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Les mots nous unissent à Hachem

-> Les lettres de l’étude de la Torah et de la prière sont les vecteurs de l'union (dvekout) avec Hachem. Il faut concentrer ses pensées et son être le plus profond sur la spiritualité la plus profonde qui réside dans les lettres.
Tel est le sens profond du verset : "Qu’Il m’embrasse des baisers de Sa bouche" (Chir haChirim 1,2), qui fait référence à l'union des âmes (Zohar II,124b), comme le laisse entendre le verset : "Si tu te couches entre les lèvres" (Téhilim 68,14).
[ce verset est interprété ainsi dans le Tikounei Zohar, cité par rabbi Moché Cordovéro - Pardes Rimonim 8,13 ]

Ainsi, lorsqu’on prolonge la prononciation d’un mot, c’est le signe qu’on ne fait plus qu’un avec lui, puisqu’on ne veut pas quitter ce mot.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 44]

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-> Les lettres hébraïques sont en réalité des symboles des secrets spirituels les plus profonds de la Création, et servent de canaux pour transmettre ces énergies spirituelles au monde.
Toutes ces différentes énergies symbolisées par les différentes lettres proviennent en fin de compte toutes d'Hachem, et sont donc différentes expressions de l’Unique.
Si l’on est capable de pénétrer profondément dans un état méditatif où les lettres et les mots que l’on prononce sont vécus comme les différentes expressions de la sagesse et de l’amour divins qu’ils sont en réalité, on s' "unit" alors avec Hachem, comme par un baiser, puisque notre bouche humaine prononçant ces mots ne fait alors plus qu’un avec celle d'Hachem, pour ainsi dire.

-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I 65,2) dit que, bien qu’il faille passer d’un mot de prière au suivant, chaque mot invite celui qui l’exprime à rester avec lui en dvekout (union, attachement).
La solution, dit Rabbi Na'hman, consiste à faire de toute la prière un "tout", ce qui signifie que l’état de dvekout atteint avec chaque mot doit être maintenu tout au long de la prière, de sorte que même lorsqu’on a atteint le dernier mot, on est toujours avec le premier.

Cet état de conscience ne peut être atteint que lorsque l’on a effectivement atteint un certain niveau d’ "Unité", où l’esprit et l’être tout entier ne font qu’un avec Hachem, et où les lettres et les mots individuels sont vécus comme différentes manifestations de l’Unique.

Ouvrir son intériorité au divin

-> Avant de se mettre à l'étude, nos sages avaient coutume d'échanger quelques mots légers (de plaisanterie), afin de libérer leur esprit d'un état restreint de katnout (conscience immature) et de s'élever vers un état élargi de gadlout (conscience mature).
[la guémara Shabbath 30b, rapporte qu'avant de commencer à enseigner aux Sages, Rabba lançait une plaisanterie, et ils riaient. Finalement, avec crainte (בְּאֵימְתָא וּפָתַח), il s'asseyait et commençait son enseignement. ]

Car il existe des états restreints et élargis dans les dimensions du monde, du temps et de l’âme. Lorsque le monde est dans un état de conscience élargie, on peut se rapprocher d'Hachem très facilement, tandis que lorsque le monde est dans un état de conscience restreinte, il faut alors lutter énormément pour se rapprocher d'Hachem.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 77]

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[on voit qu'il est nécessaire d'avoir des actions, des mots, qui vont contribuer à libérer notre monde spirituel interne.
A l'image de Rabba qui générait de la joie par de l'humour, puis s'asseyant dans la crainte d'Hachem mettait à profit son bon état d'ouverture à la spiritualité, lui permettant de davantage se rapprocher d'Hachem. ]

Lorsque vous étudiez la Torah, gardez à l’esprit la parole de la guémara (Béra'hot 8a) selon laquelle "Hachem n’a rien au monde d’autre que les 4 coudées (amot) de la Halakha".
Dites-vous que Lui (Hachem), s’est restreint et demeure ici ; il convient donc d’étudier avec joie, crainte et amour.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 119]

L’étude de la Torah

+ L'étude de la Torah :

-> Sans la Torah, le ciel et la terre ne subsisteraient pas. Comme il est dit : "Sans mon alliance, jour et nuit, je n'aurais pas établi les lois du ciel et de la terre" (Yirmiyahou 33,25).
[guémara Pessa'him 68b ]

-> Le Maharchal pose la question suivante : n’avons-nous pas conclu à la fin du premier chapitre de la guémara (Méguila 16b) que "l’étude de la Torah est plus importante que le sauvetage de vies"?
[Il explique : ] Il n’y a là aucune difficulté, car rien ne s’oppose certainement au fait de sauver des vies.
Cependant, la guémara dit qu’il y a plus de mérite pour celui qui étudie la Torah et qui n’a pas l’occasion de sauver des vies, que pour celui qui a l’occasion de sauver des vies et qui doit donc renoncer à son étude de la Torah pour sauver des vies.
[Taz - Yoré Déa 251:6 ]
[s'il n'y a personne d'autre pour le faire, on doit tout arrêter pour sauver une vie. Mais sinon, chaque seconde d'étude de la Torah, est plus importante que le sauvetage de vie. Cela doit nous renforcer dans la valorisation de l'étude (son impact énorme!), et on peut s'en réjouir davantage que si on avait réellement sauver la vie de quelqu'un qui par exemple se noyait. ]

-> Le 'Hafets 'Haïm (Torat haBayit chap 5) dit : "chaque moment où l'on a la possibilité d'étudier la Torah et qu'on ne le fait pas, c'est comme si on avait la possibilité de sauver des vies et qu'on ne l'a pas fait."

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-> L'étude de la Torah est la plus grande mitsva de toutes, et sa récompense est plus grande que celle de toute autre mitsva ...
Nos Sages (guémara Sotah 4b) interprètent le verset : "Elle est plus précieuse que les perles [péninim]" (ykara hi mipéninim - Michlé 3,15) comme signifiant que [l'étude de la Torah est] plus précieuse qu’un Cohen Gadol qui entre dans le Saint des Saints [lifnaï vélifnim] ...
Même si la grandeur de chaque mitsva atteint le ciel, la grandeur de la Torah est plus haute que toutes les hauteurs.
[Aroukh haChoulkhan - Yoré Déa 246 ]

-> A l’inverse, le bitoul Torah (perdre du temps alors qu'on pourrait étudier) serait considéré comme une très grande faute.
La guémara (Berakhot 5a) dit que celui qui est affligé par la souffrance doit examiner ses actions pour déterminer comment il peut s’améliorer. Si l’on examine ses actions et que l’on ne trouve rien, il faut l’attribuer au bitoul Torah.
Le Kol Aryéh demande : le bitoul Torah est une faute si grave, alors comment une telle personne aurait-elle pu examiner ses voies sans trouver aucune transgression (comme du bitoul Torah)?
Il explique plutôt que la guémara signifie qu’une personne doit examiner ses actes et rechercher des actions positives afin de solliciter la miséricorde d'Hachem. Si elle examine sa conduite et ne trouve aucune action positive, elle doit attribuer sa demande de miséricorde au bitoul Torah.
En d’autres termes, elle doit dire à Hachem que si sa souffrance persiste, elle sera incapable d’étudier la Torah à pleine capacité et sera contrainte au bitoul Torah. ]

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-> Hachem a créé l’homme dans ce monde et l’a établi de telle sorte qu’il puisse s’accomplir dans son avodat Hachem et redresser ses voies afin de mériter la lumière sublime qu'Hachem a cachée pour les justes. Comme il est écrit : "Aucun œil ne l'a vu, Hachem, à part Toi, qui agira en faveur de ceux qui L’attendent" (Yéchayahou 64,3).
Comment mérite-t-on cette lumière sublime? Par la Torah. Car quiconque s’adonne à la Torah chaque jour méritera d’avoir une part dans le monde à Venir (olam aba).
[Zohar I,47a ]

-> Nous ne pouvons comparer ni assimiler la sainteté et la lumière des mitsvot à la grande sainteté et à la lumière de la Torah sanctifiée.
Sa lumière brille sur celui qui s’y consacre comme il se doit.
[rav Haïm de Volozhine - Néfech ha'Haïm 4,30]

-> Chaque mot de la Torah est une grande mitsva en soi et équivaut à l’ensemble de la Torah.
Si quelqu’un étudie une seule page de la Torah, il accomplit plusieurs centaines de mitsvot, car chaque mot équivaut à l’ensemble de la Torah.
[Gaon de Vilna - Shénot Eliyahou - Péa 1,11 ]

-> L'étude de la Torah est plus grande que de sacrifier le Korban Tamid.
[Méguila 3b ]

-> Si tu étudies beaucoup la Torah, ne t'en attribue pas le mérite, car tu as été créé dans ce but. Car les hommes ont été créés à condition qu'ils s'adonnent à l'étude de la Torah.
[Avot déRabbi Natan 14,2 ]

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-> La guémara (Yérouchalmi - 'Haguiga 1,7) déclare : "Hachem renonce à punir le peuple juif pour l’idolâtrie, les relations illicites et le meurtre ; mais pour le rejet de la Torah, Il ne renonce pas à la punition."

Le rav Eliyahou Lopian (Lev Eliyahou - part.1,p.224) explique :
"Peut-être la raison en est-elle que la Torah est l’arme de l’homme dans la bataille contre le yétser ara. Par conséquent, tant qu’une personne ne rejette pas la Torah et la porte comme une arme entre ses mains, Hachem peut renoncer à punir même les fautes les plus graves, car il y a encore de l’espoir que cette personne se débarrasse de la poussière de ses désirs et triomphe de son yétser ara.
Cependant, si elle rejette la Torah et abandonne son arme, comment pourra-t-elle se battre?"

-> Le Yaavetz (cité dans l’introduction au Néfech 'Haya) explique cette guémara (Yérouchalmi 'Haguiga 1,7) à l’aide d’une parabole :
Il y avait un roi qui possédait le musicien le plus talentueux du monde, et ce musicien avait été condamné à mort en punition d’un crime. Le roi reporta l’exécution afin que le musicien puisse continuer à jouer de la musique pour rehausser l’honneur et l’atmosphère du royaume.
Un jour, les doigts du musicien se brisèrent, le rendant incapable de jouer de ses instruments.
Le roi rétablit alors la peine de mort.
De même, tant que le peuple juif chante le chant de la Torah (en l'étudiant), Hachem renonce à punir nos fautes. Cependant, si nous abandonnons la Torah, notre châtiment sera immédiatement rétabli.

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-> Chaque jour, des anges destructeurs se présentent devant Hachem pour détruire complètement le monde entier. Sans les synagogues et les baté midrachot (lieux d'étude) où les érudits de la Torah s'assoient et font des efforts durs sur les paroles de la Torah, ils auraient détruit le monde dans son intégralité.
[Tana déBé Eliyahou - Séder Eliyahou Zouta 5,1 ]

-> Rabbi 'Hama, fils de Rabbi 'Hanina dit : Pourquoi la Torah juxtapose-t-elle les tentes aux fleuves (Balak 24,6)?
Pour vous dire que tout comme les fleuves élèvent une personne de l’impureté à la pureté, de même les tentes [de la Torah] élèvent une personne de la balance de la culpabilité à la balance du mérite.
[guémara Béra'hot 16a ]

-> Une personne ne peut passer d'un état d'impureté à un état de pureté que par la Torah, qui est un mikvé pur dans lequel les impurs se purifient.
[Rama - Torat haOlah - partie 3, chap.60 ]

-> Toute maison dans laquelle on entend des paroles de la Torah la nuit ne sera pas détruite.
[guémara Erouvin 18b]

-> Celui qui meurt sans emporter la Torah avec lui [dans le monde à Venir], même s’il emporte de bonnes actions et des mitsvot, est écarté du Palais Supérieur.
[le Arizal - cité par le rav Yéhochoua Méir haCohen - dans Shaaré Hakodech 1,4 ]yo
[cela semble faire référence à une personne qui arrive en dans le monde à Venir sans aucune Torah.]

-> Rech Lakich dit au nom de Rabbi Yéhouda haNassi : Le monde n’existe que grâce au souffle [de la Torah] des enfants.
[guémara Shabbath 119b]

+ "L’Esprit de D. planait au-dessus des eaux" (Béréchit 1,2)

-> "L’Esprit de D." (roua'h Elokim) désigne l’âme humaine, qui doit planer au-dessus de "la surface des eaux" (al péné amayim), qui fait référence à la Torah.
Puis, "Hachem dit : "Que la lumière soit!"", ce qui signifie qu'Hachem illuminera alors la personne de la Lumière sainte de la Torah.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 13]

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-> Le midrach (Yalkout Chimoni - Béréchit 4) dit que cette phrase fait référence à l’esprit d’Adam et à l’esprit du machia'h.
En réalité, Adam (אדם), le premier homme, englobait toute l’humanité, et son nom est considéré comme l’acronyme de A(dam), D(avid), M(achia'h).
Le Baal Shem Tov ajoute ici que cet enseignement, qui s’appuie sur le verset évoquant le but de la Création, "Que la lumière soit", s’applique à chacun d’entre nous.
Chacun de nous peut apporter davantage de lumière dans sa propre vie, et par conséquent dans le monde, et faire partie du "machia'h", en se connectant à Hachem à travers Sa Torah.

La Torah

+ La Torah :

-> Il est rapporté dans le Zohar qu'il y a une mitsva d'étudier chaque jour la Torah car elle représente le secret suprême pour connaître les voies d'Hachem afin de s'en rapprocher. [Zohar - Térouma 134b]
En effet, l'étude de la Torah permet de nous sanctifier, de comprendre comment accomplir les commandements d'après la halakha et comment atténuer la stricte rigueur pour apporter la réparation à son âme. Cela permet à chaque individu de savoir comment mériter le monde à Venir à partir de ce monde actuel et toutes ces notions sont enseignées dans la Torah.

-> Le Zohar (Térouma 134b) poursuit :
"Tout celui qui se consacre à l'étude de la Torah méritera le monde présent ainsi que le monde à Venir, se préservera de tous les accusateurs malveillants, que ce soit dans ce monde, sous la forme de bandits, de peuplades, de démons de toutes sortes, que dans le monde futur, par une protection contre les accusateurs tels que les anges de destruction qui l'accusent perpétuellement et réclament le "remboursement de ses dettes".
Puisque la Torah est le secret de la foi, c'est-à-dire le flux de la lumière divine qui unit le divin et l'humain, celui qui s'y affaire se consacre ainsi à unir la totalité des dimensions de la création.
C'est la raison pour laquelle il sera épargné dans la totalité des mondes, comme le promettent nos Sages : "Tout homme qui accepte sur lui le joug de la Torah, on lui enlève le joug de la royauté et du gouvernement ainsi que le joug des voies de la terre" (Pirké Avot 3,5).

Hachem fait constamment résider Sa Présence Divine à l'intérieur de cette personne, sans jamais la quitter, ce qui n'est pas le cas pour tous les autres commandements que l'homme peut accomplir.
En effet, bien que la Présence Divine réside sur cet homme lorsqu'il accompli une mitsva, ceci ne dure que le temps de l'application du commandement mais lorsqu'il termine sa mitsva, la Présence Divine le quitte aussitôt.
Ainsi, celui qui connaît quelques mots de Torah doit les poursuivre sans relâche pour les étudier (voir Sanhédrin 32b) afin de réaliser le secret du verset : "De tout homme dont le coeur est généreux" (Térouma 25,2).
Il s' agit de chaque homme qui bénéficie d'un don de Lumière de la Présence Divine qui réside dans son cœur car c'est la Chékhina qui lui enseigne la Torah que l'on connaît et c'est Elle qui plane au-dessus de lui et à l'intérieur de lui.
Ainsi, la Torah constitue le secret de l'Arbre de la Vie car elle donne la vie à tout celui qui la trouve. De fait, celui qui s'attache à la Torah s'attache du même coup à l'Arbre de la Vie, comme il est écrit : "Elle est un Arbre de Vie pour ceux qui s'y attachent" (Michlé 3,18), à tel point que même dans la tombe, la Torah d'un homme ne sera pas vaine car ses lèvres exprimeront la Torah qu'il a étudiée, comme il est écrit: "Ton palais sera comme un vin exquis" (Chir haChirim 7,10). En effet, nos Sages nous ont enseigné que les lèvres des érudits s'expriment dans la tombe (Yébamot 97a)."

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-> "Comme est bénéfique le chemin de la Torah, car dans chaque mot, dans chaque lettre, il y a de multiples conseils et de multiples enseignements bons pour l'homme, de multiples pierres précieuses qui vont lui apporter un éclairage prodigieux et qui l'éclairent de toutes parts.
Celui qui s'y affaire jour et nuit ne sera pas comme un arbre asséché mais plutôt comme un arbre qui contient des racines, qui contient des écorces, qui contient des branches, qui contient des feuilles, qui contient des bourgeons et qui contient des fruits qui rassasient.
Il en est de même pour chaque mot de la Torah qui renferme un sens littéral, qui contient des exposés, qui contient des allusions à la sagesse, qui contient des valeurs mathématiques, qui contient des secrets reliés à la 50eme Porte et qui renferme également les secrets des secrets.
Elle dévoile ce qui est casher et discerne ce qui est passoul (on cashère), ce qui est pur et ce qui est impur, ce qui est interdit et ce qui est permis et, à partir de là, étend ses branches de toutes parts. Combien est agréable et belle la comparaison entre la Torah et 1'arbre."
[Zohar - Balak 202a]

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-> Selon le Zohar ('hadach 86b) tout celui qui arrive dans le monde à Venir sans connaissance de la Torah, quand bien même serait-il l'auteur de nombreuses bonnes actions, il serait irrémédiablement repoussé de toutes les portes du monde futur (à Venir).

-> Rabbi Moché Cordovéro (rapporté dans le Matok midvach), le Ramak, écrit que dans les mondes supérieurs, on n'enseigne pas de nouvelles connaissances à celui qui ne les a pas étudiées au préalable, à leur source, dans la dimension du monde matériel, durant sa vie. Par conséquent, dans les mondes supérieurs, on n'enseignera pas à celui qui n'a pas fourni les efforts nécessaires ici-bas, car seules des connaissances supplémentaires à ce qui a déjà été appris sont enseignées.

La mitsva pour laquelle on devrait être le plus méticuleux est l’étude de la Torah, car c’est la plus grande de toutes les mitsvot.
Le Hazon Ich dit que l'étude de la Torah a un impact plus puissant sur le monde que n’importe quelle autre mitsva, et si nous étudiions la Torah comme il le faut, il y aurait tant de sainteté dans le monde que personne n’aurait de pensées d’hérésie ou de faute.
[rav Aharon Leib Steinman - rapporté dans la Haggada du rav Steinman (par rav Avraham Yéchayahou Steinman)]

Tous les progrès sont grâce à la Torah

+ Tous les progrès sont grâce à la Torah :

-> On demanda au rav Aharon Leib Steinman : "Le monde ne reste pas immuable ; de nouveaux empires se lèvent tandis que les anciens disparaissent. En effet, nos Sages (Yadayim 4,4) nous disent que San'hériv, roi d’Assour, déplaça chaque nation de sa terre natale et l’exila ailleurs.
Si tel est le cas, comment la Haggada de Pessa'h peut-elle affirmer que sans la sortie d'Egypte, nous serions encore esclaves en Égypte? Il est certain qu’au cours de l’histoire, l’Égypte aurait vu son pouvoir décliner et les juifs auraient pu partir.

Le rav Steinman répondit que tous les progrès réalisés au fil du temps sont le résultat de l’acceptation de la Torah par les juifs. Si les juifs n’avaient pas quitté l’Egypte et accepté la Torah, le monde serait resté dans son état primitif d’origine, et tous les changements dans la civilisation mondiale ne se seraient pas produits.
[rav Aharon Leib Steinman - rapporté dans la Haggada du rav Steinman (par rav Avraham Yéchayahou Steinman)]

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[on a tendance à penser que la Torah peut être dépassées par les progrès technologiques, mais la réalité est que les progrès ne sont possibles que grâce à la Torah.
(la Torah précède la création du monde, lui permet d'exister à chaque instant, et elle en est comme un plan divin de construction, fonctionnement). ]

[Si Hachem, n’avait pas fait sortir nos pères d’Égypte, nous, nos enfants et les enfants de nos enfants, serions restés asservis au Pharaon en Égypte. (Haggada de Pessa'h - vé'ilou lo otsi aKadoch barou'h ou ét avoténou mimitsraïm ...) ]

Il n'y a pas de joie en dehors de la Torah, comme il est dit : "Les commandements d'Hachem sont droits, ils réjouissent le cœur" (Téhilim 19,9).
[én sim'ha ella Torah, shénéémar pikoudé Hachem mésam'hé lev - Ménorat haMaor - Gadol haShalom 2 ]

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-> "La Torah élargit le cœur d’une personne".
[Ohr ha'Haïm haKadoch - Vaéra 6,9]

-> La puissance de la Torah a le pouvoir de nous ouvrir l’esprit, de nous donner la force de nous élever, d’être davantage nous-mêmes.
[rav Yéhouda Mischel]

La Torah = une rétractation du divin

+ La Torah = une rétractation du divin :

-> "Rabbi A'ha enseigne : "Tu dois apprendre d'Hachem Lui-même. En effet, lorsqu'Hachem a voulu transmettre la Torah à Israël, Il l'a d'abord prononcée à quatre reprises vis-à-vis de Lui-même, avant de la transmettre et de la prononcer à Israël."
[midrach Chémot raba 40,1]

=> Nous pouvons comprendre aisément que l'oubli soit fréquent chez un homme de chair et de sang, à tel point qu'il a le devoir de réviser les paroles de Torah qu'il a apprises avant de pouvoir les exposer au public. Mais comment est-il possible d'en dire autant pour Hachem, dont le pouvoir est infini?
A-t-Il eu besoin, si l'on peut s'exprimer ainsi, de réviser la Torah à quatre reprises, avant de la transmettre aux Bné Israël?

-> Cette question a été posée par le Maguid de Doubno (Ohel Yaakov - Yitro), à laquelle il répond ainsi :
"Nous savons que la Torah inclut quatre dimensions : le sens littéral, l'allusion, la recherche et les secrets. Au niveau d'Hachem Lui-même, la Torah est totalement spirituelle et composée uniquement de secrets inscrits en lettres de feu noir sur fond de feu blanc. Toutefois, la volonté du Créateur était de la transmettre aux hommes, êtres de matière, aussi était-il nécessaire d'habiller la Torah pour qu'elle puisse être accessible aux hommes afin qu'ils la reçoivent.
Ainsi, le Créateur a rétracté la Torah, de niveau en niveau, jusqu'à ce qu'elle puisse avoir un sens littéral.
Tel est le sens de notre midrach qui relate qu'Hachem a prononcé la Torah à quatre reprises, vis-à-vis de Lui-même, avant de la transmettre à Israël. Sa volonté était d'enclencher un processus de rétractation de son niveau, du haut vers le bas, en passant ainsi par le secret, la recherche, l'allusion et le sens littéral
jusqu'à ce qu'elle parvienne entre les mains de l'homme."

-> Cette explication du Maguid de Doubno peut être appuyée par un passage de la guémara (Shabbath 88b ; Sanhédrin 38b) qui débute ainsi : "Au moment où Moché Rabbénou s'est élevé dans les hauteurs afin de recevoir la Torah".
Nous pouvons en déduire qu'il s'agit d'une élévation de l'homme vers D. (Hachem). En d'autres termes, lorsque la Torah était composée uniquement de combinaisons de lettres situées au stade du sod, ceci constitua l'argument principal des anges qui refusèrent et s'opposèrent à ce que la Torah, dans la dimension qui était la sienne, soit donnée aux hommes : cela leur semblait tout simplement incompatible avec des êtres de matière que sont les hommes.
Ce n'est que lorsque Moché descendit du mont Sinaï pour annoncer au peuple qu'Hachem allait s'exprimer par les 10 Commandements, qu'Hachem prononça à quatre reprises la Torah, afin de lui donner la dimension du sens littéral, accessible aux hommes, comme nous l'avons vu dans le midrach cité plus haut.

-> Dans son introduction au livre de Béréchit, le Ramban explique que toute la Torah est composée de Noms divins d'Hachem. Tous les mots et lettres se divisent pour s'associer et former des Noms divins.
La Torah n'est en fait qu'une multitude de combinaisons mathématiques de Noms divins. Les associations des lettres en mots ne sont en réalité apparues que pour l'entendement humain et pour nous décrire les mitsvot qu'Hachem a données à Moché. [Ramban - hakdama Béréchit]
Hachem transmit oralement à Moché sa lecture originelle par les Noms divins.
La source de cet enseignement du Ramban est rapportée dans le Zohar (Michpatim 124a) : toutes les lettres de la Torah constituent en réalité des Noms divins d’Hachem.

-> Cela nous permet de comprendre les paroles de rabbi 'Haïm Vital (chaar hakavanot - kriat séfer Torah) : "Lorsque le Séfer Torah est ouvert et montré à toute la communauté, alors le Arizal prenait soin de regarder les lettres du Sefer Torah et affirmait que lorsque l'homme s'approche suffisamment près pour pouvoir lire nettement les lettres, ceci attire une très grande lumière sur lui."

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+ Les juifs ont les outils pour atteindre la Torah cachée :

-> L'âme [d'un juif] provient d'un zivoug des mondes Supérieurs, le plus élevé qui soit, surpassant même le niveau des anges.
[Arizal - Ets 'Haïm - chaar ט"ל - pérék ד ]

-> Bien que la nature profonde de l'être humain soit enracinée dans la matérialité du corps, puisqu'il est conçu de chair de sang, tout juif est néanmoins directement relié au Trône de Gloire, origine des âmes des Justes (tsadikim) qui sont rattachées au tsror Ha'haïm.
Par conséquent, le juif a également la capacité de recevoir des enseignements spirituels et d'intellectualiser des principes cachés ...
Ainsi, Moché a argumenté aux anges (au moment de chercher la Torah au Ciel - cf. Shabbath 88b) que le peuple d'Israël était doté de la capacité de recevoir la Torah cachée et qu'il convenait parfaitement de lui donner la Torah, bien plus encore qu'aux armées célestes car la dimension dévoilée de la Torah est tout à fait adaptée aux juifs, contrairement aux anges.
Ainsi, les anges de service ont immédiatement reconnu que les Bné Israël étaient aptes à recevoir la Torah.
[d'après le Maharcha - 'Hidouché Aggadot - guémara Shabbath 88b]