qu'il voit comment la lumière était déjà présente au moment même de l'étude et de l'accomplissement des mitsvot.
En effet, la force de ces lumières mêmes lui a permis et l'a aidé à accomplir beaucoup de choses dans ce monde. C'était simplement l'écran qui l'empêchait de voir la réalité.
Souvent, on peut réellement ressentir le bien qui résulte de cette force, mais on ne se rend pas compte qu'il est lié à la Torah que l'on a étudiée ou à la mitsva que l'on a accomplie.
[rabbi Yaakov Ades]
Réponses à notre désespoir de n’être pas fait pour étudier la Torah
+ Réponses à notre désespoir de n'être pas fait pour étudier la Torah :
1°/ Rachi (Sanhédrin 99) explique que lorsqu'une personne fait des efforts dans la Torah, la Torah demande à Hachem de l'aider à comprendre la Torah.
[nos efforts nous permettre une bénédiction, un succès surnaturel à la Torah.
On peut y ajouter l'importance de prier pour notre réussite dans la Torah, nos Sages affirment qu'une prière pour de la spiritualité est toujours acceptée, et les conséquences sont miraculeuses. ]
2°/ Il est fondamental de savoir qu'il existe différents types d'âmes. Certaines âmes sont plus exceptionnelles que d'autres.
Beaucoup de types d'âmes exceptionnelles provoquent un désir incroyablement fort d'étudier la Torah, ce qui permet d'obtenir de grands succès dans l'étude de la Torah.
Il est clair dans le Zohar, dans les écrits du Arizal et dans le Néfech ha'Haïm (chaar 4) que grâce à l'étude de la sainte Torah, une personne peut mériter d'étendre l'âme qu'elle possède déjà, en y ajoutant une autre âme très sainte, provenant d'un lieu extrêmement élevé.
Grâce à cette extension, on est capable de changer toute notre condition spirituelle pour le mieux, littéralement d'un extrême à l'autre.
Si tel est le cas, toute mauvaise évaluation de nos capacités personnelles futures est erronée, car elle est basée sur l'âme qu'on possède déjà, sans tenir compte du fait qu'on pourrait en acquérir davantage, ce qui changerait toute notre situation.
3°/ Fréquemment on oublie ce qu'on a pu étudier, et alors on a l'impression de n'avoir rien gagné de cette étude, remettant en question l'intérêt de s'y consacrer.
Le Maharchav écrit au nom du Arizal :
"Ce n'est pas correct, car à l'avenir, une personne se souviendra de toute [la Torah] qu'elle a pu étudier.
Ces mots comprennent deux types d'arguments contre l'excuse de réduire son étude en raison du risque de l'oublier.
1) Même si on oublie, ce n'est que temporairement, et on tirera profit de cet étude pour toujours, puisqu'on s'en souviendra dans le monde à Venir.
[à l'inverse, ce qu'on n'aura pas étudié (alors qu'on aurait pu le faire), ne nous sera pas accessible dans l'éternité du monde futur. ]
2) Le fait de s'en souvenir dans le monde à Venir n'est pas simplement une récompense ou un cadeau pour notre travail acharné, mais plutôt parce qu'au moment où une personne étudie la Torah, la lumière de cette partie de la Torah se joint à la lumière de notre âme et devient éternellement unie.
Cela amène déjà une personne à se souvenir de ses études pour toujours, mais il y a des couches qui recouvrent cette lumière et lui cachent ce souvenir. Dans le monde à Venir, ces couches disparaissent.
Il en ressort que même si une personne ne se souvient pas de ce qu'elle a étudié dans ce monde, cela a tout de même une grande importance. A partir du moment où elle a étudié la Torah, des lumières spirituelles plus élevées sont attachées à son âme, ce qui élève considérablement son niveau spirituel."
[rabbi Yaakov Ades]
<--->
4°/ Selon les Pirké Avot : "Quiconque étudie la Torah dans la pauvreté finira par l'étudier dans la richesse".
Il est dit au nom du Maharal Diskin que cela s'applique non seulement à la pauvreté monétaire, mais aussi au manque de talent, où malgré tout, une personne se renforce pour étudier la Torah.
Finalement, elle méritera une richesse de capacités.
[loin de nous l'idée de déprécier les talents. Bien sûr, une personne dotée de talents prodigieux doit veiller à les utiliser pour la Torah, comme nous le voyons avec le Maharil Diskin lui-même qui, dès son plus jeune âge, bien que doté d'un grand génie, a travaillé et peiné avec une diligence incroyable dans la Torah, de manière tout à fait incompréhensible, et comme on le sait, a mérité des niveaux de génie qui dépassaient toutes les lois de la nature.
Mais on constate que de nombreux géants en Torah n'étaient pas faits pour l'étude de la Torah dès le départ.
(ainsi, le fait de persévérer malgré la pauvreté de nos capacités, peut nous permettre d'obtenir des richesses spirituelles d'Hachem par la suite, d'où la nécessité de ne pas abandonner au départ. ) ]
<--->
[5°/ on peut éventuellement ajouter que lorsque l'on étudie pour générer du plaisir à Hachem, pour apporter du bien aux autres juifs, alors par leur mérite on peut obtenir des aides Divines supplémentaires. ]
Etudier la Torah = illuminer le monde de bonté
+ Etudier la Torah = illuminer le monde de bonté :
-> Le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm chap.4, sect.11) rapporte l'idée qu'en plus du rouleau de la Torah que nous avons dans ce monde, il existe une existence spirituelle très sainte dans les mondes supérieurs, également appelée Torah. C'est la racine de la Torah que nous avons ici dans ce monde.
Depuis la création du monde jusqu'au moment où la Torah a été donnée au Sinaï, toute l'existence de ce monde et de tous les mondes était due à cette existence spirituelle de la Torah dans les mondes supérieurs. C'est ainsi que Hachem a établi l'ordre de la création. Il a fait en sorte que toute la bonté ne puisse atteindre tous les mondes que par les rayons de la Torah.
Ainsi, à partir du moment où la Torah a été donnée, la lumière provenant de la Torah existant dans les mondes supérieurs n'était plus suffisante pour faire fonctionner le monde. Il est donc devenu nécessaire que le peuple juif étudie la Torah.
Grâce à l'étude de la Torah par le peuple juif ici-bas, les lumières supérieures de la Torah dans les mondes supérieurs sont renforcées. Ce n'est qu'avec ce renforcement qu'il y a suffisamment de bienfaits pour suffire à la période suivant la remise de la Torah. Grâce à l'étude de la Torah, le monde peut continuer d'exister.
Le Néfech ha'Haïm écrit : "La vérité est, sans aucun doute, que si le monde devait être, d'un bout à l'autre, ne serait-ce qu'un instant, vide de notre étude et de notre méditation de la Torah, tous les mondes seraient détruits et deviendraient néant et vide, que Hachem nous en préserve.
... l'augmentation ou la diminution de la bonté dépend de la mesure et de l'intensité de notre engagement dans la Torah. Si nous nous accrochons à la Torah de toutes nos forces, comme nous le devrions, nous acquérons la vie éternelle, une sainteté et une bénédiction supplémentaires, ainsi qu'une grande lumière dans tous les mondes, qui se répand depuis sa source cachée au-dessus de tous les mondes. Cela corrige et reconstruit également tout ce qui a été détruit auparavant."
[rapporté par le rav Yaakov Ades]
"A chaque instant où l'on s'occupe de la Torah et où l'on s'y attache comme il se doit, les mots se réjouissent comme ils l'ont fait lorsqu'ils ont été données au mont Sinaï.
Puis les rayons de la bénédiction se répandent sur tous les mondes depuis leur source élevée. La terre sera [ainsi] également illuminée par sa lumière [spirituelle] et sera bénie par sa gloire. Cela apportera beaucoup de bonnes choses et des effusions de bonté au monde."
[d'après le rav 'Haïm de Volozhin - Néfech ha'Haïm chaar 4, chap.14 ]
<--->
-> Quiconque s'efforce d'étudier la Torah, c'est comme s'il se tenait chaque jour au mont Sinaï, prêt à accepter la Torah. [Zohar - 'Houkat ]
-> L'essence des paroles du rav de Volozhin (ci-dessus) est que l'inspiration qui existait au moment de la remise de la Torah se répète chaque fois qu'un juif s'investit dans l'étude de la Torah.
Comme on le comprend, cela est à un degré bien moindre qu'au moment de la remise de la Torah, mais c'est du même type. Par conséquent, en étudiant la Torah, une personne peut mériter d'une certaine manière le sentiment intérieur où l'âme ressent son attachement total, son lien absolu avec le Créateur de l'univers.
[rabbi Yaakov Ades]