Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

L'homme sans la Torah n'a aucun avantage par rapport à un animal.
Ce n'est que la connaissance de la Torah qui fait une distinction avec les animaux, et qui le rend méritant d'être appelé un homme, car la Torah est l'objectif de la Création.

[Maharcha - guémara Sanhédrin 99b]

Le roi David dit à Hachem : "Maître de l'univers! ... Le riche se fait remarquer [devant Toi] grâce à sa richesse [qui lui permet d'être généreux]. Mais que doit faire le pauvre?"

"Le pauvre atteindra la célébrité grâce à ses enfants ... D. accorde aux pauvres des fils qui deviennent des maîtres de Torah."

[Tana débé Eliyahou rabba - chap.18]

<--->

-> "C'est un avantage pour moi d'avoir connu la misère, pour que j'apprenne Tes préceptes." (Téhilim 119,71)

-> Chmouël dit : "Ne négligez pas les enfants des pauvres car c'est d'eux que sortira la Torah!"
[guémara Nédarim 81a]

Le Ran de commenter : "Parce qu'ils sont pauvres et ne possèdent rien qui puisse les distraire de l'étude.
D'autre part, la condition de leurs parents les remplit d'humilité, ce qui représente la première des conditions pour l'étude de la Torah."

+ Une personne généreuse ne doit pas disperser plus de 20% de ses revenus pour la charité afin de ne pas s'appauvrir elle-même.
[selon la guémara Kétoubot 50a]

-> Le Chita Mékoubétset (s'appuyant sur le midrach Vayikra rabba 34,16) enseigne :
Ce quota de 20% ne s'applique qu'aux dons habituels qu'on fait aux pauvres.
En revanche, il n'est pas en vigueur lorsqu'il s'agit de soutenir ceux qui étudient la Torah. Cette forme de charité n'est pas considérée comme un don, mais comme un investissement dont les profits sont garantis.

Il est donc permis de disperser autant d'argent qu'on veut pour soutenir l'étude de la Torah, car le roi David a signé un certificat qui garantit ce dépôt : "Il est prodigue envers les [talmidé 'hakhamim] pauvres, sa bienfaisance dure à tout jamais" (Téhilim 112,9).

+ "Lorsque le fœtus est dans la matrice de sa mère, un ange lui enseigne toute la Torah.
Quand le moment arrive pour lui d’entrer dans le monde, un ange lui touche les lèvres et il oublie alors tout ce qu’il a appris."
[guémara Nida 30b]

-> Le rabbi Avraham Feuer fait le commentaire suivant :
"Autrement dit, la Torah est inscrite dans les chromosomes du juif, elle est contenue dans ses gènes et tissés dans les fibres de son être.

Juste avant la naissance, l'ange frappe le nouveau-né sur la bouche et refoule la Torah vers le subconscient.
Toute sa vie durant, le juif va étudier les textes de la Torah et s'efforcer d'exhumer ses trésors qui sont enfouis au plus profond de lui-même.

Ainsi, s'il ne connaît pas la Torah, il ne se connaît pas lui-même non plus : sans Torah, il est comme un étranger face à sa propre personne.
Les crises d'identité se succèdent, car il cherche vainement son image auprès de sources étrangères."

<---------->

-> Nos Sages enseignent que par le fait de nous enseigner toute la Torah dans le ventre de notre mère, bien que l’oubliant juste avant notre naissance, on va pouvoir durant toute notre vie se dire : "j’ai oublié!", plutôt que : "je ne sais pas!".

Et ceci est une énorme bonté de D. à notre égard, car :
-> l’oubli : "je le savais [par le passé dans le ventre de ma mère], mais c’est ma mémoire qui fait que je ne m’en rappelle pas, donc c’est la normalité, ce n’est pas vraiment de ma faute d'être ignorant!" ;

-> l’ignorance : "toi tu le sais, mais moi je ne le sais pas. Quelle honte! Quelle sentiment d’infériorité!"

=> Ainsi, Hachem nous sauve d’une grande honte à chaque fois qu’on ne "connaît pas" un enseignement de notre Torah.

Si un non-juif connaissait le plaisir d'étudier une page de guémara avant la prière du matin de Shabbath, il se convertirait uniquement pour avoir l'occasion de le ressentir.

['Hazon Ich]

"Les seules paroles qui ramènent un juif vers D., ce sont des paroles de Torah"

[midrach Chémot rabba 38,8]

<-------->

-> Les Sages enseignent que pour aimer D., il faut Le connaître.
Mais comment?
En étudiant la Torah. Lorsqu'on se concentre intensément sur la Torah, l'amour de D. ne peut que pénétrer dans le cœur.
[Séfer ha'Hinoukh - mitsva 418]

<-------->

-> Rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm - II,1) enseigne que c'est uniquement lorsqu'un juif étudie la Torah qu'il est considéré comme "banim lamakom" (un enfant de Hachem).
Celui qui se contente de la pratique des mitsvot pour toute forme de service de D., ressemble à un serviteur qui exécute les ordres de son maître sans trop d'empressement.
Si un juif n'étudie pas la Torah, il se sentira toujours loin de D.

"Celui qui s'adonne à l'étude de la Torah prospère dans toutes ses entreprises dans ce monde également"
[guémara Avoda Zara 9b]

-> "Que doit faire l'homme pour prospérer?
Il doit prier et implorer la pitié de Hachem, source de toute prospérité."
[guémara Nida 70b]

<---------->

-> Le secret d'une réussite éternelle, c'est de pouvoir placer la gloire de D. en première place, au-dessus de tout intérêt personnel.
[rav Eliyahou Lopian - Lev Eliyahou (I - p.295)]

Une Torah de vie …

+ Une Torah de vie ...

-> Lorsque les 1eres Tables de la Loi ont été brisées, les lettres se sont envolées.
Si elles n'avaient pas été cassées, elles auraient durées pour l'éternité.
Avant la résurrection des morts, les lettres reviendront sur les Lou'hot, et cela entraînera [le début] de la résurrection des morts.
[Gaon de Vilna - 'Habakouk 3,2]

-> Selon le Zohar (Chir haChirim maamar 2,51), de même qu'il y a 600 000 lettres dans la Torah, il y a aussi 600 000 âmes [primaires] dans le peuple juif. Ainsi, chaque âme a sa racine dans une lettre de la Thora.

Le rav Guédalia Schorr (Ohr Guédaliyahou) enseigne que suite à l'arrivée du machia'h, c'est la lettre de la Torah qui est propre à chaque personne, qui viendra la faire revivre.
En effet, chacune des lettres de la Torah a le pouvoir de ramener quelqu'un à la vie.

=> Ainsi, la Torah nous donne la vie dans ce monde et dans le monde à venir, et elle nous permettra même de revivre au moment de la résurrection des morts!

<--->

-> Il existe 600 000 sources d'âmes pour les juifs. Or la racine des âmes juives est la Torah. Par conséquent, il existe 600 000 interprétations pour chaque verset.
Dans le futur, chaque juif lira la Torah en la comprenant selon l'interprétation par laquelle son âme a été créée.
[Méam Loez - Yitro 20,1]

<--->

-> "Il (l’homme) peine dans ce monde (pour la Torah), et sa Torah peine pour lui autre part (dans le monde à venir)"
[guémara Sanhédrin 99b]

[Non seulement la Torah sera notre richesse/défense dans le monde à Venir, mais même dans ce monde elle nous est d'une aide précieuse. En effet, tous les matins nous rapportons les paroles de nos Sages : "Voici les choses qu'une personne réalise [et dont] elle mange les fruits dans ce monde-ci : le respect du père et de la mère, le fait de prodiguer des bienfaits, la visite des malades, ... et l'étude de la Torah équivaut à toutes les mitsvot."]

<--->

-> "Quiconque s'abaisse jusqu'à la poussière [dans la pauvreté et le besoin] pour étudier la Torah dans ce monde, méritera que sa poussière revienne à la vie lorsque la lumière éclatante de la Torah se déversera sur les morts au moment de la résurrection.
Lui et ses semblables jouiront de la félicité du monde à venir."
[le roi David - Tana déBé Eliyahou rabba - chap.5]

<--->

-> Du fait que le Séfer Torah contient 600 000 lettres, que Israël contient 600 000 âmes, et que chaque âme est liée, et influencée par une des lettres, alors lorsque nous présentons la Torah grande ouverte (agbaa), et que nous regardons la lettre dans le Séfer Torah, cela nous fait automatiquement bénéficier de son influence spirituelle.
[Sfat Cohen - Bamidbar p.22]

<---->

-> b’h, également : https://todahm.com/2020/09/21/15116

La guématria de : "Torah" (תורה) est de 611, qui est la même que : "lé'haïm vélo lamavét" (pour la vie, et non pas pour la mort - לחיים ולא למות).
Quoique nous puissions penser, la vie c'est uniquement agir en accord avec la Torah, et le reste étant de la mort.
Dans le cadre du libre arbitre, le yétser ara a tous les pouvoirs pour inverser notre perception de cette réalité.

=> A Shavouot, en renouvelant notre attachement à la Torah, nous renouvelons notre attachement à investir notre vie dans le Vrai.
C'est le seul moyen de s'assurer de vivre véritablement.
Recevoir la Torah en-nous, c'est recevoir la vie!

[guématria rapportée par rabbi Chlomo Breiner]

Négliger l’étude de la Torah

+ Négliger l'étude de la Torah :

-> De même que la récompense pour l'étude de la Torah est plus importante que toutes les autres mitsvot, de même la punition pour la négliger est plus importante que toutes les autres fautes.
[Sifri - cité par Rabbénou Yona - Chaaré Téchouva 3,14]

-> Hachem peut fermer les yeux sur l’idolâtrie, les relations interdites et le meurtre, mais il ne ferme pas les yeux sur la négligence de l'étude de la Torah.
[guémara Yérouchalmi 'Haguiga 1,7]

-> "Il a méprisé la parole de Hachem" (Chéla'h Lé'ha 15,31)
Cela fait référence à tout celui qui a la possibilité d'étudier la Torah et ne le fait pas. (guémara Sanhédrin 99a)

-> Chaque jour, Hachem pleure pour 3 types de personne, et l'un d'eux est celui qui a la possibilité d'étudier la Torah, mais ne le fait pas.
[guémara 'Haguiga 5b]

<------------>

-> Par la faute de négliger l'étude de la Torah, les enfants d'une personne peuvent mourir.
[guémara Shabbath 32b]

-> Par la faute de négliger l'étude de la Torah, la violence et les pillages abondent dans le monde, et la peste et la famine viennent, les gens mangent et ne sont pas rassasiés.
[guémara Shabbath 33a]

-> Tout celui qui a la possibilité d'étudier la Torah et ne le fait pas, Hachem amène sur lui des souffrances horribles qui [vont lui causer une extrême douleur et] le mettre dans un état d'immense détresse.
[guémara Béra'hot 5a]

-> Selon Rav Hamnouna (guémara Shabbath 119b), Jérusalem a été détruite uniquement parce que les enfants étaient dans la rue, plutôt que d'aller étudier de la Torah.

-> Yéhochoua a été puni (en n'ayant pas d'enfant) uniquement parce qu'il a détourné les juifs de l'étude de la Torah, pendant une nuit, dans le cadre des préparatifs à la guerre.
[cf. guémara Erouvin 63b]

<------------>

-> L'étude de la Torah est plus grande que les mitsvot [relatives au fait] d'offrir les sacrifices quotidiens, que de sauver des vies, que de construire le Temple, et qu'honorer son père et sa mère.
[cf. guémara Méguila 3b et 16b]

-> Selon le Gaon de Vilna (Shénot Eliyahou), à chaque mot de Torah, nous réalisons la mitsva d'étudier la Torah.

De plus, dans son commentaire sur Michlé (19,4), il écrit : de chacun des mots de Torah qu'une personne étudie, un ange est créé, et il va devenir un défenseur pour nous au Ciel.

[A l'inverse,] Si la négligence de l'étude de la Torah est la faute la plus grave, c'est parce qu'à chaque instant où l'on pourrait étudier et que nous ne le faisons pas, nous commettons une faute. [avec un accusateur contre nous!]

-> Le Gaon de Vilna (Even Cheléma 6,7) écrit :
Il y a 6 niveaux de Guéhinam, et chacun est composé de 10 sections.
Le 6e niveau inclut tous les autres, et il est appelé : "mort". C'est là qu'est jugée la personne qui avait l'opportunité d'étudier la Torah et ne l'a pas fait.

<----->

-> Lorsque quelqu'un perd son temps, c'est comme si à ce moment il se tuait lui-même avec ses propres mains, car le temps est passé en perte. [c'est une sorte de suicide personnel!]
A la fin, il ne lui restera que très peu de temps [réellement bien utilisé] de sa vie, et la réalisation de toutes ses opportunités gâchées va lui causer [dans le monde à venir] une terrible douleur qui va durer éternellement.

En effet, selon nos Sages midrach Tan'houma - début de Vayakél), dans le monde à venir chaque personne sera nommée en fonction de ses actions.
Par exemple, celui qui perd son temps ou le paresseux, sera pour l'éternité connu sous le nom : "le gaspilleur de temps" ou bien "le paresseux".

Selon nos Sages (cf. guémara Moed Katan 9b), la plus grande punition dans le monde à venir sera la honte que nous ressentirons [face à toutes nos opportunités gâchées de faire des mitsvot, à nos fautes réalisées, ...]
(cette souffrance de honte sera tellement importante, qu'elle ne peut être comparée à aucune de ce monde - Rabbénou Yona (Pirké Avot - début chap.3)).

Cependant, tant qu'une personne est vivante dans ce monde, elle peut encore tout corriger, avant qu'il ne soit trop tard (pour l'éternité)!

Il est important de noter que l'interdiction de dire des propos futiles, n'est pas une interdiction de ne rien dire en dehors de mots de Torah. En effet, cela n'est [humainement] pas possible, à part chez des personnes qui sont à un niveau très élevé comme le Gaon de Vilna, qui avant sa mort se lamentait : "Il y a de nombreuses secondes dans ma vie durant lesquelles j'ai pu négliger l'étude de la Torah".

Ainsi, pour maintenir une étude de Torah, il faut de temps en temps, s'engager dans des discussions plus légères.
[chacun parlera en fonction de ses besoins nécessaires, sans émettre de lachon ara.
De plus, il faudra faire attention à ce que cela ne se fasse pas au détriment de l'étude d'autrui.]

[d'après le rav 'Haïm Kanievsky - dans son livre : Or'hot Yocher]

<------>

-> "Une personne doit étudier sans pression.
Si quelqu'un devait me dire de m'asseoir et d'étudier pendant 400 heures consécutives sans pause, je ne pourrais pas étudier même une minute.

Ce n'est que, parce que je sais que je peux m'arrêter à tout moment, que je suis capable d'étudier même 10 heures consécutive.
Tu dois étudier sans pression."
[Rav 'Haïm Kanievsky à un de ses enfants]

-> "[Lorsque le Steïpler était malade, il étudiait quand même, disant :] c'est difficile pour moi d'étudier, mais cela est encore plus difficile de ne pas étudier ...
[Durant ma vie,] Si je n'avais étudié que lorsque cela était facile pour moi, je serais resté un ignorant (am aaréts) total."

<------>

-> Le kabbaliste rabbi Eliyahou Salman Moutsafi (1899-1975) faisait très attention à ce qu'on ne le photographie pas.
Sa famille pensait que cette opposition provenait du fait que des esprits se trouvent sur l'image de l'homme qui a été créé à l'image de D., et viennent le déranger dans son service de D.

Cependant, un jour il expliqua son attitude :
La raison essentielle pour laquelle je ne veux absolument pas qu'on me photographie n'est pas celle que vous croyez, à cause des esprits qui se posent sur une image, la raison est bien plus grave que cela, c'est que quand on permet à l'homme lui-même d'être photographié dans des occasions diverses et des réjouissances familiales, il se met à faire une collection de ces photos, qui atteint avec le temps les dizaines et peut-être les centaines de photos.
Un jour, il s'assied pour les regarder, et perd un temps précieux, un quart d'heure ou une demi-heure, à regarder des photos, à négliger la Torah, et c'est une faute très grave.
Par conséquent, en se laissant photographier on transgresse les paroles de la Torah, et on se prépare à commettre la faute de la négligence dans l'étude, puisque le but de se tenir en face d'un appareil photo est de les regarder ensuite ...

<--->

-> Le 'Hazon Ich rapporte que lors de l'épisode où le 'Hafets 'Haïm a obligé un dibouk à quitter le corps de quelqu'un, ses plus grands élèves ont demandé au dibouk : "De quoi admire-t-on le 'Hafets 'Haïm dans le monde de vérité?"

Le dibouk leur répondit : "De son assiduité dans l'étude de la Torah!"
Le 'Hazon Ich de dire : "Pour nous enseigner que l'assiduité est considérée comme une grande qualité parmi toutes celles dans lesquelles le 'Hafets 'Haïm excellait!"