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Sur les différents niveaux de sainteté qui existent dans le monde. Le plus haut niveau de sainteté est évidemment celui de Hachem. Il est clair que rien d'autre n'est aussi saint que Lui.
Étonnamment, cependant, le 2e niveau de sainteté est celui de la terre d'Israël.
[rav Avraham Saba (1440-1508) - Tsror Hamor - paracha Mattot]

=> on ne se rend pas compte de l'incroyable sainteté de chaque recoin de la terre d'Israël. En apparence on pense voir une terre identique aux autres, mais en réalité c'est le degré de sainteté qui vient juste après celui d'Hachem.

La contribution de l’individu au peuple juif

Lorsqu'un individu (juif) s'élève et se purifie, il insuffle ses qualités spirituelles à l'ensemble de la nation ...
Par conséquent, la force spirituelle de la nation dépend de la croissance individuelle de chaque personne.
[rav Avraham Kook - Orot - Orot Israël 6,2 ]

En s'adonnant à l'étude de la Torah et à l'observance des mitsvot, les juifs purifient l'air même entre la terre et les cieux, retirant le voile [obscurcissant] de la faute et permettant à la lumière d'Hachem de briller de mille feux dans le monde, comme le rayonnement du soleil lorsqu'aucun nuage ne bloque sa lumière.
[rabbi Yaakov de Lissa - Na'halat Yaakov - Noa'h]

Emouna = une porte vers la sainteté

Tout le fondement de notre sainte nation repose sur ceci : une foi simple et absolue, sans aucun doute ni remise en question, qu' "il n'y a personne comme notre D." et qu'Il est Un, Singulier et Unique.
Quand une personne suit cette voie, elle mérite des niveaux de sainteté (kédoucha) qui dépassent ce qu'elle pourrait atteindre autrement.
... Par une foi simple et une sincérité totale, on mérite l'attachement à Hachem et une puissante illumination céleste. [ce lien avec la sainteté Divine par notre émouna, nous impacte. ]
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

Notre sainteté est impactée par les gens que nous voyons

+ Notre sainteté est impactée par les gens que nous voyons :

Ne regardez pas le visage des personnes dont les pensées ne sont pas continuellement attachées au Créateur, même lorsque vous leur parlez, car ce regard entachera votre âme.
En revanche, vous devez regarder les personnes dignes, c'est-à-dire celles dont les pensées sont attachées au Créateur, afin d'accroître la sainteté de votre âme.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 50]

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-> La guémara (Méguila 28a) nous avertit de ne pas regarder le visage d'une personne racha.
De même, il ne faut pas utiliser les livres écrits par des personnes réchaïm, même s'ils contiennent des textes sacrés. [selon le séfer 'Hassidim (sct.249) et le rabbi de Mézéritch (Maguid dévarav léYaakov 52) ]

-> Le principe est que l'on est affecté par ce que l'on voit, en particulier lorsqu'on regarde avec intention.

Sachez que l'enthousiasme et le joie que procure l'étude de la Torah, ainsi que d'autres domaines du service de Hachem (comme l'accomplissement des mitsvot), sanctifient et purifient grandement l'âme d'une personne, et ce pour de nombreuses raisons.
L'une d'entre elles est que l'âme humaine comporte de nombreuses couches et que, souvent, lorsqu'une personne sert son Créateur, seule une partie de ces couches est sollicitée et renforcée, les autres couches participant moins. Mais lorsqu'elle étudie la Torah ou sert Hachem de quelque manière que ce soit, avec enthousiasme et zèle, davantage de couches de l'âme sont utilisées dans cet étude et l'accomplissement des mitsvot.
La joie affecte également les couches plus profondes de son âme, et par conséquent, elle est grandement purifiée.
[rabbi Yaakov Ades]

La sainteté et la pudeur permettent aux bontés du Ciel de descendre

+ La sainteté et la pudeur permettent aux bontés du Ciel de descendre :

-> Hachem a programmé les mondes de telle façon que grâce aux mitsvot et aux bonnes actions que la nation juive accomplit dans ce monde, de nombreux mondes supérieurs reçoivent leur rectification. En conséquence, des bienfaits spirituels et physiques descendent sur la nation juive dans ce monde.
Le problème est qu'une protection est nécessaire pour garantir que cette abondance ne profite qu'au bien et que les puissances supérieures impures ne s'en emparent pas ou ne s'en nourrissent pas.
Il ressort clairement du Ram'hal (dans son Adir Bamarom - yi'houd hagan) qu'il s'agit d'un problème très important et que, de ce fait, seule une partie de l'abondance descend dans ce monde. Une très grande partie reste dans les mondes supérieurs afin d'être préservée.
Elle est préservée pour le peuple juif dans le monde à Venir, car il n'y a pas d'autre moyen de la préserver.
Le Ram'hal ajoute que si quelqu'un a un moyen de préserver cette abondance, c'est un immense mérite qui permet à la grande abondance d'atteindre le peuple juif dans ce monde. [Cela ne minimise en rien la bonté du monde à Venir, mais cette bonté supplémentaire qui descend contribue grandement à augmenter les mérites. ]

Il convient maintenant de nous demander si nous avons une idée de la manière de renforcer cette protection, afin que la bonté abondante descende sur la nation juive.
Celui qui examine attentivement la Torat HaKabbala verra qu'il existe une réponse claire à cette question. Cette protection se forme grâce à la diligence à respecter les lois de la sainteté et de la pudeur, que ce soit par la prudence des hommes dans les domaines qui les concernent, ou par la prudence des femmes dans les domaines qui les concernent.
En effet, toute forme de prudence dans ces domaines a un pouvoir spécial et incroyablement immense pour renforcer cette protection.

Nous pouvons ainsi comprendre à quel point ces avertissements (dans le domaine de la sainteté et de la pudeur) sont appropriés pour le bien-être général du peuple juif.
La Torah est largement étudiée et de nombreuses mitzvot sont accomplies dans toute la nation juive, que ce soit entre l'homme et Hachem ou entre l'homme et son prochain. Il y a également de nombreuses prières et toutes sortes de services merveilleux rendus à Hachem, qui produisent tous une grande bonté qui a le pouvoir d'activer le salut de toute la nation juive dans tous les domaines, littéralement.
Mais une partie de cette bonté est empêchée de descendre pour répandre ses bienfaits sur le peuple juif dans ce monde en raison des pouvoirs maléfiques mentionnés ci-dessus.
Cette bonté est donc conservée pour l'avenir. Grâce à la vigilance dans les domaines de la sainteté et de la pudeur, une protection est mise en place, permettant ainsi à la bonté déjà produite et préservée, issue du service de Hachem par la nation juive, de descendre ensuite sur ce monde.
C'est en réalité quelque chose de très facile, car cette bonté n'a pas besoin d'être produite pour la nation juive ; elle est déjà là, attendant d'avoir l'opportunité de rejoindre le peuple juif.
[rav Yaakov Ades - se basant sur le Ram'hal (dans son Adir Bamarom - yi'houd hagan) ]

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-> Lorsqu'une personne pense au pouvoir unique et puissant qui réside dans les questions de sainteté et de pudeur pour apporter le salut (des délivrances) au peuple juif. Cela doit grandement émouvoir une personne, que ce soit parce qu'elle souhaite faire plaisir à son Créateur, car cela procure certainement un immense plaisir à Hachem lorsqu'une personne aide spirituellement et physiquement l'ensemble de la nation juive, ou parce que cela peut éveiller ses sentiments de miséricorde envers le peuple juif, pour un salut global ou individuel, que tant de personnes attendent.
Il va sans dire que lorsqu'une personne mérite de bénéficier à la communauté en général, la récompense que lui envoie le ciel est immense et éternelle.
[rabbi Yaakov Ades]

[à chaque moment un juif peut décider d'impacter positivement le peuple juif, plutôt que de céder à la facilité de son caractère humain. ]

La prise de conscience d'une mauvaise action conduit à soumission et à la négation de l'ego ("Je suis comme de la poussière et de la cendre" - Vayéra 18,27), le niveau d'ayin (néant ; négation de soi).
Dans le royaume suprême d'ayin, toutes les transgressions peuvent être corrigées, et toutes les étincelles s'élèvent vers la sainteté.
[d'après le Maguid Dévarav léYaakov - sect.98 & 232 ]

-> Les Grecs croyaient en la sainteté de la beauté ... Les juifs croient en son contraire : la beauté de la sainteté.
[rabbi Jonathan Sacks - Covenant and Conversation - Vayakel 5779 ]

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-> Pour les Grecs, ce qui était beau était saint ; pour les juifs, ce qui est saint est beau.
[rabbi Ken Spiro]

La déprime du sacré

+ La déprime du sacré :

Très souvent, lorsqu'une personne qui vit sa vie avec enthousiasme s'approche d'un acte sacré, elle ressent soudain une fatigue et une lourdeur accablantes.
Comment se fait-il qu'elle soit pleine d'énergie lorsqu'il s'agit de choses profanes, et léthargique lorsqu'il s'agit du judaïsme et de la Torah?

Lorsqu'une personne entre en contact avec la sainteté, son âme se trouve dans un état d'illumination supérieure. Elle perçoit plus clairement ce qu'implique la perfection absolue.
En conséquence, la personne ressent ses propres limites et son néant, et éprouve de l'amertume à l'égard de l'acte saint ou de l'idéal qui a provoqué ces sentiments.
Par exemple, lorsqu'une personne s'assoit pour étudier la Torah, elle ressent les exigences d'Hachem en matière de moralité ; elle perçoit la grande responsabilité de l'homme ; elle comprend que chaque action de l'homme est imprégnée d'une importance de vie ou de mort.
En ouvrant le Talmud, elle sent qu'elle s'engage dans un projet si cosmique qu'il est au-dessus de ses forces. Cette personne est peinée et affaiblie par la profondeur insondable de la tâche.
[de même que Hachem est infini, lorsque notre âme fait face à l'expression de l'infinité du divin, elle a comme un vertige, une sorte de déprime paralysante en comprenant la grandeur infinie et éternelle de ce qu'elle s'apprête à faire (ex: étudier la Torah, faire une mitsva ... on impacte le monde, on est très proche et encore plus attaché avec Hachem, ... ) ]

Pourtant, ce sentiment est le fondement même de la téchouva. Toute personne qui se sent accablée lorsqu'elle s'approche des mitsvot et de l'étude de la Torah doit savoir que c'est le signe qu'elle est profondément liée à eux. Qu'il se réjouisse de son angoisse et qu'il aille de l'avant jusqu'à ce que sa douleur soit remplacée par un grand et saint plaisir.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 16,5]