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Etudier de la Torah avant de dormir

-> Nos Sages disent que celui qui prie avec une intention sincère, puis se rassasie des paroles de la Torah, avant de se coucher, verra le chemin de son âme s’ouvrir devant elle et celle-ci s’élèvera vers le ciel sans rencontrer d’obstacles. (guémara Béra'hot 14a)
Pendant la nuit, lorsque l’âme atteindra sa destination céleste, la Chékhina la bénira ...

Le Zohar (Zohar - vol.II, 92b, 112b) dit que lorsque la nuit tombe, l’Attribut du Jugement s’étend : les forces spirituelles nuisibles et destructrices sont autorisées à circuler librement à travers le monde et à nuire à quiconque enfreint la volonté d'Hachem.
C’est pourquoi une personne ne doit pas s’endormir avant de s’être rassasiée des paroles de la Torah, comme le dit le verset : "(Celui qui craint Hachem) s’endormira rassasié, et le mal ne le visitera pas" (Michlé 19,23).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayétsé 28,10-14]

L’impact des mitsvot sur la Chékhina

-> Selon le Zohar (vol.I, 174b), le but principal de la Torah et des mitsvot est de rectifier la Chékhina (présence Divine dans ce monde).
Par nos actions, nous la faisons s’élever ou, à D. ne plaise, nous la faisons tomber.
Les principales mitsvot et étude de Torah qui élèvent la Chékhina sont celles qui sont accomplies avec des motivations pures, sans aucune arrière-pensée.
Lorsque nous faisons en sorte que la Chékhina s’élève et que sa bénédiction s’accroisse, elle, à son tour, déversera une bénédiction infinie sur le peuple juif.
Lorsque la Chékhina est dans son état de perfection, comme à Shabbat, elle est appelée : un "verger de pommiers sacré" ('hakal tapou'hin kadichin - חקל תפוחין קדישין - Zohar, vol.I, 249b) ; les premières lettres de chaque mot, réarrangées, forment un acronyme du mot חקת ('houkot - statuts).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,3-9]

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-> C’est par l’étude de la Torah et par les bonnes actions (mitsvot) qu'elle accomplit, ainsi que par son niveau de sainteté et de pureté, qu’une personne mérite d’acquérir un néfech, un roua'h et une néchama (les trois niveaux de l’âme, par ordre croissant) provenant d’un lieu élevé (Introduction au Zohar 2b).

Une personne qui mérite cela est illuminée par la Chékhina en permanence, comme l’a dit le roi Shlomo : "Que tes vêtements soient toujours blancs, et que l’huile ne manque jamais sur ta tête" (Kohélet 9,8).
Les "vêtements" font référence au néfech, au roua'h et à la néchama.
Le verset implique que lorsque tes vêtements sont blancs en tout temps, c’est-à-dire que tu gardes correctement ton néfech, ton roua'h et ta néchama, alors "que l’huile ne manque jamais sur ta tête" ; "l'huile" fait référence à la Chékhina, qui restera au-dessus de toi et t’illuminera.

Une personne qui mérite cela doit veiller correctement sur elle-même et sur son niveau de sainteté, car le yétser ara devient jalouse et complote pour la persuader de fauter. Par conséquent, cette personne doit redoubler de prudence pour protéger ce qu'Hachem lui a donné.
Sinon, si elle se laisse persuader par le yétser ara, la Chékhina ainsi que ses compagnons, la néchama et le roua'h, la quitteront immédiatement.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Emor 21,10-12]

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-> C’est par l’étude de la Torah et l’accomplissement des mitsvot qu’une personne peut mériter que l’âme (divine) réside en elle en permanence et lui apporte la lumière.
Lorsqu’une personne faute, l’âme la quitte et elle perd cette lumière.
Outre ces deux extrêmes, il existe des niveaux intermédiaires où l’âme brille en elle de temps à autre.
[Binat ha'Hotam]

Comme nous le savons (guémara Shabbat 101b et commentaire de Rachi), toute personne vertueuse, c'est-à-dire celle qui étudie la Torah avec des intentions pures et accomplit de bonnes actions (mitsvot) pour l’amour d'Hachem, porte en elle une étincelle de l’âme de Moché Rabbénou.
Par exemple, nous trouvons dans la guémara (Shabbat 101b) qu’un sage dit à un autre : "Moché, tu as bien parlé", même si son nom n’était pas Moché Rabbénou. Cela signifie plutôt qu’il porte en lui une étincelle de Moché.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tétsavé 27,20 ]

-> Une personne s’attache à la présence Divine (Chékhina) par ses mitsvot et son étude de la Torah ...

En étudiant la Torah remplie d'humilité, une personne mérite ... d'allumer les lumières spirituelles des mondes supérieurs et les unir ...

En étudiant la Torah et en accomplissant de mitsvot avec des motivations pures, une personne peut extraire et élever les étincelles de sainteté qui ont été piégées et dispersées à travers le monde ...

Lorsqu’une personne étudie la Torah et réalise des mitsvot pour l’amour du Ciel, lorsqu’elle dort la nuit, elle mérite que son roua'h et sa néchama (ses parties d'âme) s’élèvent vers les mondes supérieurs ...
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tétsavé 27,20 ]

Affaiblir le yétser ara par la Torah

-> La Torah a précédé le monde de deux mille ans.
De plus, c’est la Torah qui cause la plus grande détresse au yétser ara et l’affaiblit, comme l'affirment nos Sages : "Hachem dit : "J’ai créé la mauvaise inclination, et j’ai créé la Torah comme antidote"" (Kidouchin 30b).
Cependant, cela ne s’applique qu’à la Torah étudiée avec des motivations pures.
Le mot לשמה (lichma - avec des motivations pures (100% pour Hachem), littéralement, pour son propre bien) peut se lire comme : לשם ה"א, pour le bien de la lettre hé [ה - qui représente la Chékhina], car elle est rectifiée par l’étude de la Torah et les mitsvot.
[...]

Grâce à l’étude de la Torah, le yétser ara est brûlé et annulée.
La Torah est appelée "feu", comme dans le verset : "Voici, toutes Mes paroles sont comme un feu, dit Hachem" (Yirmiyahou 23,29).
Rien ne peut brûler et affaiblir le pouvoir du yétser ara comme la Torah. Cependant, elle doit être étudiée avec des motivations pures (lichma), avec humilité et crainte.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayikra 2,14-16]

Les mots nous unissent à Hachem

-> Les lettres de l’étude de la Torah et de la prière sont les vecteurs de l'union (dvekout) avec Hachem. Il faut concentrer ses pensées et son être le plus profond sur la spiritualité la plus profonde qui réside dans les lettres.
Tel est le sens profond du verset : "Qu’Il m’embrasse des baisers de Sa bouche" (Chir haChirim 1,2), qui fait référence à l'union des âmes (Zohar II,124b), comme le laisse entendre le verset : "Si tu te couches entre les lèvres" (Téhilim 68,14).
[ce verset est interprété ainsi dans le Tikounei Zohar, cité par rabbi Moché Cordovéro - Pardes Rimonim 8,13 ]

Ainsi, lorsqu’on prolonge la prononciation d’un mot, c’est le signe qu’on ne fait plus qu’un avec lui, puisqu’on ne veut pas quitter ce mot.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 44]

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-> Les lettres hébraïques sont en réalité des symboles des secrets spirituels les plus profonds de la Création, et servent de canaux pour transmettre ces énergies spirituelles au monde.
Toutes ces différentes énergies symbolisées par les différentes lettres proviennent en fin de compte toutes d'Hachem, et sont donc différentes expressions de l’Unique.
Si l’on est capable de pénétrer profondément dans un état méditatif où les lettres et les mots que l’on prononce sont vécus comme les différentes expressions de la sagesse et de l’amour divins qu’ils sont en réalité, on s' "unit" alors avec Hachem, comme par un baiser, puisque notre bouche humaine prononçant ces mots ne fait alors plus qu’un avec celle d'Hachem, pour ainsi dire.

-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I 65,2) dit que, bien qu’il faille passer d’un mot de prière au suivant, chaque mot invite celui qui l’exprime à rester avec lui en dvekout (union, attachement).
La solution, dit Rabbi Na'hman, consiste à faire de toute la prière un "tout", ce qui signifie que l’état de dvekout atteint avec chaque mot doit être maintenu tout au long de la prière, de sorte que même lorsqu’on a atteint le dernier mot, on est toujours avec le premier.

Cet état de conscience ne peut être atteint que lorsque l’on a effectivement atteint un certain niveau d’ "Unité", où l’esprit et l’être tout entier ne font qu’un avec Hachem, et où les lettres et les mots individuels sont vécus comme différentes manifestations de l’Unique.

Ouvrir son intériorité au divin

-> Avant de se mettre à l'étude, nos sages avaient coutume d'échanger quelques mots légers (de plaisanterie), afin de libérer leur esprit d'un état restreint de katnout (conscience immature) et de s'élever vers un état élargi de gadlout (conscience mature).
[la guémara Shabbath 30b, rapporte qu'avant de commencer à enseigner aux Sages, Rabba lançait une plaisanterie, et ils riaient. Finalement, avec crainte (בְּאֵימְתָא וּפָתַח), il s'asseyait et commençait son enseignement. ]

Car il existe des états restreints et élargis dans les dimensions du monde, du temps et de l’âme. Lorsque le monde est dans un état de conscience élargie, on peut se rapprocher d'Hachem très facilement, tandis que lorsque le monde est dans un état de conscience restreinte, il faut alors lutter énormément pour se rapprocher d'Hachem.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 77]

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[on voit qu'il est nécessaire d'avoir des actions, des mots, qui vont contribuer à libérer notre monde spirituel interne.
A l'image de Rabba qui générait de la joie par de l'humour, puis s'asseyant dans la crainte d'Hachem mettait à profit son bon état d'ouverture à la spiritualité, lui permettant de davantage se rapprocher d'Hachem. ]

Lorsque vous étudiez la Torah, gardez à l’esprit la parole de la guémara (Béra'hot 8a) selon laquelle "Hachem n’a rien au monde d’autre que les 4 coudées (amot) de la Halakha".
Dites-vous que Lui (Hachem), s’est restreint et demeure ici ; il convient donc d’étudier avec joie, crainte et amour.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 119]

L’étude de la Torah

+ L'étude de la Torah :

-> Sans la Torah, le ciel et la terre ne subsisteraient pas. Comme il est dit : "Sans mon alliance, jour et nuit, je n'aurais pas établi les lois du ciel et de la terre" (Yirmiyahou 33,25).
[guémara Pessa'him 68b ]

-> Le Maharchal pose la question suivante : n’avons-nous pas conclu à la fin du premier chapitre de la guémara (Méguila 16b) que "l’étude de la Torah est plus importante que le sauvetage de vies"?
[Il explique : ] Il n’y a là aucune difficulté, car rien ne s’oppose certainement au fait de sauver des vies.
Cependant, la guémara dit qu’il y a plus de mérite pour celui qui étudie la Torah et qui n’a pas l’occasion de sauver des vies, que pour celui qui a l’occasion de sauver des vies et qui doit donc renoncer à son étude de la Torah pour sauver des vies.
[Taz - Yoré Déa 251:6 ]
[s'il n'y a personne d'autre pour le faire, on doit tout arrêter pour sauver une vie. Mais sinon, chaque seconde d'étude de la Torah, est plus importante que le sauvetage de vie. Cela doit nous renforcer dans la valorisation de l'étude (son impact énorme!), et on peut s'en réjouir davantage que si on avait réellement sauver la vie de quelqu'un qui par exemple se noyait. ]

-> Le 'Hafets 'Haïm (Torat haBayit chap 5) dit : "chaque moment où l'on a la possibilité d'étudier la Torah et qu'on ne le fait pas, c'est comme si on avait la possibilité de sauver des vies et qu'on ne l'a pas fait."

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-> L'étude de la Torah est la plus grande mitsva de toutes, et sa récompense est plus grande que celle de toute autre mitsva ...
Nos Sages (guémara Sotah 4b) interprètent le verset : "Elle est plus précieuse que les perles [péninim]" (ykara hi mipéninim - Michlé 3,15) comme signifiant que [l'étude de la Torah est] plus précieuse qu’un Cohen Gadol qui entre dans le Saint des Saints [lifnaï vélifnim] ...
Même si la grandeur de chaque mitsva atteint le ciel, la grandeur de la Torah est plus haute que toutes les hauteurs.
[Aroukh haChoulkhan - Yoré Déa 246 ]

-> A l’inverse, le bitoul Torah (perdre du temps alors qu'on pourrait étudier) serait considéré comme une très grande faute.
La guémara (Berakhot 5a) dit que celui qui est affligé par la souffrance doit examiner ses actions pour déterminer comment il peut s’améliorer. Si l’on examine ses actions et que l’on ne trouve rien, il faut l’attribuer au bitoul Torah.
Le Kol Aryéh demande : le bitoul Torah est une faute si grave, alors comment une telle personne aurait-elle pu examiner ses voies sans trouver aucune transgression (comme du bitoul Torah)?
Il explique plutôt que la guémara signifie qu’une personne doit examiner ses actes et rechercher des actions positives afin de solliciter la miséricorde d'Hachem. Si elle examine sa conduite et ne trouve aucune action positive, elle doit attribuer sa demande de miséricorde au bitoul Torah.
En d’autres termes, elle doit dire à Hachem que si sa souffrance persiste, elle sera incapable d’étudier la Torah à pleine capacité et sera contrainte au bitoul Torah. ]

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-> Hachem a créé l’homme dans ce monde et l’a établi de telle sorte qu’il puisse s’accomplir dans son avodat Hachem et redresser ses voies afin de mériter la lumière sublime qu'Hachem a cachée pour les justes. Comme il est écrit : "Aucun œil ne l'a vu, Hachem, à part Toi, qui agira en faveur de ceux qui L’attendent" (Yéchayahou 64,3).
Comment mérite-t-on cette lumière sublime? Par la Torah. Car quiconque s’adonne à la Torah chaque jour méritera d’avoir une part dans le monde à Venir (olam aba).
[Zohar I,47a ]

-> Nous ne pouvons comparer ni assimiler la sainteté et la lumière des mitsvot à la grande sainteté et à la lumière de la Torah sanctifiée.
Sa lumière brille sur celui qui s’y consacre comme il se doit.
[rav Haïm de Volozhine - Néfech ha'Haïm 4,30]

-> Chaque mot de la Torah est une grande mitsva en soi et équivaut à l’ensemble de la Torah.
Si quelqu’un étudie une seule page de la Torah, il accomplit plusieurs centaines de mitsvot, car chaque mot équivaut à l’ensemble de la Torah.
[Gaon de Vilna - Shénot Eliyahou - Péa 1,11 ]

-> L'étude de la Torah est plus grande que de sacrifier le Korban Tamid.
[Méguila 3b ]

-> Si tu étudies beaucoup la Torah, ne t'en attribue pas le mérite, car tu as été créé dans ce but. Car les hommes ont été créés à condition qu'ils s'adonnent à l'étude de la Torah.
[Avot déRabbi Natan 14,2 ]

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-> La guémara (Yérouchalmi - 'Haguiga 1,7) déclare : "Hachem renonce à punir le peuple juif pour l’idolâtrie, les relations illicites et le meurtre ; mais pour le rejet de la Torah, Il ne renonce pas à la punition."

Le rav Eliyahou Lopian (Lev Eliyahou - part.1,p.224) explique :
"Peut-être la raison en est-elle que la Torah est l’arme de l’homme dans la bataille contre le yétser ara. Par conséquent, tant qu’une personne ne rejette pas la Torah et la porte comme une arme entre ses mains, Hachem peut renoncer à punir même les fautes les plus graves, car il y a encore de l’espoir que cette personne se débarrasse de la poussière de ses désirs et triomphe de son yétser ara.
Cependant, si elle rejette la Torah et abandonne son arme, comment pourra-t-elle se battre?"

-> Le Yaavetz (cité dans l’introduction au Néfech 'Haya) explique cette guémara (Yérouchalmi 'Haguiga 1,7) à l’aide d’une parabole :
Il y avait un roi qui possédait le musicien le plus talentueux du monde, et ce musicien avait été condamné à mort en punition d’un crime. Le roi reporta l’exécution afin que le musicien puisse continuer à jouer de la musique pour rehausser l’honneur et l’atmosphère du royaume.
Un jour, les doigts du musicien se brisèrent, le rendant incapable de jouer de ses instruments.
Le roi rétablit alors la peine de mort.
De même, tant que le peuple juif chante le chant de la Torah (en l'étudiant), Hachem renonce à punir nos fautes. Cependant, si nous abandonnons la Torah, notre châtiment sera immédiatement rétabli.

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-> Chaque jour, des anges destructeurs se présentent devant Hachem pour détruire complètement le monde entier. Sans les synagogues et les baté midrachot (lieux d'étude) où les érudits de la Torah s'assoient et font des efforts durs sur les paroles de la Torah, ils auraient détruit le monde dans son intégralité.
[Tana déBé Eliyahou - Séder Eliyahou Zouta 5,1 ]

-> Rabbi 'Hama, fils de Rabbi 'Hanina dit : Pourquoi la Torah juxtapose-t-elle les tentes aux fleuves (Balak 24,6)?
Pour vous dire que tout comme les fleuves élèvent une personne de l’impureté à la pureté, de même les tentes [de la Torah] élèvent une personne de la balance de la culpabilité à la balance du mérite.
[guémara Béra'hot 16a ]

-> Une personne ne peut passer d'un état d'impureté à un état de pureté que par la Torah, qui est un mikvé pur dans lequel les impurs se purifient.
[Rama - Torat haOlah - partie 3, chap.60 ]

-> Toute maison dans laquelle on entend des paroles de la Torah la nuit ne sera pas détruite.
[guémara Erouvin 18b]

-> Celui qui meurt sans emporter la Torah avec lui [dans le monde à Venir], même s’il emporte de bonnes actions et des mitsvot, est écarté du Palais Supérieur.
[le Arizal - cité par le rav Yéhochoua Méir haCohen - dans Shaaré Hakodech 1,4 ]yo
[cela semble faire référence à une personne qui arrive en dans le monde à Venir sans aucune Torah.]

-> Rech Lakich dit au nom de Rabbi Yéhouda haNassi : Le monde n’existe que grâce au souffle [de la Torah] des enfants.
[guémara Shabbath 119b]

+ "L’Esprit de D. planait au-dessus des eaux" (Béréchit 1,2)

-> "L’Esprit de D." (roua'h Elokim) désigne l’âme humaine, qui doit planer au-dessus de "la surface des eaux" (al péné amayim), qui fait référence à la Torah.
Puis, "Hachem dit : "Que la lumière soit!"", ce qui signifie qu'Hachem illuminera alors la personne de la Lumière sainte de la Torah.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 13]

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-> Le midrach (Yalkout Chimoni - Béréchit 4) dit que cette phrase fait référence à l’esprit d’Adam et à l’esprit du machia'h.
En réalité, Adam (אדם), le premier homme, englobait toute l’humanité, et son nom est considéré comme l’acronyme de A(dam), D(avid), M(achia'h).
Le Baal Shem Tov ajoute ici que cet enseignement, qui s’appuie sur le verset évoquant le but de la Création, "Que la lumière soit", s’applique à chacun d’entre nous.
Chacun de nous peut apporter davantage de lumière dans sa propre vie, et par conséquent dans le monde, et faire partie du "machia'h", en se connectant à Hachem à travers Sa Torah.